Échange Magique Chapitre 2 : La Mélancolie de la Jalousie

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Échange Magique

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Magical Exchange Chapter 2: The Melancholy of Jealousy – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Échange Magique Chapitre 2 : La Mélancolie de la Jalousie – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Sur la piste de course de l’école se trouvait un groupe très animé de jeunes adolescentes.

« Lü Zi, ne cours pas si vite ! » Ma Sheng essaya très fort de soutenir l’allure de la fille qui courait devant elle.

« Tu es juste trop lente », hurla en retour Lü Zi en direction de la fille qui s’était faite distancer de trop loin derrière elle.

« Ma Sheng ne peut tout simplement pas courir si vite », se lamenta Ma Sheng, l’atmosphère de beauté et d’élégance qu’elle dégageait d’ordinaire remplacé par une expression qu’on qualifierait plutôt de jolie et mignonne.

Mais, quoi qu’il arrive, elle reste très belle et attirante. Ce fil de pensée traversa l’esprit de Lü Zi. Comparée à la belle et grande Ma Sheng, Lü Zi, avec un visage plein de boutons et sa peau naturellement trop bronzée, ne semblait même pas du tout pouvoir lui arriver à la cheville.

« Qui t’a dit de négliger tes entraînements ? » Alors que Lü Zi parlait, elle ne put s’empêcher de se sentir heureuse intérieurement, parce que la piste de course était la seule chose dans laquelle elle pouvait vaincre Ma Sheng. Elle et Ma Sheng étaient amies depuis l’école primaire, étaient allées au même collège plus tard, et allaient au même lycée, alors elles étaient naturellement très proches. Dès l’école primaire, Ma Sheng était déjà très belle. Maintenant qu’elles allaient au lycée, elle était devenue encore plus belle. Le nombre de ses admirateurs pouvait surement remplir la piste de course toute entière. Lü Zi avait toujours était la meilleure amie de Ma Sheng, et Ma Sheng était également… une bonne amie de Lü Zi. Très bien ! Affirmer qu’elle n’était pas jalouse serait un mensonge, mais ce n’était pas grave. Au moins, elle avait toujours la piste de course, le seul endroit où elle pouvait exceller mieux que Ma Sheng. Sur la piste de course, Lü Zi était toujours la plus confiante.

Après que l’école fut terminée, Lü Zi et Ma Sheng marchèrent ensemble pour rentrer à la maison comme elles le faisaient tout le temps.

« Lü Zi, crois-tu avoir bien réussi l’interro de math aujourd’hui ? J’ai trouvé que c’était plutôt facile. Il y a eu de nombreuses questions pour lesquelles je t’ai aidé à réviser. L’enseignante les a seulement un peu modifiées », déclara Ma Sheng joyeusement.

« Hum… Ouais, surement ! » prétendit Lü Zi avec culpabilité. Elle n’avait essentiellement compris que la moitié des questions. Elle allait encore avoir une mauvaise note.

« Lü Zi, je dois t’avouer quelque chose ! » Ma Sheng rougit soudainement. « Mais, s’il-te-plaît, ne va pas raconter ça à quelqu’un d’autre. »

Curieuse, Lü Zi s’arrêta. « Qu’y a-t-il ? Tu peux me le dire ! » Elle attendit impatiemment d’entendre le nouveau sujet de commérage.

« Aujourd’hui, Xia m’a avoué son amour, et j’ai… dit oui. » Elle cessa de marcher pendant un instant, et lui demanda sans délai : « Ça ne te dérange pas, n’est-ce pas ? Parce que toi aussi tu l’aimes beaucoup. »

Ce fut comme si un « bang » bruyant avait résonné à l’intérieur de sa tête… Lü Zi sentit son monde s’écrouler. Xia, qu’elle aimait secrètement depuis l’école primaire, avait avoué son amour à Ma Sheng, sa meilleure amie. Elle ne sut pratiquement pas comment réagir. Mais, Ma Sheng continuait à tirer sur son bras, en disant qu’elle ne l’avait pas fait exprès, qu’elle aimait aussi Xia, et que Xia était celui qui lui avait avoué son amour, ce qui était la raison pour laquelle elle… Lü Zi ne voulut pas en entendre davantage ; elle avait uniquement envie de pleurer. Elle hocha la tête sans y penser.

« Ça ne te dérange plus ? » s’enquit Ma Sheng, avec doutes.

Lü Zi hocha de nouveau la tête avec engourdissement.

« Je suis si soulagée. »

À l’instant où elle retourna dans sa chambre, elle se mit finalement à pleurer très fort. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que toutes les rares choses qu’elle désirait lui étaient dérobées par Ma Sheng ? Elle haïssait vraiment Ma Sheng à ce moment-là, la détestait tellement qu’elle souhaitait sa mort. Si celle-ci était morte, tout serait parfait. Dans ce cas, elle n’aurait plus à être la fille qui passe inaperçue à côté de sa meilleure amie. C’est vrai ! Si Ma Sheng était morte…

« Lü Zi, peux-tu aller acheter du sel ? Je veux cuisiner, mais il ne m’en reste plus. » La voix de sa mère retentit au bas de l’escalier.

Lü Zi s’empressa d’essuyer ses larmes. « O.K. ! »

 

 

Après avoir acheté du sel, Lü Zi se mit à marcher en étant dans la lune. Elle était perdue dans ses pensées. D’un côté, elle se réprimandait pour avoir eu la pensée terrible de tuer Ma Shang, mais d’un autre côté c’était véritablement tentant…

Brusquement, sans en avoir conscience, elle leva la tête, et ce qui inonda son champ de vision fut une boutique étrange. « God’n Devil » : l’enseigne de la boutique ne contenait que ces trois mots. La boutique tout entière était une sorte de petite chaumière en bois, une qui se distinguait par sa couleur noire.

« Quelle boutique extraordinaire. Quand a-t-elle ouvert ses portes ? Est-ce que c’est une boutique d’antiquité ? » Il émanait de la boutique un charme d’une qualité inhabituelle, comme si elle l’appelait à entrer. Lü Zi jeta un regard au sac de sel dans sa main et songea, Jeter un petit coup d’œil ne devrait poser aucun problème, pas vrai ?

Lü Zi poussa doucement la porte pour l’ouvrir. « Il y a quelqu’un ? Est-ce que je peux jeter un coup d’œil autour? »

« Évidemment que vous le pouvez. Je vous en prie, entrez, ma chère demoiselle », répondit une voix profonde et charmeuse.

Comme elle mettait le pied dans le magasin, un homme d’une beauté sulfureuse entra dans son champ de vision. Ses cheveux étaient d’un noir profond, ses yeux étaient aussi rouges que le vin, et le sourire qu’il arborait sur ses lèvres donnait l’impression qu’il se moquait du monde. Et il était confortablement assis à une table.

« Je vous en prie, assoyez-vous, mademoiselle. » Il agitait les mains, en faisant signe à Lü Zi de s’asseoir. « Aimez-vous le café ? » Il n’attendit pas sa réponse et lui versa une tasse de café.

« Excusez-moi… » Comme c’était la première fois que Lü Zi voyait un homme aussi beau, sa voix n’était pas plus audible que le bourdonnement d’un moustique.

« Mon nom est Devil Chaos, et je suis l’un des propriétaires de la boutique d’échange magique, God’n Devil », répondit Devil Chaos à Lü Zi avant qu’elle puisse le lui demander, en gardant son sourire enchanteur tout le long.

« D’échange magique ? » Elle avait seulement entendu parler des échanges boursiers et avait toujours cru que les échanges étaient censés avoir lieu dans des gratte-ciels. Est-ce qu’il y a des marchés d’échange boursier situés dans des petites maisons en bois ?

« C’est exact. Nous sommes très différents de l’échange boursier ! Le centre d’intérêt de notre entreprise est d’exaucer les plus profonds désirs cachés de nos clients. » Il cessa de parler pendant un instant, en affichant un sourire très mystérieux. « Quoi que vous souhaitiez, c’est sans importance. Nous exaucerons votre vœu. »

Elle ne savait pas pourquoi, mais Lü Zi se remémora la pensée qu’elle avait eue de vouloir tuer Ma Sheng. Qui plus est, le désir la saisit de plus en plus. À ce moment même, elle souhaitait pratiquement voir Ma Sheng étendue devant elle, dégoulinante de sang.

« Y a-t-il une tâche que vous voudriez me confier ? » La voix charmeuse eut pour effet de convaincre le cœur de Lü Zi encore plus. « Vous n’avez qu’à signer ce contrat, et Devil Chaos vous aidera à l’accomplir. » Un morceau de parchemin et une plume d’oie étaient apparus sur la table à un moment inconnu.

« Je… » Lü Zi prit la plume sans réfléchir. Elle était sur le point d’imprudemment signer son nom…

« Devil Chaos ! Oh, nous avons une cliente. » Une voix chaleureuse et apaisante fit se figer Lü Zi.

La jeune fille leva la tête et plongea son regard tout droit dans une paire d’yeux bleus réconfortants. Elle se sentit tout à coup calme. Il s’agissait d’un homme à la peau claire et aux yeux bleus, aussi beau que Devil Chaos, mais la différence était qu’il mettait les gens à l’aise. Le regarder était presque suffisant pour guérir son cœur blessé.

Néanmoins, Devil Chaos fronça les sourcils avec mécontentement. La personne qui l’avait mis de mauvais poil paraissait ne pas l’avoir remarqué et ne semblait pas avoir l’intention de partir non plus.

« Bonjour, mon nom est God Charity. Je suis l’autre propriétaire de la boutique d’échange magique. Accepteriez-vous de me dire votre nom ? »

« Lü Zi. »

« C’est donc mademoiselle Lü Zi. Devil Chaos vous a-t-il informé des détails du contrat ? » Il arrêta de parler un instant. Ses yeux se tournèrent vers Devil Chaos qui avait détourné la tête. « Si vous souhaitez faire le mal, Devil Chaos vous aidera, mais il y aura un prix à payer. Le prix sera décidé en fonction d’à quel point votre désir est facile ou difficile à réaliser. »

Dès qu’elle entendit les mots « faire le mal », Lü Zi se recroquevilla. Elle ne parvenait pas à croire qu’elle avait failli engager quelqu’un pour tuer Ma Sheng. Comment avait-elle pu avoir une pensée aussi malveillante ? Elle s’empressa de déclarer : « Non, je n’ai pas envie de demander quoi que ce soit à Devil Chaos, je… suis seulement entrée pour jeter un coup d’œil. Je suis désolée, je m’en vais tout de suite. »

Après qu’elle eût terminé de parler, elle n’attendit pas la réaction de God Charity ou de Devil Chaos et sortit par la porte en coup de vent.

« God Charity, tu as fait fuir ma cliente. Nous avions convenu de ne pas intervenir dans les affaires de l’autre », l’avertit Devil Chaos d’un ton contrarié. Ses yeux écarlates brillèrent dangereusement de malice.

God Charity se contenta de sourire. « Je suis uniquement venu voir si quelqu’un était en train de briser les règles en se servant secrètement d’un peu d’hypnose. »

« Je n’ai fait que dire une phrase. » Les yeux de Devil Chaos se détournèrent.

« Une seule phrase de ta part est plus puissante que la meilleure hypnose au monde ! »

« Hmph ! Eh bien, je n’ai pas besoin de ce contrat de toute manière. » Devil Chaos savait qu’il était dans le tort et que se disputer au sujet de qui avait raison ne lui était d’aucun bénéfice. Il ne ferait certainement rien qui ne lui bénéficierait pas.

God Charity ne se soucia pas de lui. Il contempla simplement la porte, espérant dans son cœur que la fille ne reviendrait plus jamais…

 

 

« Salut, Lü Zi. » Ma Sheng s’approcha de Lü Zi en riant.

« Salut. » Lü Zi ne put presque pas regarder Ma Sheng dans les yeux, parce qu’elle avait songé de provoquer la mort de cette dernière hier. La Lü Zi aimable et au cœur toujours bon s’était vautrée dans la honte toute la nuit et, en fin de compte, avait pris la décision de féliciter Ma Sheng et Xia comme il se devait même si la douleur dans son cœur la tiraillait encore.

Comme elle n’avait pas directement regardé Ma Sheng, Lü Zi ne remarqua pas l’expression de sa meilleure amie. Cette expression montrait une méchanceté surprenante, et son sourire exprimait un tout aussi surprenant ravissement devant les tourments d’un autre. « Lü Zi, allons nager à la piscine après l’école. D’accord ? On se rejoint au gymnase et on se rendra là-bas ensemble, une fois qu’on se sera changées. »

« Pas de problème. »

 

 

Lü Zi marcha avec excitation jusqu’au gymnase. La natation avait toujours été son sport préféré. Elle ne s’attendait juste pas à ce que la scène qu’elle s’apprêtait à voir lui fasse aussi mal. Lü Zi, qui était sur le point de pénétrer dans le gymnase, fut accueillie par la vue d’un couple en train de s’embrasser : c’était Ma Sheng et Xia. Elle se couvrit fermement la bouche pour s’empêcher d’éclater en sanglots. Pourquoi ? Pourquoi Dieu avait-il permis qu’elle soit témoin de cette scène ? Même si elle avait pris la décision de les féliciter comme il se devait, ça ne signifiait pas qu’elle était assez forte pour supporter de les voir éperdus d’amour sous ses yeux.

Elle manqua de sombrer dans le désespoir en observant Ma Sheng et Xia devant elle. Dans son cœur, elle tenta très fort de se répéter, Lü Zi, tu dois les féliciter. Tu n’es pas autorisée à avoir d’autres pensées. Félicite tes deux bons amis…

Mais, Ma Sheng avait remarqué Lü Zi depuis un bon moment, étant donné qu’elle avait fait exprès d’embrasser Xia devant elle. Son cœur était rempli d’une grande joie à l’idée de la tourmenter. De bonnes amies ? Stupide Lü Zi, tu es vraiment trop naïve.

« Mademoiselle Ma Sheng », une voix séduisante retentit subitement depuis un coin sombre. Un homme à l’apparence classe et démoniaque avec des cheveux noirs et des yeux vermeilles émergea peu de temps après.

Devil Chaos ? Comment se fait-il qu’il soit là ? L’esprit de Lü Zi était plein de surprise. Se pourrait-il qu’il soit de nouveau venu tenter de lui faire signer un contrat ? Mais, c’est à Ma Sheng qu’il s’adressait à l’instant… ?

« D’où sors-tu ? » Ma Sheng avait eu une peur bleue. Quand elle avait regardé, une seconde plus tôt, il n’y avait assurément personne qui se tenait là, non ?

« Ça n’a aucune importance ! Ce qui importe, c’est que je sois payé ! » Le sourire de Devil Chaos recelait de mauvaises intentions.

Payé ? Ma Sheng a signé un contrat avec Devil Chaos ? Lü Zi était encore plus perplexe qu’auparavant.

« Dis-moi donc combien d’argent tu veux. » Ma Sheng agita impatiemment la main. Elle ne voulait pas que Lü Zi découvre la vérité.

« Ce que je désire n’a pas aussi peu de valeur que l’argent. » Le sourire de Devil Chaos transpirait de dangerosité. Le manque de politesse de Ma Sheng ne le dérangeait pas le moins du monde.

« Dans ce cas, qu’est-ce que… » Avant que Ma Sheng pût terminer sa phrase, Lü Zi l’interrompit.

« Attendez ! Devil Chaos, pourquoi êtes-vous ici ? Ma Sheng, comment se fait-il que tu le connaisses ? » Lü Zi ignorait pourquoi, mais elle songea que ça avait quelque chose à voir avec comment Xia, qui se tenait silencieusement à côté, affichait tout d’un coup des yeux sans vie.

« Oh, c’est vous, mademoiselle Lü Zi. » Devil Chaos rigola malicieusement et songea à une façon de rendre la situation encore plus chaotique. « Ce n’est rien, je suis là seulement pour être payé, et c’est cette fille qui doit me payer, car elle a signé un contrat avec moi. Son souhait était de pouvoir contrôler ce garçon. »

Lü Zi n’arrivait pas à y croire, tandis qu’elle fixait Ma Sheng dont le visage prenait une expression affreuse. Elle ouvrit la bouche avec difficulté et dit : « Pourquoi ? »

Ma Sheng fusilla haineusement Lü Zi du regard, qui ne l’avait encore jamais vu afficher ce genre d’expression auparavant. Lü Zi était incapable de bouger de là où elle était, stupéfaite. « C’est entièrement de ta faute. Lü Zi, tu es si idiote. À part pour ce stupide cours de gym, je suis meilleure que toi dans tous les aspects, que ce soit sur le plan de l’apparence ou les devoirs, et pourtant tout le monde t’aime plus. Tu peux tout le temps discuter joyeusement avec nos camarades de classe ! Mais, moi dans tout ça ? Je ne peux que prétendre être une fille gentille et raffinée à côté de toi, parce qu’aucune fille n’a envie de me parler. Sais-tu à quel point je t’envie, parce que tout le monde t’aime ? J’étais incapable d’accepter ça. Je voulais au moins te voler la personne que tu aimais le plus, Xia, mais, quand je lui ai dit que j’étais amoureuse de lui, il m’a répondu que c’était toi qu’il aimait. »

Lü Zi resta pétrifiée, sous le choc, pendant un long moment. Xia était amoureux d’elle ?

Le sourire de Ma Sheng était rempli de méchanceté. « C’est à ce moment-là que la boutique d’échange magique est apparue. Devil Chaos m’a affirmé qu’il pouvait réaliser n’importe quel souhait. Haha, au début, je croyais à une arnaque, mais dès ce jour Xia a commencé à obéir à chacun de mes ordres. Il m’appartient pour toujours. Hahaha. »

Alors, c’est ça qui fait que Xia a l’air sans vie. Lü Zi jeta un regard à Xia qui ignorait tout de ce qu’il se passait, son cœur emplit de douleur. « Comment as-tu pu faire ça ? Xia n’est pas ton pantin. C’est un être humain vivant. Comment peux-tu le contrôler comme si de rien était ? » Lü Zi la supplia presque : « Laisse partir Xia ! Ma Sheng, c’est moi que tu détestes, alors contrôle-moi à la place. »

« Attendez une minute, toutes les deux. Si vous avez l’intention de vous disputer, pouvez-vous attendre jusqu’à ce que j’aie reçu mon paiement pour vous y mettre ? » déclara un Devil Chaos en colère et qui en avait déjà marre de les voir faire.

« Dis-moi donc vite ce que tu veux ! » s’énerva Ma Sheng, dix fois plus impatiente.

« Eh bien, contrôler une personne pendant toute une vie est un exploit très difficile à accomplir ! Mais, étant donné que c’est votre première visite, je vais vous offrir un rabais de vingt pour cent. » Devil Chaos eut un rire diabolique. « À l’origine, je voulais cinquante années de votre durée de vie, mais à présent quarante années sont amplement suffisantes. »

« C’est quoi ces conneries ? Comment est-ce qu’on peut prendre quelque chose comme des années de ma vie ? » Ma Sheng pensa avec dédain que ce type devant elle était dérangé mentalement.

« Contrat, viens à moi ! » Brusquement, une bourrasque de vent s’éleva autour de Devil Chaos, et un bout de parchemin apparut devant lui. « En accord avec ce contrat, moi, Devil Chaos, j’ai réalisé votre souhait. Je vais maintenant récupérer le paiement qui m’est dû : quarante ans de votre durée de vie. » Lorsqu’il eut fini de dire ça, la bourrasque de vent s’enroula tout à coup autour de Ma Sheng.

« Ah… Qu’est-ce que c’est que ça ? Relâche-moi tout de suite », cria Ma Sheng depuis l’intérieur du tourbillon, terrifiée.

Lü Zi ne savait pas quoi faire, elle non plus. Elle pouvait seulement observer l’incroyable scène qui se déroulait devant ses yeux d’un air hagard.

Après un certain temps, le tourbillon de vent retourna aux côtés de Devil Chaos et s’estompa lentement en étant aspiré par le parchemin. Finalement, Devil Chaos leva la main, et le parchemin disparut. « Échange réussi ! Ce fut un plaisir de collaborer avec vous. N’hésitez pas à venir visiter la boutique d’échange magique God n’ Devil quand il vous plaira », lâcha Devil Chaos d’une voix mystérieuse. Sa silhouette suivit sa voix et s’effaça sous le regard de Lü Zi et Ma Sheng.

« Mais, que vient-il de se passer exactement ? » Lü Zi, dont l’esprit était sens dessus-dessous, était figée sur place, abasourdie.

« Il a disparu. » Ma Sheng fixa avec incrédulité l’endroit où s’était volatilisé Devil Chaos. Toutefois, à la seconde où elle parla, elle et Lü Zi songèrent que quelque chose était étrange : sa voix sonnait faux. Elle ne sonnait pas comme celle d’une fille, mais plutôt comme celle d’une vieille dame de cinquante ou soixante ans.

Lü Zi se tourna lentement pour regarder Ma Sheng. Elle se rappela ce que Devil Chaos avait dit avant de partir. Le prix à payer était cinquante années de sa durée de vie. C’est vraiment possible ? Est-ce que c’est vraiment possible de prendre les années de la vie d’une personne ? Néanmoins, à l’instant suivant, elle sut que c’était le cas, parce que la personne devant elle n’était plus une Ma Sheng de seize ans, mais bien une vieille dame dans la cinquantaine. C’est elle ? C’est Ma Sheng ? Elle n’arrivait tout bonnement pas à y croire.

Et, en apercevant l’incrédulité dans les yeux de Lü Zi, les sentiments confus, surpris et incrédules de Ma Sheng fusionnèrent. Elle courut jusqu’au miroir le plus proche… « Ahhhhhhhhh ! » La personne qui criait et qui était réfléchie dans le miroir était une femme entre cinquante et soixante ans.

« Pourquoi ? Pourquoi est-ce que j’en suis arrivée à ça ? Ce n’est pas ce que je veux. Ce n’est pas ce que je veux. Rends-moi ma jeunesse ! Rends-la-moi », hurla Ma Sheng, au bord de la folie.

« Ma Sheng… » Lü Zi, qui était aussi confuse dans son cœur que dans son esprit, ignorait quoi faire elle aussi.

« Ce n’est pas ce que je veux. Si c’est pour être comme ça, je préfère mourir ! » Ma Sheng, dans son hystérie, se précipita subitement à l’extérieur.

« Ma Sheng, attends ! » Lü Zi la suivit immédiatement.

Mince, je l’ai perdue. Où est-ce que Ma Sheng a bien pu aller ? Lü Zi la chercha frénétiquement. Malgré le fait que Ma Sheng ait fait une chose aussi odieuse pour la contrarier, son cœur était toujours aussi grand. Dans le cœur de Lü Zi, elles étaient encore amies, après tout. Elle ne pouvait pas ne pas se soucier de la Ma Sheng d’en ce moment.

Tout autour, une foule s’était rassemblée et faisait un raffut. Ce qui attira l’attention de Lü Zi fut comment ils pointaient le toit de l’école. Quelques personnes étaient même en train de crier. Alors qu’elle levait la tête, Lü Zi se mit également à hurler. C’est Ma Sheng. La personne qui se tient sur le toit, c’est Ma Sheng. « Ne fais pas ça, Ma Sheng ! »

« Ah ! » Tout le monde commença à crier, parce que la dame sur le toit avait sauté. Du sang gicla partout. Lü Zi, qui se tenait devant l’école, était complètement couverte du sang de Ma Sheng. Elle n’avait même pas eu le temps d’hurler ou de ressentir de l’horreur qu’elle entendit les secondes exclamations de la foule. Elle leva la tête pour regarder d’un air hébété.

« Xia ! »

Xia apparut sur le toit, en se tenant à peu près au même endroit où Ma Sheng s’était tenue avant lui. Lü Zi savait déjà ce qui arriverait ensuite, et combien ça lui briserait le cœur. L’histoire se transformerait en tragédie…

 

 

Lü Zi marcha machinalement vers sa maison, son cœur lui faisant si mal qu’elle n’arrivait pas à parler. Même les larmes qu’elle avait pleurées après que Xia ait eu sauté avaient cessé. Elle avait perdu sa meilleure amie et le garçon qu’elle aimait le plus. Comment les choses en sont-elles arrivées là ? Est-ce qu’il n’y a vraiment aucun moyen d’arranger ça ?

Un cottage en bois blanc jaillit à côté d’elle sur la rue. Lü Zi, qui n’avait rien remarqué depuis les deux suicides, l’aperçut tout de même. Les trois mots se révélèrent à Lü Zi : God n’ Devil. Elle aurait dû se sentir pleine de ressentiment. Après tout, c’était le contrat de cette boutique d’échange magique qui était à l’origine de la situation, mais le cottage en bois blanc actuel émettait une impression réconfortante et chaleureuse. Le cœur engourdi de Lü Zi se serra, et des larmes se mirent de nouveau à couler. Sans hésiter, elle entra.

God Charity était debout derrière la porte, employant son regard apaisant pour regarder au fond du cœur de Lü Zi. Il ne dit rien, mais écarta calmement les bras, et Lü Zi se jeta dans ses bras sans hésitation. Elle pleura tout son saoul, et lâcha un gémissement à fendre le cœur.

Après avoir évacué son chagrin, Lü Zi but tranquillement le thé que lui passa God Charity. Elle était en train de prendre une décision importante sur ce qu’elle allait faire. Elle ne pouvait pas laisser les choses se terminer ainsi, pas si elle avait la capacité de les changer.

« God Charity… »

God Charity lui coupa la parole, comme s’il avait déjà deviné la détermination nouvellement acquise de Lü Zi : « Je peux en effet signer un contrat avec vous, afin de vous aider à réaliser le désir au plus profond de votre cœur, mais le prix à payer pour ressusciter quelqu’un est votre vie elle-même.

Lü Zi se dégonfla pendant un moment, mais décréta sur-le-champ : « Xia n’avait rien fait de mal. Sauvez-le au moins, au moins lui… » Elle s’arrêta, Mais, et Ma Sheng alors ? Même si Ma Sheng avait fait quelque chose d’horrible, néanmoins, étant donné qu’elle était une bonne amie de Ma Sheng et qu’elle n’avait jamais remarqué le comportement étrange de celle-ci durant toutes ces années, elle avait presque indirectement causé la mort de son amie. Est-ce qu’elle avait vraiment le droit d’abandonner Ma Sheng à son sort et de seulement sauver Xia ? Lü Zi tomba silencieuse.

God Charity restait également muet. C’est vraiment une jeune fille au grand cœur.

« Êtes-vous réellement capable de faire n’importe quoi pour moi ? » demanda Lü Zi de manière imprudente, parce qu’elle avait songé à une façon de faire d’une pierre deux coups, mais il s’agissait d’une chose extrêmement folle à imaginer. Bien qu’elle ait eu un aperçu du pouvoir de Devil Chaos, elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander si God Charity serait capable de réaliser son vœu.

God Charity sourit, incapable de se délester de sa pitié envers la jeune fille au grand cœur. « Oui, n’importe quoi. »

« Dans ce cas, je veux signer un contrat avec vous. Je vous en prie, réalisez mon souhait. » Lü Zi prit une profonde inspiration. Au fond de son cœur, elle pensa, Oui, c’est la meilleure solution. Personne n’aura le cœur brisé, incluant mes parents. « Je souhaite ne jamais être venue au monde. » De cette façon, Ma Sheng ne signerait pas de contrat avec Devil Chaos pour faire du mal à Xia par sa faute. Et sa mère et son père ne seraient pas tristes de la perdre. C’était véritablement la meilleure solution.

God Charity se contenta de soupirer. « En êtes-vous sûre ? Lü Zi, êtes-vous certaine de vouloir vous sacrifier ? »

« Oui », Lü Zi hocha fermement la tête. « Pour ce qui est du prix à payer, même si vous prenez mon âme, je n’aurai aucun regret. »

God Charity éprouva un pincement au cœur. Il avait déjà un plan. « Très bien ! Contrat, viens à moi. Vous n’aurez qu’à signer votre nom dessus, et votre vœu de n’être jamais venue au monde sera accompli. »

Lü Zi saisit la plume et, après avoir écrit son nom avec détermination, regarda God Charity. Sa silhouette s’estompa lentement. « Merci. »

God Charity se contenta d’acquiescer d’un signe de tête, en observant Lü Zi s’effacer sous ses yeux. La lumière blanche, soit l’âme de Lü Zi, flotta tranquillement jusqu’à sa main.

« Quel échange peu profitable. » La voix moqueuse de Devil Chaos résonna en écho derrière God Charity. « La puissance dépensée pour faire en sortes qu’elle ne soit jamais venue au monde ne peut pas être mince ! Tu n’as obtenu qu’une petite âme en retour. Tu as reçu une énorme perte, God Charity. »

« Je crois que ça en valait la peine », affirma God Charity avec légèreté. Ensuite, il ajouta : « J’ai obtenu une petite servante au grand cœur en résultat. »

« Une servante ? » répéta Devil Chaos avec doute. Il eut brusquement un mauvais pressentiment.

God Charity leva la main et, dans sa paume, l’âme de Lü Zi émit inopinément une lumière éblouissante. La lumière prit graduellement une forme : celle d’un enfant. Enfin, une mignonne petite fille émergea, avec la peau claire et les yeux bleus, ressemblant à s’y méprendre à une poupée.

God Charity la contempla, et lui dit alors avec un sourire : « Je vais t’appeler Angélique Doll ! Tu seras ma petite servante. » Après avoir parlé, il tapota gentiment la tête de cette dernière.

La petite fille sourit également avec joie. « Ta petite servante ! À partir de maintenant, je serai la petite servante de grand frère. »

« Oh mon Dieu ! » Devil Chaos jeta un regard à Angélique qui était clairement une petite fille espiègle. « Ne pouvais-tu pas créer une belle jeune femme à la place ? À quoi peut bien servir de créer un enfant ? »

God Charity se contenta de sourire, pendant qu’Angélique se cachait derrière lui. Elle regarda Devil Chaos avec mépris et lui fit une grimace.

« Sale gamine ! Regarde-moi bien te punir comme il se doit, et on verra si tu oses encore me faire une grimace. » Devil Chaos tendit la main pour attraper la fillette. Malheureusement, celle-ci déploya soudainement une paire d’ailes d’ange et se mit à voler dans toutes les directions, en se maintenant obstinément hors d’atteinte.

God Charity admira les deux personnes merveilleuses devant lui, son cœur débordant d’amusement. « Il semblerait que je ne me sentirai plus seul désormais. »

Romance RPG : Partie 24

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-four – traduit du chinois vers l’anglais par Nabs[PR!]
Partie Vingt-quatre – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

L’Épée-Fantôme était malheureux, et ce fait se reflétait également dans la version de Lin Jian Yin dans la vie réelle. Au cours des derniers jours, il avait jeté et brisé un nombre incalculable de micros pour toutes sortes de raisons ahurissantes : le son était inexact, il avait le sentiment que quelque chose clochait en le tenant, leur odeur était répugnante… Malheureusement, son agente était occupée à organiser ses emplois, et il n’avait aucune idée où elle avait bien pu disparaître. Ce fait lui fit jeter des micros encore plus fréquemment.

À l’heure actuelle, Lin Jian Yin était assis dans une salle de repos après avoir tout juste terminé de semer la pagaille, et personne n’osait venir à l’intérieur pour chercher leur propre mort. Cependant, quelques personnes attendaient à l’extérieur en stand-by. Si Lin Jian Yin voulait voir quelqu’un et ne trouvait personne autour, dans ce cas leur mort serait encore plus douloureuse.

Lorsque les pauvres travailleurs martyrisés qui attendaient à l’extérieur virent Ye Meng Ling marcher dans leur direction, ils affichèrent immédiatement des expressions de profonde gratitude ; presque tout le monde dans l’entreprise était conscient du fait que Ye Meng Ling était la seule personne capable de réprimer la colère de Lin Jian Yin et que, jusqu’à présent, c’était aussi la meilleure agente qu’il ait eue.

Ye Ming Ling força un sourire à apparaître sur ses lèvres et fit un signe aux gens qui attendaient à l’extérieur, ce qui leur indiquait qu’ils pouvaient partir. Ils rayonnèrent avec des expressions de reconnaissance. Alors qu’ils prenaient rapidement la poudre d’escampette, ils lancèrent également des regards de sympathie à Ye Meng Ling.

Lorsque Ye Meng Ling les aperçut en train de s’enfuir avec une telle rapidité qu’ils semblaient décoller comme une fusée, elle ne put s’empêcher de se gratter le visage et de demander : « Est-il vraiment si effrayant ? »

Juste à ce moment-là, comme pour lui répondre, le bruit de quelque chose qui se brisait retentit à l’intérieur de la salle de repos. C’était comme si un truc lourd avait été renversé à coups de pied. Toutefois, Ye Ling Meng fut légèrement surprise, mais ne recula pas. Elle savait déjà que Lin Jian Yin ne lui ferait aucun mal. Tout au plus, il jetterait et casserait des choses. Mais, même s’il endommageait certains objets, l’agence ne dirait rien. En fait, le patron était même heureux que, en ce moment, le taux de destruction de Lin Jian Yin ait baissé de 50 %.

Ye Meng Ling avait à peine réfléchi à ça pendant quelques secondes, quand le bruit de verre brisé se fit entendre depuis l’intérieur de la salle de repos. Elle ouvrit la porte sur-le-champ afin d’empêcher le pourcentage de dommage de ce mois-ci de trop augmenter, ce qui aurait pour conséquence d’attirer l’attention du patron sur elle.

« Bonjour. »

Ye Meng Ling passa la tête dans la salle de repos et, tout en fermant complètement les yeux sur la destruction de la pièce, regarda Lin Jian Yin qui était assis sur le canapé en bouillonnant de colère. Elle traversa la pièce avec précaution et se dirigea vers lui, mais il détourna délibérément la tête.

Ye Meng Ling lui montra un petit sourire timide et sortit une boîte. « C’est pour toi. »

Lin Jian Yin renifla avec dédain, mais ne put se retenir d’y jeter un regard du coin de l’œil. Il s’agissait d’une boîte rectangulaire en bois noir. Lin Jian Yin essaya secrètement de deviner ce qu’elle pouvait contenir au vu de sa forme, mais il y avait trop de possibilités, et donc sa curiosité l’emporta finalement sur son mécontentement. Il saisit la boîte et l’ouvrit, tout excité, pour découvrir qu’il y avait en fait un microphone à l’intérieur.

« Un micro ? » Lin Jian Yin fixa distraitement l’objet en même temps qu’il parlait. Ce microphone me semble un peu familier ?

« Oui. J’ai entendu dire que tu n’étais pas habitué à utiliser les micros ici, donc je suis retournée à la société et ai étudié un peu le sujet. J’ai trouvé la marque et le type particulier de microphone que tu avais l’habitude d’employer et je te l’ai acheté. À l’avenir, je vais le traîner avec moi. De cette façon, tu n’auras pas à te servir de micros auxquels tu n’es pas habitué. »

Lin Jian Yin caressa lentement le microphone. Ainsi, même si elle n’était pas présente, elle était tout de même au courant de ma situation actuelle. Le sentiment qui rendait Lin Jian Yin malheureux s’évanouit brusquement et, au lieu de ça, du fond de son cœur, ce dernier éprouva l’envie de sourire, mais se retint en répondant simplement avec un « oh ».

Ye Meng Ling sourit, avec l’intention de poursuivre la conversation sur les futurs emplois qu’elle lui cherchait.

« Attends, arrête-toi tout de suite ! » l’arrêta tout à coup Lin Jian Yin, et Ye Meng Ling attendit patiemment qu’il parle. Il feignit la nonchalance et s’enquit : « La dernière fois, pourquoi diable t’es-tu enfuie en me voyant ? »

Ye Meng Ling fut prise au dépourvu par sa question et prit un long moment avant de répondre : « E-En fait, c’est juste que tu m’as fait peur, alors j’ai sauté dans la voiture sans réfléchir. Ça n’a rien à voir avec toi. »

Comme il avait déjà soulevé la question, Lin Jian Yin abandonna tout semblant d’apparences. Ressemblant à un mari jaloux, il l’interrogea : « Dans ce cas, qu’est-ce qui t’a pris d’entrer dans la voiture de ton ex-petit ami ? As-tu oublié à quel point il s’est montré impoli devant toi la dernière fois au supermarché ? »

Ye Meng Ling ne remarqua pas que, étant son agente, elle n’était effectivement pas obligée de lui expliquer ses affaires privées. Cependant, après avoir entendu la question de Lin Jian Yin, elle répliqua rapidement : « Non, non, c’est parce que sa mère m’adore, et elle ne sait pas que nous avons rompu. Sa mère était très malade il y a quelques temps et souhaitait me voir, alors il est venu me demander de jouer la comédie avec lui. »

« Ne traite pas aussi bien ce genre de personne à l’avenir. »

Après avoir appris la vérité, la bouche de Lin Jian Yin ne se laissa toujours pas aller, mais son état d’esprit avait déjà atteint le septième ciel, et avec cet afflux de bonheur il sentit tout son corps s’alléger au point de pouvoir flotter au loin comme une plume. Ce fut seulement après avoir fait tout son possible pour y résister qu’il fut en mesure d’empêcher ses lèvres de s’arquer vers le haut.

« D’accord. » répondit docilement Ye Meng Ling. Néanmoins, elle avait déjà découvert les efforts de Lin Jian Yin pour se retenir de sourire, alors que le coin de ses lèvres continuait de se redresser, et elle ne put s’empêcher de rire intérieurement. C’est un gars si maladroit !

Romance RPG : Partie 23

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-three – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-trois – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Il ne sembla pas vraiment beaucoup se soucier du prix de la robe. Quand Édouard agita négligemment la main, les deux personnes derrière lui sortirent immédiatement un portefeuille et se dirigèrent vers le commis du magasin. Quand elle comprit qu’il était réellement sur le point de payer pour elle, Meng cria haut et fort : « Attendez ! Que faîtes-vous ? »

Surpris, Édouard répondit après en avoir débattu intérieurement : « Je crois que… À mon avis, il est très impoli de laisser une demoiselle payer, alors vous ne devriez pas vous inquiéter des frais de la robe. Il suffit d’accepter ce présent à titre de compensation pour ne pas avoir été en mesure de vous accueillir comme il se doit la dernière fois. »

« Vous ne pouvez pas faire ça ! » refusa rapidement Meng.

« Meng ? » L’Épée-Fantôme n’aurait jamais imaginé que Meng saboterait la manigance qu’il avait orchestrée avec soin. La robe était déjà à portée de main en plus.

Mais, Meng était très déterminée. « C’est ma toute première robe, donc je veux l’acheter moi-même. Je ne veux pas que ce soit une sorte de petite compensation. »

L’Épée-Fantôme fut pris au dépourvu. « Mais, nous ne disposons pas d’assez d’argent. »

« Nous allons revenir ici demain matin et demander au patron de me laisser travailler ici, afin que je puisse compenser l’argent. Je veux le gagner moi-même. » Meng semblait être très décidée et ne laissait aucune place à la discussion.

L’Épée-Fantôme, qui était habitué au manque d’opinion de Meng, était sérieusement surpris par sa détermination cette fois. Qui aurait songé que Meng serait si persistante pour ce genre de chose, tout ça parce qu’il s’agirait de sa toute première robe, et qu’elle voudrait l’acheter elle-même ? Toutefois, l’Épée-Fantôme se sentait incapable de la réprimander. Bien au contraire, il appréciait cette façon de penser.

« Vraiment ? » Que quelqu’un refusât ses cadeaux semblait également être une première pour Édouard. Ça ne le dérangeait pas. À l’inverse, c’était une nouveauté pour lui.

Meng acquiesça.

Édouard afficha un sourire éclatant. « Sur cette note, je vous souhaite de passer un agréable moment au travail. Je reviendrai quelques autres fois. J’espère vous rencontrer ici à nouveau. »

En apercevant le sourire radieux d’Édouard, Meng avait depuis longtemps gelé sur place et ne put que hocher la tête lentement. En même temps, elle pensa pour elle-même, Si seulement une certaine personne me souriait comme ça…

Le vendeur déclara de façon exagérée : « Si même Votre Altesse le dit, d’accord, d’accord, vous pouvez travailler ici afin de payer la robe. Je suis sûr que même le patron n’oserait pas aller contre la volonté du prince. »

Quand elle entendit qu’elle avait été embauchée, Meng fut tellement heureuse qu’elle jeta l’Épée-Fantôme dans les airs et s’écria joyeusement : « C’est génial ! »

« Hé, hé, hé, toi, la femme laide, que crois-tu que je sois ? Je suis une épée ! Fais attention, ou tu vas te couper la main ! » cria l’Épée-Fantôme avec inquiétude. Dans son cœur, cependant, il était heureux pour Meng.

Après l’avertissement, les yeux de Meng s’élargirent, et elle regarda l’épée tomber. Elle ne l’attrapa pas, mais poussa un cri perçant et l’esquiva, laissant l’Épée-Fantôme aller s’écraser sur le sol. Un bruit métallique retentit dans la salle. Comme il glapissait de douleur, il lâcha, les dents serrées : « Espèce d’empotée ! »

Meng le ramassa rapidement et lui présenta ses excuses à l’infini, mais l’Épée-Fantôme était si en colère qu’il ne voulait pas lui pardonner.

À côté, Édouard souriait joyeusement.

 

 

Le visage solennel, Meng tint l’épée, tandis que deux hommes se tenaient à côté d’elle en arborant la même expression sérieuse. Leur attention était focalisée sur la même chose. Meng inspira profondément et, après avoir rassemblé toute son attention, l’épée dans sa main glissa en une ligne droite et précise. Un long bruit de déchirure put être entendu, et des expressions heureuses apparurent sur le visage des deux hommes à ses côtés.

Des gouttes de sueur coulèrent le long du visage de Meng, et ensuite les hommes lui donnèrent rapidement une serviette avec laquelle elle pourrait essuyer sa sueur. Les mouvements de Meng devinrent de plus en plus rapides. Seule l’image rémanente de l’épée pouvait être aperçue, le bruit de déchirure semblait ne jamais en finir.

Enfin, elle mit lentement son épée de côté, et sa bouche s’étira en un sourire satisfait, comme les deux hommes se réunissaient pour jeter un coup d’œil.

« Excellent ! Le tissu a été coupé proprement et avec précision, même mieux que s’il avait été découpé avec mes ciseaux en or », affirma le patron avec des éloges incessants.

Le vendeur renchérit avec ses compliments lui aussi. « Incroyable. Vous coupez exactement le long des lignes dessinées par le patron. Même si je fais cela depuis de nombreuses années, je ne pourrais pas forcément m’y prendre mieux que vous. »

Meng baissa la tête, gênée par les nombreux compliments. L’Épée-Fantôme ouvrit également les yeux et s’exclama fièrement : « C’est parce que je suis très tranchant ! »

« Ah, je vois que Prince Édouard est arrivé », annonça joyeusement l’employé du magasin. En même temps, il échangea un regard complice avec le patron.

« Si tôt ? » Surprise, Meng tourna la tête, mais il n’y avait personne en vue. Se retournant, elle remarqua que le patron et le commis réprimaient leur fou rire.

« Imbécile. »

L’Épée-Fantôme ne put s’abstenir de grommeler. Il était très contrarié par le fait que Meng tournait précipitamment la tête dès que le nom d’Édouard était mentionné.

« Meng. » La voix d’Édouard retentit réellement derrière Meng cette fois.

En se retournant avec un peu de stupéfaction, Meng vit le sourire parfait d’Édouard juste sous ses yeux. Elle demanda, stupéfaite : « Pourquoi êtes-vous là si tôt aujourd’hui ? »

Le sourire d’Édouard devint encore plus radieux. « J’ai terminé mon travail plus tôt que d’habitude, parce que je voulais venir ici le plus vite possible. »

« Oh. » Meng baissa la tête avec timidité et continua de découper son tissu, mais elle ne remarqua pas qu’elle était en train de couper celui-ci en lambeaux.

Édouard se pencha également sur la pile de tissus avec un sourire joyeux. De plus, lorsque l’objet ne put plus être coupé en d’autres morceaux, il en saisit un autre et le déposa devant elle, de sorte que Meng pourrait continuer de déchirer le tissu en lambeaux, sans prêter attention à ce qu’elle était en train de faire.

« Aïe. » Un moment d’inattention fit qu’elle oublia de protéger les yeux et la bouche de l’Épée-Fantôme. Il cogna directement contre la surface de la table. Cependant, Meng ne remarqua évidemment pas le gémissement de celui-ci.

« Vous devez venir au bal », Édouard ne put s’empêcher de rappeler à Meng.

« D’accord… »

Même si Meng devenait de plus en plus timide avec la tête baissée, l’Épée-Fantôme, qu’elle tenait toujours à la main, pouvait tout voir très clairement. En fait, il devrait être heureux que Meng eût capté l’attention du prince — c’était pratiquement un miracle — et, pourtant, il était assurément malheureux. Que Meng fût dans la lune le rendait malheureux. Son visage rougissant le rendait malheureux. Chaque mot employé par Meng pour répondre à Édouard le rendait malheureux !

Romance RPG : Partie 22

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Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-two – traduit du chinois à l’anglais par XianBang[PR!]
Partie Vingt-Deux – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Meng sortit en quelque sorte timidement, une robe de bal rose en satin collant gentiment à son corps. Le matériau gracieux en satin rendait son apparence, qui était ordinairement trop mince, douce et charmante. Sa robe bouffante et sa coupe longue et simple de cheveux, additionnées à son rougissement timide, lui conféraient un air attachant. Bien qu’elle ne parût pas aussi magnifique que Marisa, elle dégageait une sorte différente d’attraction qui donnait involontairement envie aux gens de la protéger.

« Chaque femme sait comment se transformer. » L’Épée-Fantôme était choquée. Il pouvait à peine croire qu’elle était la même femme qui portait des pantoufles blanches et bleues et qui arborait la coupe de cheveux d’une vieille dame.

Meng était un peu nerveuse. Elle tira sur l’ourlet et ajusta le satin du corsage, puis s’enquit avec précaution : « Est-ce que ça a l’air bien ? Ça ne fait pas trop mignon ? »

Ce fut seulement après que Meng eut répété sa question à plusieurs reprises que l’Épée-Fantôme, qui la fixait intensément du regard, se rendit compte qu’elle lui parlait. Un peu embarrassé, il détourna les yeux et répondit négligemment : « Ça passe. Va avec ça. »

« Oh », lâcha Meng, la tête tombante. Elle retourna dans la cabine d’essayage pour enlever la robe. Quand elle sortit à nouveau, le vendeur se hâta de prendre la robe et commença à l’emballer. Lorsqu’il eut terminé, il se frotta les mains en disant vite : « Cette robe vous va très bien. Le prix est également raisonnable. C’est un choix judicieux de l’acheter. »

Quand elle entendit le mot « prix », les yeux de Meng s’agrandirent sur-le-champ, et elle demanda avec précaution : « Combien… combien coûte-t-elle ? »

Le commis du magasin sourit. « Cet article n’est pas de la nouvelle mode de cette année. Elle ne coûte pas cher. Elle vaut seulement quinze ducats d’or. Je ne demanderai pas de frais supplémentaires. »

Quinze ducats d’or ? Meng était un peu anxieuse. Elle courut jusqu’à son sac et fouilla dedans jusqu’à ce qu’elle trouve son porte-monnaie. Elle l’ouvrit, puis eut l’air perplexe.

« Combien y a-t-il de ducats d’argent dans un ducat d’or ? »

Le commis songea que c’était une question étrange, mais répondit tout de même consciencieusement : « Dix. »

L’expression de Meng devint un peu gênée. « Dans ce cas… un ducat d’argent vaut combien de ducats en cuivre ? »

« Dix. »

Meng fouilla dans son porte-monnaie et ensuite jeta agressivement son contenu sur la table. Parmi les nombreuses pièces qui en tombèrent, la plupart était en cuivre, quelques-unes étaient en argent, mais seulement trois étaient en or. Meng fit le total de ses biens avec précaution. Ils s’additionnaient seulement à cinq ducats d’or et à huit ducats d’argent, un déficit de près de neuf ducats d’or, même en ignorant complètement le fait que Meng et l’Épée-Fantôme auraient besoin d’acheter de la nourriture.

« Pas assez d’argent… » Meng déclara la dure vérité, déprimée.

L’Épée-Fantôme était choquée, lui aussi. Il avait tout pris en considération à part le gros problème de l’argent. Ayant besoin d’argent, que pouvait même faire une épée comme lui ? Se vendre ? Ils seraient d’abord obligés de trouver quelqu’un qui voulût l’acheter !

Le vendeur révéla une expression d’incrédulité. Il n’aurait jamais imaginé que les deux personnes qui étaient entrées avec confiance dans la boutique de vêtements pour acheter une robe pouvaient seulement à peine avoir cinq ducats d’or sur eux. La robe rose, exactement comme il l’avait affirmé, ne pouvait pas être considérée comme dispendieuse. Comparée aux robes sur-mesure commandées par les femmes nobles, celle-ci était à un prix complètement avantageux.

« C’est… Je n’ai pas de solution, moi non plus. Il vous manque trop d’argent. » Le commis de la boutique n’était pas fâché, mais il avait en effet l’air troublé.

Le sentiment de malaise était si intense que l’Épée-Fantôme ne savait pas quoi faire. Ils n’avaient pas assez d’argent, mais Meng ne pouvait pas se retrouver sans robe. Si elle n’en avait pas, comment pourrait-elle assister au bal ?

Toutefois, Meng ne demanda pas de conseil à l’Épée-Fantôme. À la place, elle demanda timidement au vendeur : « Puis… puis-je travailler ici pour régler le solde de la robe ? »

Le commis de magasin eut l’air un peu gêné. L’Épée-Fantôme hésita pendant un instant, puis réalisa que l’idée de Meng était une excellente solution. Il poursuivit instantanément : « Oui, oui. S’il-vous-plaît ! Vous avez vu à quel point la robe va bien à ma demoiselle. Notre famille éprouve des problèmes financiers, mais, vous savez, il est probable que cette fille ne puisse assister qu’à ce seul bal de toute sa vie. Je vous en prie, aidez-nous. »

Le vendeur fronça encore plus les sourcils, hésitant pendant une éternité. Il avoua finalement : « C’est… eh bien, je ne suis pas le propriétaire. Je ne peux pas prendre cette décision. Pourquoi ne reviendriez-vous pas demain matin pour demander au patron ? »

« Ah… » Meng afficha une expression un tantinet déçue, toucha la boite de la robe à côté d’elle avec mélancolie.

Les clochettes près de la porte sonnèrent alors que la porte s’ouvrait. Trois hommes portant des manteaux à capuchon entrèrent. Le plus important d’entre eux aperçut Meng, émit un son surpris, et abaissa son capuchon.

Les yeux du commis s’illuminèrent, et il salua respectueusement : « Prince Édouard, vous êtes là. »

Prince ? Le dos de Meng se raidit. Elle n’osa pas se retourner.

Édouard, cependant, s’approcha et remarqua l’épée avec des yeux et une bouche ainsi que la tenue familière de Meng. Édouard cligna des yeux et s’enquit : « C’est vous ? La demoiselle qui a escaladé le mur du palais ? »

Lorsqu’elle entendit la question du prince, Meng ne put que serrer les dents et se retourner, en souriant avec raideur. Comme elle faisait face à Édouard, elle ressentit un indescriptible sentiment d’embarras. Elle venait à peine d’échapper à une autre personne possédant ce visage, fuyant comme une réfugiée. Néanmoins, elle n’arrivait pas à déterminer pourquoi elle avait eu envie de s’enfuir. N’était-elle tout de même pas obligée de docilement aller le voir le lendemain ? Après tout, elle était son agente.

« Vous avez changé votre coiffure », s’aperçut Édouard avec surprise. « Elle vous va à ravir. »

En entendant le compliment d’Édouard, Meng ne put s’empêcher de rougir alors qu’elle demandait avec incertitude : « V-vraiment ? »

« Oui », déclara honnêtement Édouard.

Le visage de Meng devint encore plus rouge, se baissant vers sa poitrine.

L’atmosphère devint un peu embarrassante, mais Édouard paraissait ne pas en avoir conscience, tandis qu’il discutait. « Êtes-vous ici pour acheter des vêtements formels vous aussi ? Cette boutique est très bien. Je l’aime beaucoup. Avez-vous déjà choisi une robe à votre goût ? »

« Nous en avons sélectionné une, mais nous n’avons pas assez d’argent », intervint vite l’Épée-Fantôme. Après tout, la personne devant eux appartenait à la royauté, alors le coût d’une simple robe était sûrement une bagatelle. Il décida de faire en sorte que le prince payât l’addition. C’est de sa faute pour avoir utilisé mon visage et avoir même flirté avec ma copine… Non ! À quoi est-ce que je pense ? L’Épée-Fantôme secoua la tête avec l’intention de se débarrasser de cette étrange pensée. Évidemment, ne possédant qu’un corps sans tête, il ne faisait en réalité que rouler des yeux.

Romance RPG : Partie 21

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par :


Part Twenty-one – traduit du chinois à l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-et-un – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Le commis avait clairement été surpris par l’épée. Il fixa du regard, les yeux écarquillés, l’Épée-Fantôme pendant un certain temps. Ce fut seulement après que l’Épée-Fantôme le lui eut demandé une nouvelle fois qu’il sortit de sa stupeur. L’air désolé, il lui apprit : « Je suis vraiment navré. La robe à l’extérieure a été réservée par la fille du duc Biggs, mademoiselle Marisa. »

L’Épée-Fantôme et Meng restèrent tous les deux stupéfaits. Ils ne s’attendaient pas à entendre un nom familier ici. Le duc Biggs et Marisa ne sont-ils pas le père et la fille qu’on a vus au palais ?

L’Épée-Fantôme n’aurait jamais songé que le paon réserverait en fait une robe aussi pure et simple. Se pourrait-il qu’elle ne veuille pas être un paon, mais plutôt une colombe ?

« Tout le monde sait que Son Altesse, le prince Édouard, aime le blanc et favorise les vêtements avec des lignes simples et fluides. À ce bal, chaque jeune femme va porter la couleur blanc angélique, et le style des tenues sera simpliste. Ça a été très difficile pour nous de devoir en concevoir une centaine. Chaque robe doit être aussi simple que possible, et tout ce que le concepteur voit chaque jour est du blanc. Bien que chaque robe doive être simple, chacune d’elle doit aussi être différente. Des larmes sont sur le point de tomber de ses yeux à force de les créer. » Le vendeur grimaça.

« Une centaine ? » L’Épée-Fantôme dressa l’oreille alors qu’il écoutait, en imaginant simultanément la scène. Plusieurs centaines de femmes toutes vêtues de blanc… Ça ressemblerait probablement à une danse tenue dans un hôpital, pleine d’infirmières courant dans tous les sens.

« Épée-Fantôme, est-ce qu’on devrait aussi chercher une robe blanche ? » questionna Meng d’une petite voix.

« Non ! » s’écria soudainement l’Épée-Fantôme. Meng n’était pas très tape-à-l’œil pour commencer. Si elle porte la même couleur que tout le monde, est-ce qu’elle ne va pas se fondre dans la foule ? Il demanda immédiatement : « Monsieur le vendeur, avez-vous d’autres couleurs ? Nous sommes dans un besoin urgent. »

Choqué, l’employé du magasin répondit à la hâte : « O-oui. Beaucoup. Récemment, chaque couleur autre que le blanc a eu des ventes médiocres. Je pense que nous avons du bleu, du rouge, de l’orange, du vert, du rose… »

« Du rose et du bleu », décida l’Épée-Fantôme en un instant.

Le vendeur acquiesça et ouvrit immédiatement une armoire sur le côté. À l’intérieur, il y avait de nombreuses robes. Il sortit une robe bleu ciel et une robe rose pâle. La robe bleu ciel était du même style que la blanche dans la vitrine extérieure. Elles étaient toutes les deux des robes de bal sirène, mais la bleue était un peu plus complexe, avec un collier en forme de fleur. La robe rose avait une jupe à volants faite avec un tissu léger transparent et un corsage garni de plusieurs perles disposées en forme de petites fleurs.

L’Épée-Fantôme étaient encore en train de décider entre l’élégante robe bleue et l’adorable robe rose, lorsque Meng tira un peu sur l’Épée-Fantôme, en déclarant tranquillement : « Je-j’aime la rose. »

L’Épée-Fantôme regarda Meng avec surprise. C’était la première fois qu’elle exprimait une opinion sur la mode. Sentant que c’était un bon début, l’Épée-Fantôme signala immédiatement à l’employé du magasin d’apporter la robe rose. Rougissante, Meng prit la robe de bal en même temps qu’elle remettait l’Épée-Fantôme au commis, et entra dans la cabine d’essayage.

« Cette fille est vraiment rafraîchissante. Elle semble être le type que le Prince Édouard préfère », commenta tout à coup le vendeur.

L’Épée-Fantôme jeta un coup d’œil à l’employé du magasin, et le questionna d’un ton quelque peu dédaigneux : « Comment pouvez-vous savoir quel type de femme le Prince Édouard préfère ? Vous vous connaissez bien tous les deux ? »

L’Épée-Fantôme avait seulement songé à un peu ridiculiser le vendeur et ne s’était jamais attendu à ce que l’employé du magasin lui réponde avec désinvolture : « Naturellement. Nous nous sommes rencontrés il y a dix ans. Le Prince Édouard n’aimait pas le tailleur royal et estimait que les vêtements que celui-ci confectionnait étaient trop élaborés. Il est parti par lui-même à la recherche de vêtements et a tout de suite pris goût aux nôtres. Depuis lors, toutes les tenues de cérémonie du prince ont été fabriquées par nous. »

Les yeux de l’Épée-Fantôme s’agrandirent. Quelle coïncidence !

Le commis de magasin lança un regard à l’Épée-Fantôme et expliqua : « Sinon, croyez-vous que la famille d’un illustre duc ne posséderait pas son propre tailleur exclusif, et daignerait visiter notre boutique de vêtements ? Ne prenez pas notre boutique à la légère. La quasi-totalité de ces centaines de filles qui ont commandé des robes sur mesure appartient à la noblesse. Tout le monde sait que les vêtements de Son Altesse Royale sont conçus par nous. »

Le vendeur regarda soudainement à gauche et à droite, puis annonça secrètement à l’Épée-Fantôme : « Je vous en prie, ne dites pas que je ne me suis pas occupé de votre cas. Restez un peu plus longtemps. Tout le monde croit que Son Altesse Royale a déjà envoyé quelqu’un pour ramasser son costume, mais ce n’est pas réellement le cas. Son Altesse Royale vient toujours en personne. Afin d’éviter les foules, il passe habituellement très tard et, en plus, il a commandé de nombreux vêtements cette fois. Il a même fait fabriquer des vêtements décontractés. Discuter du design et les essayer va probablement prendre plusieurs voyages. »

Les yeux de l’Épée-Fantôme étincelèrent. C’est vraiment une excellente nouvelle. Quelle meilleure occasion pour rencontrer le prince ?

« Épée-Fantôme… »

L’Épée-Fantôme regarda dans sa direction. Meng sortit timidement la tête de derrière le rideau, complètement réticente à montrer quoi que ce soit d’autre.

« Dépêche-toi de sortir », l’exhorta l’Épée-Fantôme.

Romance RPG : Partie 20

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Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin se précipita pour rentrer à la maison. À son retour, il ne fit rien d’autre que s’asseoir en face de la console Nintendo et attendre les bips sonores et la lumière clignotante. Ses deux yeux étaient rivés sur la console de jeu. Éventuellement, il perdit patience et démarra le jeu le premier. Il avait hâte de mettre le grappin sur la femme qui avait osé fuir sa présence.

Lorsque l’Épée-Fantôme ouvrit à nouveau les yeux, il était étendu sur une chaise dans le salon d’hier. Il semblerait que Meng fût également tombée endormie au milieu de la séance, de sorte qu’ils n’avaient pas quitté le magasin.

Son apparition soudaine fut clairement un choc pour les personnes à proximité. Finalement, le styliste eut enfin assez de courage pour tenter de le placer correctement dans un coin afin d’éviter qu’il fasse peur aux autres clients. L’Épée-Fantôme aperçut le regard affligé du styliste et ne put résister à l’envie de laisser échapper un cri, ce qui effraya le styliste à un point tel qu’il jeta l’épée au loin dans sa panique. Tout ce qu’obtint l’Épée-Fantôme pour s’être moqué de lui fut d’être lamentablement envoyé valdinguer dans les airs. Après avoir tournoyé à plusieurs reprises, il s’écrasa lourdement sur le sol, et personne ne vint vérifier s’il allait bien.

« Hé ! Faîtes plus attention quand vous me déplacez ! » hurla l’Épée-Fantôme avec le visage pointé vers le sol, extrêmement mécontent.

Malheureusement, après avoir été témoin de l’expérience antérieure du styliste, personne ne voulait le toucher, alors ils laissèrent l’Épée-Fantôme hurler et vociférer sur le côté. En fin de compte, fatigué de crier, il ne put que se mettre à marmonner que cette femme l’avait abandonné sans s’en soucier, obligeant une épée solitaire comme lui à rester dans un endroit où il se faisait maltraiter par les gens.

« Épée-Fantôme, pourquoi es-tu étendu là ? »

Avec un hoquet de surprise, Meng s’empressa de rejoindre l’Épée-Fantôme et de le ramasser. L’Épée-Fantôme afficha une expression contrariée quand il regarda Meng, mais fut ensuite stupéfait. Aucune trace ne restait de la coupe de cheveux de vieille dame que Meng portait auparavant. À sa place, il y avait des cheveux souples, noirs de jais, et longs jusqu’aux épaules. Assortis avec la paire d’yeux de Phoenix unique de Meng, bien qu’elle ne pût pas être appelée une femme d’une grande beauté, elle arborait une apparence rafraîchissante et charmante.

« T-Tu… » L’Épée-Fantôme la fixa du regard d’un air abasourdi, incapable de parler pendant un certain temps.

Meng eut l’air inquiète. « Qu’est-ce qu’il y a ? Je suis vraiment désolée. Je me suis connectée avec un peu de retard, et à cause de ça tu t’es fait jeter ici. »

L’Épée-Fantôme voulait à l’origine poursuivre sur ce sujet et la maudire, mais en voyant son air de culpabilité, la moitié de son cœur s’adoucit involontairement. Cependant, sa bouche continua sa tirade : « Oui, oui, tu as été tellement lente à te connecter. Je ne peux pas bouger par moi-même, alors je n’ai pu qu’être maltraité par des gens. Où es-tu allée ? Tu es secrètement allée rencontrer ton petit ami ? » L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher d’aborder le sujet d’une manière détournée, et ensuite tendit l’oreille en attendant la réponse.

Meng sourit avec embarras et répondit vaguement : « Je ne faisais qu’aider un ami avec quelque chose. »

« Vraiiiiiiiiiiiiiiiiiment ? » L’Épée-Fantôme allongea le mot. Il n’avait pas songé que Meng oserait essayer de le tromper.

« Ouais. »

Meng répondit naturellement, mais remarqua que l’Épée-Fantôme semblait étrangement mécontent. Elle en conclut qu’il n’était peut-être fâché que parce qu’elle était arrivée si tard. Sur ce, elle se hâta de changer de sujet. « Épée-Fantôme, qu’est-ce qu’on devrait faire maintenant ? »

« Qu’est-ce que tu veux dire par “qu’est-ce qu’on devrait faire maintenant” ? » L’Épée-Fantôme venait tout juste de repenser à la façon dont elle avait grimpé dans la voiture de quelqu’un d’autre et lui répondit avec irritation.

Voyant que l’Épée-Fantôme n’avait pas l’air content, Meng le questionna timidement : « Tu n’avais pas dit que tu voulais m’aider à changer ? Est-ce que c’est assez en changeant ma coiffure ? »

L’Épée-Fantôme lui jeta un regard en biais. Meng était toujours vêtue d’une chemise Pikachu et de pantoufles bleues et blanches. Si ça pouvait être appelé passable, dans ce cas est-ce que ça voulait dire que, juste en mettant une robe, une femme pourrait être appelée magnifique ?

En voyant la rafraichissante et charmante Meng révéler un regard innocent, l’autre moitié du cœur de l’Épée-Fantôme s’adoucit, et il fut incapable de rester furibond. Cette femme doit être ma faiblesse ! marmonna l’Épée-Fantôme dans son cœur, mais il ne pouvait pas se résigner à dire quoi que ce soit à voix haute. Il put seulement lui demander : « Le prince ne veut-il pas tenir un bal ? Quand a-t-il lieu exactement ? »

Quand elle entendit le rappel de l’Épée-Fantôme, Meng se souvint enfin de la raison initiale pour laquelle ils devaient se rendre en ville. Elle fouilla précipitamment dans son sac et sortit une invitation froissée du fin fond de celui-ci. Meng fronça les sourcils quand elle vit un compte à rebours sur l’invitation bizarre. Ça disait : « Temps restant avant le bal. Un mois, quinze jours, vingt-huit heures, trente-six minutes et vingt secondes. »

« Quoi ! Dans un mois et demi ? » s’écria l’Épée-Fantôme. J’ai seulement un mois et demi pour transformer la jeune fille en face de moi en une beauté digne d’être associée avec un prince ?

« Vite, vite, vite ! » l’exhorta l’Épée-Fantôme à plusieurs reprises.

« Vite quoi ? » Meng était perplexe.

« Va acheter des vêtements ! Tu crois que le prince va aimer Pokémon ? » s’exclama l’Épée-Fantôme.

Meng baissa la tête pour regarder le Pokémon sur ses vêtements, et grommela un peu avec mécontentement que les Pokémons étaient très mignons. Mais, ses pas ne ralentirent pas. Peu importe à quel point elle aimait Pokémon, elle n’oserait pas porter ça pour assister à un bal. Elle sortit du salon en coup de vent.

L’Épée-Fantôme déclara avec hâte : « Rends-toi à cette boutique devant laquelle nous sommes passés la dernière fois. La robe blanche qu’ils avaient là semblait vraiment sympa. »

En entendant les instructions de l’Épée-Fantôme, Meng changea rapidement de direction et se dirigea vers l’endroit où l’Épée-Fantôme lui avait dit d’aller. Il ne leur fallut pas longtemps avant d’arriver à la boutique de vêtements. Faisant face à la robe blanche qui était affichée dans la vitrine, Meng estima également que le design était très élégant. Il s’agissait d’une robe simple à bustier avec les lignes gracieuses d’une robe de bal sirène.

« Est-ce que ce serait vraiment approprié pour moi de porter ça ? » Meng était extrêmement timide. Une robe élégante comme celle-là ne semblait pas être quelque chose qu’elle devrait porter.

L’Épée-Fantôme leva les yeux au ciel et s’exclama : « Assez discuter. Entrons ! »

Meng pénétra craintivement dans le magasin. Dès qu’elle entra, elle aperçut un commis qui bâillait derrière le comptoir. Elle ne put s’empêcher de se figer sur place et de le fixer du regard depuis la porte. Elle ne savait pas si elle devait attendre que l’employé du magasin les accueille ou si elle devait nonchalamment se promener pour jeter un coup d’œil aux alentours. Après qu’un certain temps se fut écoulé, l’employé de la boutique remarqua enfin qu’il y avait une femme dans l’encadrement de la porte et afficha immédiatement un sourire. Il se dirigea poliment vers Meng.

Le commis de magasin examina d’abord Meng de haut et en bas. Quand il vit la façon dont Meng était habillée, il resta momentanément stupéfait. Cependant, il avait probablement été formé pour se montrer professionnel étant donné qu’il récupéra de sa stupeur en un instant et demanda, rayonnant : « En quoi puis-je vous aider, mademoiselle ? »

Meng répondit d’une petite voix : « Je veux regarder des robes. »

Un air de compréhension apparut sur le visage du commis du magasin. Il hocha la tête à plusieurs reprises. « C’est pour assister au bal du palais, n’est-ce pas ? Vous prenez vraiment votre temps. La plupart des jeunes filles ont déjà commandé leurs robes plusieurs mois à l’avance. Elles ont même toutes été spécialement conçues. »

« V-Vraiment ? » Meng était un peu gênée. Est-ce qu’il est en train de me dire que j’ai été trop lente dans ma recherche de vêtements ? Elle pensait déjà que passer un mois et demi pour trouver des vêtements était beaucoup trop long.

Voyant que Meng s’était raidit et semblait ne pas savoir quoi répondre, l’Épée-Fantôme avait à présent perdu patience. Il les urgea d’une voix forte : « Dépêchez-vous ! Nous voulons jeter un coup d’œil à la robe exposée dans la vitrine. »

Romance RPG : Partie 19

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Nineteen – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Dix-Neuf – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

« Et toi ? » demanda Bai Xue Chen. Voyant le regard confus de Lin Jian Yin, il ajouta : « Est-ce que tu as terminé ton objectif initial ? N’es-tu pas allé trouver le magasin d’antiquités God ‘n Devil à cause de cette bouche impulsive qui est la tienne ? »

Lin Jian Yin se figea. Il avait vraiment oublié la raison pour laquelle il était allé visiter la boutique d’antiquités. Il hésita, puis secoua la tête, se souvenant qu’il avait dit à God Charity qu’il ne voulait pas changer. Alors, après ça, pourquoi diable avait-il acheté la console Nintendo ? Il ne se souvenait même pas s’il avait payé ou non.

Bai Xue Chen dit vaguement : « Eh bien, ça n’a pas vraiment d’importance. Ta langue de vipère est l’une de tes caractéristiques principales. Si tu changeais vraiment, alors je me demanderais réellement si tu es bel et bien Lin Jian Yin. »

Lin Jian Yin roula des yeux vers son meilleur ami.

Bai Xue Chen ignora le roulement d’yeux et sourit pendant qu’il déclarait : « Cependant, ton humeur est devenue moins sombre ces derniers temps. Qui plus est, bien que tu aies fait fuir ton agente hier, elle n’a évidemment pas l’intention de démissionner, et semble même être de très bonne humeur aujourd’hui. Compte tenu du fait qu’elle s’est déjà enfuie une fois et qu’elle t’a quand même salué dans le supermarché comme si de rien n’était, cette fille est plus résistante qu’un cafard. »

« Ne la traite pas de cafard », le réprimanda Lin Jian Yin, mécontent.

Bai Xue Chen venait soudainement de se faire gronder, mais il ne se sentait pas le moins du monde en colère. Au contraire, le changement brusque de son bon ami avait piqué sa curiosité. Il était sur le point de se moquer de Lin Jian Yin, mais l’ouverture inopinée de la porte de la boutique l’empêcha de le faire. Ils tournèrent tous les deux la tête pour regarder et aperçurent une Yue Lan élégamment vêtue entrer.

« Yue Lan ? Pourquoi es-tu seule ? » Bai Xue Chen regarda autour, mais ne vit pas Ye Meng Ling.

Remarquant que Lin Jian Yin était également présent, Yue Lan répondit de façon un peu hésitante : « Meng Ling a rencontré une connaissance et a été emmenée de force pour aller prendre le thé. Je suis donc revenue par moi-même. »

« Qui a-t-elle rencontré ? »

Lin Jian Yin éprouva un fort sentiment de malaise dans son cœur. Si la personne était juste une connaissance, Meng Ling n’aurait certainement pas renvoyé Yue Lan toute seule. Il était plus probable qu’ils seraient tous les trois partis prendre le thé ensemble.

En entendant cette réponse, Yue Lan fut surprise. Dans la détresse, elle regarda vers Bai Xue Chen. Il la tint gentiment et dit doucement : « Ne t’inquiète pas. Vas-y, dis-le. »

« Meng Ling a dit que c’était son ex-petit ami. Ils ne faisaient que ressasser le bon vieux temps ! Vraiment ! » répondit prudemment Yue Lan. En même temps, elle observa attentivement la réaction de Lin Jian Yin. S’il avait l’air mécontent, elle défendrait sa nouvelle amie jusqu’à la mort.

Ex-petit ami ? Le souvenir de cette fois-là au supermarché, quand ce couple avait blessé Meng avec leurs paroles, refit tout à coup surface dans la mémoire de Lin Jian Yin. Lorsque Lin Jian Yin avait commencé à discuter avec cette femme, l’homme s’était contenté de rester sur le côté, sans oser dire un mot.

Pourquoi est-il parti à la recherche de Meng ? Lin Jian Yin ressentit un pressentiment dans son cœur. Peut-être que cette femme est l’instigatrice de quelque chose. Se pourrait-il qu’elle tente de se venger ?

À cette pensée, Lin Jian Yin se hâta de demander : « Sais-tu où ils sont allés ? »

En entendant Lin Jian Yin dire cela, les deux autres sourirent mystérieusement. Yue Lan répondit en entrant dans les détails : « Ils sont seulement allés au Starbucks à deux rues d’ici. C’est difficile de se garer là-bas, alors tu devrais y aller à pieds. Nous avons marché jusque-là pour faire les magasins tout à l’heure. »

« Compris. » Lin Jian Yin ouvrit la porte, ne leur disant même pas au revoir tandis qu’il s’en allait en courant.

Bai Xue Chen cligna des yeux et demanda malicieusement : « Essaie de deviner. Juin prochain, crois-tu que nous pourrions assister à un double mariage ? »

Yue Lan rougit et regarda affectueusement son bien-aimé. Puis, elle jeta un regard vers la porte avec une certaine inquiétude. « Mais, Meng Ling est très réservée et timide quand il s’agit d’aimer. »

« Ne t’en fais pas. Lin Jian Yin est la personne la plus directe que j’aie jamais vu. » Le sourire sur le visage de Bai Xue Chen devint de plus en plus brillant.

« La personne plus directe contre la plus réservée. Je me demande qui va gagner cette lutte. » Bai Xue Chen fronça des sourcils. « Je suis enclin à parier sur l’inébranlable mauvais caractère de mon ami de longue date. »

 

 

Lin Jian Yin sprinta tout le chemin, des images du visage en larmes de Meng lui traversant l’esprit. À chacun de ses pas, il accélérait. Atteignant la deuxième rue, il arriva juste à temps pour apercevoir le dos d’une silhouette familière sur le point d’entrer dans la voiture de quelqu’un.

Toujours en train de courir, il rugit : « Ye Meng Ling ! »

Elle tourna la tête pour regarder, clairement choquée. Elle ne savait pas pourquoi, mais voir Lin Jian Yin courir vers elle la fit se sentir coupable. Dans sa panique, elle grimpa dans la voiture et exhorta l’homme dans le siège du conducteur de se dépêcher de partir. L’homme fut surpris, mais il appuya à fond sur l’accélérateur, et la voiture fila au loin.

Lin Jian Yin ne s’était jamais attendu à ce que la jeune femme l’entende crier et s’enfuie avec quelqu’un d’autre, quand il était en fait venu la sauver. La colère surgit dans son cœur.

« Ye Meng Ling, comment oses-tu t’enfuir ? » Les yeux de Lin Jian Yin se plissèrent dangereusement.

Romance RPG – Partie 18

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Eighteen – traduit du chinois à l’anglais par Minna[PR!]
Partie Dix-Huit – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

L’Épée-Fantôme, qui lui avait déjà dit de changer de nombreuses fois, applaudit silencieusement quand il entendit Meng prendre une si grande décision par elle-même.

« Mais… » Meng se sentit un peu hésitante. « Qu’est-ce que je dois réellement faire pour devenir belle ? »

L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher de vouloir se servir de sa main pour se frapper le front, mais malheureusement une telle action serait vraiment trop difficile à exécuter pour une épée sans mains et sans tête. Il pouvait seulement cligner des yeux pour exprimer son impuissance. En même temps, il avait déjà décidé qu’il aiderait Meng. Il allait l’aider à complètement changer son image. Après tout, elle était aussi son agente très compétente. Par ailleurs, l’Épée-Fantôme avait un minuscule motif égoïste. Aider à changer son image lui ferait du bien aux yeux. Une femme belle serait toujours plus agréable à regarder qu’une femme fantôme ou une tante.

« Tes cheveux », gronda l’Épée-Fantôme. « Raidis d’abord tes cheveux ! »

« Raidir mes cheveux ? » Meng cligna des yeux. Ces trois mots lui semblaient vraiment familiers. Se pourrait-il que les cheveux raides me conviennent vraiment plus ? Elle toucha ses cheveux bouclés.

L’Épée-Fantôme essaya très dur de la presser : « Dépêche-toi, retourne en ville. Il doit certainement y avoir un salon de beauté là-bas. »

En voyant l’impatience de l’Épée-Fantôme, Meng ne put se retenir de rire et de ressentir de la chaleur dans son cœur en même temps. Cette épée l’aidait toujours sans aucune hésitation, en étant souvent encore plus anxieux qu’elle ne l’était. Même si l’Épée-Fantôme avait une langue acérée et que ses paroles étaient souvent comme des épées lui lacérant le cœur les unes après les autres, il était véritablement inquiet pour elle et sincère au sujet de l’aider à changer.

« D’accord, d’accord,  je suis déjà en train de marcher, non ? » Meng rigola et marcha en avant.

« Dépêche-toi, tu marches trop lentement. Est-ce que tu as mangé ? C’est comme si tu n’avais pas l’énergie pour marcher ! » continua à crier l’Épée-Fantôme.

« Je vais déjà très vite. Sinon, et si tu te faisais pousser des pieds et marchais par toi-même ? » rétorqua furieusement Meng.

Après sa réplique, l’Épée-Fantôme pouvait seulement maugréer : « Si je pouvais me faire pousser quelque chose, alors ça devrait au moins être une paire d’ailes. Qui voudrait se faire pousser des pieds ? Une épée avec une paire de pieds, ce serait carrément hideux. »

Meng leva les yeux et ne put s’empêcher de déclarer : « Tu crois qu’une épée ayant deux yeux et une bouche a l’air belle ? Ne t’inquiète pas, tu ne pourrais pas être plus laid que tu ne l’es déjà. »

« Hé… »

Meng se dirigea furtivement jusqu’à… l’arbre adjacent au salon de beauté. Tandis qu’elle se cachait derrière l’arbre et jetait secrètement un coup d’œil, elle put entendre des filles en train de rire à l’intérieur. De temps en temps, une ou deux filles sortaient tout en discutant de la façon dont leurs cheveux avait été coiffés pour la journée, ou à quel point leurs ongles avait bien été faits.

Meng déglutit et demanda : « Je dois vraiment aller à l’intérieur ? »

« Duh, dépêche-toi d’entrer. »

Meng trembla un instant, mais se souvenant de sa détermination renouvelée, elle s’éloigna de l’arbre de manière résolue, tira l’épée derrière elle, et utilisa l’Épée-Fantôme pour rassembler son courage.

« Bien, bien ! Voilà la bonne attitude », annonça l’Épée-Fantôme. « Une femme qui entre dans un salon de beauté est comme un homme pénétrant sur le champ de bataille. Allons-y ! Tue-les ! »

Comme Meng débordait de confiance, elle s’écria avec une envie de meurtre : « Tuons-les ! »

L’épée à la main, elle se précipita vers le salon de beauté, et elle ouvrit la porte du salon d’un coup de pied donné avec force. La porte alla immédiatement frapper le mur avec un bang énorme. Toutes les personnes à l’intérieur se figèrent. Un apprenti-coiffeur qui était en train de sécher les cheveux d’un client tint distraitement le séchoir dans sa main, et continua à sécher les cheveux du client sans s’arrêter. Le client, dont les cheveux se faisaient sécher, fut pris au dépourvu et ne remarqua pas la chaleur excessive. Une jeune apprentie, qui versait du thé pour les clients, s’immobilisa, ne réalisant pas que l’eau débordait déjà. Un coiffeur, qui coupait des cheveux, avait rassemblé une poignée de cheveux et avec quelques coupe, coupe, coupe, les coupa plus de dix fois.

Se rendant compte que l’attention de tout le salon était sur elle, Meng en fut choquée au point de trembler. Même sa voix restait coincée. Elle ne put qu’expliquer en tremblant : « Je suis venue pour, venue pour… »

Après avoir répété les deux mots « venue pour » une dizaine de fois, elle était toujours bloquée à « venue ».

Les gens à l’intérieur furent effrayés à mort par les deux mots « venue pour ». Mais, pour quoi donc est-elle venue ?

« Nous cambrioler ? » proposa le coiffeur tout en tremblotant.

Meng secoua vigoureusement la tête.

« Vous venger ? » Le garçon qui faisait un brushing afficha une expression terrifiée.

Meng agita la main avec forcer pour le nier.

« Alors, pour quoi est-ce que vous êtes venue ici ? » hurla tout le monde à l’unisson.

Meng était tellement intimidée qu’elle jeta même l’épée au sol. Avec les deux yeux qui lui tournaient et ses épaules tremblantes, elle murmura : « Être emb-bellie. »

« … »

 

 

Hahahaha, haha… Bai Xue Chen rigolait si fort qu’il devait s’accrocher au comptoir. Comment un voyage pour s’embellir peut-il tourner en vol à main armée d’un couteau ? Il allait vraiment mourir de rire à cause de ces deux clowns.

Lin Jian Yin, qui était à côté de lui, affichait une mine sombre. Furieux au point d’en faire grincer ses dents, il dévisagea Bai Xue Chen, dont le rire ne prenait jamais fin.

« Après ça, je ne sais pas combien de fois nous nous sommes excusés avant que les employés du salon soient d’accord pour lui coiffer les cheveux. J’ai attendu et attendu à côté d’elle et me suis endormi sans le remarquer. Quand je me suis réveillé, c’était déjà le matin. » Lin Jian Yin se sentit un peu impuissant. À cause de cette console Nintendo, le canapé dans le salon était devenu son lit depuis déjà plusieurs jours.

Bai Xue Chen lui rappela : « Mais si tu aidais Meng à changer seulement dans le jeu, ça ne veut pas nécessairement dire que Ye Meng Ling va changer dans la vie réelle, pas vrai ? »

« Non ! » Lin Jian Yin secoua la tête et affirma avec une certitude absolue : « Elle va changer. Elle n’est pas le genre de personne qui ne fait que parler et n’agit pas. »

Bai Xue Chen ne put se retenir de sourire mais, du point de vue de Lin Jian Yin, ce sourire eut l’air très bizarre. Il demanda prudemment : « Qu’est-ce qui te fait sourire ? »

« Rien. » Bai Xue Chen révéla une expression innocente. « C’est juste que je me disais que tu la comprenais bien. Elle est en fait venue dans ce magasin avant toi… et elle avait les cheveux raides. »

« Elle est venue ici avant moi ? » Lin Jian Yin était surpris et se hâta de le questionner : « Pourquoi est-elle venue ici ? Elle ne s’était pas enfuie en colère, hier ? »

« Elle est venue pour voir Yue Lan. Elles ont toutes les deux agi secrètement. Je ne sais pas de quoi elles ont parlé, mais elles ont dit qu’elles voulaient aller acheter des vêtements et sont sorties. »

Lin Jian Yin se sentit un peu heureux. « C’est bon à entendre. Elle a vraiment raidi ses cheveux, et elle achète également de nouveaux vêtements. On dirait qu’elle est sérieuse à propos de changer. »

Romance RPG – Partie 17

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Seventeen – traduit du chinois à l’anglais par Minna[PR!]
Partie Dix-Sept – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin dévala les escaliers aussi vite qu’il le pouvait. Seul Bai Xue Chen était resté en bas, alors que Yue Lan n’était nulle part en vue.

« Où est-elle ? Elle ne peut pas avoir disparu, pas vrai ? » s’enquit Lin Jian Yin, alarmé.

Bai Xue Chen répondit franchement : « Je l’ai envoyée à la cuisine, parce que je craignais que tu reçoives un choc trop grand. »

Lin Jian Yin ouvrit la bouche pour répliquer, mais il ne savait pas quoi dire. Il continua à ouvrir et à fermer la bouche jusqu’à ce qu’enfin il se force à demander : « Tu y as bien pensé ? Si elle disparaît un jour, ou si elle y “retourne”, qu’est-ce que tu vas faire ? »

Bai Xue Chen répondit allègrement : « Je prendrais probablement la peinture et chercherais frénétiquement cette boutique d’antiquités. »

« Et si tu ne parvenais pas à la retrouver ? » le questionna Lin Jian Yin, un peu stupéfait.

Bai Xue Chen jura sans aucune hésitation : « Je continuerais à la chercher pour toujours. »

Lin Jian Yin n’arrivait pas à en croire ses oreilles. « Tu es devenu fou ou quoi ? Tu ne pourrais pas chercher une personne normale à aimer ? »

« C’est vrai que je suis devenu fou, vraiment fou. » Les yeux de Bai Xue Chen dérivèrent vers l’entrée de la cuisine. La jeune fille pour laquelle il était fou d’amour se tenait près de la porte d’un air inquiet, observant secrètement les deux gars parler.

« Le véritable amour est essentiellement de la folie. »

Lin Jian Yin lui-même ne sut pas ce qu’il lui arriva en regardant l’expression indéfectible de son meilleur ami. En observant leurs interactions romantiques, il fut incapable de prononcer un seul mot de persuasion. Après avoir assisté à un barbecue toute la nuit avec eux, il leur parla du problème concernant la console Nintendo et Meng, oubliant presque que l’un d’entre eux ne pouvait même pas être considéré comme un être humain. Il semblerait que ses nerfs soient plus forts qu’il ne le croyait.

« Une peinture qui grille, qu’est-ce que nous allons faire si elle prend feu ? »

Sur le chemin du retour, Lin Jian Yin marmonna un tas de bêtises. La soirée avait été trop stimulante, au point qu’il ignorait quel genre de réaction il devrait avoir. Il y avait cette boutique d’antiquités bizarre, qui existait et pourtant n’existait pas, au 51ème étage, la console Nintendo qu’il avait jetée il y a longtemps, et la petite amie de Bai Xue Chen qui était sortie d’un tableau. Il y avait aussi Meng et Ye Meng Ling…

À l’heure actuelle, il était déjà près de trois heures du matin. Lin Jian Yin se tenait devant la porte de son appartement, toujours dans un état second. Est-ce que Meng m’attend dans le jeu ? Après avoir été blessée si terriblement par « Lin Jian Yin », elle devrait certainement avoir envie de se plaindre à « l’Épée-Fantôme » ? Sans le remarquer, il considérait déjà Meng et Ye Meng Ling comme étant la même personne.

Surement pas ! Ça ne peut pas être vrai. C’est une coïncidence, n’est-ce pas ? Lin Jian Yin secoua la tête. Même si la petite amie de Bai Xue Chen était sortie d’un tableau, le cas de Ye Meng Ling étant Meng était juste trop dément. Le jeu Nintendo n’est pas un jeu en ligne. Comment est-ce qu’il pourrait y avoir de vraies personnes à l’intérieur ?

Mais, est-ce que ça pourrait être plus dément qu’un personnage d’un tableau, qui prendrait vie ? Lin Jian Yin ne pouvait pas en être certain.

Ouvrant la porte à la hâte, Lin Jian Yin franchit l’entrée et entendit immédiatement un écho régulier de signal sonore à l’intérieur de l’appartement. Par habitude, il se dirigea vers la console Nintendo. La cartouche du jeu était insérée à l’intérieur comme d’habitude et clignotait. C’était comme si elle le pressait à entrer rapidement dans le jeu, parce qu’il y avait quelqu’un qui l’attendait à l’intérieur.

Perdu dans ses pensées, Lin Jian Yin se tint en face de la console, ses sentiments dans un désordre complet. Devrais-je entrer ou pas ?

Après avoir appris qu’il y avait quelque chose de bizarre avec la console Nintendo, Lin Jian Yin n’osa pas agir de la même façon qu’il avait agis avant, en entrant dans le jeu sans hésitation. Mais, pour être honnête, il ne pouvait pas se résoudre à prendre la console et la jeter dans le camion à ordures, qui devait venir tous les jours. Pourtant, il n’arrivait pas non plus à déterminer la raison pour laquelle il ne pouvait pas se résoudre à le faire.

Peut-être qu’il était encore très curieux de savoir si Meng était vraiment Ye Meng Ling.

Peut-être que le monde à l’intérieur de ce jeu était tout simplement trop attrayant.

Peut-être que…

Juste au moment où la réflexion de Lin Jian Yin commençait à dériver alors qu’il essayait de trouver une raison, il entendit un bruit de pleurs saccadés. Il écouta attentivement, sans du tout avoir peur des sanglots. Il savait qui pleurait, et il savait aussi d’où le bruit provenait. Il savait même qu’il ne pouvait pas laisser la personne pleurer seule. Après tout, il était celui qui l’avait fait pleurer.

S’asseyant brusquement, deux vortex se réfléchirent dans les yeux de Lin Jian Yin…

Lorsque l’Épée-Fantôme ouvrit les yeux, une large prairie s’étendant à perte de vue apparut devant lui. Le son du vent et de l’herbe qui s’agitait était poussé au loin, couvert par le bruit des pleurs. À ce moment-là, il pouvait seulement entendre sangloter derrière lui : Meng pleurait.

Quand il songeait au fait qu’il était la personne même qui l’avait fait autant pleurer, l’Épée-Fantôme éprouva une certaine difficulté à s’adresser à elle. « Meng… »

Les pleurs cessèrent soudainement. Une voix, à peine contrôlée, lui arriva par derrière. « J’ai attendu et attendu. Pourquoi est-ce que tu ne te montres que maintenant ? »

« Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé… » L’Épée-Fantôme continua à s’excuser. Il faisait plus que s’excuser pour son retard, il s’excusait aussi parce qu’il l’avait blessée ce soir.

En entendant l’Épée-Fantôme s’excuser encore et encore, Meng en fut à la fois amusée et attristée. Elle essuya ses larmes et lâcha avec générosité : « Ça va, c’est moi qui ai tort. Tu es juste en retard. Je ne devrais pas pleurer pour une raison aussi simple. »

Mais, tu ne pleures pas pour une raison aussi simple que le fait que je sois en retard, pas vrai ? pensa l’Épée-Fantôme dans son cœur. Mais, ce pour quoi tu pleures est sans importance. En fin de compte, c’est toujours moi le coupable.

« Épée-Fantôme. »

« Ouais ? »

Meng se retourna et tira l’épée de son fourreau. Avec les yeux fixés dans ceux de l’Épée-Fantôme à une courte distance, elle déclara de façon inébranlable : « Je veux changer ! Je ne veux plus que les autres se moquent de moi. Je veux devenir belle ! »

Romance RPG – Partie 16

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Sixteen – traduit du chinois à l’anglais par clrfction[PR!]
Partie Seize – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

« Yue Lan, pourquoi es-tu sortie ? » demanda Bai Xue Chen, légèrement troublé.

Une si belle femme. Ye Meng Ling se regarda et ne put s’empêcher de se sentir gênée. Non ! Je ne peux même pas me comparer à elle…

« Est-ce que c’est la Yue Lan dont tu m’as parlée ? Elle est d’une telle beauté. » Lin Jian Yin laissa échapper un profond soupir et ne put se retenir d’ajouter : « Comment deux personnes portant les mêmes vêtements peuvent-elles produire des effets aussi différents ? »

Oh non… Lin Jian Yin réalisa soudainement ce qu’il venait de dire. Il écarquilla les yeux, mais il n’osa pas se retourner pour regarder Ye Meng Ling. Bai Xue Chen le dévisagea comme s’il voulait écraser la bouche stupide de Lin Jian Yin avec sa chope de bière.

Ye Meng Ling sourit légèrement et agita la main pour dissiper la tension. « Ça va, vraiment ! »

Même si c’était ce qu’elle avait dit, Lin Jian Yin pouvait encore lire une trace d’amertume dans son sourire, et vit dans ses yeux à quel point il était forcé. Toujours impulsif et direct, ça ne servit qu’à assombrir encore plus son humeur. « Qu’est-ce que c’est que ce sourire horrible ? Ça frustre les gens juste de le regarder. Hurle-moi dessus si tu veux ! Gifle-moi si tu en as envie ! Si même toi tu n’aimes pas comment tu es, pourquoi est-ce que tu ne fais pas quelque chose pour changer !? »

Ye Meng Ling fut choquée par sa tirade et ne put pas produire une réponse. Elle ne pouvait que fixer Lin Jian Yin du regard, figée.

Yue Lan remarqua la situation et, par gentillesse, voulut immédiatement s’approcher et réconforter Ye Meng Ling, mais elle fut freinée par Bai Xue Chen. Elle lui jeta un regard désapprobateur, mais Bai Xue Chen secoua uniquement la tête. Yue Lan ne comprenait pas, alors elle ne pouvait que rester à côté et observer. Toutefois, si Lin Jian Yin disait quoi que ce soit qui puisse dépasser les bornes, elle n’irait pas se rasseoir et ne laisserait pas les choses se dérouler ainsi.

Bai Xue Chen avait retenu Yue Lan pour une raison simple : même si les paroles de Lin Jian Yin étaient blessantes, il disait la vérité, mais d’une manière brusque et maladroite. D’un autre côté, les paroles franches étaient un raccourci pour les gens de voir la triste vérité. Bai Xue Chen le savait mieux que quiconque, parce qu’il en avait lui-même bénéficié dans une situation similaire.

Tout semblait aller au ralenti. Ye Meng Ling vacilla sous le regard ouvertement accusateur de Lin Jian Yin et baissa la tête dans l’inconfort. Elle murmura amèrement : « Je ne peux pas atteindre le dix parfait de Yue Lan, quels que soient les efforts que je mets pour bien m’habiller. Que ce soit un zéro pour laide ou la note de passage de six ne fait aucune différence. » Après avoir fini de parler, Ye Meng Ling se dirigea rapidement vers la porte de la boutique, voulant cacher l’humidité dans ses yeux.

Les paroles et le ton familiers rappelèrent soudainement une autre fille à Lin Jian Yin, ou plus précisément un personnage qui ne devrait apparaître que dans un jeu : Meng. Meng et Ye Meng Ling. Finalement, Lin Jian Yin les compara toutes les deux : même coiffure, mêmes vêtements, une attitude presque identique… Mais, comment est-ce que c’est possible ? Est-ce qu’un personnage de jeu et une vraie personne peuvent être une seule et même chose ?

Il  se rendit tout à coup compte que Ye Meng Ling avait déjà tiré sur la poignée de la porte pour l’ouvrir. Il la héla rapidement : « Attends ! »

Ye Meng Ling s’arrêta, mais ne se retourna pas. Lin Jian Yin réalisa qu’il ne savait pas quoi faire après lui avoir demandé de s’arrêter. Lui demander si elle est un personnage du jeu Nintendo ? Il se ferait probablement traité de cinglé. Lin Jian Yin hésita un peu et la questionna d’une manière plus subtile : « As-tu… as-tu déjà été au 51ème étage de la compagnie d’agence ? »

Ye Meng Ling répondit sèchement : « M. Lin, il n’y a que cinquante étages dans notre compagnie. Aussi, s’il-vous-plaît, n’oubliez pas le programme radio prévu demain. » Après qu’elle eut fini de parler, elle ferma sans hésitation la porte de la boutique.

Les paroles de Ye Meng Ling manquèrent de renverser Lin Jian Yin. Il n’y a que cinquante étages. C’est vrai ! La compagnie ne dispose que de 50 étages ! Comment avait-il pu oublier ça ? Mais, il s’était bel et bien rendu à un 51ème étage ce jour-là et avait acheté sa console Nintendo dans cette boutique d’antiquités bizarre. La console l’attendait même encore à la maison. Il n’y a aucune chance pour que ce soit un rêve, n’est-ce pas ?

Un frisson sinistre traversa la colonne vertébrale de Lin Jian Yin. Je ne suis quand même pas confronté à quelque chose de surnaturel, pas vrai ? Pourtant, Xue Chen m’a donné la carte de visite, se rappela soudain Lin Jian Yin. Il se tourna immédiatement pour demander : « Bai Xue Chen ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu as intérêt à m’expliquer comment cette boutique d’antiquités a pu apparaître à un étage qui n’existe pas. »

Bai Xue Chen était hésitant et prononça ses phrases en les choisissant avec soin. « Cette boutique d’antiquités est… un peu étrange. Je l’ai vu comme étant une petite maison en bois en bordure de la route, mais je n’ai jamais réussi à la retrouver quand je suis retourné pour la chercher plus tard. Cependant, le propriétaire m’a dit une fois que, si quelqu’un autour de moi éprouvait des difficultés, je devrais lui refiler la carte de visite. Ceux qui détiennent la carte parviennent toujours à trouver la boutique. »

Lin Jian Yin fixa Bai Xue Chen avec incrédulité et s’enquit de façon raide : « Est-ce que tu réalises ce que tu viens de dire ? Est-ce qu’une chose comme ça est vraiment possible ? »

Confronté à l’incrédulité totale de Lin Jian Yin, la seule réponse de Bai Xue Chen fut de regarder sa bien-aimée Yue Lan avec adoration.

« Rien n’est impossible. »

Confus, Lin Jian Yin observa la paire de tourtereaux tandis qu’il songeait davantage aux paroles de Bai Xue Chen. Comme il examinait de plus près le visage de Yue Lan, un sentiment de familiarité lui traversa l’esprit.

Où est-ce que je l’ai vue auparavant ? Lin Jian Yin y réfléchit profondément. Brusquement, une pensée ridicule lui vint à l’esprit. Il n’hésita pas, malgré ses doutes, et ne prit même pas la peine de dire quoi que ce soit avant de se précipiter à l’étage où Bai Xue Chen vivait. Étant son meilleur ami depuis longtemps, Lin Jian Yin se dirigea directement au troisième étage et poussa la porte en verre. À l’intérieur, il y avait un studio. Bai Xue Chen avait toujours aimé peindre, et il avait beaucoup de talent. Il avait même déjà fait quelques expositions.

Rien de tout ça n’était ce que Lin Jian Yin avait en tête. Il se dirigea tout droit vers le coin le plus reculé du studio, où il savait qu’une peinture que Bai Xue Chen lui avait montré par le passé était accrochée. La peinture était celle d’une femme, une très belle femme. Bai Xue Chen lui avait déclaré que c’était ce à quoi il pensait que l’amour de sa vie devrait ressembler.

Lin Jian Yin n’y jeta qu’un seul coup d’œil et ne put se retenir de laisser échapper un juron. « Merde ! »

Sur l’arrière-plan d’un champ de tournesol, il y avait un espace vide en forme d’humain.

C’était à la fois étrange et inquiétant.

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