La Reine Guerrière Prologue Tome 2 – 12 est le nombre
Roman d’origine en chinois par : 御 我 (Yu Wo)
Chapter 9: Number, 9, Little Brother – Traduit du chinois vers l’anglais par Doza[PR!]
Chapitre 9 : Numéro 9 – Le petit frère – Traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta
Ils s’empressèrent tous les quatre de retourner au village, mais, une fois rendu, ils eurent un conflit quant à l’endroit auquel tout le monde se rendrait ensuite.
« Le petit frère d’Halfleaf n’est-il pas lui aussi un membre de ta famille ? » Sylvie insista : « Comment peux-tu refuser de venir prêter main forte quand la vie de l’un de tes cousins éloignés est en danger ? Tu devrais venir avec nous pour sauver son frère ! »
Cale fut stupéfait. Même s’il était un cousin éloigné, il n’avait jamais vu cette personne auparavant. De plus, Halfleaf ne lui avait pas demandé son aide. Au lieu de cela, c’était Sylvie qui avait formulé la requête. Tu te prends pour son frère ou quoi ?
Il jeta un coup d’œil en direction de Carol et répondit : « Dans tous les cas, Carol part avec toi pour le secourir. Tu n’as pas besoin de mon aide ! »
« Tu te trompes ! » Sylvie murmura à l’oreille de Cale : « Tu dois m’aider à retenir Carol et l’empêcher de tuer des gens ! »
…C’est donc ça que tu voulais dire. Mais, Sylvie, tu as parlé tellement fort que tout le monde t’a probablement entendu, non ? Cale pressentit fortement que, en ce moment, plutôt que de s’inquiéter à l’idée que Carol tuât d’autres personnes, Sylvie devrait s’inquiéter d’être celui qui risquait de se faire tuer.
Comme il s’y attendait, Halfleaf s’exclama d’un air terrifié : « Tuer des gens ? Pourquoi Carol irait tuer des gens ? Qui va se faire tuer ? »
« Tes ennemis », répondit Cale.
« M-Mes ennemis ? » En entendant le mot « ennemi », Halfleaf se mit à tanguer sur place et donna l’impression d’être sur le point de s’évanouir. Sylvie eut si peur pour lui qu’il se dépêcha d’avancer pour l’aider à rester debout.
Confus, Halfleaf s’enquit : « Qu’ai-je fait pour avoir des ennemis ? Qui sont-ils ? »
« …Les personnes qui veulent te capturer et te vendre en se servant de ton frère comme otage en ce moment même ! »
Confronté au rugissement incrédule de Cale, Halfleaf fut si effrayé qu’il s’accrocha fermement à Sylvie et répliqua en tremblant : « C-Ce sont des membres de ma famille, pas mes ennemis. »
« … »
Cale eut subitement l’impression d’être un poulet s’adressant à un canard.
Carol expliqua simplement : « C’est un elfe. N’essaie pas de les comprendre à travers les yeux d’un humain. Aussi, il n’est pas du tout fait pour vivre auprès des humains et aurait dû retourner dans la forêt où vivent les elfes depuis longtemps. »
« Dans ce cas, après avoir secouru son frère, vous devriez les ramener d’où ils viennent ! Je vais aller m’occuper de mes propres affaires ! »
Quand il eut terminé de parler, Cale se retourna et s’éloigna.
« Ah ! Attends une minute ! » Sylvie courut rapidement jusqu’à Cale pour l’agripper par la manche. Cependant, cette fois, Cale ne le laissa pas faire et agita brutalement sa manche, le faisant instantanément tomber à la renverse. Il fut totalement incapable d’empêcher Cale de partir.
Sylvie se hâta de se lancer à sa poursuite, mais, après avoir avancé, il se rendit compte que ni Carol ni Halfleaf ne lui avait emboîté le pas. Il se retourna et s’écria avec hésitation : « Carol… »
Néanmoins, Carol n’avait pas la moindre intention de bouger et se contenta de regarder dans sa direction en déclarant calmement : « Rappelle-lui que la nuit est le meilleur moment pour assassiner des gens. »
En entendant les mots « assassiner des gens », Halfleaf fit un autre malaise. Cale, qui se trouvait cinq à dix pas de distance, s’arrêta. Clairement, il n’avait pas eu besoin que le message de Carol lui fût relayé pour l’entendre.
Légèrement mécontent, Sylvie rétorqua : « Carol ! Comment peux-tu encourager Cale à tuer des gens de sang-froid ! Il est hors de question que je t’adresse la parole dorénavant ! Je vais suivre Cale ! »
Carol le regarda un instant et dit avec indifférence : « Va-t’en alors. »
Sylvie fut estomaqué par sa réponse, mais, lorsqu’il se tourna et s’aperçut que Cale s’était déjà évanoui dans la nature, il n’eut pas le temps de proférer le moindre adieu avant de rapidement se lancer sur ses traces.
Carole se contenta de les observer pendant qu’ils partaient, ne disant rien pour les en empêcher.
Halfleaf demanda anxieusement : « Vont-ils réellement tuer des gens ? »
« Ce n’est pas ton problème, n’est-ce pas ? »
Halfleaf cligna des yeux et hocha ensuite la tête en déclarant : « En effet, ce que tu dis est exact. »
Carol observa Halfleaf. Bien qu’il ne fût qu’un demi-elfe, sa personnalité ne différait pas de celle des elfes. Ils ne pouvaient pas accepter tout ce qui était lié aux émotions négatives et n’interfèreraient jamais dans les affaires d’autrui, peu importe à quel point ils désapprouvaient leurs actions.
« Viens, allons retrouver ton frère. »
Halfleaf affirma avec consternation : « Tu n’as pas besoin de te soucier de moi. Même si tu es une amie des elfes, rien ne t’oblige à m’aider. »
Carol renifla avec dédain et s’exclama froidement : « Cesse de raconter n’importe quoi et de nous faire perdre du temps. On s’en va ! »
Halfleaf sursauta, sous le choc, et voulut presque marcher dans la direction qu’avaient emprunté Sylvie et Cale, mais il s’en sentait incapable et put seulement se réconforter tranquillement. Lame Dansante est une amie des elfes et ne ferait jamais de mal à l’un des nôtres.
Halfleaf et Carol arrivèrent devant un manoir quelque part au milieu de la ville. Juste au moment où Carol examinait le mur pour trouver comment grimper pour entrer, Halfleaf la mena jusqu’à un tunnel secret à la place, alors ils n’eurent pas besoin d’escalader le mur.
« C’est toi qui as creusé ce tunnel secret ? » Carol leva un sourcil. Visiblement, elle ne croyait pas que des elfes auraient l’idée de créer un passage secret.
Halfleaf secoua la tête et expliqua : « Non, c’est ma mère qui l’a fait construire. Elle m’avait demandé d’entrer par le tunnel chaque fois que je rentrerais à la maison, et ensuite je devais me rendre tout droit dans sa chambre ou dans celle de mon frère sans déranger les autres. »
Pas étonnant que cet incident durant lequel les autres habitants du manoir avaient voulu les capturer et les vendre, lui et son frère, ne soit survenu qu’après la mort de leur mère. Même en sachant que l’on se devait d’honorer les défunts, et que ceux devant eux étaient les fils de la défunte, cela avait été trop difficile de résister à la tentation de vendre des elfes. De nos jours, ceux-ci valaient leur pesant d’or.
Après être sortis du passage secret, une grande chambre à l’apparence simpliste apparut. Bien que celle-ci appartînt clairement à une personne riche, les décorations se faisaient rares et de nombreux motifs gravés dans le bois avait l’air d’avoir été dessinés grossièrement.
« Hein ? » dit Halfleaf, l’air perplexe. « Mon petit frère n’est pas dans sa chambre ! C’est terrible ! Il m’avait même dit que, quand je rentrerais à la maison, je n’étais pas autorisé à quitter sa chambre ! »
Une personne peut-elle rester en captivité dans sa propre chambre ? Celle-ci n’a pas l’air d’un endroit où l’on peut enfermer quelqu’un. Carol ignorait s’il y avait une geôle dans ce manoir. Si c’était le cas, il y avait de fortes chances pour qu’il y fût enfermé. S’il n’y en avait pas, dans ce cas elle serait obligée de passer du temps à le chercher.
« Je vais sortir pour partir à sa recherche. Toi, tu retournes au tunnel secret et tu m’attends à l’intérieur. »
En entendant ceci, Halfleaf hésita mais acquiesça tout de même d’un signe de tête.
À l’instant où Carol se retournait pour quitter la chambre, un domestique ouvrit la porte et entra. Elle fondit sur lui, l’agrippa d’une main, et lui couvrit fermement la bouche de l’autre.
Le domestique écarquilla les yeux, et se remit du choc seulement après coup. Il lutta frénétiquement, mais n’arrivait visiblement pas à se défaire de l’emprise de Carol.
Quand il entendit l’escarmouche, Halfleaf, qui était sur le point d’entrer dans le tunnel secret, se retourna pour voir ce qu’il se passait. « Oh, c’est Petit Chi. Sais-tu où est mon frère ? » s’enquit-il.
Carol jeta un bref regard à l’expression du domestique. Dès l’instant où il reconnut Halfleaf, il cessa immédiatement de se débattre et n’eut plus l’air hostile. Elle retira sa main de la bouche de l’individu.
Petit Chi s’empressa de murmurer : « Jeune maître aîné, le jeune maître s’est déjà enfui. »
…Qui diable avait dit que son petit frère attendrait qu’il vienne le sauver et n’irait nulle part ? Carol relâcha le domestique à contrecœur.
« Jeune maître aîné, n’ayez point de crainte. Quand le jeune maître est parti, il a emporté une grande somme d’argent avec lui ! Il m’a même ordonné de venir nettoyer sa chambre tous les jours, mais en fait c’était pour vous attendre. Si je devais vous croiser pendant que vous reveniez lui « porter secours », je devais vous demander de retourner dans la forêt des elfes. »
Rendu là, Petit Chi ajouta d’un ton impuissant : « Cependant, le jeune maître a également prédit que vous refuseriez de rentrer. Par conséquent, je dois vous demander de vous rappeler de porter un manteau en voyageant et de vous déplacer en passant par la forêt. Il est impératif que vous n’entriez pas en contact avec des humains. Puis, vous devez vous rendre dans la ville au nord-est de Jageria et lui laisser un message à la Guilde des Aventuriers. Il se montrera quand il verra votre message. »
Halfleaf hocha la tête en disant : « Je comprends. Je vais partir le rejoindre. Merci mille fois d’avoir relayé le message. »
« …À dire vrai, le jeune maître préférerait davantage que vous retourniez dans la forêt des elfes », annonça Petit Chi, avec embarras. Après avoir parlé, il sortit une carte et une bourse de l’intérieur de son uniforme, puis rampa sous le lit pour y récupérer un paquet emballé dans un tissus. En même temps qu’il donnait le tout à Halfleaf, il expliqua : « Le jeune maître vous a préparé une carte, de l’argent pour le voyage et des provisions. »
Halfleaf accepta les objets, et ensuite il hocha la tête en répondant : « Merci. Je vais partir rejoindre mon frère à présent. » Sur ce, il se retourna promptement et marcha en direction de l’entrée du tunnel secret.
« Jeune maître aîné, soyez prudent. » Le visage de Petit Chi était plein d’inquiétude.
« Arrête-toi ! » s’exclama Carol avec froideur.
Halfleaf s’arrêta net, se retourna, et l’interrogea avec confusion : « Puis-je demander s’il y a un problème ? »
« Tu crois réellement pouvoir te rendre jusqu’à cette ville sans risquer ta peau ? » Carol déclara d’un ton glacial : « Retourne dans la forêt ! »
« Je ne peux pas », dit Halfleaf en secouant la tête. « Quoi qu’il advienne, je dois retrouver mon frère, veiller à sa sécurité, puis le voir se marier. »
« Se marier ? » Carol fronça les sourcils. Qu’est-ce que le mariage vient soudainement faire dans cette histoire ?
Halfleaf acquiesça et relata : « Oui, dans une lettre que ma mère a laissée pour moi, elle m’a donné comme instruction d’assister au mariage de mon frère. De plus, mon frère doit également assister à mon mariage… S’il est toujours en vie à ce moment-là. »
Carol avait l’air furieuse comme elle répondait : « Ça signifie qu’elle veut que tu te rappelles d’assister au mariage de ton frère, pas que tu dois veiller sur lui jusqu’à ce qu’il se marie ! »
« C’est vrai ! » s’empressa d’interrompre Petit Chi. « C’est sûrement ce qu’a voulu dire madame. »
« Hein ? » Halfleaf se figea sur place et dit comme il réalisait : « C’est donc ce qu’elle a voulu dire ? Mais, j’ai déjà promis à ma mère dans mon cœur que je m’occuperais de mon petit frère jusqu’à ce qu’il se marie. Je ne peux pas revenir sur ma parole. »
Tu veux dire que ton frère s’occuperait de toi, n’est-ce pas ? Selon la situation actuelle, il était évident que le petit frère avait toujours veillé sur Halfleaf.
Carol ressentit un mal de crâne, mais elle connaissait bien l’opiniâtreté des elfes. Même s’il s’agissait d’une promesse qu’il s’était fait à lui-même, en comparaison aux mots écrits noir sur blanc par les humains, à ses yeux il était encore plus impossible de briser une telle promesse.
Halfleaf hésita, mais il dit tout de même : « Je peux partir à la recherche de mon frère tout seul. Carol, tu devrais rejoindre Sylvie et Cale ! Je m’inquiète un peu pour eux. »
Tu t’inquiètes pour eux ? Carol manqua de sourire. Ces paroles que venait de prononcer Halfleaf différaient de celles d’un elfe. Malgré le fait que les elfes avaient bon cœur, ils se montraient également très indifférent aux affaires des autres. Ils ne s’inquiétaient que très rarement pour les autres ! Il semblerait que les demi-elfes soient quand même différents des elfes dans certaines sphères.
« Ne me dis pas que tu souhaites que j’aille les aider à assassiner des personnes ? »
Assassiner des personnes ? À l’instant où Halfleaf songea à ces mots, la tête commença à lui tourner. Il s’empressa de refuser d’un signe de tête.
Tout à coup, Carol déclara : « Il est temps. Nous devrions commencer les préparatifs. »
…Les préparatifs ?
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