Invincible Partie 6 : Publication sur le blog

posted in: Invincible | 0

La Légende du Chevalier du Soleil – Histoire Parallèle

Roman d’origine en chinois par   (Yu Wo)


Unbeatable Part 6: Blog Post – traduit du chinois vers l’anglais par Dahlys[PR!]
Invincible Partie 6 : Publication sur le blog – traduit de l’anglais au français par Nocta
+ Travail de vérification par Yukomin

Publication sur le blog de Yu Wo le 03/04/09 : Invincible = Pas d’ennemis

Sur la page couverture du livre Invincible, il y avait cette phrase : « Neo, tu es vraiment très fort… Mais, “nous” sommes invincibles. »

De nombreux lecteurs semblent avoir mal compris cette déclaration. En fait, cette phrase a été prononcée par le Chevalier du Jugement Chasel, et non pas par Aldrizzt. Le « nous » fait référence aux « Douze Chevaliers Sacrés » et non à Neo et Aldrizzt.

Le vrai sens de cette déclaration est comme suit : « Neo, tu es peut-être très fort, et tu peux vaincre tous tes ennemis, mais les Douze Chevaliers Sacrés peuvent faire battre en retraite ces ennemis sans même avoir à se battre. »

C’est-à-dire que la véritable signification du mot « invincible » est : « pas d’ennemis ».

 

 

Pour être exacte, il y a de nombreuses idées derrière l’écriture du livre « Invincible », donc celui-ci n’est pas vraiment adapté pour être présenté sous la forme d’une nouvelle. Cependant, le contenu sied bien à Neo, par conséquent je l’ai quand même écrit. Ces idées auraient probablement été mieux décrites si elles avaient été utilisées dans un roman à part entière. Même si je n’aime pas décrire les idées qui se trouvent derrière une histoire après qu’elle ait été complétée, il me faut une année pour écrire un roman (C’est une estimation moyenne !). D’ici là, tout le monde aurait déjà tout oublié. Donc, tant pis, j’ai quand même décidé d’en parler.

 

 

Aussi, je n’ai pas l’intention de publier d’autres exemplaires d’Invincible. S’il-vous-plaît, ne me harcelez pas à ce sujet~ <囧>

Comme certains lecteurs voulaient savoir pourquoi il n’y aurait pas davantage de copies d’Invincible de disponibles, laissez-moi vous expliquer certains points : comparé aux livres précédents, beaucoup plus d’exemplaires d’Invincible ont été imprimés… presque deux fois plus qu’Eclipse Hunter. Je ne peux pas possiblement faire imprimer plus de copies que je pourrais en vendre, et je ne peux pas non plus estimer combien de personnes vont acheter mes livres. Il me restait encore des livres après deux jours de vente, alors que la longue queue s’était depuis longtemps dissipée. Ces livres restants se sont vendus très lentement. Et ceux qui ont été mis de côté pour les librairies étaient généralement destinés à ceux qui ne pouvaient vraiment pas venir à la vente. De ce fait, je pense que les lecteurs qui sont venus à la rencontre organisée ont pu facilement se procurer le livre.

En plus, je n’ai aucune intention de réimprimer les livres, puisqu’une expérience difficile est amplement suffisante ~囧~

Ouaip, j’imagine que les écrivains devraient juste bien se tenir et trouver des éditeurs pour imprimer leurs livres (se fait frapper).

 

 

Certains lecteurs ont demandé pourquoi je n’ai pas directement trouvé un éditeur. Ma réponse est celle-ci : étant donné qu’Invincible ne contient pas beaucoup de mots, j’ai été obligée de soit le publier comme un doujin ou soit d’abandonner l’idée de le faire publier tout court. En plus, il est trop mince pour même figurer dans un magazine commercial~~~囧

C’est pourquoi j’ai publié ce livre comme un doujin ! Ainsi, je peux faire tout ce que je veux avec. @@

S’il avait été publié dans un magazine commercial, les parties où Invincible ne respecte pas les lois sur les droits d’auteurs auraient été enlevées. C’est donc pourquoi Invincible a été publié sur le marché du doujin.

Voilà, tout le monde. C’est tout !

Note Finale : Comme d’habitude, Invincible sera publié en ligne après qu’un certain laps de temps se sera écoulé.

N. B. : Tout le monde, je vous prie de ne pas paniquer. Je n’ai pas divagué au début de cette publication parce que j’étais en colère !

Invincible Partie 5 : Postface

posted in: Invincible | 0

La Légende du Chevalier du Soleil – Histoire Parallèle

Roman d’origine en chinois par   (Yu Wo)


Unbeatable Part 5: Afterword – traduit du chinois vers l’anglais par Dahlys[PR!]
Invincible Partie 5 : Postface – traduit de l’anglais au français par Nocta
+ Travail de vérification par Yukomin

En fait, le personnage d’Aldrizzt peut être vu comme une incarnation du ressentiment.

Moi, Yu Wo, j’aime beaucoup le livre La Trilogie de l’Elfe Noir écrit par Monsieur R.A Salvatore. Même si je trouve ce roman extrêmement intéressant, il n’est pas très connu en Taiwan. Et, comme je rencontre rarement d’autres camarades de lecture, j’ai accumulé pas mal de ressentiment.

Le personnage principal de La Trilogie de l’Elfe Noir est un elfe noir (évidemment !) et le nom de ce personnage est Drizzt Do’Urden. C’est un personnage que j’aime vraiment, vraiment beaucoup.

Ainsi, naquit Aldrizzt. (J’adooore Drizzt~~~)

La plupart des traits de caractère de Drizzt ont été repris pour Aldrizzt à un certain niveau, on peut probablement le considérer comme un doujin.

Cependant, puisque La Trilogie de l’Elfe Noir est publiée commercialement, je ne peux pas vraiment écrire un doujinshi. C’est pourquoi je n’ai pas trop copié. D’un autre côté, puisque Invincible a été publié dans le marché du doujin, je peux me permettre de traiter Aldrizzt comme s’il était Drizzt et écrire comme je le souhaite.

J’ai enfin écrit un doujin ! (Après avoir passé trois ans à me faire appeler une auteure de doujin.)

J’espère que tout le monde aime Aldrizzt, et que vous pourrez aussi lire l’histoire du véritable « Drizzt Do’Urden » ! C’est un excellent personnage, et La Trilogie de l’Elfe Noir est aussi très intéressante à lire.

 

 

Maintenant que j’ai fini de recommander un bon livre, il est temps que je parle d’Invincible.

Dans La Légende du Chevalier du Soleil, je n’ai pas écrit grand-chose au sujet du partenariat entre Neo et Aldrizzt. C’est principalement parce que cette série est écrite depuis la perspective de Grisia à la première personne, et leur histoire n’est pas l’histoire principale, donc ce n’est pas bon d’écrire trop de choses à leur propos.

Cependant, ils sont en fait une paire très amusante, donc j’ai tout spécialement écrit le livre « Invincible » en leur honneur.

 

 

Tout le monde doit déjà avoir réalisé que le Neo dans Invincible n’est pas exactement le même que le Neo dans La Légende du Chevalier du Soleil. En fait, cette version est plus proche de la vérité.

 La Légende du Chevalier du Soleil est racontée du point de vue de Grisia, donc elle inclut son opinion personnelle ainsi que quelques malentendus qu’il a à propos de son maître. Certains sont même dus au jeu d’acteur de Neo quand il était le Chevalier du Soleil. Une fois que tout cela a été mis ensemble, le Neo de La Légende du Chevalier du Soleil a été créé.

Toutefois, dans Invincible, Neo n’est pas un professeur. Il a le même statut que ceux autour de lui, donc il a révélé une bonne partie de sa véritable personnalité.

En fait, ce livre peut être lu en même temps que le Vol.4 de La Légende du Chevalier du Soleil. La compréhension que le Grisia amnésique avait de son maître était parfaitement correcte !

 

 

Pour finir, afin de remercier ceux qui ont déployé de grands efforts en faisant la queue dans le but d’acheter Invincible, je me dois de révéler quelques informations au sujet du Vol.5 de La Légende du Chevalier du Soleil.

Le titre du Vol.5 de La Légende du Chevalier du Soleil est « La liche Immortelle (Partie 1) ».

Aussi, Neo et Aldrizzt feront à nouveau leur apparition.

D’ici là, je souhaite à tous d’avoir leurs propres méthodes pour être invincibles.

Yu Wo

Décembre 2008

La Légende du Chevalier du Soleil Histoire à Part # 5 : Commettre Une Erreur

posted in: Histoires Parallèles | 0

La Légende du Chevalier du Soleil : Histoires à Part

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


“Side Story #5: Making a Mistake” – traduit du chinois à l’anglais par Lucathia[PR!]
« Histoire à Part #5 : Commettre une Erreur » – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par LuluHime

Au départ, il avait voulu devenir le Chevalier du Jugement dans l’espoir d’expier l’erreur qu’il avait presque commise.

Quand son maître lui avait demandé pourquoi il désirait lui succéder comme Chevalier du Jugement, il avait cru que c’était parce qu’il voulait s’assurer que les criminels n’eussent jamais la chance de commettre un second crime.

En fin de compte, il comprit que le prérequis pour s’assurer que ce fût bien le cas était que lui-même ne se permît jamais de commettre une erreur… Le prix à payer pour l’une d’entre elle pouvait être la vie d’un innocent, la destruction d’une famille, ou pire préjudice.

Le Chevalier du Jugement n’avait jamais le droit de commettre une erreur.

 

 

Lesus Lucen se concentrait, tandis qu’il balançait sa lame en direction d’une marionnette en bois. Il était jeune et n’arrivait pas encore à soulever une vraie épée, mais il était si compétent avec des dagues que même les adultes qui connaissaient le maniement de l’épée n’osaient pas le sous-estimer.

En réalité, aucun homme dans la famille Lucen n’osait plus accepter les défis de Lesus à présent. Pour la plupart, ils étaient tous chevaliers ou avaient d’autres professions qui pratiquaient l’art de l’épée. Perdre face à un enfant de douze ans serait humiliant, et ils n’étaient pas assez confiants à l’idée de l’emporter contre Lesus.

Phil Lucen était également l’un des hommes qui n’osaient plus accepter les défis de son neveu, mais il ne se sentait pas rabaissé à ce sujet ou jaloux de celui-ci, puisque le garçon était en réalité depuis longtemps devenu son fils.

Un merveilleux talent inné, une disposition sérieuse, et la tragédie de perdre ses deux parents étaient ce qui avait créé le Lesus Lucen actuel.

Si on lui donnait encore quelques années, Lesus deviendrait assurément un chevalier formidable.

Cependant, Phil croyait que Lesus préférerait rester moyen toute sa vie plutôt que de voir ses parents succomber à cette calamité.

 

 

J’ai entendu dire qu’il était soupçonné d’avoir commis de nombreux cambriolages et meurtres, hormis qu’il n’y avait eu aucune preuve, alors il avait été libéré.

Ah ! S’il n’avait pas été libéré, dans ce cas mon frère aîné et ma belle-sœur ne seraient pas… Le meurtrier a-t-il été retrouvé ?

Il est toujours en fuite, mais j’ai entendu dire que le Chevalier du Jugement est vraiment furieux. Il a envoyé plusieurs chevaliers sacrés, qui sont en train de traquer le criminel qui s’est échappé. Ils amassent des preuves également, espérant le condamner à mort par pendaison immédiatement après qu’il soit capturé.

Pourquoi amasser des preuves ? Il devrait être pendu sur-le-champ !

Ne dis pas ça. Ce n’est pas comme s’ils pouvaient exécuter les gens sans raison…

 

 

« Lesus. »

Lesus arrêta de balancer sa lame et tourna la tête pour regarder Phil, son oncle. Malgré le fait que son oncle lui eût dit clairement qu’il pouvait l’appeler Père, il savait qu’il ne l’appellerait jamais par autre chose. Son vrai père et sa vraie mère étaient déjà décédés. Personne ne pourrait prendre leurs places.

« Lesus, tu seras content d’entendre ceci. » Phil sourit en déclarant : « Tes parents vont enfin être vengés ! Le cambrioleur a été attrapé il y a quelques jours, et il va être pendu aujourd’hui. Pourquoi n’irions-nous pas au terrain d’exécution pour assister à sa mise à mort ? Ne le dis pas à ta tante par contre ; elle ne veut pas que tu y ailles. »

Le criminel qui a tué mes parents va être pendu ? Lesus était stupéfait, et pourtant il ne se sentait pas heureux. En fait, ne sachant pas quoi faire, il se retourna et s’enfuit.

« Lesus ? Où vas-tu comme ça ? Lesus ! »

 

 

Quand il aurait dû être pendu, il ne l’a pas été, provoquant ainsi la mort de mes parents. S’il est pendu maintenant, contre qui suis-je censé prendre ma revanche ?

En colère, Lesus courut jusqu’à l’Église du Dieu de la Lumière, une expression de haine sur son visage. Il portait même une dague à sa taille et, pourtant, le plus surprenant était que les chevaliers sacrés à la porte ne lui barrèrent pas le chemin, lui permettant de faire irruption à l’intérieur de l’Église.

Ce ne fut pas avant qu’il eût mis le pied à l’intérieur de l’Église du Dieu de la Lumière, avec des chevaliers sacrés passant fréquemment à côté de lui, et que ses pas eurent ralenti qu’il se réveilla enfin, surpris de découvrir qu’il avait foncé tête baissée à l’intérieur de l’Église. Pourquoi les gardes aux portes ne m’ont-ils pas arrêté ?

« Es-tu perdu ? »

Lesus sursauta, tournant la tête pour apercevoir un chevalier sacré en train de se pencher pour le regarder. Puisque la personne affichait un sourire et n’avait pas l’air de lui vouloir du mal, Lesus hocha rapidement la tête pour lui répondre. « Oui. »

« Viens ici. » Le chevalier sacré le mena jusqu’à une fenêtre et lui pointa l’extérieur. « Vous devriez être en train de vous rassembler là-bas. Tu vois ces autres personnes ? »

Curieux, Lesus jeta un coup d’œil à l’extérieur de la fenêtre. Il y avait une petite esplanade avec de nombreux enfants qui s’y trouvaient et qui semblaient avoir environ le même âge que lui.

Il fut confus pendant un instant. Toutefois, il se rappela immédiatement que son oncle avait mentionné que le Temple Sacré sélectionnait présentement la prochaine génération des Douze Chevaliers Sacrés. Son oncle lui avait même demandé s’il voulait participer à la sélection. À ce moment-là, par contre, son cœur était fixé sur sa vengeance, alors il n’avait ressenti absolument aucun intérêt pour la sélection.

Pas étonnant que les gardes ne m’aient pas arrêté. Ils pensaient probablement que je participais moi aussi à la sélection.

« Si tu veux aller aux toilettes, c’est juste là-bas dans le coin. »

Lesus détourna la tête de la fenêtre. Le chevalier sacré sourit et dit dans un murmure : « Si tu es juste curieux et que tu jettes un coup d’œil aux alentours, ce n’est également pas un problème, assure-toi simplement de ne pas errer trop loin à l’intérieur. C’est dans le temple intérieur que les chambres des Douze Capitaines-Chevaliers Sacrés se trouvent. L’endroit est interdit d’accès ! »

En entendant parler des chambres des Douze Chevaliers Sacrés, Lesus ne battit pas un seul cil tandis qu’il s’enquérait : « Où est le temple intérieur où je ne suis pas censé aller ? J’ai peur de peut-être me retrouver là par accident. »

Sans le moindre soupçon, le chevalier sacré lui pointa la direction.

Lesus acquiesça d’un signe de tête pour montrer qu’il avait compris. Néanmoins, une fois que le chevalier sacré fût parti, il se dirigea sur-le-champ dans la direction où il n’était pas autorisé à aller. Il n’eut pas besoin de se rendre très loin avant de passer sous une porte en arche, et l’apparence des corridors changea. Comparés aux majestueux corridors qui se trouvaient à l’extérieur, ceux-ci étaient beaucoup plus ordinaires.

Lesus ralentit ses pas, vérifiant avec soin qu’il n’y avait personne autour de lui. Il savait que s’il était remarqué ici, il se ferait assurément jeter dehors.

Il n’y avait absolument personne dans les couloirs, probablement parce qu’il faisait encore jour en ce moment. Les Chevaliers Sacrés doivent être en train d’accomplir leurs devoirs à l’extérieur ! présuma Lesus pour lui-même.

Quelqu’un vient ! Lesus se dépêcha de tourner dans un corridor à part, et ensuite sortit subrepticement la tête pour regarder. La personne se tenait à côté de la fenêtre, faisant face à l’extérieur. Avec la tunique noire qu’il portait, et les longs cheveux noirs qu’il avait et qui atteignaient sa taille, sa silhouette, vue par derrière, était un véritable voile de ténèbres.

Des cheveux noirs et une tunique noire… Le Chevalier du Jugement !

C’est la personne qui a laissé le criminel s’en aller, causant la mort de mes parents… C’est lui aussi un meurtrier !

Lesus empoigna la dague accrochée à sa taille, regardant calmement à sa droite et à sa gauche, s’assurant qu’il n’y avait personne en vue.

En général, la plupart des gens ne sont pas très vigilants envers les enfants, de plus la sélection a lieu en ce moment. Le Chevalier du Jugement songera probablement que je suis également un candidat. Si je prétends être perdu, et que je saisis ensuite cette chance pour attaquer une fois qu’il est proche, je pourrais vraiment réussir…

Malgré le fait qu’il ne fût qu’un simple enfant de douze ans, sa concentration avait toujours été au-dessus de celle des autres personnes. Il s’était entraîné avec son épée depuis un très jeune âge, et avait souffert de la catastrophe de perdre ses deux parents, alors Lesus avait depuis longtemps développé un comportement calme et logique qui aurait effrayé les autres.

Il cacha la dague derrière son dos, se pinça les paupières pour faire sortir des larmes, fixa une expression de peur sur son visage, et était sur le point de sortir de sa cachette…

« Chasel ! »

Lesus se recacha vite.

« Quelque chose ne va pas avec toi récemment ? Tout le monde se sentait si nerveux qu’ils sont venus me dire que tu étais dans une rage terrible, et ils veulent que je règle le problème. Pourquoi es-tu si furieux de toute manière ? Si quelqu’un t’as provoqué, pourquoi ne vas-tu pas l’achever ? »

Lesus sortit secrètement la tête et aperçut un homme aux yeux bleus et aux cheveux dorés. L’homme portait également un uniforme blanc de chevalier avec les bords brodés en or, et gardait une épée dorée à sa taille. Avec autant de traits aussi voyants, même s’il n’avait jamais posé les yeux sur cette personne auparavant, il savait tout de même qui il était : le leader des Douze Chevaliers Sacrés, le Chevalier du Soleil.

Le Chevalier du Jugement qui s’était fait appeler Chasel se retourna, les sourcils froncés. Il annonça froidement : « Dans ce cas, tu ferais aussi bien de me tuer, Neo ! »

À la fois le Chevalier du Soleil, Neo, et Lesus qui était caché derrière le mur, sursautèrent de surprise. Cette fois-ci, c’était au tour de Neo de froncer les sourcils. Il demanda : « De quoi parles-tu ? Pourquoi me dis-tu soudainement de te tuer ? »

« Ne m’as-tu pas demandé contre qui j’étais furieux, et dit que je devrais l’achever ? » répondit Chasel sans émotion : « Je suis furieux contre moi-même. »

Neo détendit ses sourcils, et s’enquit avec compréhension : « C’est à propos du  cas d’aujourd’hui, au sujet du criminel qui est sur le point d’être pendu ? »

Son cœur battant la chamade, Lesus s’empressa de se concentrer pour regarder le Chevalier du Jugement, Chasel. Ce dernier, les sourcils toujours froncés profondément, hocha la tête.

« Si la personne a déjà été attrapée, et que la situation a été résolue, pourquoi es-tu contrarié ? » Neo s’arrêta brusquement à la moitié de ce qu’il disait et demanda ensuite de façon quelque peu étrange : « Attends, ne vas-tu pas toujours assister aux exécutions ? Tu m’as dit que, puisque tu étais celui qui les condamnait à mort, c’était comme si tu étais celui qui les tuait, alors tu devrais toujours au moins aller regarder leurs derniers instants, ou quelque chose de similaire. »

« J’ai peur d’aller assister à l’exécution. »

Stupéfait, Neo le questionna : « Tu crois qu’il y a un problème avec la sentence du criminel ? »

En entendant cela, Lesus, qui s’était caché sur le côté, dégaina haineusement la dague depuis l’arrière de son dos.

Toutefois, Chasel secoua la tête et déclara : « Ce criminel mérite sa sentence. Ce que j’ai peur de confronter, c’est la victime. Le mari et la femme qui ont été tués ont laissé derrière eux un enfant. L’enfant a seulement un peu plus de dix ans, probablement autour du même âge que ceux à l’extérieur sur la place au moment même, je crois ? »

Après qu’il eut dit cela, il tourna à nouveau la tête pour regarder par la fenêtre. Neo n’était pas non plus très doué pour réconforter les gens. Sur le coup, il ne savait pas vraiment quoi dire pour remonter le moral de l’autre personne.

Voyant le Chevalier du Jugement révéler une expression de visible angoisse, Lesus réalisa soudainement que celui-ci n’était pas aussi cruel, froid et insensible que la rumeur le disait… Ainsi, même le Chevalier du Jugement peut ressentir du regret pour avoir relâché un criminel par erreur ?

« Le Dieu de la Lumière a confié au Chevalier du Jugement la tâche de discipliner les criminels afin de protéger les innocents, pourtant la vraie difficulté ne réside pas dans le fait de discipliner les criminels, mais plutôt dans le fait de discerner qui est coupable et qui est innocent. Une fois que la condamnation à mort est donnée, il n’existe plus la moindre marge de manœuvre pour la retirer, alors jamais ne suis-je enclin à la donner à la légère… Pourtant, être trop prudent a causé la mort d’encore plus de personnes. »

Neo fronça les sourcils un peu plus et affirma : « Chasel, c’est impossible pour les humains de ne jamais commettre d’erreurs. »

Sans attendre qu’il eût terminé, Chasel se retourna vivement et cria avec agitation : « Le Chevalier du Jugement n’a pas le droit de commettre d’erreurs ! C’était mon erreur, et pourtant quelqu’un d’autre en a souffert les conséquences. Ce mari et cette femme, cet enfant… Comment ai-je pu commettre une telle erreur ? »

Un bruit retentit.

« Qui va là !? »

Neo se retourna. Au même moment, il avait déjà dégainé l’Épée Divine du Soleil qui pendait à sa taille. L’épée en main, il resta alerte, jetant des regards à la dague qui gisait sur le plancher au coin du couloir. Juste au moment où il commençait à se sentir confus, il vit un enfant lentement s’approcher.

Il ne pensait pas que ce serait un enfant. Neo le fixa d’un air ébahi. Quoi qu’il advienne, il ne pouvait pas se battre contre un enfant, et l’enfant avait déjà laissé tomber sa dague sur le sol, alors il était complètement désarmé et sans défense.

Chasel poussa sur le pommeau de l’épée de Neo, et sur un ton de réprimande il dit : « N’effraye pas le petit. »

Neo émit un son de « tsk » et rengaina simplement son épée.

Chasel s’avança de quelques pas, faisant de son mieux pour alléger son ton tandis qu’il demandait : « Mon enfant, qu’es-tu venu faire ici ? »

« Je, je… » Après que Lesus eût bégayé pendant un bon bout de temps, il s’exclama très fort : « Je veux m’inscrire pour la sélection du Chevalier du Jugement ! »

« T’inscrire pour la sélection ? » Neo décréta brusquement : « Les inscriptions se sont terminées hier ! »

Cependant, Chasel agita la main pour faire cesser les propos de son compagnon, puis il s’enquit : « Quel est ton nom ? Sais-tu comment te servir d’une épée ? »

« Lesus Lucen. » Lesus hocha frénétiquement la tête et répondit : « Je sais comment me servir d’une épée ! »

À ce moment-là, Neo scruta curieusement l’enfant de la tête aux pieds. « Des cheveux noirs et des yeux noirs, ton apparence passe ! Mais, le travail du Chevalier du Jugement est très difficile, et tu dois attacher les criminels sur les murs et les fouetter jusqu’à-ce que leur peau se déchire. Tu n’as pas peur ? »

En entendant cela, le visage de Lesus pâlit immédiatement.

« Neo, ne fais pas peur au garçon ! » Chasel lança un regard noir à son compagnon et continua de demander à Lesus : « As-tu la permission de tes parents pour entrer dans la sélection ? »

Lesus baissa la tête en disant : « Pas de parents. J’ai seulement mon oncle. »

« Ton oncle est-il au courant alors ? »

Après avoir hésité pendant un instant, Lesus secoua la tête.

Voyant cela, Chasel fronça les sourcils.

Neo commenta délibérément : « La période d’inscription est déjà terminée. Tu ne songes pas à briser les règles pour lui, n’est-ce pas ? Est-ce quelque chose que le Chevalier du Jugement respectueux des lois devrait faire ? »

Entendant cela, Chasel leva les yeux au ciel à son intention. Neo se contenta de rigoler, puisqu’il ne faisait que plaisanter. Jusqu’à présent, tous les enfants qui s’étaient inscrits pour devenir le Chevalier du Jugement étaient indisciplinés et turbulents. Il ne pouvait pas trouver de faute à Chasel pour vouloir élargir ses options même un tout petit peu. Au moins, cet enfant devant eux donnait une bonne première impression.

Chasel baissa la tête pour regarder le garçon. Même s’il savait que la période d’inscription était déjà passée, et malgré le fait qu’il sût qu’être le Chevalier du Jugement était un travail ardu et ingrat, que d’avoir manqué la période d’inscription pouvait même s’avérer être une bénédiction plutôt qu’une infortune pour l’enfant, pourtant…

À ce moment-là, Lesus révéla brusquement une expression déterminée. Il s’inclina à un angle de quatre-vingt-dix degrés et s’exclama : « Chevalier du Jugement, je suis désolé ! »

Surpris, Chasel fixa l’enfant qui s’inclinait présentement devant lui à un angle de quatre-vingt-dix degrés. Il s’accroupit afin de regarder le garçon dans les yeux, mais découvrit que le garçon regardait ailleurs, effrayé à l’idée de rencontrer ses yeux. Il tendit la main pour caresser la tête du petit. D’une façon réconfortante, il dit : « N’aie pas peur, je ne te ferai aucun mal. Dis-moi, pourquoi me présentes-tu tes excuses ? »

Lesus se démonta, mais refusa de laisser une seule larme s’échapper. Il continua simplement de répéter : « Je…désolé. Je suis vraiment désolé ! »

Voyant cela, Chasel ignorait ce qu’il devait faire. Il ne put que tenir la main de l’enfant. « Allons-y. Nous allons rendre visite à ton oncle pour voir s’il est d’accord pour te laisser t’inscrire. »

« Mon oncle est d’accord ! » Lesus ajouta précipitamment : « Il m’a demandé auparavant si je désirais y entrer. » Même s’il avait dit cela, à ce moment-là son oncle semblait avoir dit quelque chose à propos d’entrer dans la sélection du Chevalier du Soleil ou de quelque autre chevalier, mais il ne s’en rappelait pas vraiment. Tout de même, le Chevalier du Jugement devrait être aussi être convenable, pas vrai ?

« Quoi qu’il en soit, au strict minimum nous devons tout de même le lui demander. »

« D’accord. » Lesus hocha très docilement la tête.

Après avoir dit au revoir à Neo, Chasel mena le garçon par la main et dit : « Allons-y. »

« D’accord. »

Neo les observa tous les deux s’en aller. Le plus vieux et le plus jeune, tous les deux avec une tête de cheveux noirs, avaient presque l’air d’un père et d’un fils. Il rit un peu, et murmura : « Lesus Lucen ? Je pense qu’il est temps de t’appeler Lesus du Jugement à la place ? »

 

 

Grisia écouta l’histoire pendant qu’il mangeait ses biscuits aux myrtilles. Une fois que Lesus atteignit ce tournant de l’histoire, il lui demanda avec perplexité : « Ton oncle a-t-il vraiment donné son accord pour te laisser entrer dans la sélection du Chevalier du Jugement ? Je me souviens que ces enfants qui avaient pris part à la sélection du Chevalier du Jugement étaient tous mauvais… »

En quelque sorte avec impuissance, Lesus répondit : « Quand mon oncle a entendu que je souhaitais entrer dans la sélection du Chevalier du Jugement, il a immédiatement hurlé qu’il voulait m’évincer de la famille. Ma tante était si choquée qu’elle s’est évanouie… Mais, finalement, il a accepté et m’a même amené pour participer à tous les différents tests. »

Grisia leva un sourcil, ne croyant pas du tout aux paroles de Lesus.

« …sauf que, chaque fois que je réussissais l’un des tests, ils finissaient par pleurer violemment pendant trois jours.

– Dans ce cas, qu’est-il arrivé quand tu as été choisi ?

– …ils ont pleuré pendant environ un mois… »

Romance RPG : Partie 28

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-eight – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-huit – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin observa Meng alors qu’elle était découverte par l’ennemi, le cœur de celui-ci se serrant avec anxiété. Il ne pouvait que se rassurer en se disant qu’il ne s’agissait que d’un jeu. Il ne va rien arriver à Meng. Cependant, quand il avait entendu les paroles de Bai Xue Chen, il avait instantanément eu un mauvais pressentiment. Il jeta un regard soupçonneux à son ami et lui demanda : « Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ? »

Bai Xue Chen répondit prudemment : « Nous étions là depuis un long moment et ne t’avions pas vu. Nous avions même pensé que tu étais sorti. Mais, après avoir appelé sur ton portable, nous avons remarqué que tu l’avais laissé dans ta chambre… »

Lin Jian Yin l’interrompit avec impatience : « De quoi parles-tu ? J’étais là depuis le début, à jouer à ce jeu. Je ne suis pas du tout sorti. »

Après avoir entendu l’affirmation de Lin Jian Yin, Bai Xue Chen et Yue Lan se regardèrent l’un l’autre, et Bai Xue Chen déclara : « Jian Yin, tu n’étais pas là il y a un instant. Du moins, nous ne pouvions pas te voir du tout, mais nous avons remarqué que la console Nintendo était toujours allumée. Qui plus est, les images du jeu passaient leur temps à changer. À l’origine, nous avions cru que la console était restée allumée trop longtemps, alors l’écran du jeu bougeait tout seul. Ça n’aurait pas été si étrange si ça avait été le cas. »

« Mais, nous sommes devenus de plus en plus nerveux à force de regarder la scène sur l’écran. La fille et l’épée à l’intérieur ne pouvaient être que vos clones à toi et à Meng. Même la façon dont ils parlaient était identique à la vôtre. »

« C’était juste moi, en train de contrôler le personnage ! » répliqua Lin Jian Yin, ne comprenant pas pourquoi ils affirmaient ne pas pouvoir le voir.

Bai Xue Chen fronça les sourcils tout en lui rappelant : « Jian Yin, c’est impossible. Les boutons de contrôle pour une console Nintendo sont seulement debout, accroupi, aller à droite, aller à gauche, sauter, et d’autres boutons similaires. Comment est-ce qu’il te serait possible d’avoir une conversation dans le jeu ? »

Lin Jian Yin se figea abruptement. Tandis qu’il baissait le regard sur la manette de contrôle dans sa main, il repensa à la façon dont il s’y était pris pour parler avec Meng. Toutes les expressions et les gestes détaillés, les interactions de chaque personnage dans le jeu… Comment cette simple manette pourrait-elle être capable de faire ça ? Non ! Ce serait impossible même dans les jeux les plus récents, pas vrai ? Cette pensée fit couler des sueurs froides le long de la colonne vertébrale de Lin Jian Yin.

« Jian Yin… » Bai Xue Chen dit avec précaution : « Il y a un instant, nous observions également la scène avec une peur grandissante. Dès que nous avons vu l’épée, qui te ressemblait énormément, être jetée dans la fournaise, ta vie ne tenant qu’à un fil, nous n’avons pas eu d’autres options que de retirer la cartouche de jeu de la console. »

Après avoir entendu ça, Lin Jian Yin jeta un coup d’œil en direction de la cartouche par réflexe. La cartouche avait effectivement déjà été retirée et avait même été mise à côté de la console Nintendo… Dans ce cas, d’où vient l’image du jeu sur l’écran de la télévision ?

« Dès l’instant où nous l’avons retirée, t-tu… » Bai Xue Chen avait du mal à expliquer. « Jian Yin, tu es “tombé” hors de l’écran de la télévision. »

Quand le message atteignit le cerveau de Lin Jian Yin, les yeux de ce dernier contemplaient déjà l’écran, le regard vide. En ce moment, des gardes pointaient leurs épées sur le dos frêle de Meng, obligeant celle-ci à avancer un pas après l’autre. Malheureusement, elle n’était pas parvenue à retrouver Édouard à temps.

Elle est si timide. Elle doit avoir vraiment très peur, n’est-ce pas ? C’était comme si les épées pointées sur le dos de Meng lui perçaient impitoyablement le cœur. Il avait si peur qu’il commença à trembler, incapable d’imaginer ce que la fille-paon pourrait faire subir à Meng.

Quelques mots apparurent alors soudainement sur l’écran.

Meng : Épée-Fantôme, Épée-Fantôme…

« Meng ! » Lin Jian Yin mit de côté ses craintes. Il ramassa la cartouche avec l’intention de la réinsérer dans la console Nintendo, afin de retourner dans le jeu pour partir à la recherche de Meng.

Toutefois, Bai Xue Chen lui agrippa la main pour l’empêcher de remettre la cartouche. « Jian Yin, attends. »

À ce stade, la Meng sur l’écran s’était déjà faite jetée en prison par les gardes, et elle s’était recroquevillée en boule dans un coin. Le cœur de Lin Jian Yin se serra un peu lui aussi. Alors qu’il luttait pour que Bai Xue Chen le lâche, il hurla : « Lâche-moi ! Je dois retourner dans le jeu pour sauver Meng. »

« Ne fais pas ça ! Que va-t-il se passer si tu réapparais dans la fournaise ? » s’exclama Bai Xue Chen.

Lin Jian Yin rétorqua sur le même ton : « Même si je suis réduis en cendres, je dois retourner là-bas pour aider Meng. Je ne peux pas la laisser seule dans cet endroit. Elle doit avoir si peur. »

« Ne sois pas stupide ! Nous avons juste à trouver la maison de Meng Ling et à retirer la cartouche, non ? » Bai Xue Chen arracha la cartouche des mains de Lin Jian Yin et la jeta immédiatement dans le coin le plus éloigné de la pièce, profondément effrayé à l’idée que Lin Jian Yin retourne dans le jeu. Il n’avait pas du tout envie de voir son meilleur ami fondre et se transformer en morceau de ferraille inutile.

Ce ne fut qu’à ce moment-là que Lin Jian Yin se rendit clairement compte que retourner dans le jeu ne lui serait d’aucune utilité. La suggestion de Bai Xue Chen était en effet la bonne marche à suivre. Il saisit tout de suite ses clés de voiture et se précipita dehors par la porte, parce qu’il ne supportait pas l’idée que Meng reste dans cette prison un instant de plus.

Bai Xue Chen s’empressa d’ordonner à Yue Lan : « Reste ici pour surveiller l’image du jeu. Si quelque chose arrive à Meng, appelle-moi sur mon portable sur-le-champ. »

Yue Lan hocha la tête pour montrer qu’elle avait compris. « D’accord. »

Bai Xue Chen suivit Lin Jian Yin jusqu’à l’extérieur avec inquiétude. Ils firent pratiquement un sprint jusqu’à la voiture. Lin Jian Yin ouvrit la porte du conducteur, s’assit sur son siège, et démarra l’engin. Si Bai Xue Chen n’avait pas été suffisamment rapide, le véhicule serait parti en flèche avant même que son autre pied soit à l’intérieur.

« Connais-tu au moins l’adresse de Meng Ling ? » lui demanda anxieusement Bai Xue Chen.

Lin Jian Yin ne lui répondit pas. Il se contenta de conduire d’une main et de taper sur son téléphone avec l’autre. Après avoir écrit quelques lettres, les informations personnelles de son agente apparurent très clairement. Lin Jian les lit à voix haute, à la fois pour répondre à Bai Xue Chen et pour les mémoriser.

« Euh… Conduis plus lentement, s’il-te-plaît », lui rappela Bai Xue Chen avec un frisson, mais c’était visiblement inutile.

La Ferrari rouge continuait à prendre de la vitesse, dépassant les autres voitures, et zigzagant entre elles. Quand le véhicule s’arrêta, les yeux de Bai Xue Chen étaient déjà remplis de larmes. C’est si bon d’être encore en vie !

Romance RPG : Partie 27

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-seven – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-sept – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Marisa révéla un sourire excité et acquiesça d’un signe de tête.

Une fois que le duc Biggs eût terminé de donner ses instructions à sa fille, il prit la direction que le prince et Meng avaient empruntée en partant. Et, en effet, peu de temps ensuite, Meng fut la première à revenir, seule. Elle avait l’air quelque peu étourdie. Il n’était pas très surprenant qu’elle soit encore légèrement dans la lune après avoir dansé avec un prince parmi les fleurs et sous le clair de lune. C’était simplement une scène qui ne pouvait se dérouler que dans un rêve.

« Hé ! » Marisa salua froidement Meng.

Meng recouvra brusquement ses esprits et jeta un regard étrange à Marisa. « Quelque chose ne va pas ? »

« Tiens-tu à récupérer cette épée ? » Marisa révéla un sourire plein de mauvaises intentions.

Mon épée ! Meng chercha immédiatement l’Épée-Fantôme des yeux, mais le garde à qui elle l’avait confié avait disparu. Meng était affolée. À cet instant, elle devina que c’était l’œuvre de Marisa. Réprimant sa colère, elle demanda : « Où est mon épée ? »

« Si tu veux la récupérer, dans ce cas suis-moi. » Dès qu’elle eût fini de parler, elle ne daigna plus regarder Meng, puis sa silhouette gracieuse, dansante et désintéressée s’éloigna.

Bien qu’elle sût que Marisa n’arborait aucune bonne intention, elle n’eut pas d’autre option que de la suivre. Il se pouvait réellement que l’Épée-Fantôme se trouve entre ses mains, mais il était également possible que les menaces de Marisa ne soient que du vent, ce que Meng espérait secrètement. Être menacée verbalement était déplaisant, mais au moins ça n’aurait pas de graves conséquences. De plus, elle ne croyait pas que des insultes proférées par une demoiselle telle que Marisa puissent s’avérer être si horribles. Sans doute qu’elles ne seraient même pas à moitié moins aussi désagréables à écouter que les réprimandes de l’Épée-Fantôme.

Meng suivit Marisa tout le long du chemin. Enfin, elles arrivèrent à la cuisine. À l’extérieur de la pièce se tenaient deux gardes, mais il n’avait pas l’air d’y avoir âme qui vive à l’intérieur. Meng ne put s’empêcher de se sentir un tantinet effrayée. Cependant, elle fut en mesure de voir à travers la porte entrouverte qu’une épée semblait reposer sur la table. Meng serra le poing. Elle ne pouvait pas abandonner l’Épée-Fantôme quoi qu’il advienne.

Elle venait tout juste de s’approcher de l’encadrement de la porte lorsqu’elle entendit l’Épée-Fantôme rugir : « Meng ! N’entre pas ! Une fois à l’intérieur, nous allons mourir tous les deux ! Sauve-toi vite ! Va retrouver Édouard. »

Meng poussa un cri de surprise. À ce moment-là, Marisa se retourna, le visage glacial et cruel. Meng prit vite une décision. Ce que l’Épée-Fantôme avait dit était vrai. Rester ne mènerait qu’à leur mort à tous les deux. Seul Édouard avait le pouvoir de les sauver. Tout de suite, Meng se retourna pour partir, mais les deux gardes avaient l’intention de l’attraper. Meng donna un vicieux coup de pied dans l’entrejambe d’un des gardes. Saisissant sa chance pendant qu’il gémissait de douleur avec les jambes croisées, Meng s’enfuit en courant.

« Vite ! Dépêchez-vous de la capturer ! Ne la laissez pas rejoindre le prince ! » s’écria furieusement Marisa. Cinq ou six gardes surgirent de tous les côtés et se joignirent à la chasse.

Toutefois, Marisa ne les accompagna pas. Elle calma sa respiration et retourna dans la cuisine. L’Épée-Fantôme était étendu sur la table. Le bout de tissu, qui avait à l’origine servi à le bâillonner, avait été déchiré à coups de dents.

« Malgré le fait que tu ne sois qu’une misérable épée, tu es plutôt loyal », déclara doucement Marisa.

L’Épée-Fantôme ne présuma pas qu’il s’agissait d’un compliment. En fait, n’importe qui pouvait voir, à travers les traits déformés de Marisa, comment elle se sentait réellement. L’Épée-Fantôme pouvait seulement espérer que Meng retrouverait Édouard à temps. Si cette dernière se faisait capturer par cette femme, l’Épée-Fantôme n’osait même pas imaginer quel destin funeste s’abattrait sur elle.

Marisa ramassa l’épée et marcha, pas à pas, jusqu’à la fournaise qui brûlait brillamment. L’Épée-Fantôme sentit également que son dos le chauffait de plus en plus. Avec un tremblement dans la voix, il s’enquit : « Qu’est-ce que tu fabriques ? »

« Ce que je fais ? » Marisa révéla un sourire. Elle répondit innocemment : « Rien du tout ! Mes mains ont simplement glissé par mégarde, c’est tout. »

Une fois qu’elle eût terminé de parler, elle jeta impitoyablement l’épée dans la fournaise. Les flammes flamboyantes engouffrèrent sur-le-champ l’Épée-Fantôme…

 

 

Lin Jian Yin tenta tant bien que mal de se lever, mais il n’avait pas encore repris tous ses esprits.

« Jian Yin, Jian Yin, est-ce que ça va ? »

Lin Jian Yin ouvrit les yeux pour voir que la personne qui hurlait anxieusement son nom devant lui était Bai Xue Chen. À côté de lui se tenait Yue Lan. Aussi, sur la table reposaient plusieurs petits et grands paquets de nourriture à l’odeur alléchante, visiblement apportés pour servir de collation de minuit.

Lin Jian Yin ne se donna même pas la peine de saluer Bai Xue Chen. Il se dépêcha de tourner la tête pour jeter un coup d’œil à la télévision qui montrait le personnage d’une fille qui se cachait à l’intérieur d’un pot de fleurs, n’osant pas bouger. Pas très loin, des gens la cherchaient partout.

C’était comme si Lin Jian Yin était capable de voir l’expression terrifiée de cette fille. Même les larmes sur son visage étaient extraordinairement claires. Il hurla encore et encore avec peur : « Meng. Meng. Elle est en danger. Je dois vite aller la sauver. Je dois… »

« Jian Yin, calme-toi ! » Bai Xue Chen était sous le choc. Il regarda le jeu sur l’écran. Peu importe sous quel angle il l’examinait, la scène ressemblait à un jeu nintendo régulier avec une image faite de pixels et des personnages de type mini Super Mario Bros.

Après s’être fait crier dessus comme ça, Lin Jian Yin regarda Bai Xue Chen d’un air ahuri pendant plusieurs secondes et retrouva enfin ses esprits. Il se donna une claque sur la tête et, après avoir pris de nombreuses inspirations, il récupéra suffisamment son souffle pour déclarer : « C’est vrai. Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Ce n’est qu’un jeu. Dans le pire des cas, ce sera GAME OVER. Meng n’est pas réellement en danger. »

« M-Mais… » Yue Lan affichait toujours une expression de peur et continua de dire « M-Mais » sans être en mesure d’ajouter autre chose.

Lin Jian Yin jeta un regard étrange à Yue Lan et ensuite à Bai Xue Chen, ouvrant la bouche pour la questionner : « M-Mais, quoi ? »

Bai Xue Chen lança un coup d’œil à l’image sur l’écran de télévision. À un moment inconnu, le personnage de la fille avait été retrouvé par les gens qui étaient à sa recherche. Plusieurs personnes la traînaient devant une femme qui portait une robe blanche. À cet instant, le visage de Bai Xue Chen pâlit subitement. Il tourna la tête pour révéler à Lin Jian Yin : « Je crois qu’il se pourrait réellement que Meng Ling soit en danger. »

Mise à jour : Août 2018

posted in: Toutes Les Mises à jour | 0

Chapitres d’août

  1. Romance RPG : Partie 27
  2. Romance RPG : Partie 28
  3. La Légende du Chevalier du Soleil Histoire Parallèle #5 : Commettre Une Erreur
  4. La Légende du Chevalier du Soleil Invincible Partie 5 : Postface
  5. La Légende du Chevalier du Soleil Invincible Partie 6 : Publication sur le blog

Ce mois-ci, vous aurez droit à 2 chapitres de RRPG, la cinquième histoire parallèle de LCS, et nous terminons l’histoire parallèle relatant les aventures de Neo et d’Aldrizzt dans Invicible avec les deux derniers chapitres.

Bonne lecture !

Mise à jour : Avril 2018

posted in: Toutes Les Mises à jour | 0

Pas de chapitre ce mois-ci en raison des retards. Nous sommes encore une fois sincèrement désolées de cet inconvénient. Nous subissons actuellement une pénurie de membres.

J’aimerais souligner que nous sommes en ce moment à la recherche de nouveaux traducteurs et de nouveaux correcteurs pour faire partie de notre équipe. Si vous êtes intéressés, veuillez visiter notre page de recrutement et nous contacter. Rassurez-vous, nous sommes très gentilles et ne vous mangerons pas. 😉

À partir du mois de mai, nous ne publierons que les chapitres qui sont déjà prêts à paraître, plutôt que d’annoncer ceux que nous avons l’intention de publier. Aussi, en raison du manque de personnel, vous remarquerez sans doute qu’il y aura de moins en moins de chapitres publiés par mois.

Merci de votre compréhension. 🙂

Romance RPG : Partie 26

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-six – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-six – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

En marchant vers les portes du palais, alors que presque toutes les filles de familles nobles arrivaient en carrosse, Meng avait l’air très bizarre à pieds. En plus, une jeune femme aussi élégamment vêtue portant une épée sur son dos donnait une impression encore plus étrange. Néanmoins, le plus étrange était que personne ne semblait alarmé par la présence de l’épée. Même les gardes à l’entrée ne posèrent aucune question à Meng sur ce sujet et lui permirent d’entrer.

« Marcher jusqu’ici ? Je ne voudrais pas salir ma robe de bal, particulièrement une d’un blanc pur que préfère le prince Édouard. »

Cette voix leur sembla légèrement familière. Meng se tourna dans sa direction avec suspicion. Comme attendu, il s’agissait d’une personne qu’ils avaient déjà rencontrée précédemment : Marisa, la fille du duc Biggs. La robe qu’elle portait leur était familière également. C’était celle qui avait plu à l’Épée-Fantôme au premier coup d’œil. La robe sirène qu’elle portait sur sa silhouette élancée mettait l’emphase sur ses magnifiques courbes. Toute sa personne était belle au-delà de toute comparaison.

« Un paon, même habillé en blanc, reste toujours un paon », lâcha l’Épée-Fantôme avec désinvolture.

Meng ne put retenir un fou rire. Cela contraria beaucoup Marisa. Elle s’était moquée de Meng, mais, en entendant son rire, elle avait l’impression que c’était d’elle dont on se moquait.

Par contre, dès que Marisa eût détourné la tête, elle vit le rayonnant et scintillant prince Édouard qui se dirigeait dans leur direction. Elle cessa de porter attention à Meng qui était à côté d’elle et révéla son sourire le plus raffiné. Sauf qu’elle n’arrivait pas à empêcher ses yeux de briller de désir. Ah, ce rayonnant prince parfait…

« Meng, vous êtes venue. » Édouard marcha vers elle avec une allure élégante, mais salua Meng la première.

Meng regarda Édouard de la tête aux pieds. Aujourd’hui, il portait une tenue d’uniforme militaire d’un bleu foncé, mais celle-ci gardait un design minimaliste et n’arborait aucune médaille. Meng le complimenta avec sincérité : « Cette tenue vous va à ravir. Vous avez l’air très séduisant. »

Édouard sourit. Il était capable de dire que Meng le complimentait sincèrement et n’avait aucune autre intention.

« Votre Majesté, le prince Édouard, Marisa est ravie de vous voir à nouveau. »

Comme Marisa faisait la révérence avec grâce, son visage affichait un sourire aussi parfait quel que soit l’angle sous lequel on le regardait.

Édouard sourit et lui retourna sa salutation courtoise : « Je suis honoré de vous avoir de nouveau rencontrée, mademoiselle. »

Marisa paraissait exaltée qu’Édouard lui ait répondu aussi poliment, mais Meng secoua mentalement la tête. Elle savait que, quelle que soit la personne à laquelle il s’adressait, Édouard demeurait toujours poli à ce point. Plus tôt, Édouard avait mis la moitié d’un mois à apprendre comment cesser d’ajouter le mot « mademoiselle » au nom de Meng. Marisa montrait une expression de fausse modestie, espérant que le prince l’inviterait à danser, ou peut-être à aller se balader quelque part parmi les fleurs sous le clair de lune…

« Me feriez-vous l’honneur de m’accorder cette danse ? » Édouard baissa élégamment la tête, avec la main tendue, attendant la réponse de la demoiselle. Cependant, cette demoiselle n’était pas Marisa.

Meng sourit en jetant un regard un peu inquiet à la contenance raide de Marisa. Toutefois, elle plaça tout de même sa main dans la paume d’Édouard.

Alors qu’Édouard menait Meng jusqu’à la piste de danse, il s’enquit : « Les gardes vous ont-ils causé des problèmes ? Je leurs ai ordonnés de ne pas vous déranger au sujet de votre épée… »

Meng comprit tout à coup. « C’était donc ça. Je dois vraiment vous remercier… »

Ils marchèrent tous les deux de plus en plus loin jusqu’à ce qu’ils atteignent le centre de la piste de danse. Meng employa les pas de danse qu’elle était parvenue à apprendre en seulement un mois pour danser avec Edward. Leurs mouvements paraissaient très naturels. Il n’y avait pas la moindre trace d’atmosphère forcée entre eux.

En revanche, deux personnes étaient très mécontentes de la situation. L’une d’elle était l’Épée-Fantôme. Il était parvenu à persuader Meng d’aller au bal, mais, à présent, en voyant Meng danser joyeusement avec Édouard, il n’était vraiment pas content. Plus particulièrement, comme ils dansaient lentement, les prédictions de Bai Xue Chen se vérifiaient. La vue d’Édouard et de Meng en train de danser mettait l’Épée-Fantôme de mauvais poil ; la vue d’Édouard qui posait sa main sur la taille de Meng frustrait l’Épée-Fantôme ; la vue d’Édouard qui murmurait à l’oreille de Meng faisait rager l’Épée-Fantôme.

Pour résumer le tout en une phrase, il était d’une humeur extrêmement exécrable !

« Voudriez-vous qu’on aille se promener dans le jardin en fleurs ? » lui offrit Édouard.

« Hein ? » Meng était quelque peu incertaine de ce qu’elle devait faire. Ses yeux continuaient de dériver vers l’Épée-Fantôme.

L’Épée-Fantôme était depuis longtemps sur le point d’exploser de colère, et il lui dit presque durement : « Si tu veux y aller, vas-y. Tu ferais mieux de demander à quelqu’un de me tenir pendant que tu seras partie, parce que je n’ai pas envie d’être de trop dans votre couple. »

En entendant la réponse de l’Épée-Fantôme, le visage de Meng sombra. « Oh. Je comprends. » Après qu’elle eût terminé de parler, elle confia réellement l’Épée-Fantôme à un garde et s’en alla dans le jardin en fleurs avec Édouard.

Cette garce ! À cet instant, l’Épée-Fantôme était furieux au point de cracher des flammes.

« Donnez-moi l’épée », résonna la voix d’une jeune femme, remplie de rage et de jalousie.

L’Épée-Fantôme se retourna pour voir. La fille-paon ? Il fronça les sourcils. Qu’est-ce que ce paon peut bien me vouloir ?

Le garde semblait en proie à un dilemme. Il savait que la femme devant lui était la fille d’un duc et n’osait pas lui désobéir. Le garde lui répondit avec précaution : « Demoiselle Marisa, cette épée m’a été confiée par quelqu’un d’autre. Si vous souhaitez avoir une épée, vous pouvez vous en procurer une à l’armurerie… »

« Je veux cette épée ! » cria Marisa sur un ton féroce.

« Mais… »

« Donnez-lui l’épée. »

Le garde se tourna pour regarder le propriétaire de la nouvelle voix. La personne qui avait parlé était le duc Biggs. C’était quelqu’un que le garde n’osait pas défier. Il tendit l’épée à Marisa. L’Épée-Fantôme était sous le choc. Il s’écria : « Qu’est-ce que vous me voulez… Mmph… » Il était incapable de finir de parler ; Marisa lui avait couvert la bouche.

Le duc Biggs envoya le garde ailleurs et dit à Marisa : « Je vais détourner l’attention du prince tout à l’heure. Sers-toi de l’épée pour distraire la fille. Il vaudrait mieux que tu l’enfermes dans les donjons. Le prince n’ira pas la chercher là. »

« Mmph… Meng… Mmmmph ! » L’Épée-Fantôme entendit leur conversation et lutta encore plus désespérément pour se libérer, mais, ne possédant qu’une bouche et des yeux, était complètement impuissant.