Romance RPG : Partie 26

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-six – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-six – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

En marchant vers les portes du palais, alors que presque toutes les filles de familles nobles arrivaient en carrosse, Meng avait l’air très bizarre à pieds. En plus, une jeune femme aussi élégamment vêtue portant une épée sur son dos donnait une impression encore plus étrange. Néanmoins, le plus étrange était que personne ne semblait alarmé par la présence de l’épée. Même les gardes à l’entrée ne posèrent aucune question à Meng sur ce sujet et lui permirent d’entrer.

« Marcher jusqu’ici ? Je ne voudrais pas salir ma robe de bal, particulièrement une d’un blanc pur que préfère le prince Édouard. »

Cette voix leur sembla légèrement familière. Meng se tourna dans sa direction avec suspicion. Comme attendu, il s’agissait d’une personne qu’ils avaient déjà rencontrée précédemment : Marisa, la fille du duc Biggs. La robe qu’elle portait leur était familière également. C’était celle qui avait plu à l’Épée-Fantôme au premier coup d’œil. La robe sirène qu’elle portait sur sa silhouette élancée mettait l’emphase sur ses magnifiques courbes. Toute sa personne était belle au-delà de toute comparaison.

« Un paon, même habillé en blanc, reste toujours un paon », lâcha l’Épée-Fantôme avec désinvolture.

Meng ne put retenir un fou rire. Cela contraria beaucoup Marisa. Elle s’était moquée de Meng, mais, en entendant son rire, elle avait l’impression que c’était d’elle dont on se moquait.

Par contre, dès que Marisa eût détourné la tête, elle vit le rayonnant et scintillant prince Édouard qui se dirigeait dans leur direction. Elle cessa de porter attention à Meng qui était à côté d’elle et révéla son sourire le plus raffiné. Sauf qu’elle n’arrivait pas à empêcher ses yeux de briller de désir. Ah, ce rayonnant prince parfait…

« Meng, vous êtes venue. » Édouard marcha vers elle avec une allure élégante, mais salua Meng la première.

Meng regarda Édouard de la tête aux pieds. Aujourd’hui, il portait une tenue d’uniforme militaire d’un bleu foncé, mais celle-ci gardait un design minimaliste et n’arborait aucune médaille. Meng le complimenta avec sincérité : « Cette tenue vous va à ravir. Vous avez l’air très séduisant. »

Édouard sourit. Il était capable de dire que Meng le complimentait sincèrement et n’avait aucune autre intention.

« Votre Majesté, le prince Édouard, Marisa est ravie de vous voir à nouveau. »

Comme Marisa faisait la révérence avec grâce, son visage affichait un sourire aussi parfait quel que soit l’angle sous lequel on le regardait.

Édouard sourit et lui retourna sa salutation courtoise : « Je suis honoré de vous avoir de nouveau rencontrée, mademoiselle. »

Marisa paraissait exaltée qu’Édouard lui ait répondu aussi poliment, mais Meng secoua mentalement la tête. Elle savait que, quelle que soit la personne à laquelle il s’adressait, Édouard demeurait toujours poli à ce point. Plus tôt, Édouard avait mis la moitié d’un mois à apprendre comment cesser d’ajouter le mot « mademoiselle » au nom de Meng. Marisa montrait une expression de fausse modestie, espérant que le prince l’inviterait à danser, ou peut-être à aller se balader quelque part parmi les fleurs sous le clair de lune…

« Me feriez-vous l’honneur de m’accorder cette danse ? » Édouard baissa élégamment la tête, avec la main tendue, attendant la réponse de la demoiselle. Cependant, cette demoiselle n’était pas Marisa.

Meng sourit en jetant un regard un peu inquiet à la contenance raide de Marisa. Toutefois, elle plaça tout de même sa main dans la paume d’Édouard.

Alors qu’Édouard menait Meng jusqu’à la piste de danse, il s’enquit : « Les gardes vous ont-ils causé des problèmes ? Je leurs ai ordonnés de ne pas vous déranger au sujet de votre épée… »

Meng comprit tout à coup. « C’était donc ça. Je dois vraiment vous remercier… »

Ils marchèrent tous les deux de plus en plus loin jusqu’à ce qu’ils atteignent le centre de la piste de danse. Meng employa les pas de danse qu’elle était parvenue à apprendre en seulement un mois pour danser avec Edward. Leurs mouvements paraissaient très naturels. Il n’y avait pas la moindre trace d’atmosphère forcée entre eux.

En revanche, deux personnes étaient très mécontentes de la situation. L’une d’elle était l’Épée-Fantôme. Il était parvenu à persuader Meng d’aller au bal, mais, à présent, en voyant Meng danser joyeusement avec Édouard, il n’était vraiment pas content. Plus particulièrement, comme ils dansaient lentement, les prédictions de Bai Xue Chen se vérifiaient. La vue d’Édouard et de Meng en train de danser mettait l’Épée-Fantôme de mauvais poil ; la vue d’Édouard qui posait sa main sur la taille de Meng frustrait l’Épée-Fantôme ; la vue d’Édouard qui murmurait à l’oreille de Meng faisait rager l’Épée-Fantôme.

Pour résumer le tout en une phrase, il était d’une humeur extrêmement exécrable !

« Voudriez-vous qu’on aille se promener dans le jardin en fleurs ? » lui offrit Édouard.

« Hein ? » Meng était quelque peu incertaine de ce qu’elle devait faire. Ses yeux continuaient de dériver vers l’Épée-Fantôme.

L’Épée-Fantôme était depuis longtemps sur le point d’exploser de colère, et il lui dit presque durement : « Si tu veux y aller, vas-y. Tu ferais mieux de demander à quelqu’un de me tenir pendant que tu seras partie, parce que je n’ai pas envie d’être de trop dans votre couple. »

En entendant la réponse de l’Épée-Fantôme, le visage de Meng sombra. « Oh. Je comprends. » Après qu’elle eût terminé de parler, elle confia réellement l’Épée-Fantôme à un garde et s’en alla dans le jardin en fleurs avec Édouard.

Cette garce ! À cet instant, l’Épée-Fantôme était furieux au point de cracher des flammes.

« Donnez-moi l’épée », résonna la voix d’une jeune femme, remplie de rage et de jalousie.

L’Épée-Fantôme se retourna pour voir. La fille-paon ? Il fronça les sourcils. Qu’est-ce que ce paon peut bien me vouloir ?

Le garde semblait en proie à un dilemme. Il savait que la femme devant lui était la fille d’un duc et n’osait pas lui désobéir. Le garde lui répondit avec précaution : « Demoiselle Marisa, cette épée m’a été confiée par quelqu’un d’autre. Si vous souhaitez avoir une épée, vous pouvez vous en procurer une à l’armurerie… »

« Je veux cette épée ! » cria Marisa sur un ton féroce.

« Mais… »

« Donnez-lui l’épée. »

Le garde se tourna pour regarder le propriétaire de la nouvelle voix. La personne qui avait parlé était le duc Biggs. C’était quelqu’un que le garde n’osait pas défier. Il tendit l’épée à Marisa. L’Épée-Fantôme était sous le choc. Il s’écria : « Qu’est-ce que vous me voulez… Mmph… » Il était incapable de finir de parler ; Marisa lui avait couvert la bouche.

Le duc Biggs envoya le garde ailleurs et dit à Marisa : « Je vais détourner l’attention du prince tout à l’heure. Sers-toi de l’épée pour distraire la fille. Il vaudrait mieux que tu l’enfermes dans les donjons. Le prince n’ira pas la chercher là. »

« Mmph… Meng… Mmmmph ! » L’Épée-Fantôme entendit leur conversation et lutta encore plus désespérément pour se libérer, mais, ne possédant qu’une bouche et des yeux, était complètement impuissant.

1/2 Prince T5C7 : L’Inimaginable Amour d’une Cougar

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½ Prince Volume 5: Un Prince n’Existe Plus

Original novel in Chinese by: 御我 (Yu Wo)


Chapter 7: A Cougar’s Unimaginable Love – traduit du chinois vers l’anglais par Amgine[PR !]
Chapitre 7 : L’Inimaginable Amour d’une Cougar – traduit de l’anglais au français  par Elynor
+ Travail de vérification par Yukomin

« En fait, je voulais savoir : quels sont nos projets suite à l’unification du Continent central ? » Je posai la question à White Bird et aux autres, le visage débordant de curiosité.

En réponse, je reçus de nombreux regards remplis de mépris. White Bird, en particulier, ne put s’empêcher de se plaindre à voix haute : « Il n’y a que vous, Suzerain, pour poser une telle question. Nous travaillons déjà comme des forcenés pour gérer ne serait-ce que la cité en elle-même. »

Je me grattai la tête pensivement. « Mais, je ne fais vraiment pas grand-chose ! C’est très rare que vous me confiez de la paperasse ces derniers temps ! »

« C’est parce que vous les modifiez en écrivant n’importe quoi ! » cria White Bird, sur le point de m’immoler. On dirait que depuis l’instant où j’avais totalement rejeté l’idée d’être traité avec la dignité d’un suzerain, le respect de White Bird à mon égard avait totalement disparu.

Me sentant accusé injustement, je répliquai : « C’est faux, je les ai remplis avec une très grande attention. »

« Vous les avez remplis avec une très grande attention ? Jetez un coup d’œil au document “Projet de renforcement des murs de la cité”. Vous nous avez donné cette réponse-ci : « Sachant que les murs de la cité ont été mis à mal par les flammes en raison de la guerre, et sont maintenant d’un aspect négligé au-delà du croyable, une somme spéciale est attribuée pour repeindre les murs en rose, préférablement, ma couleur favorite. Signé, le Suzerain. »

« Qu’est-ce qui ne va pas avec ça ? » demandais-je, perplexe.

« … » Personne ne prononça le moindre mot. White Bird prit un autre document. « “Déficit de personnel dirigeant” auquel votre réponse a été : “Il n’y a pas assez de gens ? Euh, peut-être qu’il n’y a pas autant de joueurs dans Second Life que ce que je pensais ? Bon, je remédierai à ce problème après avoir consulté un GM. Signé, Prince, le Suzerain”. »

« Oh… C’est vrai. Je n’en ai pas encore parlé avec un GM », réalisai-je en tripotant mes doigts nerveusement. « Mais, vous ne pouvez pas me blâmer d’avoir oublié ça avec toutes les attaques lancées récemment sur les autres cités ! »

White Bird ne me répondit pas, mais réagit de la même façon que les autres : en plissant son front avec un regard de résignation désespérée.

Je me mordis les ongles. C’est rare pour moi de commencer à être accro aux documents ! Je suppliai, désespéré : « White Bird, s’il-te-plaît, donne-moi d’autres documents à signer ! »

« Pas. Question. » refusa White Bird.

Instantanément, j’affichai ma meilleure expression de personne victime d’injustice, complétée par une moue boudeuse et avec même quelques larmes au coin des yeux. Je chuchotai avec réticence : « Pourquoi est-ce que ça se termine comme ça ? J’ai passé tant de temps et fait tellement d’effort à m’occuper de la paperasse sans même recevoir ne serait-ce qu’une once de félicitation, et maintenant plus personne ne veut me confier de paperasse. »

Grand frère Wolf marcha jusqu’à mes côtés et me tapota la tête, comme s’il réconfortait un enfant. Il me parla comme si j’étais un bambin : « Bon garçon, Prince. Aller, va-t’en maintenant, et va jouer dehors de ton côté. Quand nous trouverons quelque chose pour toi, nous t’appellerons. »

« Oh. » Puisque même grand frère Wolf me chassait, je n’avais pas d’autre choix que de me résigner à aller « jouer dehors de mon côté ».

À peine avais-je dépassé les portes de la cité que j’abandonnai rapidement mon air boudeur et commençai à chercher avec qui j’allais bien pouvoir jouer. Est-ce que je devrais aller voir Kenshin et Artic Fox et leur piquer un peu de thé ? Ou aller donner une raclée à quelques monstres ? Ou peut-être que je pourrais aller retrouver l’armée de la Cité de l’Infini et enquêter sur l’attaque de Fermentation de Meatbun ? Je marchai tranquillement en considérant les différentes possibilités.

« Prince ! »

Lolidragon ? Une voix que je n’avais pas entendue depuis longtemps résonna soudainement dans ma tête, me remplissant de joie, tandis que je sondais le ciel en cherchant son origine. Effectivement, je pouvais voir les traces laissées par un tapis volant.

« Lolidragon ! Vous êtes de retour, les gars ! » les interpellai-je bruyamment en agitant joyeusement les mains.

Lolidragon, Heartless Wind et Sunshine sautèrent en bas du tapis volant, mais les deux premiers arboraient une expression grave. Hésitant, je m’enquis : « Qu’est-ce qui ne va pas ? Les résultats de l’enquête sont mauvais à ce point ? »

« Oui, extrêmement mauvais. Nous avons découvert que chaque Suzerain des cinq continents, ceux de l’Est, de l’Ouest et du Sud ont tous été la cible d’assassins. Pire, la Suzeraine Florale du Continent Nord et ses cinq commandants ont tous mystérieusement disparu la semaine dernière. Les citoyens de la Cité des Fleurs sont tous plongés dans la confusion, puisqu’aucun d’entre eux ne peut être contacté », rapporta Lolidragon avec une expression sombre.

« Est-ce que Neurotic et les autres vont bien ? » la questionnai-je, inquiet, en espérant qu’ils n’avaient pas été assassinés.

« Ils vont bien. En fait, les suzerains des quatre autres continents se portent tous à merveille en ce moment », dit Heartless Wind.

« Sauf la suzeraine disparue de la Cité des Fleurs », rétorqua Lolidragon, les lèvres pincées et les sourcils froncés.

Perdu dans mes pensées, je demandai à voix haute : « Donc, le Continent Nord est le plus suspect dans ce cas ? »

Lolidragon et Heartless Wind restèrent silencieux un moment, jusqu’à ce qu’il brise enfin le silence. « C’est ce qu’il semblerait en se basant sur les éléments présents, mais il y a d’autres informations qui ne correspondent pas. Par exemple, comment pourraient-ils abandonner leur propre capitale alors qu’ils ont travaillé si durement à la maintenir pour ensuite rendre public le fait qu’ils aient disparu ? Ce tour du destin est étrange en effet. »

« En plus, selon notre enquête, Fleur du Nord n’est pas quelqu’un qui aurait les ambitions élevées d’unir tout Second Life », ajouta Heartless Wind.

Lolidragon continua son explication : « À mon avis, elle semble plus être le genre de personne à s’inquiéter d’une imperfection sur son visage que de son statut de suzeraine. Elle préférerait se mettre un masque de soin plutôt que d’aller faire la guerre. »

Donc, elle est du genre totalement frivole… Je ne pus m’empêcher de demander avec perplexité : « Si c’est le cas, qu’en est-il réellement de ces assassinats ? »

« Nous ignorons toujours les tenants et les aboutissants, c’est certain, mais nous avons déjà pu parler avec trois des autres suzerains, et ils sont d’accord pour venir en bateau jusqu’au Contient Central ensemble. »

Lolidragon éleva la voix pour accentuer ses propos : « Ça signifie que, dans une semaine, la Cité de l’Infini tiendra la réunion des cinq suzerains. »

Une rencontre des seigneurs, hein ? Je ne pus m’empêcher de me sentir légèrement impressionné. « Quelqu’un qui réussit à unifier un continent tout entier doit être vraiment incroyable, non ? Je me demande à quoi ces chefs ressemblent ? »

« Hum, en théorie, ils sont tous incroyables, mais il y a bien sûr toujours des exceptions », répondit Lolidragon en me jetant un regard furtif.

« Des exceptions ? Quelles exceptions ? » l’interrogeai-je avec curiosité.

Mais, Heartless Wind qui se tenait à côté tenta de réprimer son amusement, et il ne fallut guère de temps avant que les deux éclatent de rire au point d’avoir mal aux côtes. Moi, d’un autre côté, je me contentai de me gratter pensivement la tête, cherchant ce qui était si drôle. Étrange, de quoi rigolent-ils ?

Après qu’ils aient eu fini de rire de leur blague, ils se turent tous les deux d’une façon suspicieuse, une étrange atmosphère les entourant subitement. Je les fixai, toujours dans le flou sur ce qu’il se passait, mais les deux semblaient hésitants à croiser le regard de l’autre. Les questions qui résonnaient dans ma tête n’en finissaient pas de s’entasser.

« Je… Je vais chercher d’autres personnes pour discuter du sujet et avoir plus d’avis sur la question. Plus on a de têtes pour réfléchir, mieux c’est, non ? » La Lolidragon d’ordinaire si calme paraissait inhabituellement troublée, alors qu’elle prononçait ces mots, et fila rapidement sans un regard en arrière.

« Qu’est-ce qui vient de se passer ? » m’enquis-je, soupçonneux, en observant les traces de poussières laissées en suspens par la fuite soudaine de Lolidragon.

« Prince, j’ai quelque chose d’important à te dire », me déclara subitement Heartless Wind qui se tenait toujours à la même place.

Frérot veut discuter de quelque chose avec moi ? Comme c’est rarissime ! « Allons en parler au Restaurant de l’Infini », dis-je en pointant le bâtiment.

Heartless Wind acquiesça, et Sunshine, dont la présence avait été oubliée depuis un moment, sourit faiblement en annonçant : « Dans ce cas, je vais aller rejoindre Fairsky. »

Comme d’habitude, je m’assis dans mon coin préféré et commandai des plats pour nous deux. J’attendis silencieusement que Heartless Wind commence à parler du sujet qu’il souhaitait aborder, mais, après que la nourriture ait été servie, je ne pus attendre plus longtemps et commençai à me remplir la panse.

« Sœurette, je suis amoureux de Lolidragon », me dit-il d’un ton neutre, comme s’il m’annonçait qu’il avait mangé un œuf et des toasts pour son petit-déjeuner, alors qu’il me balançait un message qui pouvait effrayer les dieux et faire pleurer les démons. La situation n’était pas aussi grave que si le président des États-Unis avait accidentellement pressé le bouton qui lançait les missiles nucléaires, apportant des désastres sans fin.

Je me tournai vers lui à vitesse réduite, posant mes baguettes sur le côté ainsi que la bouchée suivante qui était d’ores et déjà dans ma bouche. Plaçant mes mains sur ses épaules, je décrété avec tout le sérieux dont je pouvais faire preuve : « Mon cher frère, il y a une épidémie de grippe en ce moment, et on dirait que tu es déjà affecté assez sérieusement par ça, puisque je constate que tu sembles avoir déjà perdu l’esprit à jamais. Mais, ne t’inquiète pas, ta sœur va immédiatement t’emmener voir le docteur et, après quelques piqûres, tu seras comme neuf. »

Heartless Wind écarta mes mains sans faire de manière et répondit avec irritation : « Mon esprit se porte bien, merci beaucoup. »

L’atmosphère devint lourde et silencieuse pendant quelques minutes. Tout à coup, dans un instant de compréhension, ma main droite se ferma en un poing compact et alla tout droit frapper dans la paume de ma main gauche. « J’ai compris ! Tu dois être tombé amoureux de la magnifique et mystique Lolidragon du roman de Jin Yong1 ! Mon cher frère, elle n’est rien d’autre que le personnage d’un roman et n’existe pas vraiment. Tu devrais simplement abandonner l’idée, et même si c’était possible, Yang Guo et ses Paumes Mélancoliques2 ne sont pas sujets à être traités à la légère. »

« Celle que j’aime est Lolidragon de Second Life, un membre d’Odd Squad, qui travaille avec moi au sein du département des Affaires Étrangères. Est-ce que ça entre enfin dans cet immense crâne inutile qui est le tiens maintenant ? » Les mots de mon frère brisèrent une fois de plus mes illusions.

Mes mains commencèrent à trembler de façon incontrôlable. Je lui demandai avec incrédulité : « Es-tu réellement amoureux de Lolidragon ? Comment c’est possible ? N’avais-tu pas déclaré que tu ne tomberais jamais amoureux de quelqu’un de plus âgé que toi ? Non seulement elle est née avant toi, mais elle paraît vraiment mature également, donc comment… »

« Les chevaux peuvent trébucher et les gens se tromper. C’est un fait avéré qu’une personne puisse tomber amoureuse de quelqu’un qui n’est pas son genre à l’origine. » Heartless Wind haussa les épaules avec désinvolture.

J’étais, pour ainsi dire, sans mot. « Comment as-tu pu tomber amoureux d’elle ? Tu ne la haïssais pas il n’y a pas si longtemps ? »

« Je n’en suis pas non plus très sûr. Ça s’est peut-être produit quand nous enquêtions sur l’assassinat, ou peut-être que c’était avant, quand elle m’a tué à coup de pieds », me répondit-il honnêtement. Il fronça ensuite les sourcils et ajouta : « Il est possible que ce soit même depuis que je l’ai vue à tes côté la première fois hors de la Cité de l’Étoile, ou sinon, quand tu m’as volé Fairsky et Rose, je ne me serais pas autant énervé. Peut-être que la vraie raison de cet énervement était due à ma jalousie envers toi qui étais avec elle. » Finalement, il se mit à rire doucement. « Dans tous les cas, l’amour provient souvent de la haine. »

On dirait que mon frère est vraiment tombé amoureux de Lolidragon…

« Que vas-tu faire ? » le questionnai-je à nouveau. Lolidragon n’est pas une chiffe molle, et je crains que mon frère ne s’enfuie et fasse quelque chose de stupide après avoir eu le cœur brisé, comme laisser échapper le fait que je sois une travestie ou autre chose.

Les mots qu’il prononça ensuite me firent l’effet d’une bombe, pour la deuxième fois. « Je lui ai déjà dévoilée mes sentiments. »

Je restai médusé un moment, la bouche grande ouverte. Pas étonnant que Lolidragon ait agi aussi étrangement un peu plus tôt… Je me forçai finalement à prononcer les deux mots suivant : « Le résultat ? »

« Elle m’a traité d’idiot. » Il haussa à nouveau les épaules.

Je soupirai et lui tapotai le dos. « Il y a plein de poissons dans la mer, donc un petit rejet n’est pas grave. Tu peux facilement trouver mieux. Juste, ne va pas faire quelque chose de stupide du genre révéler ma véritable identité. »

Heartless Wind lâcha un petit rire, avec l’air d’un voyou. « Je ne suis pas du genre à avoir le cœur brisé. »

Pas du genre à avoir le cœur brisé ? Ce n’est pas toi qui as pété un câble, parce que je lui avais volé Rose et Fairsky… ? Je n’osai pas le dire à haute voix. À la place, je lui demandai stupidement : « Mais, elle t’a rejeté, non ? »

Heartless Wind rigola avec un air mystérieux et agita les doigts. « Quand une femme entend une déclaration d’amour et te traite d’idiot en ayant le visage aussi rouge qu’une tomate, ce n’est définitivement pas le signe d’un rejet. »

« Qu’est-ce que ça veut dire d’autre alors ? » m’enquis-je naïvement.

Heartless Wind éclata à nouveau de rire et lança de manière irresponsable un « Tu ne comprendrais pas ! » avant de partir en se pavanant.

Mais, je ne pouvais pas dire s’il s’agissait d’une coïncidence que, dès l’instant où il fut hors de vue, Lolidragon se dirige furieusement vers moi, ou s’ils s’étaient entendus pour venir me voir à tour de rôle pour m’embêter. N’étais-tu pas censée aller demander l’avis d’autres personnes concernant les responsables des tentatives d’assassinat ? Elle me demanda en allant droit au but : « Prince, qu’est-ce que ton frère vient de te dire ? Est-ce que concernait sa déclaration d’amour ? »

« Oui », répondis-je honnêtement.

« Je n’arrive pas à croire que ce voyou soit allé le raconter à tout le monde. Non seulement il crache le morceau à Sunshine, mais en plus il te vend également la mèche. Je paris que ce ne sera pas long avant que le monde entier soit au courant ! » Contenant sa colère avec peine, elle continua : « Cet idiot ferait mieux de ne pas penser que j’ignore qu’il essaie simplement de m’agacer ! »

Je me renfrognai. « Heartless Wind n’essaye pas de t’agacer ; il est tout à fait sérieux. »

Elle me regarda d’un air hébété pendant un moment avant de demander, la voix hésitante : « Il… est sérieux ? Comment c’est possible ? C’est évident qu’il souhaite juste m’énerver. »

Je penchai la tête et réfléchis intensément avant de conclure : « Je crois que mon frère est sérieux. Avant, quand il poursuivait des filles, il ne me disait jamais rien. Pour qu’il m’en fasse part cette fois, c’est qu’il doit vraiment beaucoup t’apprécier. »

Selon les romans d’amour que j’avais lu, quand le personnage principal, une fille, entendait que la confession du prétendant principal était sérieuse, son visage devait virer au rouge, son cœur manquer un battement, et elle devait sembler embarrassée, éventuellement interloquée.

C’est une honte que ce roman ne soit si évidemment pas une histoire d’amour, et Lolidragon certainement pas le personnage principal d’un tel roman. Remplaçant le sentiment d’embarras, une intention meurtrière se dessina sur son visage, et il y avait de forte chance que ce livre vire en roman d’épouvante.

Pour une quelconque raison, Lolidragon, bouillonnant de rage et grinçant des dents, sortit un couteau et se mit à le balancer autour d’elle en hurlant avec violence : « Regarde-moi bien étriper ce bâtard ! »

J’étais stupéfait. Même si elle déteste mon frère, ce n’est pas une raison pour vouloir l’étriper, non ? « Pourquoi veux-tu l’étriper ? »

« Tu ne comprendrais pas. » Lolidragon répéta férocement les mêmes mots que ceux de mon frère avant de s’enfuir de la même manière.

Je me grattai la joue, ne comprenant pas du tout la situation. Les couples normaux aiment porter des habits assortis ou des alliances, mais vous avez tous les deux des actions coordonnées ainsi que la même manière de parler. Même si je ne savais pas vraiment ce que ceux-là prévoyaient, il me semblait que j’avais une bonne idée sur l’identité de ma future belle-sœur.

Je murmurai : « Je ferais mieux de faire gaffe, ou alors, dès que Lolidragon fera partie de la famille, elle risque vraiment de m’arracher la tête par vengeance. »

Notes de bas de page

1 « Lolidragon du roman de Jin Yong » : Il s’agit d’une référence aux livres de la série Le retour du héros chasseur d’aigle de Jin Yong centrés sur les arts martiaux. Il s’agit d’une orpheline abandonnée sur les marches d’un palais et emmenée par une femme à la secte de l’Ancienne Tombe. Elle y est élevée comme disciple et apprend à maîtriser les arts martiaux de la secte. N’ayant jamais quitté le tombeau, elle grandit pour devenir une beauté innocente, mais est froide au point d’être insociable et sans émotions. La Lolidragon dans ½ Prince est probablement un nom emprunté au roman de Jin Yong.

2« Yang Guo et ses Paumes Mélancoliques » : Yang Guo était l’unique disciple de Lolidragon, et ils sont tombés amoureux, mais les relations maître-apprenti étaient un tabou en ces temps. Suite aux disputes avec leurs pairs et aux quiproquos, ils se retrouvèrent séparés pendant seize ans avant d’être réunis à la fin du roman. Pendant ce temps, Yang Guo apprend le Kung Fu auprès de divers maîtres. Ses Paumes Mélancoliques sont une technique hybride qu’il a développée en incorporant des éléments en provenance de ses divers maîtres.

La Légende du Chevalier du Soleil T4C7 : Choisis Tes Compagnons Pour Tuer Un Dragon

La Légende du Chevalier du Soleil Tome 4 – Tuer un Dragon

Roman d’origine en chinois par : (Yu Wo)


Chapter 7: Choose Your Companions for Slaying a Dragon – traduit du chinois vers l’anglais par ErodingPersona[PR!]
Chapitre 7 : Choisis Tes Compagnons Pour Tuer Un Dragon – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Comme je reprenais graduellement connaissance, je songeai à ouvrir les yeux, mais m’arrêtai net.

Pourquoi devrais-je ouvrir les yeux ? Je suis aveugle, je n’ai aucune raison de les ouvrir physiquement.

Les images dans ma tête devinrent plus nettes… Cependant, elles cessèrent tout à coup de devenir plus claires. Ma vue était toujours très floue, pas du tout comme elle était censée être auparavant.

J’ouvris les yeux en pensant qu’ils pourraient en fait servir à quelque chose, mais, même après m’être exécuté, les images autour de moi demeuraient toujours aussi floues et inchangées.

Je restai étonné, légèrement confus quant à pourquoi cela se produisait, jusqu’à ce que je me rendisse compte que l’élément des ténèbres autour de moi interférait avec ma capacité à sentir les autres éléments, provoquant le manque de netteté des images dans ma tête.

Ça n’a absolument rien à voir avec le fait d’ouvrir les yeux !

J’arrachai un morceau de tissu de mon vêtement et me mis à l’enrouler autour de ma tête pour couvrir mes yeux.

Après, je me levai et rugis à l’intention de ce qui se dissimulait dans les alentours : « Scarlet, où es-tu ? Cesse de te cacher. Je ne te fais pas confiance, je ne fais pas confiance à Ecilan, et je ne fais pas confiance à Sybil. Je ne fais confiance à personne ! »

« C’est très bien ! »

Cette fois, je ne fus pas pris au dépourvu. Je pensai à me retourner lentement et à faire face à la fillette derrière moi, mais m’arrêtai encore une fois. Le mouvement aurait été aussi inutile que d’ouvrir les yeux.

Je l’avais déjà « vue », donc je n’avais pas besoin de lui faire face. Elle avait l’air exactement comme avant, une petite fille, quoique à présent je doutasse fortement qu’elle en fût réellement une.

« Tu deviens de plus en plus comme tu aurais dû l’être. As-tu commencé à retrouver la mémoire ? » s’enquit Scarlet en se moquant.

Je tressaillis et me retournai par réflexe, en lâchant : « De quoi parles-tu ? »

« Ah ! Il semblerait que ce ne soit pas encore tout à fait le cas. » Scarlet, par contre, sourit et me questionna : « En vérité, tu n’as pas vraiment besoin de te retourner pour me voir, n’est-ce pas ? »

En entendant cela, ma fureur regrimpa, et je ne pus me retenir de hurler : « Ne change pas de sujet ! Scarlet, que diable entends-tu par-là ? Cesse de jouer aux devinettes avec moi, et ne disparais plus ! »

« Je n’y peux rien. Ils ont détruit mon corps, et maintenant je n’ai plus de forme, alors j’ai dû attendre un très long moment avant de pouvoir réapparaître devant toi ! »

Quoi ? Stupéfait, je lui demandai avec confusion : « Qui sont ces “ils” ? »

« Qui autre ? » Scarlet rit sous cape. « Qui autre que les personnes qui viennent tout juste d’essayer de te mentir ? »

« Le Chevalier de Flamme ? » m’étonnai-je. Puis, je restai silencieux pendant un instant avant de répondre avec une totale confiance : « Non, tu veux parler de l’Église du Dieu de la Lumière, n’est-ce pas ? »

« Bingo ! » Scarlet acquiesça d’un signe de tête, satisfaite, et ajouta avec un sourire : « Toutefois, pour être plus exacte, c’est du Chevalier du Soleil dont il s’agit. »

Le Chevalier du Soleil essaie de me duper ? J’hésitai, et pourtant je ne parvins pas à me retenir de la contredire : « Mais, Ecilan a dit que c’est moi le Chevalier du Soleil… »

Scarlet renifla avec dédain et éclata de rire. Le tintement de son rire résonna comme une clochette en argent pendant un bon bout de temps, jusqu’à ce qu’elle secouât la tête et répliquât : « Grisia, tu crois vraiment qu’il dit la vérité ? Tu es rempli de l’élément des ténèbres, tu pratiques la nécromancie, tu ne sais pas manier l’épée, et tu es tout sauf un bon cavalier… Même si tu as perdu la mémoire, tu ne peux pas réellement t’imaginer que tu es le Chevalier du Soleil, n’est-ce pas ? Tu ne remplis même pas les plus simples exigences pour être un chevalier ! »

« Je… » Je restai bouche-bée. C’est vrai ! À quoi diable m’attendais-je ?

Scarlet poussa soudainement un cri : « Oh non, je dois de nouveau m’en aller. Grisia, souviens-toi, ne fais confiance à personne. Sers-toi d’eux, mais ne leur fais pas confiance. »

Mon cœur sombra, et je lui demandai sèchement : « Même à toi ? »

« Oui, même à moi. »

Scarlet hocha la tête, puis déclara : « Décide par toi-même si tu veux suivre mes instructions ou non. À présent, je te préviens, tu es déjà arrivé à la destination désirée, soit l’entrée du plus grand territoire des ténèbres du Royaume de l’Orchidée Lunaire : la Vallée de Trizer. L’objet que tu as perdu se trouve dans la partie la plus reculée de la vallée. Va le récupérer. Après, tu connaîtras l’entière vérité. »

La Valley de Trizer… C’était bien l’endroit où je voulais aller. J’avais à l’origine planifié d’attirer le Chevalier de Flamme ici, mais il ne m’aurait jamais traversé l’esprit que l’« objet » que j’avais perdu s’y trouverait également.

Bien que j’eusse intentionnellement suivi les instructions de me diriger vers le Nord-Est, telles que me les avait données Scarlet, je n’aurais jamais imaginé que mon choix serait exact au point de trouver l’endroit dont Scarlet m’avait parlé.

Malgré le fait que j’éprouvasse encore l’envie de poser de nombreuses questions, la silhouette de Scarlet s’estompait déjà. Remarquant cela, je me hâtai de lui demander : « Tu ne viens pas avec moi ? Dans ce cas, au moins, dis-moi, quel est cet objet que j’ai perdu ? »

« Tu le sauras… quand tu le verras, parce qu’il t’appartenait à l’origine. »

Alors que la silhouette de Scarlet se dissipait, sa voix devint de moins en moins distincte, comme si elle s’éloignait au gré du vent…

« Exactement de la même manière que tu savais que cette licorne t’appartenait également. »

Avant de disparaître, elle tendit la main et pointa l’un des coins. J’étendis ma capacité à sentir les éléments jusqu’à l’emplacement désigné et découvris sans surprise que l’endroit précédemment vacant était soudainement occupé par la licorne. Même Ecilan était toujours attaché sur son dos, mais ses yeux demeuraient fermement clos. Il n’avait pas l’air d’avoir repris connaissance.

Même après que la silhouette de Scarlet se fût complètement effacée, je me tins au même endroit avec le regard dans le vague jusqu’à ce que je me souvinsse que j’avais été blessé par une épée. Si je ne me dépêche pas de me soigner, je risque de mourir d’une perte de sang excessive… Hein !?

Où est passée ma blessure ?

Il n’y avait pas la moindre égratignure sur mon torse, ou même la moindre tache de sang. Si ce n’avait pas été dû au fait qu’il y avait une si grande déchirure dans ma chemise, j’aurais peut-être même douté d’avoir réellement été blessé.

Scarlet est-elle celle qui m’a soigné ? Dans ce cas, je ne commettrais pas une erreur en suivant ses instructions, n’est-ce pas ?

Mon esprit était embrouillé. Je n’avais absolument aucune idée de qui me mentait et de qui me disait la vérité, mais au moins, jusqu’à présent, Scarlet ne m’avait jamais fait le moindre mal. Elle m’avait apporté la licorne, m’avait offert Un Guide Complet de Sortilèges, m’avait sauvé des griffes de Chikus du Brazier, et m’avait même guéri ; qui plus est, elle m’avait également ramené la licorne et mon otage.

De ma main, j’attirai l’attention de la licorne qui s’empressa avec joie d’approcher et de me la lécher. Je donnai une claque sur sa tête du dos de ma main.

« Tu aimes tant me lécher, me prendrais-tu donc pour de la nourriture… »

Attendez une minute !

En parlant de se nourrir, que mange une licorne pour se sustenter ? Comment se fait-il que je ne croie pas l’avoir déjà vue manger quoi que ce soit ? Je fixai la licorne avec doute. Elle persistait à rester le plus près possible de ma main, en la léchant continuellement pour montrer son affection.

Elle ne se nourrit pas d’humains, j’espère ?

Quand je rétractai automatiquement ma main, la licorne se mit à hennir de mécontentement. Je la frappai de nouveau sur la tête. Une fois que la licorne eut poussé une plainte avec consternation, elle baissa la tête jusqu’à ce qu’elle touchât presque le sol.

À cette vue, mon cœur s’adoucit. Après tout, elle s’était montrée très docile pendant tout ce temps. La laisser me lécher la main un peu ne posait pas de problème… tant qu’elle n’essayait pas de me manger.

« Mais, bon, tu me lèches tout le temps. Tu ne m’as jamais mordu non plus, alors tu ne manges sans doute pas les humains, n’est-ce pas ? »

Je tendis la main avec hésitation. Le cheval leva instantanément la tête et recommença à me lécher la main. Que diable y a-t-il sur ma main qui soit si bon à lécher ?

Même si elle se nourrissait de « ma sueur », toute ma sueur se serait dissipée au bout de deux coups de langue. Hormis la salive de la bête, il ne restait assurément rien d’autre sur ma main… Une minute !

Ne me dîtes pas que… Je rassemblai avec doute un peu de l’élément sacré sur ma main. Mon corps attire naturellement une petite quantité de lumière sacrée. S’il reste quoi que ce soit sur ma main, il ne peut s’agir que de ça.

Une fois que j’eus terminé de rassembler l’élément, je me mis à observer les mouvements de la licorne. La bête était en fait si excitée qu’elle reniflait et donnait des coups de sabots, ses deux yeux brillant de désir… Pardon ? Je ne peux pas voir les couleurs, alors comment suis-je capable de voir que ses yeux brillent de désir ?

Si un cheval avait ouvert ses yeux encore plus gros que des pêches et que de la salive lui coulait le long du visage, alors je n’avais pas besoin d’être capable de voir les couleurs pour savoir que ses yeux devaient briller encore plus que ma lumière sacrée.

Par la suite, je tendis l’une de mes mains, laissai reposer mon menton sur l’autre, et m’assis par terre, laissant à contrecœur la licorne prendre son « repas ».

« Ainsi, tu me traitais vraiment comme ta nourriture pendant tout ce temps. Pas étonnant que tu aimes me lécher à ce point, petit glouton. »

Bien que je l’eusse traité de glouton, je rassemblai encore plus de l’élément sacré, laissant la licorne me lécher tout son soûl.

Après tout, ce cheval pervers et glouton était mon seul compagnon pour l’instant. Je me forçai à sourire, jetai un regard à la licorne, et marmonnai : « Dis-moi, je devrais vraiment te donner un nom, puisque tu es mon compagnon. »

En entendant cela, la licorne cessa de lécher sa nourriture, leva la tête, et hennit avec urgence.

« Tu veux un nom à ce point ? Très bien, laisse-moi y penser. Comment devrais-je t’appeler ? » Je fronçai les sourcils et commençai à réfléchir.

À ma question, la licorne utilisa sa tête pour me pousser un peu, et elle me mordit gentiment la main. Elle continuait à répéter les actions de me pousser et de me mordre la main.

« Ma main ? » m’enquis-je avec confusion.

Elle secoua la tête vigoureusement, s’arrêta un instant, et se mit à rassembler une quantité massive de lumière sacrée sur son corps à la place.

Comprenant en quelque sorte, je demandai : « La lumière ? »

La licorne fit basculer son long cou de haut en bas avec énergie. Elle se servit ensuite de la corne sur sa tête pour me toucher doucement, et puis continua de répéter la même action.

« Ta corne ? » la questionnai-je avec hésitation.

La licorne hocha la tête vigoureusement. Après avoir acquiescé, elle me fixa du regard avec beaucoup d’anticipation. Ne me questionnez pas non plus sur comment je peux être aveugle et quand même être capable de voir quelque chose comme de l’anticipation.

Si un cheval hennissait continuellement huit octaves plus hautes que la normale, avait des yeux plus gros que des pêches et ne cessait de frotter ses sabots sur le sol en direction de quelqu’un en particulier, seule une personne aveugle, sourde, et qui aurait perdu tout sens du toucher serait incapable de percevoir à quel point celui-ci anticipait ma réponse.

Je me sentis désolé pour Ecilan qui était toujours harnaché sur son dos. Il devait assurément dormir d’un sommeil très précaire.

« Ne fonce pas sur moi. Laisse-moi réfléchir… lumière et corne… Lumière et corne ! »

Une chose me traversa l’esprit, et je m’écriai : « J’ai compris, tu t’appelles… »

La licorne cessa tout mouvement et me fixa de ses grands yeux, n’osant même pas faire de bruit en reniflant.

« Blanchâtre ! »

« … »

C’est la première fois que je vois une licorne s’effondrer.

« La lumière et ta corne ne sont-elles pas toutes les deux blanches ? Elles devraient l’être, non ? Du moins, c’est ce que ma culture générale m’indique. Puisque tu as pointé la lumière et ta corne, et qu’elles sont toutes les deux de couleur blanche, tu dois t’appeler Blanchâtre. Pourquoi diable causes-tu donc tout ce raffut ? »

J’assenai avec mécontentement une claque sur la tête de Blanchâtre et le réprimandai : « Même si tu as désormais un nom, tu n’as pas besoin de sauter partout aussi joyeusement. Continue à faire du bruit et tu n’auras rien à dîner ce soir ! »

Blanchâtre n’osa plus sauter partout, mais émit des gémissements. Cette fois-ci, je ne l’en empêchai pas. Comme l’entrée de la vallée était si étrangement calme, faire un peu de bruit ne posait pas de problème.

Après avoir donné un nom à Blanchâtre, j’observai les environs. À ma gauche et à ma droite, il y avait des falaises. C’était uniquement droit devant moi qu’on retrouvait un territoire plat et flou, la raison du manque de netteté étant la super densité de l’élément des ténèbres qui était présent.

Devant moi devrait se trouver la Vallée de Trizer. Devrais-je me diriger vers elle ? Ou devrais-je partir, prendre Blanchâtre ainsi que le Chevalier de Glace avec moi et continuer de me faire poursuivre par des gens ?

Je me forçai à sourire.

En fait, je n’ai pas le choix.

À moins que je ne souhaitasse continuer à vivre comme un amnésique, fuyant les gens qui pourraient chercher à me tuer, je n’avais absolument pas d’autre choix que de suivre les instructions de Scarlet…

« Grisia ! »

Sursautant, j’étendis ma capacité à sentir les éléments et remarquai que l’appel provenait de Woodrow et des autres qui étaient arrivés avant moi. Ils surgirent de la vallée, en courant tout naturellement vers l’endroit où je me tenais.

Iacchi était le plus rapide. Il fut le premier à me rejoindre et me flanqua immédiatement une claque sur le dos, très fort. Alors que je me retournais douloureusement pour lui faire face, il émit brusquement un hurlement aussi puissant qu’un gong : « Grisia, qu’est-il arrivé à tes yeux ? »

Lorsqu’Igor et Woodrow m’eurent tous les deux rejoints, ils gardèrent leur regard rivé sur mes yeux avec surprise.

Je me rappelai alors que mes yeux étaient toujours bandés par un bout de tissu. Je le retirai tout de suite et les rassurai : « Rien, mes yeux me font juste un peu mal, alors je les ai bandés en attendant. »

« Ils sont déjà complètement guéris, pas vrai ? Ne nous fais plus peur comme ça. » Igor saisit ma tête entre ses deux mains et me fixa implacablement droit dans les yeux, comme s’il s’attendait à leur trouver une sorte de maladie incurable en les examinant.

Woodrow me suggéra avec inquiétude : « Est-ce que tu veux d’abord aller consulter un docteur pour les soigner ? Il se pourrait que tu sois tombé malade. »

« Impossible, tes sorts de soin ne font pas l’affaire ? » Iacchi laissa paraître une expression d’incrédulité.

« Les sorts de soin d’un guérisseur n’englobent pas tout. S’il s’agit d’une maladie ordinaire, ils n’auront pas tant d’effet. » Woodrow expliqua plus en profondeur, et ensuite se tourna vers moi pour demander : « Grisia, tu as sans doute essayé un sort de soin pour guérir tes yeux, et tu as remarqué que ça n’avait pas fonctionné, n’est-ce pas ? »

Je… Je ne pus qu’acquiescer d’un signe de tête.

« Oh non, il se pourrait vraiment que tu sois tombé malade », déclara Woodrow avec inquiétude, tout en posant une main sur mon front.

« Comment va-t-il ? Il n’y a rien qui cloche avec Grisia, n’est-ce pas ? » l’interrogea anxieusement Igor.

« Je ne crois pas qu’il ait de la fièvre. »

J’étendis mes sens pour examiner minutieusement leurs expressions. Ils semblaient tous arborer un air inquiet, et aucun d’entre eux n’affichait d’air inhabituel.

« Nous devrions emmener Grisia consulter un guérisseur… »

Comment pourrais-je laisser une telle chose se produire ? Il faut absolument que je retrouve l’objet que j’ai perdu ! Je m’empressai de refuser : « Non, c’est inutile. Le Chevalier de Flamme risque bientôt de nous rattraper, et je vais réellement mieux à présent. »

« Vraiment ? » me demanda Woodrow avec doute.

« Si tu ne te sens pas bien, ne te force pas trop », répliqua Igor d’une voix forte.

Ne fais confiance à personne.

Je ressentis subitement un douloureux pincement au cœur et me forçai à répondre : « Vraiment, tout va bien. »

Iacchi me donna une claque dans le dos et m’assura : « Dans ce cas, c’est parfait. Ce serait terrible si nous devions terminer cette aventure au prix de tes yeux. Ça n’en vaudrait pas le coup du tout. »

« C’est vrai, j’ai oublié de te féliciter. Tu as fait du bon travail ! » Woodrow me tapota l’épaule. Son tapotement était définitivement plus doux que celui d’Iacchi. Ce dernier me dit également : « Bien joué. »

Igor s’exclama : « J’ai beaucoup d’admiration pour toi, Grisia. Tu es parvenu à échapper au Chevalier de Flamme. Tu as énormément de talent… »

Sybil et Yuna m’ont trahi.

« Qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi ne dis-tu rien ? » me demanda Iacchi, perplexe.

« Se pourrait-il que tes yeux te fassent de nouveau mal ? »

« Est-ce qu’ils te font encore mal ? » me questionna Igor, inquiet. « Si c’est le cas, nous devrions faire comme Woodrow a dit et aller les faire soigner. »

Sybil a même tiré une flèche sur moi.

« Grisia ? »

« Ce n’est rien… Vraiment, je vais bien… » J’affichai un sourire éclatant et dis : « Je me sens juste un peu fatigué. Tant que nous nous déplacerons lentement, je m’en sortirai. Nous devrions nous mettre en route. Nous serions dans de beaux draps si le Chevalier de Flamme nous rattrapait. »

Tout le monde hocha la tête.

 

Pendant notre route, Igor et Iacchi furent avertis par Woodrow de ne pas faire de sottises, sinon ils risquaient de me déranger alors que je me reposais, ainsi ils se montrèrent tous les deux très dociles. Ensuite, pendant que nous marchions, Woodrow me décrivit l’état actuel de la Vallée de Trizer, en baissant même la voix, me traitant comme si j’étais somnambule et qu’il avait peur de me réveiller !

« Depuis que nous avons atteint la Vallée de Trizer, nous avons suivi ton plan, en montant d’abord le campement aux frontières de la vallée, mais nous avons découvert quelque chose d’étrange. »

« Qu’y a-t-il d’étrange ? » Écouter ses chuchotements m’avait à moitié endormi. Quelque chose a enfin attiré mon attention.

Indécis, Woodrow fronça les sourcils et révéla : « La Valée de Trizer a toujours été l’un des trois plus grands territoires des ténèbres du Royaume de l’Orchidée Lunaire. Elle devrait regorger de créatures des ténèbres et de monstres démoniaques, mais nous avons découvert une zone où il n’y a absolument aucun mort-vivant. »

Iacchi, qui devait s’ennuyer à mourir, s’interposa sur-le-champ : « Pendant que nous t’attendions, nous avons songé à aller y jeter un coup d’œil, mais… Héhé, malgré le fait que nous n’ayons pas trouvé de créatures des ténèbres, il y avait quand même des bêtes féroces ! Alors, nous n’y sommes pas vraiment allés… »

Absolument aucune trace de créatures des ténèbres… Cette anormalité me donna une impression de déjà-vu. Il se pourrait qu’il y eût un lien avec l’objet dont Scarlet m’avait parlé. Je ne pus me retenir de formuler mon désir : « Allons jeter un coup d’œil ! »

Stupéfait, Woodrow répliqua avec hésitation : « Mais, nous avons toujours un Chevalier de Glace inconscient sur les bras. N’est-ce pas une mauvaise idée ? »

« Ne t’inquiète pas, il ne se réveillera pas de sitôt. » Je déclarai avec indifférence : « Traitez-le comme faisant partie intégrante de la selle de Blanchâtre. »

« …Blanchâtre ? Qui est Blanchâtre ? » Woodrow, Iacchi et Igor arboraient tous un air perplexe sur le visage. Ils ne semblaient pas comprendre de qui je parlais.

Je répondis avec irritation : « À part la licorne, qui d’autre ici peut porter une selle ? »

Les yeux de tout le monde s’ouvrirent en grand, et après un certain temps Iacchi s’écria : « Tu as nommé une licorne Blanchâtre ? »

Je le niai sur-le-champ. « Non, c’est la licorne qui voulait ce nom. »

La licorne commença immédiatement à hennir bruyamment et à frapper le sol de ses sabots, en se cabrant même à l’occasion… Malheureux Ecilan ! Forcément, il ne pouvait qu’être en train de faire des cauchemars.

« … En es-tu sûr ? »

Je hochai la tête. « Oui, il me l’a montré en faisant des signes. »

« Depuis quand est-ce que les licornes ont des mains… » s’étonna Igor, l’air hébété.

« Il a pointé ma main et a brandi sa corne. » J’affirmai avec confiance : « Réfléchissez bien ! La lumière sacrée sur ma main est blanche, non ? Et la corne de la licorne est également blanche, pas vrai ? »

Ils acquiescèrent tous les trois de la tête. Je me sentis ravi. Par chance, je ne m’étais pas trompé en devinant.

« Il n’y a donc rien de mal à l’appeler Blanchâtre, n’est-ce pas ? »

« C’est vrai, quand tu le dis de cette façon ! Donc, son nom doit vraiment être Blanchâtre. »

Igor fut le premier à hocher la tête et à se mettre d’accord avec moi. Iacchi haussa les épaules et donna l’impression de ne pas se soucier de quel pourrait être le vrai nom de la licorne. Woodrow, toutefois, hésita un peu avant d’acquiescer.

La licorne hennit encore plus fort… Il est vraiment très excité ! Avoir un nom est-il vraiment merveilleux à ce point ?

À cet instant-là, Woodrow ne put s’empêcher de murmurer : « Mais, tu ne crois pas qu’il aurait aussi pu avoir fait référence à “Corne de la Lumière Sacrée ” ou quelque chose comme ça ? »

La licorne se mit tout à coup à hennir encore plus et à frapper le sol très fort de ses sabots.

« Tu es trop bruyant ! Si tu fais encore du tapage, tu ne recevras rien à dîner ! » hurlai-je à l’intention de Blanchâtre. Puis, je tournai la tête et rétorquai : « Ne trouves-tu pas étrange qu’un cheval possède un vocabulaire aussi sophistiqué ? Sans parler d’à quel point “Corne de la Lumière Sacrée” est terriblement long à prononcer. Blanchâtre n’est-il pas un nom plus aisé à prononcer et à comprendre ? »

Woodrow n’eut pas d’autre choix que de se ranger de mon côté : « C’est… C’est vrai. Il doit s’appeler Blanchâtre alors. »

J’acquiesçai d’un air détaché.

À cela, la licorne baissa la tête. Igor tendit la main pour la caresser et dit : « Blanchâtre est un nom qui ne sonne pas si mal. C’est définitivement moins long à prononcer que “Corne de la Lumière Sacré ”… Ah ! Tu m’as mordu, lâche-moi ! Tu me fais mal ! »

« Très bien, mettons-nous en route ! Blanchâtre, lâche la paume d’Igor… Je veux dire, lâche tout son bras. »

Par la suite, nous nous enfonçâmes encore plus profondément dans la vallée et fîmes halte assez aisément. Quelques sortes de créatures des ténèbres, plus particulièrement les morts-vivants, devenaient aussi nombreuses que de la mauvaise herbe sur une plaine. Nous avancions de deux pas, et une foule d’entre elles se précipitaient sur nous. Au début, Igor et Iacchi attaquèrent les créatures des ténèbres de bas niveau comme s’ils jouaient à un jeu, allant même jusqu’à faire une compétition du nombre de morts-vivants qu’ils achevaient.

Cependant, au fur et à mesure que nous continuions à marcher, nous commençâmes tous à remarquer quelque chose d’étrange. Peu importe combien nous en tuions, le nombre de créatures des ténèbres ne baissait pas, mais augmentait à la place. Même certains morts-vivants de bas niveau, qui auraient dû s’être enfuis après que l’un des leurs se soit fait massacrer, se jetèrent sur nous et nous attaquèrent par derrière.

Finalement, comparés aux cinq personnes et au cheval dans notre camp, les morts-vivants du camp opposé ressemblaient à une armée.

« Vite, dépêchez-vous de vous replier ! » s’écria Iacchi.

« Que se passe-t-il ? » Woodrow resta bouche-bée et poussa un cri de stupeur inhabituel à son caractère : « Quand nous sommes venus plus tôt, il n’y avait pas autant de créatures des ténèbres ! »

Tout de suite, Igor le guerrier brandit consciencieusement son épée… Bien que la pointe de sa lame tremblât suffisamment pour lui donner la forme d’un V.

« C’est probablement parce que Blanchâtre, Ecilan et moi sommes tous présents », réalisai-je.

« Nos corps sont remplis de lumière sacrée. Aux yeux de ces morts-vivants remplis de l’élément des ténèbres, nous sommes probablement aussi voyant qu’un immense feu de camp. Aussi, malgré le fait que ceux-ci devraient craindre l’élément sacré, nous avons envahi leur camp de base. Il y a de fortes chances pour que leur fureur l’ait emporté sur leur peur, et donc c’est pourquoi ils se regroupent pour nous attaquer. »

« E-Et maintenant, que sommes-nous censés faire ? » La voix d’Igor le guerrier, qui se tenait à l’avant du groupe, tremblait tellement qu’elle sonnait comme s’il était sur le point de se mettre à pleurer.

« Ne t’inquiète pas. » Je souris légèrement et ajoutai : « Tant que nous nous transformons en créatures des ténèbres, il n’y aura pas de problèmes. Celles-ci n’attaqueront pas l’un des leurs. »

« Nous transformer en créatures des ténèbres ? » Iacchi s’écria sur-le-champ d’un ton étrange : « Qui veut se transformer en l’une d’elle ! Il vaudrait mieux être mort plutôt que de s’accrocher à une existence contre-nature ! Je n’ai pas envie de mourir si jeune ! »

« Ne panique pas autant », rétorquai-je avec irritation. « Tu ne veux pas mourir. Crois-tu que j’en aie envie ? »

« Dans ce cas, qu’as-tu l’intention de faire… »

« Quel que soit ton plan, dépêche-toi ! Ils foncent déjà droit sur nous ! »

Iacchi n’avait même pas eu le temps de terminer sa question, lorsqu’Igor lui coupa la parole. En entendant le cri d’alarme d’Igor, Iacchi et Woodrow assumèrent automatiquement leur position de combat. Iacchi dégaina une dague et se tint derrière Igor. Woodrow, quant à lui, se transforma en panthère et alla se tenir à côté du guerrier du groupe.

Leur réaction me surprit. Ils font face à un si grand nombre de créatures des abysses, et pourtant ils ont encore envie de se battre ? Peut-être que je les ai trop sous-estimés.

Cependant, malgré tout, je n’avais aucune envie de me battre contre une armée toute entière.

Je dispersai plus de la moitié de la lumière sacrée entourant mon corps et me mis à rassembler l’élément des ténèbres. C’était encore plus facile que de rassembler de la lumière sacrée. L’élément des ténèbres ici était si dense que mes alentours étaient brumeux et rendaient me vue floue depuis le début. Je tendis simplement les mains. Sur-le-champ, celles-ci formèrent une énorme boule de l’élément des ténèbres si épaisse qu’elle pourrait servir de ballon de jeu.

Par la suite, j’enrobai tout le monde avec l’élément des ténèbres que j’avais rassemblé.

Sous le nuage de ténèbres, les morts-vivants cessèrent immédiatement de nous foncer dessus. Ils agirent comme s’ils avaient perdu de vue leur cible. Après avoir stupidement fixé l’endroit pendant un moment, ils commencèrent à nous chercher sans détecter quoi que ce soit. Après un certain temps, ils se dispersèrent. Certains nous dépassèrent même en flottant devant nous, mais aucun ne se donna la peine de nous accorder le moindre regard.

En constatant ceci, le trio terrifié à l’origine se calma et rengaina leurs armes. Même Woodrow retourna à sa forme humaine.

« C’est donc ce que tu avais voulu dire. Tu aurais dû t’expliquer plus tôt ! » Iacchi proclama bruyamment : « Explique mieux les choses la prochaine fois ! Nous transformer en créatures des ténèbres… Tu voulais nous faire mourir de peur ou quoi !? »

« Grisia, j’ai envie de te massacrer à coups de poing ! »

Fidèle à sa parole, après avoir rengainé son épée, Igor se précipita vers moi pour m’attraper, coinça ma tête entre ses bras et leva son poing… Je fus réellement inquiet pendant une seconde, songeant qu’il allait véritablement me donner un coup de poing, mais au lieu de cela il plaça son poing au sommet de ma tête et se mit alors à la frotter de l’arrière à l’avant sans s’arrêter.

« Hahaha ! Tu me chatouilles ! » J’avais envie de me gratter et je riais, tandis que je m’objectais avec véhémence : « C’est toi qui as mal compris. Je n’y suis pour rien ! »

« Petit farceur… » Entendant mes mots, Iacchi se mit également à me frotter la tête avec son poing.

Sur le côté, Woodrow secoua la tête avec une expression de totale impuissance sur son visage, comme il observait nos enfantillages.

Après m’être amusé quelques secondes, je repoussai Igor et déclarai avec indifférence : « Tu es réveillé, Chevalier de Glace ? »

Tout le monde cessa de jouer et tourna la tête pour regarder celui qui était attaché sur le dos de Blanchâtre. Ecilan avait réellement ouvert les yeux. Il demeura silencieux pendant un moment. Seules ses pupilles remuèrent de gauche à droite, comme s’il observait les alentours. Enfin, il murmura doucement : « Comment ai-je pu m’évanouir comme ça… »

Scarlet est probablement la responsable… Néanmoins, j’aurais pensé qu’elle aurait fait en sorte qu’il reste dans un état comateux jusqu’à la fin, juste au cas où il recommencerait à me mentir. Je n’aurais jamais songé que Scarlet le laisserait agir comme bon lui semble.

Ecilan se tourna pour me regarder et demanda à voix basse : « Blaze va-t-il bien ? »

« Oui. » Je ricanai et ne pus m’empêcher de me moquer en ajoutant : « Il est tellement en parfaite santé qu’il m’a presque tranché en deux. »

En entendant ceci, Ecilan s’enquit avec surprise : « Il ne savait pas que la personne qu’il attaquait était toi, n’est-ce pas ? »

« Il le savait », annonçai-je calmement. « Il a aussi affirmé que je n’étais absolument pas le Chevalier du Soleil. »

Ecilan cligna des yeux, le visage plein de confusion.

Woodrow me questionna vivement : « Que veux-tu dire par le Chevalier du Soleil ? »

J’hésitai, mais expliquai tout de même : « Rien. Pour s’échapper, Ecilan m’a menti en affirmant que j’étais le Chevalier du Soleil. Il voulait que je parte avec lui. »

« Toi, le Chevalier du Soleil ? » Iacchi ouvrit grand la bouche.

Nous nous bouchâmes les oreilles à l’unisson.

« Comment ça pourrait être possible~~ HAHAHA ! C’est si drôle que j’en ai mal à l’estomac ! » Iacchi rit en disant : « Si Grisia est le Chevalier du Soleil, dans ce cas, moi, je suis le pape ! »

Pauvre Ecilan… Étant donné qu’il était attaché comme un poulet, il était dans l’incapacité de se couvrir les oreilles et ne pouvait que souffrir à travers le rire explosif d’Iacchi. Malheureusement, bien que nous éprouvâmes de la sympathie à son égard, aucun de nous ne possédait de mains en surplus pour l’aider à bloquer le son.

Finalement, l’éclat de rire assourdissant d’Iacchi cessa, et ce fut uniquement à ce moment-là que nous baissâmes tous les trois nos mains. Je lançai deux sorts de guérison sur les oreilles d’Ecilan avec sympathie. L’expression de ce dernier montrait qu’il était probablement sur le point de s’évanouir encore une fois.

Woodrow murmura très bas : « Heureusement que l’ouïe des créatures des ténèbres n’est pas particulièrement bonne. Sinon, toutes celles qui se trouvent dans la vallée auraient été attirées par le vacarme. »

« Pauvre chose ! » Je frottai la tête d’Ecilan avec sympathie, et en même temps j’en profitai pour le décoiffer afin de le rendre moins attirant.

Ecilan me fixa froidement du regard.

Je ne savais pas pourquoi, mais, après m’être fait fusiller du regard par lui, je sentis subitement que quelque chose clochait. Je changeai immédiatement de sujet. « Ecilan, puisque tu affirmes me connaître, examine-moi bien. Te semble-t-il que quelque chose manque sur moi ? »

Contre toute attente, il répondit sans la moindre hésitation : « Il manque de nombreuses choses. »

« Je veux dire, est-ce que des objets très importants ont disparu ? » J’expliquai plus en profondeur : « Quelque chose que je garde toujours sur moi, sans jamais l’enlever, mais qui n’est plus là à présent ? »

Ecilan m’examina avec sérieux. Après un certain temps, il acquiesça d’un signe de tête et annonça : « Il te manque effectivement quelque chose. »

« Que manque-t-il ? » demandai-je avec agitation. Je vais enfin savoir ce que j’ai perdu.

« Il te manque… »

Chacun d’entre nous écouta attentivement la réponse.

Ecilan compléta avec un total sérieux : « Il te manque un petit sac sur lequel est brodé un symbole en forme de soleil, celui que je t’avais offert pour y garder tes sucreries. Tu ne l’enlèves jamais d’habitude. »

« … »

Si l’objet que Scarlet veut que je retrouve est un sachet de bonbons, je vais définitivement la hacher menu et faire des tartes de sa chair !

Ensuite, Ecilan ajouta brusquement : « Il semble aussi te manquer un collier, mais c’est quelque chose que tu as seulement commencé à porter il y a un mois. »

Je restai surpris. Il y a un mois ? « De quoi avait l’air ce collier ? »

Dénué de toute expression, Ecilan secoua la tête et répondit : « Je n’y ai jamais prêté attention. J’ai seulement entendu Metal affirmer qu’il t’avait vu porter un immense joyau. Il se demandait où tu l’avais pris et voulait informer le Pape du fait que tu l’avais volé… »

« … Quel est le nom du Chevalier du Métal ? »

« Laïca du Métal. »

Je jurai vicieusement : « Je me souviendrai de lui ! »

« Ah bon ? » Ecilan murmura : « Dans ce cas, il en sera assurément ému. Hormis celui du Capitaine-Chevalier du Jugement, tu vas également te rappeler de son nom correctement. Auparavant, chaque fois que tu t’adressais à lui, tu l’appelais Laïmace. »

« La-Laïmace ? Ha… » Iacchi éprouva de nouveau l’envie d’éclater de rire. Par chance, Igor parvint à lui couvrir la bouche juste à temps.

« Je l’appelais Laïmace ? » Je le questionnai avec curiosité : « Dans ce cas, comment t’appelais-je ? »

« … »

« Hé ! Parle ! » Je le narguai : « À moins que tu ne sois encore en train de me mentir ? Sinon, dis-le-moi ! Comment t’appelais-je ? »

« … »

Romance RPG : Partie 25

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-five – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-cinq – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Le temps passa très vite. Dans le jeu, le travail de Meng et de l’Épée-Fantôme dans la boutique de robes se déroula sans anicroche. Même le patron n’avait pu se retenir de fabriquer des chaussures, un chapeau et une paire de gants pour récompenser le bon travail de Meng. De plus, le prince Édouard visita très souvent la boutique, afin de fréquemment discuter avec Meng et l’Épée-Fantôme. Bien que l’Épée-Fantôme ne voulût pas l’admettre, le prince Édouard semblait avoir une impression favorable de Meng. C’est un miracle !

Chaque fois qu’Édouard venait à la boutique, Ye Meng Ling était exceptionnellement occupée en dehors du jeu le jour suivant, parce que le visage de Lin Jian Yin se retrouvait déformé au point d’en être méconnaissable.

Malgré le fait qu’il fût dans cet état, Ye Meng Ling parvenait toujours avec succès à réduire la fréquence à laquelle il détruisait des objets. Leurs opinions coïncidaient également, alors Lin Jian Yin ne pouvait presque pas trouver d’émissions de télé dont il fût insatisfait ou auxquelles il n’avait pas envie d’aller parmi les emplois qui lui étaient confiés.

« Tu peux partir plus tôt aujourd’hui », déclara Lin Jian Yin à Ye Meng Ling sur un ton neutre.

En réalité, il savait qu’aujourd’hui était un jour spécial. Ye Meng Ling n’arrivait pas à se concentrer non plus et avait l’air d’avoir trop de choses qui lui occupaient l’esprit. S’il s’était agi de n’importe quel jour habituel, Lin Jian se serait mis à la réprimander, mais il lui pardonna pour l’occasion. Après tout, un bal et un prince parfait déconcentreraient n’importe quelle jeune femme.

« Je peux ? » Ye Meng Ling paraissait très prise au dépourvu.

Lin Jian Yin haussa les épaules, comme si ça ne le dérangeait pas.

« Merci. » Ye Meng Lin sourit et se mit à ranger ses affaires. Avant de partir, elle ne put s’empêcher de tourner la tête avec inquiétude, jusqu’à ce que Lin Jian Yin lui fasse un « OK » de la main. Seulement à ce moment-là ferma-t-elle la porte et s’en alla-t-elle.

Pas même une minute après que son agente eût fermé la porte, Lin Jian Yin saisit impatiemment ses clés de voiture, ouvrit la porte à la hâte et manqua d’entrer en collision avec la personne qui se trouvait de l’autre côté.

« Bai Xue Chen, essaierais-tu de me faire mourir de peur !? » s’énerva Lin Jian Yin.

« J’ai entendu dire qu’une certaine épée allait emmener sa propriétaire pour assister à un bal aujourd’hui ? » Bai Xue Chen changea de sujet pour éviter de répondre à sa question.

Lin Jian Yin roula impoliment des yeux à son intention. « Ça ne te regarde pas ! »

Le visage de Bai Xue Chen sombra. Il devint soudainement très sérieux et le réprimanda : « Jian Yin, ne me dis pas que tu as vraiment l’intention d’emmener Meng Ling au bal pour qu’elle et le prince se marient ensemble. »

Les yeux de Lin Jian Yin s’agrandirent, comme si le chanteur ne comprenait pas pourquoi Bai Xue Chen lui reprochait une telle chose. Confus, il répliqua : « C’est le but du jeu. Quelque chose ne va pas avec ça ? »

Ce fut au tour des yeux de Bai Xue Chen de s’agrandir à présent. Son meilleur ami pointa le nez de Lin Jian Yin avec son doigt. « Tu n’es pas sérieux quand tu dis que tu veux éloigner de toi la fille que tu aimes, n’est-ce pas ? »

Lin Jian Yin repoussa le doigt de son ami, en répondant avec nonchalance : « Qu’est-ce que tu veux dire par la fille que j’aime… »

« Songes-y. Un beau prince pourrait tenir Meng Ling dans ses bras pendant qu’ils danseraient, et il pourrait même se pencher sur elle pour lui murmurer à l’oreille. S’ils se baladaient dans un jardin fleuri sous le clair de lune, ce ne serait même pas étonnant s’ils s’embrassaient passionnément. Si les choses se déroulaient comme ça, ça ne te dérangerait pas du tout ? » Bai Xue Chen arborait une expression d’incrédulité.

Quelqu’un d’autre qui sert Meng très fort dans ses bras en lui murmurant à l’oreille et qui l’embrasse même passionnément… Le cœur de Lin Jian Yin devint lourd, une expression mécontente se formant clairement sur le visage du jeune homme.

Au moins, cet idiot n’est pas complètement insensible. Bai Xue Chen put enfin pousser un soupir de soulagement. Il donna une claque sur l’épaule de Lin Jian Yin, croyant que ce dernier s’était rendu compte des sentiments qu’il éprouvait et qu’il ne céderait plus Meng à une autre personne aussi facilement.

« Va vite rejoindre Meng. Ne la laisse pas seule. »

En entendant que Meng était livrée à elle-même, Lin Jian Yin cessa de penser et n’eut pour seule envie que de rentrer à la maison au plus tôt afin d’accompagner Meng dans le jeu. Elle avait toujours manqué de courage, et aujourd’hui était un grand jour, alors elle devait être effroyablement inquiète.

 

 

Quand l’Épée-Fantôme ouvrit les yeux, la première chose qu’il aperçut fut le dos de Meng. La jeune femme avait déjà revêtu sa robe rose ainsi que les gants, les chaussures et le chapeau de même style que le patron avait confectionnés pour elle. L’Épée-Fantôme jeta un regard appréciatif à Meng qui se tenait dos à lui, sa silhouette mince tout simplement féérique. Elle s’était transformée d’une vieille dame qui faisait ses courses à l’épicerie du coin en une jeune femme à l’apparence féérique. Pour l’Épée-Fantôme, ce voyage déchirant d’un opposé à l’autre ressemblait au passage à l’âge adulte d’une enfant.

« Meng, tourne-toi et laisse-moi te regarder », s’exclama l’Épée-Fantôme.

Meng se figea. Puis, elle se retourna un peu nerveusement. À cet instant-là, l’Épée-Fantôme découvrit qu’elle avait appliqué un peu de maquillage, la faisant paraître encore plus mignonne et rafraîchissante. Si j’avais des mains, je serais sans doute incapable de me retenir de la serrer dans mes bras, furent les pensées de l’Épée-Fantôme. Il se rappela alors immédiatement ce que Bai Xue Chen avait dit à propos du fait que Meng était la personne qu’il aimait. Comment est-ce que ça pourrait être possible ? C’est mon agente, la femme que j’ai aidé à se transformer. Moi, tomber amoureux d’elle ? On n’est pas dans une histoire du genre Hikaru Genji Plan !

Meng donnait toujours l’impression d’être très inquiète. Elle fronça les sourcils comme elle lâchait : « Épée-Fantôme, il vaudrait peut-être mieux que je n’assiste pas au bal après tout ? »

« Pourquoi ? » L’Épée-Fantôme se figea. Les derniers jours passés dans le jeu n’étaient-ils pas spécifiquement pour se préparer à ce bal ?

Meng afficha une expression quelque peu consternée. « C’est juste qu’Édouard est trop parfait. »

« Et, c’est mal ? » C’était à présent un plus grand mystère encore pour l’Épée-Fantôme. Il existe vraiment des gens qui n’aiment pas les personnes parfaites ?

« Comment je pourrais expliquer… » Meng eut du mal à trouver les mots : « Trop parfait, trop… » Même après avoir cherché, elle ne parvenait toujours pas à énoncer le moindre défaut que possèderait Édouard. Cependant, le fait de ne pas être en mesure de lui trouver le moindre défaut était exactement ce qui lui faisait sentir que tout ça était extrêmement irréel.

« Ne sois pas idiote ! » l’interrompit l’Épée-Fantôme avec impatience. « Notre but est que tu épouses le prince. As-tu l’intention d’abandonner ? »

En entendant l’Épée-Fantôme dire ça de cette façon, Meng fut un peu prise au dépourvue et lui demanda ensuite : « Est-ce que ton but était également que je me marie avec le prince ? »

« Évidemment. » L’Épée-Fantôme répondit sans réfléchir, mais, subitement, l’image d’Édouard en train d’échanger un baiser passionné avec Meng apparut dans son esprit. L’Épée-Fantôme fronça les sourcils. Cette image le contrariait beaucoup, voire énormément.

Meng tomba silencieuse pendant un moment et dit d’un air morne : « Je comprends. Allons-y. C’est bientôt l’heure. »

L’Épée-Fantôme était occupé à réfléchir au sentiment qui rendait son cœur mal à l’aise et ne remarqua pas le manque d’enthousiasme dans la réponse de Meng. Meng ramassa l’épée de sa propre initiative et se mit en route pour le palais.

Mise à jour : Janvier 2018

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Chapitres de Janvier
  1. Romance RPG : Partie 25
  2. La Légende du Chevalier du Soleil Histoire Parallèle #3 : Faire Face Aux Ténèbres
  3. La Légende du Chevalier du Soleil T4C7 : Choisis Tes Compagnons Pour Tuer Un Dragon
  4. 1/2 Prince T5C7 : L’Inimaginable Amour d’une Cougar
  5. La Légende du Chevalier du Soleil Invincible Partie 4 : Nous Sommes Invincibles
  6. La Reine Guerrière TP1C4 : Lumière et Ténèbres Partie 4

Bonne et heureuse nouvelle année à tous !

On n’a malheureusement pas terminé de rattraper notre retard dans les parutions, mais, comme j’ai promis de publier des chapitres ce mois-ci, j’ai bien l’intention de tenir ma promesse.

J’espère que ce sera suffisant pour satisfaire tout le monde.

Bonne lecture !