Romance RPG : Partie 30

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Thirty – traduit du chinois vers l’anglais par purplezero[PR!]
Partie Trente – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+travail de vérification par Nocta

God Charity lui fit un clin d’œil avec espièglerie. « Il vient juste de partir. »

Bai Xue Chen put enfin se détendre et s’empressa de le questionner : « God Charity, avez-vous vendu une autre console Nintendo ? Par exemple, à une jeune femme ? » Au même moment où il posait la question, il ne put s’empêcher de prier du plus profond de son cœur que God Charity fût celui qui l’avait vendue.

« Je suis vraiment navré. » La réponse de God Charity le plongea dans le désespoir. « J’en ai seulement vendu une à M. Lin derrière vous. »

C’est une catastrophe ! Le visage de Bai Xue Chen vira subitement au blanc. Il ignorait quoi faire ensuite. Il n’avait définitivement aucune envie d’aller retrouver l’autre propriétaire de la boutique d’antiquités pour négocier, étant donné qu’il savait que l’autre les dévorerait vifs.

« Pousse-toi ! » Lin Jian Yin poussa brutalement Bai Xue Chen sur le côté et hurla : « Écoutez-moi, je me contrefiche de savoir de quel genre d’endroit étrange il s’agit. Je me fous de savoir qui vous êtes tous, également. Je veux seulement apprendre comment sortir une personne de ce jeu ! »

God Charity se montra indifférent envers son attitude grossière et se contenta de verser du thé dans deux tasses. Il leur fit signe de s’asseoir. Bai Xue Chen essaya de forcer Lin Jian Yin à s’asseoir à plusieurs reprises, mais ce dernier le repoussait à chaque fois et lançait des regards courroucés à God Charity. En fin de compte, Bai Xue Chen employa toute son énergie pour le forcer à s’installer sur le siège. En même temps, il s’exclama : « Assieds-toi ! God Charity est la seule personne à pouvoir nous aider. Si tu continues à te montrer impoli, tu ferais aussi bien mieux de sortir d’ici et de me laisser régler ce problème par moi-même. »

Après que Lin Jian Yin eût entendu Bai Xuen Chen hurler, lui qui avait normalement si bon caractère, il fut enfin d’accord pour prendre place sur la chaise et de cesser de lancer des regards noirs à leur hôte. Il détourna simplement la tête pour bouder.

Le voyant agir de cette manière, Bai Xue Chen soupira et s’assit à son tour. Il plaida l’aide de God Charity du regard. « Vous êtes la seule personne sur qui nous pouvons compter désormais… »

God Charity sourit légèrement et dit avec calme : « Je vous présente mes excuses. Il n’y a pas grand-chose que je puisse faire pour vous. Cette jeune femme n’est pas ma cliente. »

« Ah, c’est la cliente de “l’autre” ? »

Bai Xue Chen leva sa tasse de thé, comme s’il s’adressait à un ami, mais, dans son cœur, il était extrêmement inquiet. Il savait que « l’autre » devait avoir un moyen de connaître ce qu’il se passait dans ce petit salon, incluant tout ce qui était dit. Si le contenu de la conversation risquait d’affecter « ses » intérêts, cette personne ne resterait pas les bras croisés.

God Charity hocha la tête sans même proférer la moindre affirmation. Au lieu de ça, il changea de sujet. « La période d’essai de M. Lin arrive bientôt à échéance, n’est-ce pas ? Assurez-vous de faire bon usage du temps qu’il vous reste. »

Le regard de Bai Xue Chen était fuyant, et intérieurement il calculait ce qu’il devrait poser comme question et ce qu’il ne devrait pas demander afin d’éviter une réaction de la part de « l’autre ». Il décida finalement de commencer par s’enquérir de la situation de Lin Jian Yin. « Quand il a été jeté dans la fournaise plus tôt, j’ai dû retirer la cartouche de jeu pour le sauver. Alors, s’il y retourne maintenant… »

God Charity l’interrompit en disant : « Il ne lui arrivera rien. »

Bai Xue Chen acquiesça d’un signe de tête pour indiquer qu’il avait compris, et ensuite il demanda : « Le jeu de Jian Yin consiste à simuler l’éducation d’un personnage. S’il accomplit son objectif, est-ce que la partie sera terminée ? »

« Sa partie à lui prendra fin. » God Charity donna une réponse vague, mais c’était suffisant pour Bai Xue Chen.

À ce stade, Lin Jian Yin cessa de détourner la tête et écouta la conversation en réprimant son mauvais caractère. Bien qu’il ne comprît pas pourquoi ils ne parlaient pas tous les deux ouvertement du problème, il faisait au moins confiance à Bai Xue Chen après toutes leurs années d’amitié.

« Il y a habituellement un prix à la fin d’un jeu, pas vrai ? S’il accomplit son objectif, quel genre de récompense est-ce que Jian Yin va recevoir ? » Bai Xue Chen continua de le questionner au sujet du problème de Jian Yin.

« Eh bien… » God Charity songeait profondément à comment lui répondre.

« Tout dépend de comment M. Lin parvient à atteindre son objectif. Si la jeune femme que vous éduquez épouse quelqu’un d’autre, dans ce cas il n’y a pas de récompense. Toutefois, si la jeune femme vous choisit, vous pourrez faire sortir cette dernière du jeu. »

Une fois que la clé pour résoudre leur problème leur eût été dévoilée, les yeux de Lin Jian Yin se mirent à briller, et le visage de Bai Xue Chen s’illumina comme ils se jetaient mutuellement des regards.

« Voilà qui est très intéressant, God Charity et le jeune homme amoureux d’un tableau que je n’ai pas vu depuis un long moment. »

Après avoir entendu un ton aussi moqueur et vu une silhouette grande, mince et sombre entrer par la porte, le cœur de Bai Xue Chen sombra. Pendant ce temps, le visage de Lin Jian Yin se remplit de mécontentement, et ce dernier l’interrogea : « Et qui êtes-vous ? »

Lorsqu’il entendit la question impolie de Lin Jian Yin, Devil Chaos plissa dangereusement les yeux, mais reprit tout de suite contenance. Il marcha lentement en direction de la table ronde et cogna doucement sur celle-ci avec un doigt.

« Je suis l’autre propriétaire de cette boutique. »

Lin Jian Yin écarquilla les yeux, et il se rappela la conversion de Bai Xue Chen et de God Charity. Il s’écria : « Vous êtes celui qui a vendu une console Nintendo à Meng ? »

Devil Chaos admit simplement : « Oui. »

Lin Jian Yin agrippa Devil Chaos par le collet et, d’une vois sinistre et menaçante, il demanda : « Qu’avez-vous fait exactement ? Pourquoi ne peut-elle pas sortir du jeu ? »

Devil Chaos ne se souciait visiblement pas vraiment du fait d’avoir été agrippé par le collet, et il n’avait pas peur de l’expression de Lin Jian Yin non plus. Sans l’ombre d’un souci, il répondit : « C’est elle qui ne voulait pas sortir du jeu. »

« Vous mentez ! » Lin Jian Yin se mit en colère.

D’un mouvement, Devil Chaos repoussa aisément la main de Lin Jian Yin. Il arborait un sourire trompeur alors qu’il expliquait lentement : « C’est dans le contrat qu’elle a signé avec moi. Elle désirait une histoire d’amour palpitante, un prince parfait, et une fin heureuse comme dans les contes de fées. D’ailleurs, je ne fais pas d’affaires sans gain. J’ai seulement pris son corps en échange. Dans tous les cas, elle existera dans le jeu et n’aura pas besoin d’un corps. Quand on y repense, c’est moi qui suis perdant dans cet échange. »

« Que-qu’est-ce que vous racontez ? » La tête de Lin Jian Yin  lui tournait à cause de ces paroles. Il n’arrivait presque pas à y croire.

« Parfait, hein… » Comme God Charity savourait son thé, il songea à haute voix : « Il n’y a probablement qu’un personnage de jeu vidéo qui puisse être parfait, n’est-ce pas ? Si la jeune femme choisit un homme imparfait, le contrat serait probablement rendu nul, non ? »

Le visage de Devil Chaos figea, et ce dernier fusilla God Charity du regard, mais l’autre parti l’ignora. À la place, God Charity rappela tranquillement : « M. Lin, il ne reste que trois heures à votre version d’essai. Ne devriez-vous pas vous dépêcher de rentrer et de jouer ? »

« Quoi !? Trois heures ? »

Romance RPG : Partie 29

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-nine – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-neuf – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+travail de vérification par Nocta

« Jian Yin ! Attends-moi. »

Avant même que Bai Xue Chen eût tourné la tête, l’individu assis sur le siège du conducteur était sorti de la voiture et se trouvait déjà dix mètres plus loin. Bai Xue Chen s’empressa de le suivre. Voyant que de l’inquiétude était dessinée sur tout le visage de Lin Jian Yin, Bai Xue Chen se mit à sourire et songea à quelle excuse utiliser pour partir après qu’ils auraient sauvé Ye Meng Ling, afin de leur procurer du temps seuls. Tout bien réfléchi, la meilleure option serait de confisquer les clés de voiture de Lin Jian Yin. De cette façon, il serait obligé de rester.

Lin Jian Yin ne remarqua même pas que son bon ami était occupé à fomenter un plan. Imaginer comment cette fille-paon pourrait faire du mal à Meng était suffisant pour que son cœur se serre au point d’être difficile à le supporter, comme si quelqu’un tenait fermement son cœur au creux de sa main en ce moment même.

La résidence de Ye Meng Ling ressemblait à n’importe quelle autre maison ordinaire. C’était un complexe avec un concierge, où vous aviez besoin d’une carte pour entrer. Les deux jeunes hommes, qui n’habitaient pas là, seraient naturellement incapables d’y pénétrer. Lin Jian Yin n’eut pas d’autre alternative que d’essayer de sonner comme si sa vie en dépendait, en espérant que ça réveillerait Meng, et que ça pourrait même lui permettre de s’échapper du jeu. Mais, après qu’il eût sonné pendant près de dix minutes, et que personne ne lui eût répondu, Lin Jian Yin se mit à férocement frapper la sonnette avec anxiété, et donna même des coups de pieds à la porte en métal à plusieurs reprises.

Au même moment, Bai Xue Chen arriva avec le concierge en disant : « …Ma cousine m’avait promis de venir dîner avec nous, mais, même après que l’heure où nous nous étions mis d’accord pour nous rencontrer soit passée, elle n’était toujours pas arrivée, et elle ne répond pas au téléphone. En plus, elle est asthmatique. Alors, nous sommes vraiment inquiets pour elle… »

Le vieux concierge hocha la tête, affirma qu’il comprenait, prit l’une des clés se trouvant sur un trousseau, et ouvrit la porte. Puis, il mena les deux jeunes hommes jusqu’à l’appartement de Ye Meng Lin.

Dès l’instant où le concierge ouvrit la porte de la résidence de Meng Ling, Lin Jian Yin se précipita impatiemment à l’intérieur. L’appartement n’était pas très grand, et le salon paraissait plutôt petit, quoique très propre et bien rangé. Les décorations étaient également simples et élégantes, laissant entrevoir le bon goût de la résidente. La seule chose qui traînait était la console Nintendo sur le plancher, devant laquelle on ne voyait personne.

Lin Jian Yin courut jusqu’à la télévision. Ses yeux fixèrent intensément l’écran, où Meng était toujours retenue prisonnière dans le donjon. Lin Jian Yin baissa le regard sur la console Nintendo. La cartouche à l’intérieur était rose. Il tendit la main pour retirer la cartouche, mais celle-ci semblait coincée dans la console. Peu importe à quel point il tirait, il était incapable de l’enlever.

Lin Jian Yin se sentit très contrarié. Sans plus se soucier de quoi que ce soit, il éprouvait uniquement l’envie de fracasser la console Nintendo sur le sol, mais Bai Xue Chen s’empressa de l’en empêcher. Il lui indiqua : « Regarde ! »

Suivant la direction que pointait le doigt de son ami, Lin Jian Yin baissa à nouveau le regard sur la console sans comprendre. Au début, il n’avait pas l’impression qu’il y avait quelque chose d’étrange. Mais, quand Bai Xue Chen le lui fit remarquer, il repéra contre toute attente un léger brouillard noir autour de la console Nintendo. Lin Jian Yin n’avait jamais noté ce phénomène particulier sur la sienne auparavant.

« Que se passe-t-il ? » le questionna-t-il, un peu effrayé. Ce brouillard noir ne lui disait rien qui vaille.

Les lèvres de Bai Xue Chen formèrent une ligne très mince, et ce dernier lui demanda : « C’est au cinquante-et-unième étage de ta compagnie que tu as découvert la boutique d’antiquités, pas vrai ? »

« Ouais… » Après avoir répondu, il ajouta également : « Mais, le cinquante-et-unième étage n’existe pas. »

Bai Xue Chen prit une profonde inspiration et dit : « Espérons que le cinquante-et-unième étage sera là tout à l’heure. Allons-y. »

Ayant l’air à la fois détendu et satisfait, God Charity tourna les pages d’un livre, buvant occasionnellement une gorgée de son thé noir qui remplissait la pièce de sa fragrance.

« Tu l’as fait exprès ! »

Un grondement venant des profondeurs et débordant de colère vint détruire ce moment de détente. Par la suite, un bel homme aux cheveux noirs et aux irises écarlates, dont l’être tout entier émanait une aura de malveillance, entra dans le salon dans une rage terrible. Dans le salon, la couleur des murs vira au gris, et les meubles, tels que les étagères remplies de choses diverses, le sofa et la télévision, devinrent aussi noirs que le ciel durant la nuit. Seule la petite table ronde à laquelle God Charity était assis garda sa couleur blanche.

God Charity répondit de manière calme et imperturbable : « Désires-tu une tasse de thé ? »

Devil Chaos fit tomber la théière d’un coup du revers de sa main, répliquant froidement : « Je m’occupe de mes affaires, et tu t’occupes des tiennes. Nous nous étions mis d’accord pour ne pas fourrer notre nez dans les affaires de l’autre. »

« Je n’ai pas interféré avec tes affaires, non ? » God Charity révéla un sourire honnête et innocent. S’il s’était agi d’une personne normale, il ou elle l’aurait cru dès l’instant où ils l’auraient aperçu sourire de cette façon, mais l’homme malveillant devant lui n’était pas une personne ordinaire.

« Pourquoi as-tu vendu l’autre cartouche de jeu à l’un de tes clients ? Tu savais que j’en avais déjà vendu une un peu plus tôt », s’enquit Devil Chaos.

Les yeux de God Charity s’illuminèrent brillamment. « Le client a choisi la console Nintendo de son propre chef. Je ne pouvais tout de même pas ne pas lui donner de cartouche, n’est-ce pas ? Qui plus est, si tu as le droit de vendre des cartouches de jeu, évidemment, j’en ai également le droit. »

C’était vrai que le client l’avait choisi de son propre chef. Devil Chaos n’était pas en mesure de réfuter ce point, mais il rétorqua quand même avec impolitesse : « Qu’est-ce que c’est que cet accord ? Le contrat entre vous deux n’est pas du tout raisonnable. Tes bénéfices sont bien moindres que ce que tu investis. »

« Mes bénéfices et mes investissements sont égaux. La cartouche est une version d’essai », expliqua God Charity avec indifférence.

« Toi ! » Devil Chaos avait envie de frapper le sol de son pied avec colère. Il était vrai que God Charity n’avait violé aucune règle, mais il se servait des failles dans l’entente.

À cet instant, la sonnette retentit très clairement. God Charity révéla à nouveau son sourire innocent et annonça : « J’ai des clients. »

Devil Chaos plissa des yeux et jeta un regard en direction de l’entrée, comme s’il pouvait voir de l’autre côté de cette porte. Après avoir jeté un coup d’œil, il poussa un reniflement de dédain et quitta le salon, lâchant uniquement ses paroles résonnant dans l’air : « Ne soit pas trop insolent ! N’oublie pas, je suis bien meilleur à employer les failles que tu ne l’es. »

God Charity révéla une rare expression d’inquiétude sur son visage, mais au moment où la porte s’ouvrit, il reprit son sourire d’origine. Il arborait son sourire, tandis qu’il accueillait les deux clients : l’un étant un ancien client, l’autre en étant un actuel.

Dès qu’il vit God Charity, les yeux de Bai Xue Chen s’illuminèrent. Il regarda à gauche et à droite sur-le-champ. Il était entouré d’une masse de blanc : les murs étaient blancs, et les meubles étaient blancs. Quand il remarqua ce décor, Bai Xue Chen se détendit visiblement, mais demanda tout de même pour être sûr : « Il… n’est pas là ? »

Lin Jian Yin était complètement confus. Il ne comprenait pas de qui Bai Xue Chen parlait.

Mise à jour : Mai 2019

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Chapitres de mai

  1. Romance RPG : Partie 29
  2. Romance RPG : Partie 30
  3. La Légende du Chevalier du Soleil T4C9 : Fais comme il te plaira
  4. La Reine Guerrière TP1C6 : Lumière et ténèbres partie 6

Après une très longue absence, nous publions enfin de nouveaux chapitres. Ce mois-ci, vous avez droit à deux chapitres de RRPG, un chapitre de LCS et un chapitre de RG.

Nous aurons bientôt terminé de traduire RRPG dans son intégralité. Et le tome 4 de LCS et le tome 1 de RG arrivent bientôt à leur terme.

Bonne lecture !

Recrutement

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Bonjour à tous et à toutes !

La team française est actuellement en recrutement.

Nous sommes à la recherche de nouveaux membres pour des postes de traduction et des postes de correction de texte.

Les projets sur lesquels nous travaillons en ce moment sont : 1/2 Prince, La Reine Guerrière (Female Warrior), La Légende du Chevalier du Soleil.

Nous cherchons également des membres intéressé(e)s par la série Dominion’s End.

Pour plus de détails, consultez notre page officielle de recrutement. Vous trouverez le lien —-> ici.

Merci de participer en grand nombre ! 😀

Invincible Partie 6 : Publication sur le blog

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La Légende du Chevalier du Soleil – Histoire Parallèle

Roman d’origine en chinois par   (Yu Wo)


Unbeatable Part 6: Blog Post – traduit du chinois vers l’anglais par Dahlys[PR!]
Invincible Partie 6 : Publication sur le blog – traduit de l’anglais au français par Nocta
+ Travail de vérification par Yukomin

Publication sur le blog de Yu Wo le 03/04/09 : Invincible = Pas d’ennemis

Sur la page couverture du livre Invincible, il y avait cette phrase : « Neo, tu es vraiment très fort… Mais, “nous” sommes invincibles. »

De nombreux lecteurs semblent avoir mal compris cette déclaration. En fait, cette phrase a été prononcée par le Chevalier du Jugement Chasel, et non pas par Aldrizzt. Le « nous » fait référence aux « Douze Chevaliers Sacrés » et non à Neo et Aldrizzt.

Le vrai sens de cette déclaration est comme suit : « Neo, tu es peut-être très fort, et tu peux vaincre tous tes ennemis, mais les Douze Chevaliers Sacrés peuvent faire battre en retraite ces ennemis sans même avoir à se battre. »

C’est-à-dire que la véritable signification du mot « invincible » est : « pas d’ennemis ».

 

 

Pour être exacte, il y a de nombreuses idées derrière l’écriture du livre « Invincible », donc celui-ci n’est pas vraiment adapté pour être présenté sous la forme d’une nouvelle. Cependant, le contenu sied bien à Neo, par conséquent je l’ai quand même écrit. Ces idées auraient probablement été mieux décrites si elles avaient été utilisées dans un roman à part entière. Même si je n’aime pas décrire les idées qui se trouvent derrière une histoire après qu’elle ait été complétée, il me faut une année pour écrire un roman (C’est une estimation moyenne !). D’ici là, tout le monde aurait déjà tout oublié. Donc, tant pis, j’ai quand même décidé d’en parler.

 

 

Aussi, je n’ai pas l’intention de publier d’autres exemplaires d’Invincible. S’il-vous-plaît, ne me harcelez pas à ce sujet~ <囧>

Comme certains lecteurs voulaient savoir pourquoi il n’y aurait pas davantage de copies d’Invincible de disponibles, laissez-moi vous expliquer certains points : comparé aux livres précédents, beaucoup plus d’exemplaires d’Invincible ont été imprimés… presque deux fois plus qu’Eclipse Hunter. Je ne peux pas possiblement faire imprimer plus de copies que je pourrais en vendre, et je ne peux pas non plus estimer combien de personnes vont acheter mes livres. Il me restait encore des livres après deux jours de vente, alors que la longue queue s’était depuis longtemps dissipée. Ces livres restants se sont vendus très lentement. Et ceux qui ont été mis de côté pour les librairies étaient généralement destinés à ceux qui ne pouvaient vraiment pas venir à la vente. De ce fait, je pense que les lecteurs qui sont venus à la rencontre organisée ont pu facilement se procurer le livre.

En plus, je n’ai aucune intention de réimprimer les livres, puisqu’une expérience difficile est amplement suffisante ~囧~

Ouaip, j’imagine que les écrivains devraient juste bien se tenir et trouver des éditeurs pour imprimer leurs livres (se fait frapper).

 

 

Certains lecteurs ont demandé pourquoi je n’ai pas directement trouvé un éditeur. Ma réponse est celle-ci : étant donné qu’Invincible ne contient pas beaucoup de mots, j’ai été obligée de soit le publier comme un doujin ou soit d’abandonner l’idée de le faire publier tout court. En plus, il est trop mince pour même figurer dans un magazine commercial~~~囧

C’est pourquoi j’ai publié ce livre comme un doujin ! Ainsi, je peux faire tout ce que je veux avec. @@

S’il avait été publié dans un magazine commercial, les parties où Invincible ne respecte pas les lois sur les droits d’auteurs auraient été enlevées. C’est donc pourquoi Invincible a été publié sur le marché du doujin.

Voilà, tout le monde. C’est tout !

Note Finale : Comme d’habitude, Invincible sera publié en ligne après qu’un certain laps de temps se sera écoulé.

N. B. : Tout le monde, je vous prie de ne pas paniquer. Je n’ai pas divagué au début de cette publication parce que j’étais en colère !

Invincible Partie 5 : Postface

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La Légende du Chevalier du Soleil – Histoire Parallèle

Roman d’origine en chinois par   (Yu Wo)


Unbeatable Part 5: Afterword – traduit du chinois vers l’anglais par Dahlys[PR!]
Invincible Partie 5 : Postface – traduit de l’anglais au français par Nocta
+ Travail de vérification par Yukomin

En fait, le personnage d’Aldrizzt peut être vu comme une incarnation du ressentiment.

Moi, Yu Wo, j’aime beaucoup le livre La Trilogie de l’Elfe Noir écrit par Monsieur R.A Salvatore. Même si je trouve ce roman extrêmement intéressant, il n’est pas très connu en Taiwan. Et, comme je rencontre rarement d’autres camarades de lecture, j’ai accumulé pas mal de ressentiment.

Le personnage principal de La Trilogie de l’Elfe Noir est un elfe noir (évidemment !) et le nom de ce personnage est Drizzt Do’Urden. C’est un personnage que j’aime vraiment, vraiment beaucoup.

Ainsi, naquit Aldrizzt. (J’adooore Drizzt~~~)

La plupart des traits de caractère de Drizzt ont été repris pour Aldrizzt à un certain niveau, on peut probablement le considérer comme un doujin.

Cependant, puisque La Trilogie de l’Elfe Noir est publiée commercialement, je ne peux pas vraiment écrire un doujinshi. C’est pourquoi je n’ai pas trop copié. D’un autre côté, puisque Invincible a été publié dans le marché du doujin, je peux me permettre de traiter Aldrizzt comme s’il était Drizzt et écrire comme je le souhaite.

J’ai enfin écrit un doujin ! (Après avoir passé trois ans à me faire appeler une auteure de doujin.)

J’espère que tout le monde aime Aldrizzt, et que vous pourrez aussi lire l’histoire du véritable « Drizzt Do’Urden » ! C’est un excellent personnage, et La Trilogie de l’Elfe Noir est aussi très intéressante à lire.

 

 

Maintenant que j’ai fini de recommander un bon livre, il est temps que je parle d’Invincible.

Dans La Légende du Chevalier du Soleil, je n’ai pas écrit grand-chose au sujet du partenariat entre Neo et Aldrizzt. C’est principalement parce que cette série est écrite depuis la perspective de Grisia à la première personne, et leur histoire n’est pas l’histoire principale, donc ce n’est pas bon d’écrire trop de choses à leur propos.

Cependant, ils sont en fait une paire très amusante, donc j’ai tout spécialement écrit le livre « Invincible » en leur honneur.

 

 

Tout le monde doit déjà avoir réalisé que le Neo dans Invincible n’est pas exactement le même que le Neo dans La Légende du Chevalier du Soleil. En fait, cette version est plus proche de la vérité.

 La Légende du Chevalier du Soleil est racontée du point de vue de Grisia, donc elle inclut son opinion personnelle ainsi que quelques malentendus qu’il a à propos de son maître. Certains sont même dus au jeu d’acteur de Neo quand il était le Chevalier du Soleil. Une fois que tout cela a été mis ensemble, le Neo de La Légende du Chevalier du Soleil a été créé.

Toutefois, dans Invincible, Neo n’est pas un professeur. Il a le même statut que ceux autour de lui, donc il a révélé une bonne partie de sa véritable personnalité.

En fait, ce livre peut être lu en même temps que le Vol.4 de La Légende du Chevalier du Soleil. La compréhension que le Grisia amnésique avait de son maître était parfaitement correcte !

 

 

Pour finir, afin de remercier ceux qui ont déployé de grands efforts en faisant la queue dans le but d’acheter Invincible, je me dois de révéler quelques informations au sujet du Vol.5 de La Légende du Chevalier du Soleil.

Le titre du Vol.5 de La Légende du Chevalier du Soleil est « La liche Immortelle (Partie 1) ».

Aussi, Neo et Aldrizzt feront à nouveau leur apparition.

D’ici là, je souhaite à tous d’avoir leurs propres méthodes pour être invincibles.

Yu Wo

Décembre 2008

La Légende du Chevalier du Soleil Histoire à Part # 5 : Commettre Une Erreur

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La Légende du Chevalier du Soleil : Histoires à Part

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


“Side Story #5: Making a Mistake” – traduit du chinois à l’anglais par Lucathia[PR!]
« Histoire à Part #5 : Commettre une Erreur » – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par LuluHime

Au départ, il avait voulu devenir le Chevalier du Jugement dans l’espoir d’expier l’erreur qu’il avait presque commise.

Quand son maître lui avait demandé pourquoi il désirait lui succéder comme Chevalier du Jugement, il avait cru que c’était parce qu’il voulait s’assurer que les criminels n’eussent jamais la chance de commettre un second crime.

En fin de compte, il comprit que le prérequis pour s’assurer que ce fût bien le cas était que lui-même ne se permît jamais de commettre une erreur… Le prix à payer pour l’une d’entre elle pouvait être la vie d’un innocent, la destruction d’une famille, ou pire préjudice.

Le Chevalier du Jugement n’avait jamais le droit de commettre une erreur.

 

 

Lesus Lucen se concentrait, tandis qu’il balançait sa lame en direction d’une marionnette en bois. Il était jeune et n’arrivait pas encore à soulever une vraie épée, mais il était si compétent avec des dagues que même les adultes qui connaissaient le maniement de l’épée n’osaient pas le sous-estimer.

En réalité, aucun homme dans la famille Lucen n’osait plus accepter les défis de Lesus à présent. Pour la plupart, ils étaient tous chevaliers ou avaient d’autres professions qui pratiquaient l’art de l’épée. Perdre face à un enfant de douze ans serait humiliant, et ils n’étaient pas assez confiants à l’idée de l’emporter contre Lesus.

Phil Lucen était également l’un des hommes qui n’osaient plus accepter les défis de son neveu, mais il ne se sentait pas rabaissé à ce sujet ou jaloux de celui-ci, puisque le garçon était en réalité depuis longtemps devenu son fils.

Un merveilleux talent inné, une disposition sérieuse, et la tragédie de perdre ses deux parents étaient ce qui avait créé le Lesus Lucen actuel.

Si on lui donnait encore quelques années, Lesus deviendrait assurément un chevalier formidable.

Cependant, Phil croyait que Lesus préférerait rester moyen toute sa vie plutôt que de voir ses parents succomber à cette calamité.

 

 

J’ai entendu dire qu’il était soupçonné d’avoir commis de nombreux cambriolages et meurtres, hormis qu’il n’y avait eu aucune preuve, alors il avait été libéré.

Ah ! S’il n’avait pas été libéré, dans ce cas mon frère aîné et ma belle-sœur ne seraient pas… Le meurtrier a-t-il été retrouvé ?

Il est toujours en fuite, mais j’ai entendu dire que le Chevalier du Jugement est vraiment furieux. Il a envoyé plusieurs chevaliers sacrés, qui sont en train de traquer le criminel qui s’est échappé. Ils amassent des preuves également, espérant le condamner à mort par pendaison immédiatement après qu’il soit capturé.

Pourquoi amasser des preuves ? Il devrait être pendu sur-le-champ !

Ne dis pas ça. Ce n’est pas comme s’ils pouvaient exécuter les gens sans raison…

 

 

« Lesus. »

Lesus arrêta de balancer sa lame et tourna la tête pour regarder Phil, son oncle. Malgré le fait que son oncle lui eût dit clairement qu’il pouvait l’appeler Père, il savait qu’il ne l’appellerait jamais par autre chose. Son vrai père et sa vraie mère étaient déjà décédés. Personne ne pourrait prendre leurs places.

« Lesus, tu seras content d’entendre ceci. » Phil sourit en déclarant : « Tes parents vont enfin être vengés ! Le cambrioleur a été attrapé il y a quelques jours, et il va être pendu aujourd’hui. Pourquoi n’irions-nous pas au terrain d’exécution pour assister à sa mise à mort ? Ne le dis pas à ta tante par contre ; elle ne veut pas que tu y ailles. »

Le criminel qui a tué mes parents va être pendu ? Lesus était stupéfait, et pourtant il ne se sentait pas heureux. En fait, ne sachant pas quoi faire, il se retourna et s’enfuit.

« Lesus ? Où vas-tu comme ça ? Lesus ! »

 

 

Quand il aurait dû être pendu, il ne l’a pas été, provoquant ainsi la mort de mes parents. S’il est pendu maintenant, contre qui suis-je censé prendre ma revanche ?

En colère, Lesus courut jusqu’à l’Église du Dieu de la Lumière, une expression de haine sur son visage. Il portait même une dague à sa taille et, pourtant, le plus surprenant était que les chevaliers sacrés à la porte ne lui barrèrent pas le chemin, lui permettant de faire irruption à l’intérieur de l’Église.

Ce ne fut pas avant qu’il eût mis le pied à l’intérieur de l’Église du Dieu de la Lumière, avec des chevaliers sacrés passant fréquemment à côté de lui, et que ses pas eurent ralenti qu’il se réveilla enfin, surpris de découvrir qu’il avait foncé tête baissée à l’intérieur de l’Église. Pourquoi les gardes aux portes ne m’ont-ils pas arrêté ?

« Es-tu perdu ? »

Lesus sursauta, tournant la tête pour apercevoir un chevalier sacré en train de se pencher pour le regarder. Puisque la personne affichait un sourire et n’avait pas l’air de lui vouloir du mal, Lesus hocha rapidement la tête pour lui répondre. « Oui. »

« Viens ici. » Le chevalier sacré le mena jusqu’à une fenêtre et lui pointa l’extérieur. « Vous devriez être en train de vous rassembler là-bas. Tu vois ces autres personnes ? »

Curieux, Lesus jeta un coup d’œil à l’extérieur de la fenêtre. Il y avait une petite esplanade avec de nombreux enfants qui s’y trouvaient et qui semblaient avoir environ le même âge que lui.

Il fut confus pendant un instant. Toutefois, il se rappela immédiatement que son oncle avait mentionné que le Temple Sacré sélectionnait présentement la prochaine génération des Douze Chevaliers Sacrés. Son oncle lui avait même demandé s’il voulait participer à la sélection. À ce moment-là, par contre, son cœur était fixé sur sa vengeance, alors il n’avait ressenti absolument aucun intérêt pour la sélection.

Pas étonnant que les gardes ne m’aient pas arrêté. Ils pensaient probablement que je participais moi aussi à la sélection.

« Si tu veux aller aux toilettes, c’est juste là-bas dans le coin. »

Lesus détourna la tête de la fenêtre. Le chevalier sacré sourit et dit dans un murmure : « Si tu es juste curieux et que tu jettes un coup d’œil aux alentours, ce n’est également pas un problème, assure-toi simplement de ne pas errer trop loin à l’intérieur. C’est dans le temple intérieur que les chambres des Douze Capitaines-Chevaliers Sacrés se trouvent. L’endroit est interdit d’accès ! »

En entendant parler des chambres des Douze Chevaliers Sacrés, Lesus ne battit pas un seul cil tandis qu’il s’enquérait : « Où est le temple intérieur où je ne suis pas censé aller ? J’ai peur de peut-être me retrouver là par accident. »

Sans le moindre soupçon, le chevalier sacré lui pointa la direction.

Lesus acquiesça d’un signe de tête pour montrer qu’il avait compris. Néanmoins, une fois que le chevalier sacré fût parti, il se dirigea sur-le-champ dans la direction où il n’était pas autorisé à aller. Il n’eut pas besoin de se rendre très loin avant de passer sous une porte en arche, et l’apparence des corridors changea. Comparés aux majestueux corridors qui se trouvaient à l’extérieur, ceux-ci étaient beaucoup plus ordinaires.

Lesus ralentit ses pas, vérifiant avec soin qu’il n’y avait personne autour de lui. Il savait que s’il était remarqué ici, il se ferait assurément jeter dehors.

Il n’y avait absolument personne dans les couloirs, probablement parce qu’il faisait encore jour en ce moment. Les Chevaliers Sacrés doivent être en train d’accomplir leurs devoirs à l’extérieur ! présuma Lesus pour lui-même.

Quelqu’un vient ! Lesus se dépêcha de tourner dans un corridor à part, et ensuite sortit subrepticement la tête pour regarder. La personne se tenait à côté de la fenêtre, faisant face à l’extérieur. Avec la tunique noire qu’il portait, et les longs cheveux noirs qu’il avait et qui atteignaient sa taille, sa silhouette, vue par derrière, était un véritable voile de ténèbres.

Des cheveux noirs et une tunique noire… Le Chevalier du Jugement !

C’est la personne qui a laissé le criminel s’en aller, causant la mort de mes parents… C’est lui aussi un meurtrier !

Lesus empoigna la dague accrochée à sa taille, regardant calmement à sa droite et à sa gauche, s’assurant qu’il n’y avait personne en vue.

En général, la plupart des gens ne sont pas très vigilants envers les enfants, de plus la sélection a lieu en ce moment. Le Chevalier du Jugement songera probablement que je suis également un candidat. Si je prétends être perdu, et que je saisis ensuite cette chance pour attaquer une fois qu’il est proche, je pourrais vraiment réussir…

Malgré le fait qu’il ne fût qu’un simple enfant de douze ans, sa concentration avait toujours été au-dessus de celle des autres personnes. Il s’était entraîné avec son épée depuis un très jeune âge, et avait souffert de la catastrophe de perdre ses deux parents, alors Lesus avait depuis longtemps développé un comportement calme et logique qui aurait effrayé les autres.

Il cacha la dague derrière son dos, se pinça les paupières pour faire sortir des larmes, fixa une expression de peur sur son visage, et était sur le point de sortir de sa cachette…

« Chasel ! »

Lesus se recacha vite.

« Quelque chose ne va pas avec toi récemment ? Tout le monde se sentait si nerveux qu’ils sont venus me dire que tu étais dans une rage terrible, et ils veulent que je règle le problème. Pourquoi es-tu si furieux de toute manière ? Si quelqu’un t’as provoqué, pourquoi ne vas-tu pas l’achever ? »

Lesus sortit secrètement la tête et aperçut un homme aux yeux bleus et aux cheveux dorés. L’homme portait également un uniforme blanc de chevalier avec les bords brodés en or, et gardait une épée dorée à sa taille. Avec autant de traits aussi voyants, même s’il n’avait jamais posé les yeux sur cette personne auparavant, il savait tout de même qui il était : le leader des Douze Chevaliers Sacrés, le Chevalier du Soleil.

Le Chevalier du Jugement qui s’était fait appeler Chasel se retourna, les sourcils froncés. Il annonça froidement : « Dans ce cas, tu ferais aussi bien de me tuer, Neo ! »

À la fois le Chevalier du Soleil, Neo, et Lesus qui était caché derrière le mur, sursautèrent de surprise. Cette fois-ci, c’était au tour de Neo de froncer les sourcils. Il demanda : « De quoi parles-tu ? Pourquoi me dis-tu soudainement de te tuer ? »

« Ne m’as-tu pas demandé contre qui j’étais furieux, et dit que je devrais l’achever ? » répondit Chasel sans émotion : « Je suis furieux contre moi-même. »

Neo détendit ses sourcils, et s’enquit avec compréhension : « C’est à propos du  cas d’aujourd’hui, au sujet du criminel qui est sur le point d’être pendu ? »

Son cœur battant la chamade, Lesus s’empressa de se concentrer pour regarder le Chevalier du Jugement, Chasel. Ce dernier, les sourcils toujours froncés profondément, hocha la tête.

« Si la personne a déjà été attrapée, et que la situation a été résolue, pourquoi es-tu contrarié ? » Neo s’arrêta brusquement à la moitié de ce qu’il disait et demanda ensuite de façon quelque peu étrange : « Attends, ne vas-tu pas toujours assister aux exécutions ? Tu m’as dit que, puisque tu étais celui qui les condamnait à mort, c’était comme si tu étais celui qui les tuait, alors tu devrais toujours au moins aller regarder leurs derniers instants, ou quelque chose de similaire. »

« J’ai peur d’aller assister à l’exécution. »

Stupéfait, Neo le questionna : « Tu crois qu’il y a un problème avec la sentence du criminel ? »

En entendant cela, Lesus, qui s’était caché sur le côté, dégaina haineusement la dague depuis l’arrière de son dos.

Toutefois, Chasel secoua la tête et déclara : « Ce criminel mérite sa sentence. Ce que j’ai peur de confronter, c’est la victime. Le mari et la femme qui ont été tués ont laissé derrière eux un enfant. L’enfant a seulement un peu plus de dix ans, probablement autour du même âge que ceux à l’extérieur sur la place au moment même, je crois ? »

Après qu’il eut dit cela, il tourna à nouveau la tête pour regarder par la fenêtre. Neo n’était pas non plus très doué pour réconforter les gens. Sur le coup, il ne savait pas vraiment quoi dire pour remonter le moral de l’autre personne.

Voyant le Chevalier du Jugement révéler une expression de visible angoisse, Lesus réalisa soudainement que celui-ci n’était pas aussi cruel, froid et insensible que la rumeur le disait… Ainsi, même le Chevalier du Jugement peut ressentir du regret pour avoir relâché un criminel par erreur ?

« Le Dieu de la Lumière a confié au Chevalier du Jugement la tâche de discipliner les criminels afin de protéger les innocents, pourtant la vraie difficulté ne réside pas dans le fait de discipliner les criminels, mais plutôt dans le fait de discerner qui est coupable et qui est innocent. Une fois que la condamnation à mort est donnée, il n’existe plus la moindre marge de manœuvre pour la retirer, alors jamais ne suis-je enclin à la donner à la légère… Pourtant, être trop prudent a causé la mort d’encore plus de personnes. »

Neo fronça les sourcils un peu plus et affirma : « Chasel, c’est impossible pour les humains de ne jamais commettre d’erreurs. »

Sans attendre qu’il eût terminé, Chasel se retourna vivement et cria avec agitation : « Le Chevalier du Jugement n’a pas le droit de commettre d’erreurs ! C’était mon erreur, et pourtant quelqu’un d’autre en a souffert les conséquences. Ce mari et cette femme, cet enfant… Comment ai-je pu commettre une telle erreur ? »

Un bruit retentit.

« Qui va là !? »

Neo se retourna. Au même moment, il avait déjà dégainé l’Épée Divine du Soleil qui pendait à sa taille. L’épée en main, il resta alerte, jetant des regards à la dague qui gisait sur le plancher au coin du couloir. Juste au moment où il commençait à se sentir confus, il vit un enfant lentement s’approcher.

Il ne pensait pas que ce serait un enfant. Neo le fixa d’un air ébahi. Quoi qu’il advienne, il ne pouvait pas se battre contre un enfant, et l’enfant avait déjà laissé tomber sa dague sur le sol, alors il était complètement désarmé et sans défense.

Chasel poussa sur le pommeau de l’épée de Neo, et sur un ton de réprimande il dit : « N’effraye pas le petit. »

Neo émit un son de « tsk » et rengaina simplement son épée.

Chasel s’avança de quelques pas, faisant de son mieux pour alléger son ton tandis qu’il demandait : « Mon enfant, qu’es-tu venu faire ici ? »

« Je, je… » Après que Lesus eût bégayé pendant un bon bout de temps, il s’exclama très fort : « Je veux m’inscrire pour la sélection du Chevalier du Jugement ! »

« T’inscrire pour la sélection ? » Neo décréta brusquement : « Les inscriptions se sont terminées hier ! »

Cependant, Chasel agita la main pour faire cesser les propos de son compagnon, puis il s’enquit : « Quel est ton nom ? Sais-tu comment te servir d’une épée ? »

« Lesus Lucen. » Lesus hocha frénétiquement la tête et répondit : « Je sais comment me servir d’une épée ! »

À ce moment-là, Neo scruta curieusement l’enfant de la tête aux pieds. « Des cheveux noirs et des yeux noirs, ton apparence passe ! Mais, le travail du Chevalier du Jugement est très difficile, et tu dois attacher les criminels sur les murs et les fouetter jusqu’à-ce que leur peau se déchire. Tu n’as pas peur ? »

En entendant cela, le visage de Lesus pâlit immédiatement.

« Neo, ne fais pas peur au garçon ! » Chasel lança un regard noir à son compagnon et continua de demander à Lesus : « As-tu la permission de tes parents pour entrer dans la sélection ? »

Lesus baissa la tête en disant : « Pas de parents. J’ai seulement mon oncle. »

« Ton oncle est-il au courant alors ? »

Après avoir hésité pendant un instant, Lesus secoua la tête.

Voyant cela, Chasel fronça les sourcils.

Neo commenta délibérément : « La période d’inscription est déjà terminée. Tu ne songes pas à briser les règles pour lui, n’est-ce pas ? Est-ce quelque chose que le Chevalier du Jugement respectueux des lois devrait faire ? »

Entendant cela, Chasel leva les yeux au ciel à son intention. Neo se contenta de rigoler, puisqu’il ne faisait que plaisanter. Jusqu’à présent, tous les enfants qui s’étaient inscrits pour devenir le Chevalier du Jugement étaient indisciplinés et turbulents. Il ne pouvait pas trouver de faute à Chasel pour vouloir élargir ses options même un tout petit peu. Au moins, cet enfant devant eux donnait une bonne première impression.

Chasel baissa la tête pour regarder le garçon. Même s’il savait que la période d’inscription était déjà passée, et malgré le fait qu’il sût qu’être le Chevalier du Jugement était un travail ardu et ingrat, que d’avoir manqué la période d’inscription pouvait même s’avérer être une bénédiction plutôt qu’une infortune pour l’enfant, pourtant…

À ce moment-là, Lesus révéla brusquement une expression déterminée. Il s’inclina à un angle de quatre-vingt-dix degrés et s’exclama : « Chevalier du Jugement, je suis désolé ! »

Surpris, Chasel fixa l’enfant qui s’inclinait présentement devant lui à un angle de quatre-vingt-dix degrés. Il s’accroupit afin de regarder le garçon dans les yeux, mais découvrit que le garçon regardait ailleurs, effrayé à l’idée de rencontrer ses yeux. Il tendit la main pour caresser la tête du petit. D’une façon réconfortante, il dit : « N’aie pas peur, je ne te ferai aucun mal. Dis-moi, pourquoi me présentes-tu tes excuses ? »

Lesus se démonta, mais refusa de laisser une seule larme s’échapper. Il continua simplement de répéter : « Je…désolé. Je suis vraiment désolé ! »

Voyant cela, Chasel ignorait ce qu’il devait faire. Il ne put que tenir la main de l’enfant. « Allons-y. Nous allons rendre visite à ton oncle pour voir s’il est d’accord pour te laisser t’inscrire. »

« Mon oncle est d’accord ! » Lesus ajouta précipitamment : « Il m’a demandé auparavant si je désirais y entrer. » Même s’il avait dit cela, à ce moment-là son oncle semblait avoir dit quelque chose à propos d’entrer dans la sélection du Chevalier du Soleil ou de quelque autre chevalier, mais il ne s’en rappelait pas vraiment. Tout de même, le Chevalier du Jugement devrait être aussi être convenable, pas vrai ?

« Quoi qu’il en soit, au strict minimum nous devons tout de même le lui demander. »

« D’accord. » Lesus hocha très docilement la tête.

Après avoir dit au revoir à Neo, Chasel mena le garçon par la main et dit : « Allons-y. »

« D’accord. »

Neo les observa tous les deux s’en aller. Le plus vieux et le plus jeune, tous les deux avec une tête de cheveux noirs, avaient presque l’air d’un père et d’un fils. Il rit un peu, et murmura : « Lesus Lucen ? Je pense qu’il est temps de t’appeler Lesus du Jugement à la place ? »

 

 

Grisia écouta l’histoire pendant qu’il mangeait ses biscuits aux myrtilles. Une fois que Lesus atteignit ce tournant de l’histoire, il lui demanda avec perplexité : « Ton oncle a-t-il vraiment donné son accord pour te laisser entrer dans la sélection du Chevalier du Jugement ? Je me souviens que ces enfants qui avaient pris part à la sélection du Chevalier du Jugement étaient tous mauvais… »

En quelque sorte avec impuissance, Lesus répondit : « Quand mon oncle a entendu que je souhaitais entrer dans la sélection du Chevalier du Jugement, il a immédiatement hurlé qu’il voulait m’évincer de la famille. Ma tante était si choquée qu’elle s’est évanouie… Mais, finalement, il a accepté et m’a même amené pour participer à tous les différents tests. »

Grisia leva un sourcil, ne croyant pas du tout aux paroles de Lesus.

« …sauf que, chaque fois que je réussissais l’un des tests, ils finissaient par pleurer violemment pendant trois jours.

– Dans ce cas, qu’est-il arrivé quand tu as été choisi ?

– …ils ont pleuré pendant environ un mois… »

Romance RPG : Partie 28

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-eight – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-huit – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin observa Meng alors qu’elle était découverte par l’ennemi, le cœur de celui-ci se serrant avec anxiété. Il ne pouvait que se rassurer en se disant qu’il ne s’agissait que d’un jeu. Il ne va rien arriver à Meng. Cependant, quand il avait entendu les paroles de Bai Xue Chen, il avait instantanément eu un mauvais pressentiment. Il jeta un regard soupçonneux à son ami et lui demanda : « Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ? »

Bai Xue Chen répondit prudemment : « Nous étions là depuis un long moment et ne t’avions pas vu. Nous avions même pensé que tu étais sorti. Mais, après avoir appelé sur ton portable, nous avons remarqué que tu l’avais laissé dans ta chambre… »

Lin Jian Yin l’interrompit avec impatience : « De quoi parles-tu ? J’étais là depuis le début, à jouer à ce jeu. Je ne suis pas du tout sorti. »

Après avoir entendu l’affirmation de Lin Jian Yin, Bai Xue Chen et Yue Lan se regardèrent l’un l’autre, et Bai Xue Chen déclara : « Jian Yin, tu n’étais pas là il y a un instant. Du moins, nous ne pouvions pas te voir du tout, mais nous avons remarqué que la console Nintendo était toujours allumée. Qui plus est, les images du jeu passaient leur temps à changer. À l’origine, nous avions cru que la console était restée allumée trop longtemps, alors l’écran du jeu bougeait tout seul. Ça n’aurait pas été si étrange si ça avait été le cas. »

« Mais, nous sommes devenus de plus en plus nerveux à force de regarder la scène sur l’écran. La fille et l’épée à l’intérieur ne pouvaient être que vos clones à toi et à Meng. Même la façon dont ils parlaient était identique à la vôtre. »

« C’était juste moi, en train de contrôler le personnage ! » répliqua Lin Jian Yin, ne comprenant pas pourquoi ils affirmaient ne pas pouvoir le voir.

Bai Xue Chen fronça les sourcils tout en lui rappelant : « Jian Yin, c’est impossible. Les boutons de contrôle pour une console Nintendo sont seulement debout, accroupi, aller à droite, aller à gauche, sauter, et d’autres boutons similaires. Comment est-ce qu’il te serait possible d’avoir une conversation dans le jeu ? »

Lin Jian Yin se figea abruptement. Tandis qu’il baissait le regard sur la manette de contrôle dans sa main, il repensa à la façon dont il s’y était pris pour parler avec Meng. Toutes les expressions et les gestes détaillés, les interactions de chaque personnage dans le jeu… Comment cette simple manette pourrait-elle être capable de faire ça ? Non ! Ce serait impossible même dans les jeux les plus récents, pas vrai ? Cette pensée fit couler des sueurs froides le long de la colonne vertébrale de Lin Jian Yin.

« Jian Yin… » Bai Xue Chen dit avec précaution : « Il y a un instant, nous observions également la scène avec une peur grandissante. Dès que nous avons vu l’épée, qui te ressemblait énormément, être jetée dans la fournaise, ta vie ne tenant qu’à un fil, nous n’avons pas eu d’autres options que de retirer la cartouche de jeu de la console. »

Après avoir entendu ça, Lin Jian Yin jeta un coup d’œil en direction de la cartouche par réflexe. La cartouche avait effectivement déjà été retirée et avait même été mise à côté de la console Nintendo… Dans ce cas, d’où vient l’image du jeu sur l’écran de la télévision ?

« Dès l’instant où nous l’avons retirée, t-tu… » Bai Xue Chen avait du mal à expliquer. « Jian Yin, tu es “tombé” hors de l’écran de la télévision. »

Quand le message atteignit le cerveau de Lin Jian Yin, les yeux de ce dernier contemplaient déjà l’écran, le regard vide. En ce moment, des gardes pointaient leurs épées sur le dos frêle de Meng, obligeant celle-ci à avancer un pas après l’autre. Malheureusement, elle n’était pas parvenue à retrouver Édouard à temps.

Elle est si timide. Elle doit avoir vraiment très peur, n’est-ce pas ? C’était comme si les épées pointées sur le dos de Meng lui perçaient impitoyablement le cœur. Il avait si peur qu’il commença à trembler, incapable d’imaginer ce que la fille-paon pourrait faire subir à Meng.

Quelques mots apparurent alors soudainement sur l’écran.

Meng : Épée-Fantôme, Épée-Fantôme…

« Meng ! » Lin Jian Yin mit de côté ses craintes. Il ramassa la cartouche avec l’intention de la réinsérer dans la console Nintendo, afin de retourner dans le jeu pour partir à la recherche de Meng.

Toutefois, Bai Xue Chen lui agrippa la main pour l’empêcher de remettre la cartouche. « Jian Yin, attends. »

À ce stade, la Meng sur l’écran s’était déjà faite jetée en prison par les gardes, et elle s’était recroquevillée en boule dans un coin. Le cœur de Lin Jian Yin se serra un peu lui aussi. Alors qu’il luttait pour que Bai Xue Chen le lâche, il hurla : « Lâche-moi ! Je dois retourner dans le jeu pour sauver Meng. »

« Ne fais pas ça ! Que va-t-il se passer si tu réapparais dans la fournaise ? » s’exclama Bai Xue Chen.

Lin Jian Yin rétorqua sur le même ton : « Même si je suis réduis en cendres, je dois retourner là-bas pour aider Meng. Je ne peux pas la laisser seule dans cet endroit. Elle doit avoir si peur. »

« Ne sois pas stupide ! Nous avons juste à trouver la maison de Meng Ling et à retirer la cartouche, non ? » Bai Xue Chen arracha la cartouche des mains de Lin Jian Yin et la jeta immédiatement dans le coin le plus éloigné de la pièce, profondément effrayé à l’idée que Lin Jian Yin retourne dans le jeu. Il n’avait pas du tout envie de voir son meilleur ami fondre et se transformer en morceau de ferraille inutile.

Ce ne fut qu’à ce moment-là que Lin Jian Yin se rendit clairement compte que retourner dans le jeu ne lui serait d’aucune utilité. La suggestion de Bai Xue Chen était en effet la bonne marche à suivre. Il saisit tout de suite ses clés de voiture et se précipita dehors par la porte, parce qu’il ne supportait pas l’idée que Meng reste dans cette prison un instant de plus.

Bai Xue Chen s’empressa d’ordonner à Yue Lan : « Reste ici pour surveiller l’image du jeu. Si quelque chose arrive à Meng, appelle-moi sur mon portable sur-le-champ. »

Yue Lan hocha la tête pour montrer qu’elle avait compris. « D’accord. »

Bai Xue Chen suivit Lin Jian Yin jusqu’à l’extérieur avec inquiétude. Ils firent pratiquement un sprint jusqu’à la voiture. Lin Jian Yin ouvrit la porte du conducteur, s’assit sur son siège, et démarra l’engin. Si Bai Xue Chen n’avait pas été suffisamment rapide, le véhicule serait parti en flèche avant même que son autre pied soit à l’intérieur.

« Connais-tu au moins l’adresse de Meng Ling ? » lui demanda anxieusement Bai Xue Chen.

Lin Jian Yin ne lui répondit pas. Il se contenta de conduire d’une main et de taper sur son téléphone avec l’autre. Après avoir écrit quelques lettres, les informations personnelles de son agente apparurent très clairement. Lin Jian les lit à voix haute, à la fois pour répondre à Bai Xue Chen et pour les mémoriser.

« Euh… Conduis plus lentement, s’il-te-plaît », lui rappela Bai Xue Chen avec un frisson, mais c’était visiblement inutile.

La Ferrari rouge continuait à prendre de la vitesse, dépassant les autres voitures, et zigzagant entre elles. Quand le véhicule s’arrêta, les yeux de Bai Xue Chen étaient déjà remplis de larmes. C’est si bon d’être encore en vie !

Romance RPG : Partie 27

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-seven – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-sept – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Marisa révéla un sourire excité et acquiesça d’un signe de tête.

Une fois que le duc Biggs eût terminé de donner ses instructions à sa fille, il prit la direction que le prince et Meng avaient empruntée en partant. Et, en effet, peu de temps ensuite, Meng fut la première à revenir, seule. Elle avait l’air quelque peu étourdie. Il n’était pas très surprenant qu’elle soit encore légèrement dans la lune après avoir dansé avec un prince parmi les fleurs et sous le clair de lune. C’était simplement une scène qui ne pouvait se dérouler que dans un rêve.

« Hé ! » Marisa salua froidement Meng.

Meng recouvra brusquement ses esprits et jeta un regard étrange à Marisa. « Quelque chose ne va pas ? »

« Tiens-tu à récupérer cette épée ? » Marisa révéla un sourire plein de mauvaises intentions.

Mon épée ! Meng chercha immédiatement l’Épée-Fantôme des yeux, mais le garde à qui elle l’avait confié avait disparu. Meng était affolée. À cet instant, elle devina que c’était l’œuvre de Marisa. Réprimant sa colère, elle demanda : « Où est mon épée ? »

« Si tu veux la récupérer, dans ce cas suis-moi. » Dès qu’elle eût fini de parler, elle ne daigna plus regarder Meng, puis sa silhouette gracieuse, dansante et désintéressée s’éloigna.

Bien qu’elle sût que Marisa n’arborait aucune bonne intention, elle n’eut pas d’autre option que de la suivre. Il se pouvait réellement que l’Épée-Fantôme se trouve entre ses mains, mais il était également possible que les menaces de Marisa ne soient que du vent, ce que Meng espérait secrètement. Être menacée verbalement était déplaisant, mais au moins ça n’aurait pas de graves conséquences. De plus, elle ne croyait pas que des insultes proférées par une demoiselle telle que Marisa puissent s’avérer être si horribles. Sans doute qu’elles ne seraient même pas à moitié moins aussi désagréables à écouter que les réprimandes de l’Épée-Fantôme.

Meng suivit Marisa tout le long du chemin. Enfin, elles arrivèrent à la cuisine. À l’extérieur de la pièce se tenaient deux gardes, mais il n’avait pas l’air d’y avoir âme qui vive à l’intérieur. Meng ne put s’empêcher de se sentir un tantinet effrayée. Cependant, elle fut en mesure de voir à travers la porte entrouverte qu’une épée semblait reposer sur la table. Meng serra le poing. Elle ne pouvait pas abandonner l’Épée-Fantôme quoi qu’il advienne.

Elle venait tout juste de s’approcher de l’encadrement de la porte lorsqu’elle entendit l’Épée-Fantôme rugir : « Meng ! N’entre pas ! Une fois à l’intérieur, nous allons mourir tous les deux ! Sauve-toi vite ! Va retrouver Édouard. »

Meng poussa un cri de surprise. À ce moment-là, Marisa se retourna, le visage glacial et cruel. Meng prit vite une décision. Ce que l’Épée-Fantôme avait dit était vrai. Rester ne mènerait qu’à leur mort à tous les deux. Seul Édouard avait le pouvoir de les sauver. Tout de suite, Meng se retourna pour partir, mais les deux gardes avaient l’intention de l’attraper. Meng donna un vicieux coup de pied dans l’entrejambe d’un des gardes. Saisissant sa chance pendant qu’il gémissait de douleur avec les jambes croisées, Meng s’enfuit en courant.

« Vite ! Dépêchez-vous de la capturer ! Ne la laissez pas rejoindre le prince ! » s’écria furieusement Marisa. Cinq ou six gardes surgirent de tous les côtés et se joignirent à la chasse.

Toutefois, Marisa ne les accompagna pas. Elle calma sa respiration et retourna dans la cuisine. L’Épée-Fantôme était étendu sur la table. Le bout de tissu, qui avait à l’origine servi à le bâillonner, avait été déchiré à coups de dents.

« Malgré le fait que tu ne sois qu’une misérable épée, tu es plutôt loyal », déclara doucement Marisa.

L’Épée-Fantôme ne présuma pas qu’il s’agissait d’un compliment. En fait, n’importe qui pouvait voir, à travers les traits déformés de Marisa, comment elle se sentait réellement. L’Épée-Fantôme pouvait seulement espérer que Meng retrouverait Édouard à temps. Si cette dernière se faisait capturer par cette femme, l’Épée-Fantôme n’osait même pas imaginer quel destin funeste s’abattrait sur elle.

Marisa ramassa l’épée et marcha, pas à pas, jusqu’à la fournaise qui brûlait brillamment. L’Épée-Fantôme sentit également que son dos le chauffait de plus en plus. Avec un tremblement dans la voix, il s’enquit : « Qu’est-ce que tu fabriques ? »

« Ce que je fais ? » Marisa révéla un sourire. Elle répondit innocemment : « Rien du tout ! Mes mains ont simplement glissé par mégarde, c’est tout. »

Une fois qu’elle eût terminé de parler, elle jeta impitoyablement l’épée dans la fournaise. Les flammes flamboyantes engouffrèrent sur-le-champ l’Épée-Fantôme…

 

 

Lin Jian Yin tenta tant bien que mal de se lever, mais il n’avait pas encore repris tous ses esprits.

« Jian Yin, Jian Yin, est-ce que ça va ? »

Lin Jian Yin ouvrit les yeux pour voir que la personne qui hurlait anxieusement son nom devant lui était Bai Xue Chen. À côté de lui se tenait Yue Lan. Aussi, sur la table reposaient plusieurs petits et grands paquets de nourriture à l’odeur alléchante, visiblement apportés pour servir de collation de minuit.

Lin Jian Yin ne se donna même pas la peine de saluer Bai Xue Chen. Il se dépêcha de tourner la tête pour jeter un coup d’œil à la télévision qui montrait le personnage d’une fille qui se cachait à l’intérieur d’un pot de fleurs, n’osant pas bouger. Pas très loin, des gens la cherchaient partout.

C’était comme si Lin Jian Yin était capable de voir l’expression terrifiée de cette fille. Même les larmes sur son visage étaient extraordinairement claires. Il hurla encore et encore avec peur : « Meng. Meng. Elle est en danger. Je dois vite aller la sauver. Je dois… »

« Jian Yin, calme-toi ! » Bai Xue Chen était sous le choc. Il regarda le jeu sur l’écran. Peu importe sous quel angle il l’examinait, la scène ressemblait à un jeu nintendo régulier avec une image faite de pixels et des personnages de type mini Super Mario Bros.

Après s’être fait crier dessus comme ça, Lin Jian Yin regarda Bai Xue Chen d’un air ahuri pendant plusieurs secondes et retrouva enfin ses esprits. Il se donna une claque sur la tête et, après avoir pris de nombreuses inspirations, il récupéra suffisamment son souffle pour déclarer : « C’est vrai. Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Ce n’est qu’un jeu. Dans le pire des cas, ce sera GAME OVER. Meng n’est pas réellement en danger. »

« M-Mais… » Yue Lan affichait toujours une expression de peur et continua de dire « M-Mais » sans être en mesure d’ajouter autre chose.

Lin Jian Yin jeta un regard étrange à Yue Lan et ensuite à Bai Xue Chen, ouvrant la bouche pour la questionner : « M-Mais, quoi ? »

Bai Xue Chen lança un coup d’œil à l’image sur l’écran de télévision. À un moment inconnu, le personnage de la fille avait été retrouvé par les gens qui étaient à sa recherche. Plusieurs personnes la traînaient devant une femme qui portait une robe blanche. À cet instant, le visage de Bai Xue Chen pâlit subitement. Il tourna la tête pour révéler à Lin Jian Yin : « Je crois qu’il se pourrait réellement que Meng Ling soit en danger. »

Mise à jour : Août 2018

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Chapitres d’août

  1. Romance RPG : Partie 27
  2. Romance RPG : Partie 28
  3. La Légende du Chevalier du Soleil Histoire Parallèle #5 : Commettre Une Erreur
  4. La Légende du Chevalier du Soleil Invincible Partie 5 : Postface
  5. La Légende du Chevalier du Soleil Invincible Partie 6 : Publication sur le blog

Ce mois-ci, vous aurez droit à 2 chapitres de RRPG, la cinquième histoire parallèle de LCS, et nous terminons l’histoire parallèle relatant les aventures de Neo et d’Aldrizzt dans Invicible avec les deux derniers chapitres.

Bonne lecture !