Romance RPG – Partie 34 (FIN)

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Thirty-four (END) – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Trente-Quatre (FIN) – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Les yeux de Lin Jian Yin s’agrandirent. « Qu’est-ce que… essaies-tu de me dire que tu m’aimes ? »

« Non ! » Meng dit avec sérieux : « C’est, bien entendu, une demande en mariage. Ne m’as-tu pas entendu dire le mot “mariage” ? »

« Quoi ? » Lin Jian Yin ouvrit grand la bouche. Au bout d’un certain temps, il s’exclama enfin : « Pas question ! Quel genre d’homme laisse une femme lui demander de l’épouser ? Du moins, ça ne peut pas être moi ! C’est si humiliant ! »

« N’avais-tu pas dit que tu apprendrais à me respecter ? Je ne peux même pas te demander de m’épouser ? » Meng se sentait lésée.

« C’est, c’est… » Lin Jian Yin lutta intérieurement avec beaucoup de difficulté pendant un long moment. Au beau milieu de sa lutte, il entrevit accidentellement l’expression effrayée, mais aussi pleine d’espoir, de Meng. De plus, son horloge biologique avait fait le décompte jusqu’à une vingtaine de secondes. Il s’empressa de répondre : « Bon, très bien. Si tu veux être celle qui fait la demande en mariage, dans ce cas on fera comme tu voudras.

« J’accepte. Tu es contente maintenant ? »

Meng sourit de façon si radieuse et si tendre que son sourire aurait pu noyer une personne. En l’apercevant, Jian Yin ne put s’empêcher de révéler un sourire béat. Comme s’il tombait dans ce doux sourire, même le ciel et la terre commencèrent à tourner. Le paysage, le palais impérial ainsi que la foule qui les entourait se brouillèrent lentement pour ne laisser qu’une image floue, tel un tableau sur lequel on aurait renversé de l’eau. Les couleurs se mirent à se confondre, et il n’était plus possible de distinguer quoi que ce soit.

Une phrase dériva faiblement jusqu’à eux. « Bon sang ! Il ne me fallait que quelques secondes de plus. Ce contrat ne m’est plus d’aucune utilité désormais. Tous mes efforts ont été réduits à néant ! »

 

 

« Meng ! »

Lin Jian Yin se réveilla brusquement. Son corps entier se redressa presque d’un bond, et le jeune homme regarda à droite et à gauche. Il était en fait déjà de retour dans sa chambre, mais il ne voyait Meng nulle part. Se pourrait-il qu’elle ne soit pas sortie du jeu ? Le cœur de Lin Jian Yin se serra à cette pensée. Qu’est-ce que je vais faire si elle n’est réellement pas revenue…

Lin Jian Yin se leva avec agitation, tombant en bas du sofa dans le procédé, se précipita jusqu’à la console Nintendo sur le plancher et, dès qu’il aperçut l’apparence de la console, se figea complètement. Malgré le fait que la console n’ait pas exactement eu l’air neuve auparavant, il était impossible de la comparer à son apparence actuelle. Elle avait l’air si sale qu’on aurait dit qu’un tas de sable en tomberait si l’on venait à l’essuyer. Des toiles d’araignée, de la moisissure, et même de petites araignées rampaient dessus. On aurait dit que la console Nintendo s’était trouvée dans un dépotoir pendant très longtemps et qu’on venait tout juste de la déterrer.

Il ne restait aucune trace de la cartouche de jeu.

Le dernier recours de Lin Jian Yin fut de regarder l’écran de la télévision. Dessus, il n’y avait rien hormis le fond bleu qui indiquait qu’elle était déconnectée. Il contempla l’écran d’un air terne, refusant de songer à quoi que ce soit, refusant même de réfléchir. Il craignait que, si son cerveau venait à redémarrer, il penserait au seul résultat possible : que peut-être rien de bon n’en ressortirait, que peut-être il aurait dû accepter la demande en mariage de Meng plus vite. Qui se souciait de son image publique ? À quel point son image était-elle si importante ? Arrivait-elle même à la cheville du doux sourire de Meng ?

Après qui sait combien de temps à avoir fixé le vide, la première chose qui se réveilla chez lui fut son nez. Une odeur familière de nourriture emplit la pièce, lui rappelant quelque chose comme des œufs frits. Lin Jian Yin reprit lentement ses esprits et marcha avec espoir en direction de la cuisine. Effectivement, une fille s’y trouvait et lui tournait le dos. Lin Jian Yin s’approcha doucement de cette personne, tendit les mains, et la serra dans ses bras. Elle semblait un peu surprise. Son corps se figea, comme si elle ne savait pas quelle était la meilleure réaction à avoir.

À cet instant, Lin Jian Yin n’avait aucune envie de parler lui non plus. Il avait uniquement envie de serrer Meng dans ses bras et de se calmer convenablement du choc qu’il venait tout juste de recevoir. Quelle chance ! Sa Meng était toujours là. Il n’avait pas perdu sa Meng.

« Lin Jian Yin, qu’est-ce que tu fabriques !? »

Bai Xue Chen siffla entre ses dents avec rage. Lin Jian Yin tourna la tête vers lui, perplexe. Les yeux de Bai Xue Chen donnaient l’impression d’être prêts à cracher du feu. Lin Jian Yin trouvait ça très étrange. Le fait qu’il serre sa Meng dans ses bras ne devrait pas regarder Bai Xue Chen, alors pourquoi ce dernier avait-il l’air en colère ?

Mais, au deuxième coup d’œil, Lin Jian Yin aperçut une silhouette familière qui se tenait derrière Bai Xue Chen. Elle portait des pantoufles bleues et blanches, une chemise trop ample, des jeans trop grands, et transportait également deux sacs en plastique rouge et blanc. Il ne connaissait qu’une personne qui porterait ce genre d’attirail. Il lâcha : « Meng ? »

Ça ne va pas. Qui est-ce que je serre dans mes bras en ce moment dans ce cas ? Lin Jian Yin lâcha brusquement la personne qu’il serrait en reculant, et la propriétaire du dos se retourna en forçant un sourire. Il s’agissait de Yue Lan qui portait un tablier. Elle tenait une spatule à la main et, malgré tout, sa beauté émouvante n’en était pas affectée.

Stupéfait, il regarda Yue Lan, puis Bai Xue Chen, et ensuite Meng. Il ne savait pas auprès de qui s’excuser en premier. Il ne put que bégayer : « Attendez, je peux tout vous expliquer, vraiment… »

« Au diable ton explication. Tu ne touches pas à la femme de ton meilleur ami. » D’un coup de pied, Bai Xue Chen fit tomber Lin Jian Yin à la renverse, et il fit semblant de frapper et massacrer ce dernier.

Ye Meng Ling observa les deux jeunes hommes en train de lutter sans émettre le moindre commentaire.

« Meng ! Les œufs sont prêts. Allons manger à l’extérieur. » Yue Lan transportait deux assiettes qui sentaient délicieusement bon.

Meng répondit avec bonne humeur : « Très bien, j’ai également acheté du lait de soja. »

Les deux femmes n’accordèrent pas davantage d’attention aux deux hommes et sortirent de la cuisine par elles-mêmes tout en discutant.

« Tenons toutes les deux une cérémonie de mariage en juin, tu es d’accord ? »

La douce voix de Yue Lan résonna depuis le salon, et les deux gars en train de se tirailler s’arrêtèrent simultanément. L’un tirait sur la joue de l’autre, et l’autre tirait les cheveux du précédent, les deux dans une position bizarre. Ils tendirent tous les deux l’oreille pour discrètement écouter la conversion des deux jeunes femmes.

« Eh bien, Jian ne m’a pas encore demandé ma main. »

« Quoi ? Mais, tu lui as déjà demandé de t’épouser, non ? »

« C’était pour quitter le jeu. Un jeu est un jeu, et la réalité est la réalité. »

« Dans ce cas… Très bien. Je veux dire… ce n’est pas urgent. J’attendrai que Jian Yin et toi vous vous mariiez, et j’épouserai Bai Xue Chen en même temps. »

Dès qu’il entendit ça, Bai Xue Chen révéla une expression hostile, et il essaya très fort d’étrangler Lin Jian Yin. « Pour le bien de mon bonheur, de mon avenir, et de ma magnifique femme, tu vas immédiatement faire ta demande en mariage. Fais-le tout de suite. Demande-lui sa main sur-le-champ… »

 

 

De nombreuses personnes étaient rassemblées à l’intérieur d’une église. Il y avait même beaucoup de personnel des médias tenant des appareils photo et des caméras, qui prenaient des photos et filmaient férocement la scène sans se soucier de gaspiller de la pellicule. Tout le monde savait qu’aujourd’hui avait lieu le mariage de Lin Jian Yin et de son agente. Quand la mariée, portant une robe rose, lança son bouquet de mariée avec un sourire timide, les tulipes roses disparurent soudainement dans les airs. En dépit du fait que les yeux de tous s’étaient agrandis, personne n’arrivait à trouver le gros bouquet qui aurait dû être très facile à repérer.

Les magnifiques tulipes étaient en fait réapparues sur une colline lointaine où se situaient une silhouette noire et une silhouette blanche. Le bouquet se trouvait actuellement dans les mains de la silhouette blanche.

« Ce contrat ne t’apporte absolument aucun profit. » La silhouette noire déclara paresseusement : « Tu lui as donné une agente et une femme qui pouvait endurer ses remarques insultantes, et pourtant tu n’as demandé que le bouquet de la mariée en retour ? »

« Pour être exact, c’est un bouquet de mariée représentant le véritable amour. » La silhouette blanche révéla un sourire. L’homme contempla les tulipes complètement écloses et les renifla, comme s’il pouvait sentir l’amour profond qu’il y avait entre le mari et sa femme à travers elles.

« Le véritable amour, hein ? C’est assurément très rare. »

 

[Romance RPG FIN]

Romance RPG – Partie 33

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Thirty-three – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Trente-Trois – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Il fallut un long moment à Lin Jian Yin avant de récupérer sa voix et pouvoir parler à nouveau.

« Je sais que je ne suis pas parfait.

« Je possède de nombreux défauts. J’ai une langue de vipère qui ne me fait jamais dire des choses gentilles. Mais, j’en changerai la moitié. Si quelque chose me déplaît, je dirai quand même que ça me déplaît. Mais, s’il y a des choses positives, je n’oublierai pas de te complimenter à ce sujet.

« Je ne fais jamais le ménage, et je n’arrive même pas à différencier le chou chinois des autres sortes de choux, mais nous pouvons aller à l’épicerie ensemble. Je peux assurément t’emmener faire les courses en voiture et alors t’aider à pousser le chariot.

« Je ne suis ni assez gentil ni assez attentionné, mais j’apprendrai davantage à t’apprécier à ta juste valeur. Je sais que tu aimes porter des vêtements très confortables. S’il ne s’agit pas d’un événement formel, tu peux même porter des vêtements Pikachu ou Minnie Mouse pour le peu que je m’en soucie, même si je trouve Hello Kitty bien plus mignonne…

« Nous n’avons partagé aucun moment romantique, non plus. La première fois que nous nous sommes rencontrés, j’ai cru que tu étais une revenante et, la deuxième fois, nous étions en train de faire nos courses au supermarché… »

Meng ne bougeait toujours pas et se contentait de baisser la tête.

Lin Jian Yin, dont le visage était devenu aussi rouge qu’une tomate, demanda enfin après beaucoup d’hésitation : « Dis-moi, acceptes-tu de laisser tomber le prince parfait derrière toi ainsi qu’une histoire d’amour palpitante afin de me choisir, moi qui ai plein de défauts, un type que tu as officiellement rencontré au supermarché ? »

« Plein de défauts… » Deux traînées de larmes coulèrent le long des joues de Meng. Elle dit, en s’étranglant avec ses sanglots : « Ne suis-je pas pleine de défauts, moi aussi ? »

Elle se tourna pour faire face à Lin Jian Yin. Cette fois-ci, elle n’essuya pas ses larmes. « Je suis peureuse, je n’aime pas changer, et je ne serai jamais capable de suivre les tendances actuelles.

« Je me décourage facilement. Je me suis seulement fait larguée une fois et j’avais déjà abandonné l’idée de prendre soin de mon apparence, me laissant avoir l’air d’une vieille dame toute la journée. »

« Tu… Tu n’étais pas si terrible. » Remarquant ses larmes, Lin Jian Yin s’empressa maladroitement de la réconforter, mais, en voyant Meng le regarder droit dans les yeux, il lui dit involontairement la vérité. « Au début, ton apparence était vraiment terrible ! Même Ru Hua à la télévision était plus belle que toi et de loin, mais à présent tu as l’air beaucoup mieux ! Ah ! » Lin Jian Yin s’arrêta de parler, se rendant compte que se mettait à nouveau les pieds dans les plats. Comment est-ce que j’ai pu comparer Meng à Ru Hua ? Seigneur !

« Pfft. » Meng laissa échapper un rire en voyant l’expression horrifiée et bouche bée de Lin Jian Yin. Elle essuya alors ses larmes et, avec un sourire, ajouta : « Tu n’as pas une langue de vipère. Elle est simplement stupide de A à Z, espèce d’idiot. »

« Espèce d’idiote toi-même ! Si je suis stupide, tu ne vaux pas mieux que moi. L’un est idiot, et l’autre quelconque, ne faisons-nous pas la paire tous les deux, dans ce cas ? » Lin Jian Yin était un peu fâché au début, mais, vers la fin, il devint soudainement un peu étourdi.

« Ça m’est égal que tu te traites d’idiot, mais pourquoi a-t-il fallu que tu dises que j’étais quelconque ? Tu ne sais donc pas que dire d’une fille qu’elle est quelconque revient à porter un coup vraiment très bas à sa confiance en soi ? Ce n’est pas étonnant que, malgré le fait que tu sois aussi beau qu’Édouard, tu aies fait fuir autant de petites amies », rétorqua Meng, sans merci.

« Comment ça, je suis aussi beau qu’Édouard ? C’est lui qui est aussi beau que moi, compris ! » déclara Lin Jian Yin avec le plus grand sérieux. Il avait ce visage depuis maintenant vingt-huit ans. Peu importe sous quel angle on considérait la question, il avait vécu plus longtemps qu’un personnage de jeu, pas vrai ?

Lin Jian Yin ! Il ne te reste que trois minutes pour lui faire ta demande en mariage !

Cette voix sonne vraiment comme celle de Bai Xue Chen ! Lin Jian Yin ne put s’empêcher de regarder à droite et à gauche, pour vérifier si Bai Xue Chen était dans les parages.

« Qu’y a-t-il ? » ne put s’empêcher de demander Meng, en le voyant faire.

« Ce n’est rien. J’ai cru entendre la voix de Xue Chen. » Lin Jian Yin avait l’air perplexe. Il n’est pas là.

« Qu’est-ce qu’il a dit ? »

« Il a dit qu’il ne me restait que trois minutes pour faire ma demande en mariage. » Ce fut seulement après avoir répondu que Lin Jian Yin réalisa ce que cette phrase voulait dire. Est-ce que ça veut dire qu’il ne reste que trois minutes à la version d’essai ? Lin Jian Yin était si pressé qu’il ignorait quoi faire. Je dois demander à une femme de m’épouser en moins de trois minutes ? Il… Il ne s’était pas préparé mentalement…

Lin Jian Yin se sentait si en détresse qu’il se tira les cheveux. Dans sa tête, cependant, il entendit soudain le tic-tac d’un compte à rebours. Deux minutes trente secondes, deux minutes vingt-neuf secondes…

Sentant qu’il allait manquer de temps, Lin Jian Yin était si nerveux qu’il lâcha : « C’est… C’est… Peu importe ! Meng, épouse-moi. »

Meng le fixa directement du regard. Lin Jian Yin avait les cheveux décoiffés, son corps était même transparent, il n’avait même pas songé à poser un genou par terre, et même son ton était précipité. Tu appelles ça une demande en mariage ?

Meng pinça les lèvres. « Tu es tout sauf romantique. »

« Qui se soucie d’être romantique ou non à un moment comme celui-ci ? » Lin Jian Yin lui jeta un regard noir. « Très bien, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? »

Meng se mit à sourire tendrement, toussa à deux reprises, prit son bouquet de mariée, marcha jusqu’à Lin Jian Yin, qui était incapable de bouger, et lui offrit son bouquet avec les deux mains. Son ton était à la fois doux et gentil tandis qu’elle récitait : « Toi, l’homme imparfait que tu es, acceptes-tu de me prendre pour épouse, moi, la femme imparfaite que je suis, afin de former un mariage possiblement pas très parfait, mais tolérable ? »

Romance RPG – Partie 32

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Thirty-two – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Trente-Deux – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

« Meng ! »

Un cri interrompit le serment, mais cette voix lui paraissait trop familière, et Meng tourna immédiatement la tête en s’écriant très fort : « Épée-Fantôme ? »

Ce qu’elle vit, par contre, ne fut pas du tout une épée, mais un jeune homme qui était pratiquement transparent. La vue de ce jeune homme laissa tous les gens présents sous le choc : il ressemblait trait-pour-trait au prince Édouard et également à Lin Jian Yin.

Meng était très confuse elle aussi. Qui est-ce ? Est-ce qu’il s’agit de mon Épée-Fantôme ? Ou, ou alors est-ce que c’est Lin Jian Yin ?

« Meng, ne marie pas quelqu’un d’autre. » Lin Jian Yin accourut avec inquiétude.

« Vile créature démoniaque, comment oses-tu interrompre ce mariage ! » s’exclama le prêtre tout vêtu de noir.

Subitement, Lin Jian Yin se retrouva incapable de bouger. Il ne pouvait même pas ouvrir la bouche. Il essaya très fort d’émettre des sons comme « euh, oh » pendant un long moment, mais n’arrivait pas à produire le moindre son. Après qu’une brise d’air eût brusquement dégagé sa gorge, Lin Jian Yin retrouva l’usage de sa voix. Dans son esprit, il devina qui était son sauveur et pensa : Merci, God Charity…

Lin Jian Yin cria sur-le-champ : « Meng, dépêche-toi de revenir vers moi. »

« Qui, qui êtes-vous ? » Meng était prise au dépourvu. Elle était toujours dans l’incapacité de déterminer qui était la personne devant elle.

« C’est moi, l’Épée-Fantôme ! » Bien que Lin Jian Yin eût à nouveau retrouvé l’usage de la parole, il ne parvenait toujours pas à bouger son corps. En même temps, il se rendit compte que l’autre propriétaire de la boutique d’antiquités était en fait la personne qui se tenait derrière le podium en tant que prêtre. Lin Jian Yin se sentit si paniqué que son visage vira au rouge.

Meng doutait toujours. « Pourquoi ton apparence est-elle exactement la même que celle du prince Édouard ? »

« Qu’est-ce que tu racontes ? Ce n’est pas moi qui lui ressemble ! » répliqua Lin Jian Yin, énervé et exaspéré. « C’est lui qui me ressemble ! Je suis Lin Jian Yin. Et tu es mon agente, Ye Meng Ling ! »

Le regard de Meng se perdit dans le vague l’espace d’un instant, alors qu’elle articulait de ses lèvres tremblantes : « Lin Jian Yin ? C’est vraiment toi ? »

« Je suis Lin Jian Yin, mais aussi ton Épée-Fantôme. » Lin Jian Yin maintint son ton  aussi doux que possible. Il ne souhaitait pas effrayer Meng, et ce n’est pas comme s’il avait voulu lui révéler la vérité dans ce genre d’occasion, mais s’il ne la lui disait pas maintenant, il craignait que Meng ne vienne pas avec lui.

Meng se couvrit le visage de ses mains et garda le silence pendant un très très long moment. Pourtant, on pouvait voir, à la façon dont sa poitrine se soulevait rapidement, qu’elle était affectée émotionnellement par ses mots.

Quand il ne reçut aucune réponse de la part de Meng, Lin Jian Yin commença à se sentir encore plus inquiet. « Meng, écoute-moi. Tu ne peux pas te marier avec Édouard. Si tu l’épouses, tu ne seras plus jamais capable de sortir de ce jeu. Tu dois me choisir pour être en mesure de quitter cet endroit. »

Meng ne dit toujours rien.

« Partir ? Pourquoi voudrait-elle quitter cet endroit ? » Devil Chaos ajouta paresseusement : « Juste en restant ici, elle aura un mari parfait. En tant que princesse du royaume, personne ne pourra se moquer d’elle, et elle n’aura plus à endurer les caprices d’un chanteur à succès ou les paroles blessantes d’une épée. »

Le corps de Meng se mit à trembler en entendant les paroles de Devil Chaos.

« N’écoute pas les inepties qu’il te raconte ! » Lin Jian Yin s’exclama : « Meng, Meng, tu ne veux pas vraiment rester dans ce jeu pour l’éternité, n’est-ce pas ? »

Meng baissa lentement les mains. Ses yeux étaient remplis de douleur et d’indignation. « Qu’est-ce que tu me veux ? Tu savais déjà que j’étais Ye Meng Ling mais ne m’en as rien dit, et tu as même joué le rôle de l’Épée-Fantôme pendant tout ce temps. Tu as trouvé ça drôle de me mentir comme ça ? »

En entendant les critiques de Meng, Lin Jian Yin devint de plus en plus agité et ignorait quelle était la meilleure marche à suivre. « Non, non, ce n’est pas ça. Je voulais seulement t’aider à changer. »

« J’ai attendu ton retour à côté de la fournaise pendant un très long moment, à un point tel que je croyais tu étais réellement mort. » Les yeux de Meng étaient baignés de larmes, mais celle-ci essayait très fort de les retenir, de les empêcher de couler le long de ses joues.

Voyant que Meng faisait semblant d’aller bien, en retenant ses larmes, le cœur de Lin Jian Yin se serra. Il parvint à peine à émettre : « Il ne s’est pas écoulant tant de temps que ça à l’extérieur… »

« Est-ce que tu te souviens de quand je t’ai dit, avant le bal, que je n’avais plus envie d’y aller ? »

Meng regarda Lin Jian Yin droit dans les yeux. « À ce moment-là, j’étais très sérieuse à ce sujet. Je n’avais vraiment plus envie d’assister au bal. J’étais très heureuse de passer mes journées avec l’Épée-Fantôme. Si ça avait été possible, j’aurais aimé rester avec l’Épée-Fantôme pour toujours, même s’il n’avait pas de corps et pas de visage. La seule chose qu’il avait était une bouche d’où sortaient des paroles très méchantes… et pourtant si sincères. »

Lin Jian Yin ne pouvait pratiquement rien répondre à ça. Quand il avait interrompu Meng cette fois-là, que lui avait-il dit déjà ?

« Tu m’as dit de ne pas être idiote et de me dépêcher d’épouser le prince. » Une larme perla au coin de l’œil de Meng, mais elle l’essuya automatiquement.

« Je… » Jamais auparavant Lin Jian Yin n’avait autant voulu maudire sa langue de vipère qu’à ce moment-ci.

« Je m’apprête à l’épouser maintenant. Tu es censé être heureux pour moi. Pourquoi es-tu venu m’en empêcher ? » Meng sourit, comme si elle essayait à la fois de convaincre tous les autres en plus d’elle-même. Elle ajouta : « Édouard est l’homme le plus parfait que j’aie rencontré à ce jour. Il est gentil, attentionné, possède l’élégance d’un gentilhomme, et il sait également comment apprécier la valeur des gens. Pourquoi devrais-je me montrer difficile, alors que je peux me marier avec ce genre d’homme ? »

Meng se retourna et demanda à Devil Chaos : « Pouvez-vous me reposer la question, s’il-vous-plaît ? »

Devil Chaos jeta un regard en direction de Lin Jian Yin qui paraissait affolé et acquiesça à la requête de Meng d’un air satisfait : « Bien entendu, aucun problème. Meng, acceptez-vous de prendre Édouard pour époux, dans la santé et la maladie, et jurez-vous de lui être fidèle et de rester à ses côtés, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ? »

Meng prit une profonde inspiration. « Je le… »

« Mais, je t’aime ! » Lin Jian Yin se mit à hurler, au bord de l’hystérie : « Jet’aimeJet’aimeJet’aime…  Je te le demande, je t’en supplie, ne marie pas quelqu’un d’autre. Ne va pas où je ne peux pas t’atteindre. Ne m’abandonne pas ! »

Le dos de Meng se raidit.

Romance RPG : Partie 31

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Thirty-one – traduit du chinois vers l’anglais par purplezero[PR!]
Partie Trente-et-un – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin sauta sur ses pieds avec férocité. Il se précipita à l’extérieur si vite que Bai Xue Chen ne croyait pas qu’il pourrait rattraper son meilleur ami, alors il allait devoir prendre le taxi pour rentrer à la maison par lui-même. Bai Xue Chen leva la tête et fut choqué d’assister à une scène terrifiante : une ombre sinistre rampait à toute vitesse et emplissait le salon, comme si elle était vivante. Les ténèbres engouffrèrent immédiatement plus de la moitié de l’espace à l’origine blanc. En un battement de cil, cette ombre sinistre avait déjà presque atteint la table ronde.

Juste au moment où Bai Xue Chen pensait qu’il allait se faire avaler par cette ombre noire, celle-ci fut contenue derrière God Charity. À ce stade, à l’exception de la petite table ronde, tout ce qui se trouvait dans le reste du salon avait tourné au noir.

C’était comme si God Charity n’avait pas remarqué la situation. Il se contenta de gentiment rappeler à Bai Xue Chen : « M. Bai, il commence à se faire tard. Vous devriez rentrer à la maison plus tôt et vous reposer. »

Dès le départ, Bai Xue Chen n’avait aucune envie de rester une minute de plus. Il se retourna et s’empressa de sortir par la porte. Il pouvait entendre le rire de Devil Chaos dans son dos.

« Vous croyez que ce sera si facile ? Vous pensez être capable d’annuler mon contrat ? Vous vous mettez le doigt dans l’œil si vous vous imaginez qu’une humaine préférera choisir un être imparfait ! »

 

 

« Meng ! Attends-moi, je viens te sauver. »

Lin Jian Yin fonça jusqu’à la maison et manqua de défoncer la porte, faisant sursauter Yue Lan qui se trouvait à l’intérieur. N’ayant pas encore récupéré de son choc, Yue Lan avait la main sur sa poitrine pendant qu’elle réconfortait Lin Jian Yin.

« Tout va bien. Le prince a sauvé Meng. »

Il y a une heure, Lin Jian Yin aurait certainement été ravi d’entendre cette nouvelle, et pourtant, à présent, son cœur sombrait. Il s’était identifié à Édouard pendant un court moment. Édouard lui ressemblait trait pour trait, mais c’était un prince. Toutes les femmes rêvaient de rencontrer un prince. Qui plus est, Édouard possédait des qualités qu’il n’avait pas : il avait un bon tempérament, un air de noblesse, et il était gentil ainsi qu’attentionné… Bon sang ! C’est un homme si parfait.

Lin Jian Yin jeta un regard à l’écran de la télévision. D’un seul coup d’œil, son cœur manqua de s’arrêter. Édouard, le prince, était en ce moment même en train de demander sa main à la femme dont Lin Jian Yin était amoureux.

La scène actuelle était différente d’auparavant. Elle avançait rapidement comme un film en accéléré.

« C’est très bizarre. Ça a commencé à faire ça il y a environ vingt minutes. L’histoire progresse très vite. »

Yue Lan fronça les sourcils.

« Il y a quelques minutes, le prince dans le jeu s’est rendu compte que Meng avait disparu. Il était extrêmement inquiet, alors lui et ses hommes sont partis à sa recherche. L’un des gardes qui devaient te surveiller lui a dit que Marisa t’avait emmené. Et le prince s’est empressé d’aller la questionner. C’est uniquement à ce moment-là qu’il a découvert la vérité et a été en mesure d’aller porter secours à Meng. »

Il y a vingt minutes ? C’est à peu près à ce moment-là que je suis parti de la boutique d’antiquités… Ce type en noir ! Lin Jian Yin avait le mauvais pressentiment qu’il était derrière tout ça.

À l’instant même où Lin Jian Yin se mettait à grincer des dents, Yue Lan marmonna : « Les personnages sont trop petits pour qu’on puisse les distinguer clairement. Mais, plus tôt, Meng semblait avoir attendu un très long moment près de la fournaise qui t’a presque transformé en métal fondu… »

Les yeux de Yue Lan se portèrent sur l’écran. Elle poussa un petit cri : « Oh, non ! Meng… Meng… Elle a accepté la demande en mariage du prince. »

Lin Jian Yin regarda vers l’écran où la scène se déroulait toujours dans la cuisine. Meng venait tout juste d’accepter de prendre la bague offerte par le prince qui la tenait toujours dans sa main avec un genou posé par terre. Le visage de la jeune femme paraissait calme. Cependant, elle avait l’air triste comme elle jetait à l’occasion un regard en direction de la fournaise.

Lin Jian Yin cessa d’hésiter. Il inséra la cartouche dans la console Nintendo et attendit que les deux vortex le fassent rouler jusque dans le jeu, jusqu’aux côtés de l’amour de sa vie. Il cessa de stupidement prétendre ne pas se soucier de cette femme dont l’apparence était toujours ordinaire. Il adorait cette femme qu’il avait aidé à changer. Il aimait cette femme qui ne s’était jamais enfuie à cause de sa langue de vipère et qui était restée à ses côtés jusqu’à la toute fin.

 

 

L’Épée-Fantôme ouvrit à nouveau les yeux, mais la situation n’était pas telle que l’avait décrite God Charity en affirmant qu’il n’y avait rien à craindre. Il se trouvait toujours à l’intérieur de la fournaise à se faire dévorer par les flammes d’un brasier. La peur de disparaître en fondant assaillit son cœur. Il hurla de frayeur, en espérant que Meng l’entendrait, ou que quiconque l’entendrait et l’emmènerait loin de cet endroit.

Mais, il n’y avait plus personne ici. L’Épée-Fantôme ne savait pas combien de temps il avait passé là après être entré dans le jeu. Il était possible que Meng soit déjà partie épouser le prince. La douleur qu’il éprouvait dans son cœur était bien pire que celle des flammes du brasier dans lesquelles il baignait.

N’aie pas peur. Endure cette épreuve encore un peu et tu pourras partir à sa recherche.

Un murmure flotta jusqu’à l’esprit de l’Épée-Fantôme. L’Épée-Fantôme se figea pendant un instant, mais se calma avec reconnaissance. Même s’il craignait toujours de fondre, sa véritable peur était de ne pas pouvoir partir à la recherche de Meng s’il fondait et mourait. Néanmoins, cette voix douce lui répéta que, tant qu’il endurerait cette épreuve, il pourrait aller retrouver Meng. Par conséquent, il ne craignait plus rien.

Une fois que l’épée eût fondu jusqu’à n’être plus qu’un vulgaire morceau de métal, n’ayant désormais plus la forme d’une épée, une forme humaine à moitié transparente sortit de la fournaise. Celle-ci n’hésita pas pour choisir une direction, s’éloignant à grands pas rapides.

Un très bel homme portant la robe noire des prêtres se tenait debout devant l’autel de noces pour être témoin de la cérémonie de mariage entre le prince du royaume et celle qui deviendra bientôt sa princesse. Celui-ci avait l’air étrange. Ce très beau jeune homme ne ressemblait pas du tout à un homme du clergé ou à un prêtre. De la tête aux pieds, et jusqu’à l’os, il émanait de lui une aura maléfique, et il arborait un sourire qui semblait avoir été créé dans l’unique but de se moquer des gens.

Mais, il ne lut pas du tout les longs sermons du mariage de façon négligée. Il n’employa pas non plus beaucoup d’efforts pour les lire en accéléré. Par la suite, il posa la plus importante question.

« Édouard, acceptez-vous de prendre Meng pour épouse, dans… »

Édouard, sans la moindre hésitation, répondit : « Oui, je le veux. »

Le sourire moqueur du soi-disant prêtre devint encore plus apparent. L’homme se tourna ensuite pour poser la même question à la mariée, Meng, qui portait toujours sa robe de bal rose. Elle en avait fait la demande expresse à Édouard. La seule chose qu’elle désirait était de porter la première robe qu’elle avait achetée en travaillant avec l’Épée-Fantôme, même si l’épée ne reposait désormais plus sur son dos.

« Meng, acceptez-vous de prendre Édouard pour époux, dans la santé et la maladie, et jurez-vous de lui être fidèle et de rester à ses côtés, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ? »

Meng leva lentement la tête et eut l’impression que le prêtre devant elle lui semblait plutôt familier. Toutefois, c’était sans importance. Édouard attendait sa réponse. Elle détourna son regard du prêtre. Édouard ne paraissait pas blessé de sa réponse tardive, mais affichait à la place un sourire encourageant.

Ce prince était tout simplement trop parfait. Parfois, il vous donnait l’impression que… vous faisiez face à un soleil si brillant et si flamboyant qu’il vous était difficile de garder les yeux ouverts. Meng secoua la tête. Où avait-elle la tête ? L’homme devant elle allait bientôt devenir son mari.

Meng se força à ne plus trop y penser. Elle se tourna vers le prêtre et répondit : « Oui, je le… »

 

Romance RPG : Partie 30

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Thirty – traduit du chinois vers l’anglais par purplezero[PR!]
Partie Trente – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+travail de vérification par Nocta

God Charity lui fit un clin d’œil avec espièglerie. « Il vient juste de partir. »

Bai Xue Chen put enfin se détendre et s’empressa de le questionner : « God Charity, avez-vous vendu une autre console Nintendo ? Par exemple, à une jeune femme ? » Au même moment où il posait la question, il ne put s’empêcher de prier du plus profond de son cœur que God Charity fût celui qui l’avait vendue.

« Je suis vraiment navré. » La réponse de God Charity le plongea dans le désespoir. « J’en ai seulement vendu une à M. Lin derrière vous. »

C’est une catastrophe ! Le visage de Bai Xue Chen vira subitement au blanc. Il ignorait quoi faire ensuite. Il n’avait définitivement aucune envie d’aller retrouver l’autre propriétaire de la boutique d’antiquités pour négocier, étant donné qu’il savait que l’autre les dévorerait vifs.

« Pousse-toi ! » Lin Jian Yin poussa brutalement Bai Xue Chen sur le côté et hurla : « Écoutez-moi, je me contrefiche de savoir de quel genre d’endroit étrange il s’agit. Je me fous de savoir qui vous êtes tous, également. Je veux seulement apprendre comment sortir une personne de ce jeu ! »

God Charity se montra indifférent envers son attitude grossière et se contenta de verser du thé dans deux tasses. Il leur fit signe de s’asseoir. Bai Xue Chen essaya de forcer Lin Jian Yin à s’asseoir à plusieurs reprises, mais ce dernier le repoussait à chaque fois et lançait des regards courroucés à God Charity. En fin de compte, Bai Xue Chen employa toute son énergie pour le forcer à s’installer sur le siège. En même temps, il s’exclama : « Assieds-toi ! God Charity est la seule personne à pouvoir nous aider. Si tu continues à te montrer impoli, tu ferais aussi bien mieux de sortir d’ici et de me laisser régler ce problème par moi-même. »

Après que Lin Jian Yin eût entendu Bai Xuen Chen hurler, lui qui avait normalement si bon caractère, il fut enfin d’accord pour prendre place sur la chaise et de cesser de lancer des regards noirs à leur hôte. Il détourna simplement la tête pour bouder.

Le voyant agir de cette manière, Bai Xue Chen soupira et s’assit à son tour. Il plaida l’aide de God Charity du regard. « Vous êtes la seule personne sur qui nous pouvons compter désormais… »

God Charity sourit légèrement et dit avec calme : « Je vous présente mes excuses. Il n’y a pas grand-chose que je puisse faire pour vous. Cette jeune femme n’est pas ma cliente. »

« Ah, c’est la cliente de “l’autre” ? »

Bai Xue Chen leva sa tasse de thé, comme s’il s’adressait à un ami, mais, dans son cœur, il était extrêmement inquiet. Il savait que « l’autre » devait avoir un moyen de connaître ce qu’il se passait dans ce petit salon, incluant tout ce qui était dit. Si le contenu de la conversation risquait d’affecter « ses » intérêts, cette personne ne resterait pas les bras croisés.

God Charity hocha la tête sans même proférer la moindre affirmation. Au lieu de ça, il changea de sujet. « La période d’essai de M. Lin arrive bientôt à échéance, n’est-ce pas ? Assurez-vous de faire bon usage du temps qu’il vous reste. »

Le regard de Bai Xue Chen était fuyant, et intérieurement il calculait ce qu’il devrait poser comme question et ce qu’il ne devrait pas demander afin d’éviter une réaction de la part de « l’autre ». Il décida finalement de commencer par s’enquérir de la situation de Lin Jian Yin. « Quand il a été jeté dans la fournaise plus tôt, j’ai dû retirer la cartouche de jeu pour le sauver. Alors, s’il y retourne maintenant… »

God Charity l’interrompit en disant : « Il ne lui arrivera rien. »

Bai Xue Chen acquiesça d’un signe de tête pour indiquer qu’il avait compris, et ensuite il demanda : « Le jeu de Jian Yin consiste à simuler l’éducation d’un personnage. S’il accomplit son objectif, est-ce que la partie sera terminée ? »

« Sa partie à lui prendra fin. » God Charity donna une réponse vague, mais c’était suffisant pour Bai Xue Chen.

À ce stade, Lin Jian Yin cessa de détourner la tête et écouta la conversation en réprimant son mauvais caractère. Bien qu’il ne comprît pas pourquoi ils ne parlaient pas tous les deux ouvertement du problème, il faisait au moins confiance à Bai Xue Chen après toutes leurs années d’amitié.

« Il y a habituellement un prix à la fin d’un jeu, pas vrai ? S’il accomplit son objectif, quel genre de récompense est-ce que Jian Yin va recevoir ? » Bai Xue Chen continua de le questionner au sujet du problème de Jian Yin.

« Eh bien… » God Charity songeait profondément à comment lui répondre.

« Tout dépend de comment M. Lin parvient à atteindre son objectif. Si la jeune femme que vous éduquez épouse quelqu’un d’autre, dans ce cas il n’y a pas de récompense. Toutefois, si la jeune femme vous choisit, vous pourrez faire sortir cette dernière du jeu. »

Une fois que la clé pour résoudre leur problème leur eût été dévoilée, les yeux de Lin Jian Yin se mirent à briller, et le visage de Bai Xue Chen s’illumina comme ils se jetaient mutuellement des regards.

« Voilà qui est très intéressant, God Charity et le jeune homme amoureux d’un tableau que je n’ai pas vu depuis un long moment. »

Après avoir entendu un ton aussi moqueur et vu une silhouette grande, mince et sombre entrer par la porte, le cœur de Bai Xue Chen sombra. Pendant ce temps, le visage de Lin Jian Yin se remplit de mécontentement, et ce dernier l’interrogea : « Et qui êtes-vous ? »

Lorsqu’il entendit la question impolie de Lin Jian Yin, Devil Chaos plissa dangereusement les yeux, mais reprit tout de suite contenance. Il marcha lentement en direction de la table ronde et cogna doucement sur celle-ci avec un doigt.

« Je suis l’autre propriétaire de cette boutique. »

Lin Jian Yin écarquilla les yeux, et il se rappela la conversion de Bai Xue Chen et de God Charity. Il s’écria : « Vous êtes celui qui a vendu une console Nintendo à Meng ? »

Devil Chaos admit simplement : « Oui. »

Lin Jian Yin agrippa Devil Chaos par le collet et, d’une vois sinistre et menaçante, il demanda : « Qu’avez-vous fait exactement ? Pourquoi ne peut-elle pas sortir du jeu ? »

Devil Chaos ne se souciait visiblement pas vraiment du fait d’avoir été agrippé par le collet, et il n’avait pas peur de l’expression de Lin Jian Yin non plus. Sans l’ombre d’un souci, il répondit : « C’est elle qui ne voulait pas sortir du jeu. »

« Vous mentez ! » Lin Jian Yin se mit en colère.

D’un mouvement, Devil Chaos repoussa aisément la main de Lin Jian Yin. Il arborait un sourire trompeur alors qu’il expliquait lentement : « C’est dans le contrat qu’elle a signé avec moi. Elle désirait une histoire d’amour palpitante, un prince parfait, et une fin heureuse comme dans les contes de fées. D’ailleurs, je ne fais pas d’affaires sans gain. J’ai seulement pris son corps en échange. Dans tous les cas, elle existera dans le jeu et n’aura pas besoin d’un corps. Quand on y repense, c’est moi qui suis perdant dans cet échange. »

« Que-qu’est-ce que vous racontez ? » La tête de Lin Jian Yin  lui tournait à cause de ces paroles. Il n’arrivait presque pas à y croire.

« Parfait, hein… » Comme God Charity savourait son thé, il songea à haute voix : « Il n’y a probablement qu’un personnage de jeu vidéo qui puisse être parfait, n’est-ce pas ? Si la jeune femme choisit un homme imparfait, le contrat serait probablement rendu nul, non ? »

Le visage de Devil Chaos figea, et ce dernier fusilla God Charity du regard, mais l’autre parti l’ignora. À la place, God Charity rappela tranquillement : « M. Lin, il ne reste que trois heures à votre version d’essai. Ne devriez-vous pas vous dépêcher de rentrer et de jouer ? »

« Quoi !? Trois heures ? »

Romance RPG : Partie 29

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-nine – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-neuf – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+travail de vérification par Nocta

« Jian Yin ! Attends-moi. »

Avant même que Bai Xue Chen eût tourné la tête, l’individu assis sur le siège du conducteur était sorti de la voiture et se trouvait déjà dix mètres plus loin. Bai Xue Chen s’empressa de le suivre. Voyant que de l’inquiétude était dessinée sur tout le visage de Lin Jian Yin, Bai Xue Chen se mit à sourire et songea à quelle excuse utiliser pour partir après qu’ils auraient sauvé Ye Meng Ling, afin de leur procurer du temps seuls. Tout bien réfléchi, la meilleure option serait de confisquer les clés de voiture de Lin Jian Yin. De cette façon, il serait obligé de rester.

Lin Jian Yin ne remarqua même pas que son bon ami était occupé à fomenter un plan. Imaginer comment cette fille-paon pourrait faire du mal à Meng était suffisant pour que son cœur se serre au point d’être difficile à le supporter, comme si quelqu’un tenait fermement son cœur au creux de sa main en ce moment même.

La résidence de Ye Meng Ling ressemblait à n’importe quelle autre maison ordinaire. C’était un complexe avec un concierge, où vous aviez besoin d’une carte pour entrer. Les deux jeunes hommes, qui n’habitaient pas là, seraient naturellement incapables d’y pénétrer. Lin Jian Yin n’eut pas d’autre alternative que d’essayer de sonner comme si sa vie en dépendait, en espérant que ça réveillerait Meng, et que ça pourrait même lui permettre de s’échapper du jeu. Mais, après qu’il eût sonné pendant près de dix minutes, et que personne ne lui eût répondu, Lin Jian Yin se mit à férocement frapper la sonnette avec anxiété, et donna même des coups de pieds à la porte en métal à plusieurs reprises.

Au même moment, Bai Xue Chen arriva avec le concierge en disant : « …Ma cousine m’avait promis de venir dîner avec nous, mais, même après que l’heure où nous nous étions mis d’accord pour nous rencontrer soit passée, elle n’était toujours pas arrivée, et elle ne répond pas au téléphone. En plus, elle est asthmatique. Alors, nous sommes vraiment inquiets pour elle… »

Le vieux concierge hocha la tête, affirma qu’il comprenait, prit l’une des clés se trouvant sur un trousseau, et ouvrit la porte. Puis, il mena les deux jeunes hommes jusqu’à l’appartement de Ye Meng Lin.

Dès l’instant où le concierge ouvrit la porte de la résidence de Meng Ling, Lin Jian Yin se précipita impatiemment à l’intérieur. L’appartement n’était pas très grand, et le salon paraissait plutôt petit, quoique très propre et bien rangé. Les décorations étaient également simples et élégantes, laissant entrevoir le bon goût de la résidente. La seule chose qui traînait était la console Nintendo sur le plancher, devant laquelle on ne voyait personne.

Lin Jian Yin courut jusqu’à la télévision. Ses yeux fixèrent intensément l’écran, où Meng était toujours retenue prisonnière dans le donjon. Lin Jian Yin baissa le regard sur la console Nintendo. La cartouche à l’intérieur était rose. Il tendit la main pour retirer la cartouche, mais celle-ci semblait coincée dans la console. Peu importe à quel point il tirait, il était incapable de l’enlever.

Lin Jian Yin se sentit très contrarié. Sans plus se soucier de quoi que ce soit, il éprouvait uniquement l’envie de fracasser la console Nintendo sur le sol, mais Bai Xue Chen s’empressa de l’en empêcher. Il lui indiqua : « Regarde ! »

Suivant la direction que pointait le doigt de son ami, Lin Jian Yin baissa à nouveau le regard sur la console sans comprendre. Au début, il n’avait pas l’impression qu’il y avait quelque chose d’étrange. Mais, quand Bai Xue Chen le lui fit remarquer, il repéra contre toute attente un léger brouillard noir autour de la console Nintendo. Lin Jian Yin n’avait jamais noté ce phénomène particulier sur la sienne auparavant.

« Que se passe-t-il ? » le questionna-t-il, un peu effrayé. Ce brouillard noir ne lui disait rien qui vaille.

Les lèvres de Bai Xue Chen formèrent une ligne très mince, et ce dernier lui demanda : « C’est au cinquante-et-unième étage de ta compagnie que tu as découvert la boutique d’antiquités, pas vrai ? »

« Ouais… » Après avoir répondu, il ajouta également : « Mais, le cinquante-et-unième étage n’existe pas. »

Bai Xue Chen prit une profonde inspiration et dit : « Espérons que le cinquante-et-unième étage sera là tout à l’heure. Allons-y. »

Ayant l’air à la fois détendu et satisfait, God Charity tourna les pages d’un livre, buvant occasionnellement une gorgée de son thé noir qui remplissait la pièce de sa fragrance.

« Tu l’as fait exprès ! »

Un grondement venant des profondeurs et débordant de colère vint détruire ce moment de détente. Par la suite, un bel homme aux cheveux noirs et aux irises écarlates, dont l’être tout entier émanait une aura de malveillance, entra dans le salon dans une rage terrible. Dans le salon, la couleur des murs vira au gris, et les meubles, tels que les étagères remplies de choses diverses, le sofa et la télévision, devinrent aussi noirs que le ciel durant la nuit. Seule la petite table ronde à laquelle God Charity était assis garda sa couleur blanche.

God Charity répondit de manière calme et imperturbable : « Désires-tu une tasse de thé ? »

Devil Chaos fit tomber la théière d’un coup du revers de sa main, répliquant froidement : « Je m’occupe de mes affaires, et tu t’occupes des tiennes. Nous nous étions mis d’accord pour ne pas fourrer notre nez dans les affaires de l’autre. »

« Je n’ai pas interféré avec tes affaires, non ? » God Charity révéla un sourire honnête et innocent. S’il s’était agi d’une personne normale, il ou elle l’aurait cru dès l’instant où ils l’auraient aperçu sourire de cette façon, mais l’homme malveillant devant lui n’était pas une personne ordinaire.

« Pourquoi as-tu vendu l’autre cartouche de jeu à l’un de tes clients ? Tu savais que j’en avais déjà vendu une un peu plus tôt », s’enquit Devil Chaos.

Les yeux de God Charity s’illuminèrent brillamment. « Le client a choisi la console Nintendo de son propre chef. Je ne pouvais tout de même pas ne pas lui donner de cartouche, n’est-ce pas ? Qui plus est, si tu as le droit de vendre des cartouches de jeu, évidemment, j’en ai également le droit. »

C’était vrai que le client l’avait choisi de son propre chef. Devil Chaos n’était pas en mesure de réfuter ce point, mais il rétorqua quand même avec impolitesse : « Qu’est-ce que c’est que cet accord ? Le contrat entre vous deux n’est pas du tout raisonnable. Tes bénéfices sont bien moindres que ce que tu investis. »

« Mes bénéfices et mes investissements sont égaux. La cartouche est une version d’essai », expliqua God Charity avec indifférence.

« Toi ! » Devil Chaos avait envie de frapper le sol de son pied avec colère. Il était vrai que God Charity n’avait violé aucune règle, mais il se servait des failles dans l’entente.

À cet instant, la sonnette retentit très clairement. God Charity révéla à nouveau son sourire innocent et annonça : « J’ai des clients. »

Devil Chaos plissa des yeux et jeta un regard en direction de l’entrée, comme s’il pouvait voir de l’autre côté de cette porte. Après avoir jeté un coup d’œil, il poussa un reniflement de dédain et quitta le salon, lâchant uniquement ses paroles résonnant dans l’air : « Ne soit pas trop insolent ! N’oublie pas, je suis bien meilleur à employer les failles que tu ne l’es. »

God Charity révéla une rare expression d’inquiétude sur son visage, mais au moment où la porte s’ouvrit, il reprit son sourire d’origine. Il arborait son sourire, tandis qu’il accueillait les deux clients : l’un étant un ancien client, l’autre en étant un actuel.

Dès qu’il vit God Charity, les yeux de Bai Xue Chen s’illuminèrent. Il regarda à gauche et à droite sur-le-champ. Il était entouré d’une masse de blanc : les murs étaient blancs, et les meubles étaient blancs. Quand il remarqua ce décor, Bai Xue Chen se détendit visiblement, mais demanda tout de même pour être sûr : « Il… n’est pas là ? »

Lin Jian Yin était complètement confus. Il ne comprenait pas de qui Bai Xue Chen parlait.

Romance RPG : Partie 28

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Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-eight – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-huit – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin observa Meng alors qu’elle était découverte par l’ennemi, le cœur de celui-ci se serrant avec anxiété. Il ne pouvait que se rassurer en se disant qu’il ne s’agissait que d’un jeu. Il ne va rien arriver à Meng. Cependant, quand il avait entendu les paroles de Bai Xue Chen, il avait instantanément eu un mauvais pressentiment. Il jeta un regard soupçonneux à son ami et lui demanda : « Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ? »

Bai Xue Chen répondit prudemment : « Nous étions là depuis un long moment et ne t’avions pas vu. Nous avions même pensé que tu étais sorti. Mais, après avoir appelé sur ton portable, nous avons remarqué que tu l’avais laissé dans ta chambre… »

Lin Jian Yin l’interrompit avec impatience : « De quoi parles-tu ? J’étais là depuis le début, à jouer à ce jeu. Je ne suis pas du tout sorti. »

Après avoir entendu l’affirmation de Lin Jian Yin, Bai Xue Chen et Yue Lan se regardèrent l’un l’autre, et Bai Xue Chen déclara : « Jian Yin, tu n’étais pas là il y a un instant. Du moins, nous ne pouvions pas te voir du tout, mais nous avons remarqué que la console Nintendo était toujours allumée. Qui plus est, les images du jeu passaient leur temps à changer. À l’origine, nous avions cru que la console était restée allumée trop longtemps, alors l’écran du jeu bougeait tout seul. Ça n’aurait pas été si étrange si ça avait été le cas. »

« Mais, nous sommes devenus de plus en plus nerveux à force de regarder la scène sur l’écran. La fille et l’épée à l’intérieur ne pouvaient être que vos clones à toi et à Meng. Même la façon dont ils parlaient était identique à la vôtre. »

« C’était juste moi, en train de contrôler le personnage ! » répliqua Lin Jian Yin, ne comprenant pas pourquoi ils affirmaient ne pas pouvoir le voir.

Bai Xue Chen fronça les sourcils tout en lui rappelant : « Jian Yin, c’est impossible. Les boutons de contrôle pour une console Nintendo sont seulement debout, accroupi, aller à droite, aller à gauche, sauter, et d’autres boutons similaires. Comment est-ce qu’il te serait possible d’avoir une conversation dans le jeu ? »

Lin Jian Yin se figea abruptement. Tandis qu’il baissait le regard sur la manette de contrôle dans sa main, il repensa à la façon dont il s’y était pris pour parler avec Meng. Toutes les expressions et les gestes détaillés, les interactions de chaque personnage dans le jeu… Comment cette simple manette pourrait-elle être capable de faire ça ? Non ! Ce serait impossible même dans les jeux les plus récents, pas vrai ? Cette pensée fit couler des sueurs froides le long de la colonne vertébrale de Lin Jian Yin.

« Jian Yin… » Bai Xue Chen dit avec précaution : « Il y a un instant, nous observions également la scène avec une peur grandissante. Dès que nous avons vu l’épée, qui te ressemblait énormément, être jetée dans la fournaise, ta vie ne tenant qu’à un fil, nous n’avons pas eu d’autres options que de retirer la cartouche de jeu de la console. »

Après avoir entendu ça, Lin Jian Yin jeta un coup d’œil en direction de la cartouche par réflexe. La cartouche avait effectivement déjà été retirée et avait même été mise à côté de la console Nintendo… Dans ce cas, d’où vient l’image du jeu sur l’écran de la télévision ?

« Dès l’instant où nous l’avons retirée, t-tu… » Bai Xue Chen avait du mal à expliquer. « Jian Yin, tu es “tombé” hors de l’écran de la télévision. »

Quand le message atteignit le cerveau de Lin Jian Yin, les yeux de ce dernier contemplaient déjà l’écran, le regard vide. En ce moment, des gardes pointaient leurs épées sur le dos frêle de Meng, obligeant celle-ci à avancer un pas après l’autre. Malheureusement, elle n’était pas parvenue à retrouver Édouard à temps.

Elle est si timide. Elle doit avoir vraiment très peur, n’est-ce pas ? C’était comme si les épées pointées sur le dos de Meng lui perçaient impitoyablement le cœur. Il avait si peur qu’il commença à trembler, incapable d’imaginer ce que la fille-paon pourrait faire subir à Meng.

Quelques mots apparurent alors soudainement sur l’écran.

Meng : Épée-Fantôme, Épée-Fantôme…

« Meng ! » Lin Jian Yin mit de côté ses craintes. Il ramassa la cartouche avec l’intention de la réinsérer dans la console Nintendo, afin de retourner dans le jeu pour partir à la recherche de Meng.

Toutefois, Bai Xue Chen lui agrippa la main pour l’empêcher de remettre la cartouche. « Jian Yin, attends. »

À ce stade, la Meng sur l’écran s’était déjà faite jetée en prison par les gardes, et elle s’était recroquevillée en boule dans un coin. Le cœur de Lin Jian Yin se serra un peu lui aussi. Alors qu’il luttait pour que Bai Xue Chen le lâche, il hurla : « Lâche-moi ! Je dois retourner dans le jeu pour sauver Meng. »

« Ne fais pas ça ! Que va-t-il se passer si tu réapparais dans la fournaise ? » s’exclama Bai Xue Chen.

Lin Jian Yin rétorqua sur le même ton : « Même si je suis réduis en cendres, je dois retourner là-bas pour aider Meng. Je ne peux pas la laisser seule dans cet endroit. Elle doit avoir si peur. »

« Ne sois pas stupide ! Nous avons juste à trouver la maison de Meng Ling et à retirer la cartouche, non ? » Bai Xue Chen arracha la cartouche des mains de Lin Jian Yin et la jeta immédiatement dans le coin le plus éloigné de la pièce, profondément effrayé à l’idée que Lin Jian Yin retourne dans le jeu. Il n’avait pas du tout envie de voir son meilleur ami fondre et se transformer en morceau de ferraille inutile.

Ce ne fut qu’à ce moment-là que Lin Jian Yin se rendit clairement compte que retourner dans le jeu ne lui serait d’aucune utilité. La suggestion de Bai Xue Chen était en effet la bonne marche à suivre. Il saisit tout de suite ses clés de voiture et se précipita dehors par la porte, parce qu’il ne supportait pas l’idée que Meng reste dans cette prison un instant de plus.

Bai Xue Chen s’empressa d’ordonner à Yue Lan : « Reste ici pour surveiller l’image du jeu. Si quelque chose arrive à Meng, appelle-moi sur mon portable sur-le-champ. »

Yue Lan hocha la tête pour montrer qu’elle avait compris. « D’accord. »

Bai Xue Chen suivit Lin Jian Yin jusqu’à l’extérieur avec inquiétude. Ils firent pratiquement un sprint jusqu’à la voiture. Lin Jian Yin ouvrit la porte du conducteur, s’assit sur son siège, et démarra l’engin. Si Bai Xue Chen n’avait pas été suffisamment rapide, le véhicule serait parti en flèche avant même que son autre pied soit à l’intérieur.

« Connais-tu au moins l’adresse de Meng Ling ? » lui demanda anxieusement Bai Xue Chen.

Lin Jian Yin ne lui répondit pas. Il se contenta de conduire d’une main et de taper sur son téléphone avec l’autre. Après avoir écrit quelques lettres, les informations personnelles de son agente apparurent très clairement. Lin Jian les lit à voix haute, à la fois pour répondre à Bai Xue Chen et pour les mémoriser.

« Euh… Conduis plus lentement, s’il-te-plaît », lui rappela Bai Xue Chen avec un frisson, mais c’était visiblement inutile.

La Ferrari rouge continuait à prendre de la vitesse, dépassant les autres voitures, et zigzagant entre elles. Quand le véhicule s’arrêta, les yeux de Bai Xue Chen étaient déjà remplis de larmes. C’est si bon d’être encore en vie !

Romance RPG : Partie 27

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Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-seven – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-sept – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Marisa révéla un sourire excité et acquiesça d’un signe de tête.

Une fois que le duc Biggs eût terminé de donner ses instructions à sa fille, il prit la direction que le prince et Meng avaient empruntée en partant. Et, en effet, peu de temps ensuite, Meng fut la première à revenir, seule. Elle avait l’air quelque peu étourdie. Il n’était pas très surprenant qu’elle soit encore légèrement dans la lune après avoir dansé avec un prince parmi les fleurs et sous le clair de lune. C’était simplement une scène qui ne pouvait se dérouler que dans un rêve.

« Hé ! » Marisa salua froidement Meng.

Meng recouvra brusquement ses esprits et jeta un regard étrange à Marisa. « Quelque chose ne va pas ? »

« Tiens-tu à récupérer cette épée ? » Marisa révéla un sourire plein de mauvaises intentions.

Mon épée ! Meng chercha immédiatement l’Épée-Fantôme des yeux, mais le garde à qui elle l’avait confié avait disparu. Meng était affolée. À cet instant, elle devina que c’était l’œuvre de Marisa. Réprimant sa colère, elle demanda : « Où est mon épée ? »

« Si tu veux la récupérer, dans ce cas suis-moi. » Dès qu’elle eût fini de parler, elle ne daigna plus regarder Meng, puis sa silhouette gracieuse, dansante et désintéressée s’éloigna.

Bien qu’elle sût que Marisa n’arborait aucune bonne intention, elle n’eut pas d’autre option que de la suivre. Il se pouvait réellement que l’Épée-Fantôme se trouve entre ses mains, mais il était également possible que les menaces de Marisa ne soient que du vent, ce que Meng espérait secrètement. Être menacée verbalement était déplaisant, mais au moins ça n’aurait pas de graves conséquences. De plus, elle ne croyait pas que des insultes proférées par une demoiselle telle que Marisa puissent s’avérer être si horribles. Sans doute qu’elles ne seraient même pas à moitié moins aussi désagréables à écouter que les réprimandes de l’Épée-Fantôme.

Meng suivit Marisa tout le long du chemin. Enfin, elles arrivèrent à la cuisine. À l’extérieur de la pièce se tenaient deux gardes, mais il n’avait pas l’air d’y avoir âme qui vive à l’intérieur. Meng ne put s’empêcher de se sentir un tantinet effrayée. Cependant, elle fut en mesure de voir à travers la porte entrouverte qu’une épée semblait reposer sur la table. Meng serra le poing. Elle ne pouvait pas abandonner l’Épée-Fantôme quoi qu’il advienne.

Elle venait tout juste de s’approcher de l’encadrement de la porte lorsqu’elle entendit l’Épée-Fantôme rugir : « Meng ! N’entre pas ! Une fois à l’intérieur, nous allons mourir tous les deux ! Sauve-toi vite ! Va retrouver Édouard. »

Meng poussa un cri de surprise. À ce moment-là, Marisa se retourna, le visage glacial et cruel. Meng prit vite une décision. Ce que l’Épée-Fantôme avait dit était vrai. Rester ne mènerait qu’à leur mort à tous les deux. Seul Édouard avait le pouvoir de les sauver. Tout de suite, Meng se retourna pour partir, mais les deux gardes avaient l’intention de l’attraper. Meng donna un vicieux coup de pied dans l’entrejambe d’un des gardes. Saisissant sa chance pendant qu’il gémissait de douleur avec les jambes croisées, Meng s’enfuit en courant.

« Vite ! Dépêchez-vous de la capturer ! Ne la laissez pas rejoindre le prince ! » s’écria furieusement Marisa. Cinq ou six gardes surgirent de tous les côtés et se joignirent à la chasse.

Toutefois, Marisa ne les accompagna pas. Elle calma sa respiration et retourna dans la cuisine. L’Épée-Fantôme était étendu sur la table. Le bout de tissu, qui avait à l’origine servi à le bâillonner, avait été déchiré à coups de dents.

« Malgré le fait que tu ne sois qu’une misérable épée, tu es plutôt loyal », déclara doucement Marisa.

L’Épée-Fantôme ne présuma pas qu’il s’agissait d’un compliment. En fait, n’importe qui pouvait voir, à travers les traits déformés de Marisa, comment elle se sentait réellement. L’Épée-Fantôme pouvait seulement espérer que Meng retrouverait Édouard à temps. Si cette dernière se faisait capturer par cette femme, l’Épée-Fantôme n’osait même pas imaginer quel destin funeste s’abattrait sur elle.

Marisa ramassa l’épée et marcha, pas à pas, jusqu’à la fournaise qui brûlait brillamment. L’Épée-Fantôme sentit également que son dos le chauffait de plus en plus. Avec un tremblement dans la voix, il s’enquit : « Qu’est-ce que tu fabriques ? »

« Ce que je fais ? » Marisa révéla un sourire. Elle répondit innocemment : « Rien du tout ! Mes mains ont simplement glissé par mégarde, c’est tout. »

Une fois qu’elle eût terminé de parler, elle jeta impitoyablement l’épée dans la fournaise. Les flammes flamboyantes engouffrèrent sur-le-champ l’Épée-Fantôme…

 

 

Lin Jian Yin tenta tant bien que mal de se lever, mais il n’avait pas encore repris tous ses esprits.

« Jian Yin, Jian Yin, est-ce que ça va ? »

Lin Jian Yin ouvrit les yeux pour voir que la personne qui hurlait anxieusement son nom devant lui était Bai Xue Chen. À côté de lui se tenait Yue Lan. Aussi, sur la table reposaient plusieurs petits et grands paquets de nourriture à l’odeur alléchante, visiblement apportés pour servir de collation de minuit.

Lin Jian Yin ne se donna même pas la peine de saluer Bai Xue Chen. Il se dépêcha de tourner la tête pour jeter un coup d’œil à la télévision qui montrait le personnage d’une fille qui se cachait à l’intérieur d’un pot de fleurs, n’osant pas bouger. Pas très loin, des gens la cherchaient partout.

C’était comme si Lin Jian Yin était capable de voir l’expression terrifiée de cette fille. Même les larmes sur son visage étaient extraordinairement claires. Il hurla encore et encore avec peur : « Meng. Meng. Elle est en danger. Je dois vite aller la sauver. Je dois… »

« Jian Yin, calme-toi ! » Bai Xue Chen était sous le choc. Il regarda le jeu sur l’écran. Peu importe sous quel angle il l’examinait, la scène ressemblait à un jeu nintendo régulier avec une image faite de pixels et des personnages de type mini Super Mario Bros.

Après s’être fait crier dessus comme ça, Lin Jian Yin regarda Bai Xue Chen d’un air ahuri pendant plusieurs secondes et retrouva enfin ses esprits. Il se donna une claque sur la tête et, après avoir pris de nombreuses inspirations, il récupéra suffisamment son souffle pour déclarer : « C’est vrai. Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Ce n’est qu’un jeu. Dans le pire des cas, ce sera GAME OVER. Meng n’est pas réellement en danger. »

« M-Mais… » Yue Lan affichait toujours une expression de peur et continua de dire « M-Mais » sans être en mesure d’ajouter autre chose.

Lin Jian Yin jeta un regard étrange à Yue Lan et ensuite à Bai Xue Chen, ouvrant la bouche pour la questionner : « M-Mais, quoi ? »

Bai Xue Chen lança un coup d’œil à l’image sur l’écran de télévision. À un moment inconnu, le personnage de la fille avait été retrouvé par les gens qui étaient à sa recherche. Plusieurs personnes la traînaient devant une femme qui portait une robe blanche. À cet instant, le visage de Bai Xue Chen pâlit subitement. Il tourna la tête pour révéler à Lin Jian Yin : « Je crois qu’il se pourrait réellement que Meng Ling soit en danger. »

Romance RPG : Partie 26

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-six – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-six – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

En marchant vers les portes du palais, alors que presque toutes les filles de familles nobles arrivaient en carrosse, Meng avait l’air très bizarre à pieds. En plus, une jeune femme aussi élégamment vêtue portant une épée sur son dos donnait une impression encore plus étrange. Néanmoins, le plus étrange était que personne ne semblait alarmé par la présence de l’épée. Même les gardes à l’entrée ne posèrent aucune question à Meng sur ce sujet et lui permirent d’entrer.

« Marcher jusqu’ici ? Je ne voudrais pas salir ma robe de bal, particulièrement une d’un blanc pur que préfère le prince Édouard. »

Cette voix leur sembla légèrement familière. Meng se tourna dans sa direction avec suspicion. Comme attendu, il s’agissait d’une personne qu’ils avaient déjà rencontrée précédemment : Marisa, la fille du duc Biggs. La robe qu’elle portait leur était familière également. C’était celle qui avait plu à l’Épée-Fantôme au premier coup d’œil. La robe sirène qu’elle portait sur sa silhouette élancée mettait l’emphase sur ses magnifiques courbes. Toute sa personne était belle au-delà de toute comparaison.

« Un paon, même habillé en blanc, reste toujours un paon », lâcha l’Épée-Fantôme avec désinvolture.

Meng ne put retenir un fou rire. Cela contraria beaucoup Marisa. Elle s’était moquée de Meng, mais, en entendant son rire, elle avait l’impression que c’était d’elle dont on se moquait.

Par contre, dès que Marisa eût détourné la tête, elle vit le rayonnant et scintillant prince Édouard qui se dirigeait dans leur direction. Elle cessa de porter attention à Meng qui était à côté d’elle et révéla son sourire le plus raffiné. Sauf qu’elle n’arrivait pas à empêcher ses yeux de briller de désir. Ah, ce rayonnant prince parfait…

« Meng, vous êtes venue. » Édouard marcha vers elle avec une allure élégante, mais salua Meng la première.

Meng regarda Édouard de la tête aux pieds. Aujourd’hui, il portait une tenue d’uniforme militaire d’un bleu foncé, mais celle-ci gardait un design minimaliste et n’arborait aucune médaille. Meng le complimenta avec sincérité : « Cette tenue vous va à ravir. Vous avez l’air très séduisant. »

Édouard sourit. Il était capable de dire que Meng le complimentait sincèrement et n’avait aucune autre intention.

« Votre Majesté, le prince Édouard, Marisa est ravie de vous voir à nouveau. »

Comme Marisa faisait la révérence avec grâce, son visage affichait un sourire aussi parfait quel que soit l’angle sous lequel on le regardait.

Édouard sourit et lui retourna sa salutation courtoise : « Je suis honoré de vous avoir de nouveau rencontrée, mademoiselle. »

Marisa paraissait exaltée qu’Édouard lui ait répondu aussi poliment, mais Meng secoua mentalement la tête. Elle savait que, quelle que soit la personne à laquelle il s’adressait, Édouard demeurait toujours poli à ce point. Plus tôt, Édouard avait mis la moitié d’un mois à apprendre comment cesser d’ajouter le mot « mademoiselle » au nom de Meng. Marisa montrait une expression de fausse modestie, espérant que le prince l’inviterait à danser, ou peut-être à aller se balader quelque part parmi les fleurs sous le clair de lune…

« Me feriez-vous l’honneur de m’accorder cette danse ? » Édouard baissa élégamment la tête, avec la main tendue, attendant la réponse de la demoiselle. Cependant, cette demoiselle n’était pas Marisa.

Meng sourit en jetant un regard un peu inquiet à la contenance raide de Marisa. Toutefois, elle plaça tout de même sa main dans la paume d’Édouard.

Alors qu’Édouard menait Meng jusqu’à la piste de danse, il s’enquit : « Les gardes vous ont-ils causé des problèmes ? Je leurs ai ordonnés de ne pas vous déranger au sujet de votre épée… »

Meng comprit tout à coup. « C’était donc ça. Je dois vraiment vous remercier… »

Ils marchèrent tous les deux de plus en plus loin jusqu’à ce qu’ils atteignent le centre de la piste de danse. Meng employa les pas de danse qu’elle était parvenue à apprendre en seulement un mois pour danser avec Edward. Leurs mouvements paraissaient très naturels. Il n’y avait pas la moindre trace d’atmosphère forcée entre eux.

En revanche, deux personnes étaient très mécontentes de la situation. L’une d’elle était l’Épée-Fantôme. Il était parvenu à persuader Meng d’aller au bal, mais, à présent, en voyant Meng danser joyeusement avec Édouard, il n’était vraiment pas content. Plus particulièrement, comme ils dansaient lentement, les prédictions de Bai Xue Chen se vérifiaient. La vue d’Édouard et de Meng en train de danser mettait l’Épée-Fantôme de mauvais poil ; la vue d’Édouard qui posait sa main sur la taille de Meng frustrait l’Épée-Fantôme ; la vue d’Édouard qui murmurait à l’oreille de Meng faisait rager l’Épée-Fantôme.

Pour résumer le tout en une phrase, il était d’une humeur extrêmement exécrable !

« Voudriez-vous qu’on aille se promener dans le jardin en fleurs ? » lui offrit Édouard.

« Hein ? » Meng était quelque peu incertaine de ce qu’elle devait faire. Ses yeux continuaient de dériver vers l’Épée-Fantôme.

L’Épée-Fantôme était depuis longtemps sur le point d’exploser de colère, et il lui dit presque durement : « Si tu veux y aller, vas-y. Tu ferais mieux de demander à quelqu’un de me tenir pendant que tu seras partie, parce que je n’ai pas envie d’être de trop dans votre couple. »

En entendant la réponse de l’Épée-Fantôme, le visage de Meng sombra. « Oh. Je comprends. » Après qu’elle eût terminé de parler, elle confia réellement l’Épée-Fantôme à un garde et s’en alla dans le jardin en fleurs avec Édouard.

Cette garce ! À cet instant, l’Épée-Fantôme était furieux au point de cracher des flammes.

« Donnez-moi l’épée », résonna la voix d’une jeune femme, remplie de rage et de jalousie.

L’Épée-Fantôme se retourna pour voir. La fille-paon ? Il fronça les sourcils. Qu’est-ce que ce paon peut bien me vouloir ?

Le garde semblait en proie à un dilemme. Il savait que la femme devant lui était la fille d’un duc et n’osait pas lui désobéir. Le garde lui répondit avec précaution : « Demoiselle Marisa, cette épée m’a été confiée par quelqu’un d’autre. Si vous souhaitez avoir une épée, vous pouvez vous en procurer une à l’armurerie… »

« Je veux cette épée ! » cria Marisa sur un ton féroce.

« Mais… »

« Donnez-lui l’épée. »

Le garde se tourna pour regarder le propriétaire de la nouvelle voix. La personne qui avait parlé était le duc Biggs. C’était quelqu’un que le garde n’osait pas défier. Il tendit l’épée à Marisa. L’Épée-Fantôme était sous le choc. Il s’écria : « Qu’est-ce que vous me voulez… Mmph… » Il était incapable de finir de parler ; Marisa lui avait couvert la bouche.

Le duc Biggs envoya le garde ailleurs et dit à Marisa : « Je vais détourner l’attention du prince tout à l’heure. Sers-toi de l’épée pour distraire la fille. Il vaudrait mieux que tu l’enfermes dans les donjons. Le prince n’ira pas la chercher là. »

« Mmph… Meng… Mmmmph ! » L’Épée-Fantôme entendit leur conversation et lutta encore plus désespérément pour se libérer, mais, ne possédant qu’une bouche et des yeux, était complètement impuissant.

Romance RPG : Partie 25

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-five – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-cinq – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Le temps passa très vite. Dans le jeu, le travail de Meng et de l’Épée-Fantôme dans la boutique de robes se déroula sans anicroche. Même le patron n’avait pu se retenir de fabriquer des chaussures, un chapeau et une paire de gants pour récompenser le bon travail de Meng. De plus, le prince Édouard visita très souvent la boutique, afin de fréquemment discuter avec Meng et l’Épée-Fantôme. Bien que l’Épée-Fantôme ne voulût pas l’admettre, le prince Édouard semblait avoir une impression favorable de Meng. C’est un miracle !

Chaque fois qu’Édouard venait à la boutique, Ye Meng Ling était exceptionnellement occupée en dehors du jeu le jour suivant, parce que le visage de Lin Jian Yin se retrouvait déformé au point d’en être méconnaissable.

Malgré le fait qu’il fût dans cet état, Ye Meng Ling parvenait toujours avec succès à réduire la fréquence à laquelle il détruisait des objets. Leurs opinions coïncidaient également, alors Lin Jian Yin ne pouvait presque pas trouver d’émissions de télé dont il fût insatisfait ou auxquelles il n’avait pas envie d’aller parmi les emplois qui lui étaient confiés.

« Tu peux partir plus tôt aujourd’hui », déclara Lin Jian Yin à Ye Meng Ling sur un ton neutre.

En réalité, il savait qu’aujourd’hui était un jour spécial. Ye Meng Ling n’arrivait pas à se concentrer non plus et avait l’air d’avoir trop de choses qui lui occupaient l’esprit. S’il s’était agi de n’importe quel jour habituel, Lin Jian se serait mis à la réprimander, mais il lui pardonna pour l’occasion. Après tout, un bal et un prince parfait déconcentreraient n’importe quelle jeune femme.

« Je peux ? » Ye Meng Ling paraissait très prise au dépourvu.

Lin Jian Yin haussa les épaules, comme si ça ne le dérangeait pas.

« Merci. » Ye Meng Lin sourit et se mit à ranger ses affaires. Avant de partir, elle ne put s’empêcher de tourner la tête avec inquiétude, jusqu’à ce que Lin Jian Yin lui fasse un « OK » de la main. Seulement à ce moment-là ferma-t-elle la porte et s’en alla-t-elle.

Pas même une minute après que son agente eût fermé la porte, Lin Jian Yin saisit impatiemment ses clés de voiture, ouvrit la porte à la hâte et manqua d’entrer en collision avec la personne qui se trouvait de l’autre côté.

« Bai Xue Chen, essaierais-tu de me faire mourir de peur !? » s’énerva Lin Jian Yin.

« J’ai entendu dire qu’une certaine épée allait emmener sa propriétaire pour assister à un bal aujourd’hui ? » Bai Xue Chen changea de sujet pour éviter de répondre à sa question.

Lin Jian Yin roula impoliment des yeux à son intention. « Ça ne te regarde pas ! »

Le visage de Bai Xue Chen sombra. Il devint soudainement très sérieux et le réprimanda : « Jian Yin, ne me dis pas que tu as vraiment l’intention d’emmener Meng Ling au bal pour qu’elle et le prince se marient ensemble. »

Les yeux de Lin Jian Yin s’agrandirent, comme si le chanteur ne comprenait pas pourquoi Bai Xue Chen lui reprochait une telle chose. Confus, il répliqua : « C’est le but du jeu. Quelque chose ne va pas avec ça ? »

Ce fut au tour des yeux de Bai Xue Chen de s’agrandir à présent. Son meilleur ami pointa le nez de Lin Jian Yin avec son doigt. « Tu n’es pas sérieux quand tu dis que tu veux éloigner de toi la fille que tu aimes, n’est-ce pas ? »

Lin Jian Yin repoussa le doigt de son ami, en répondant avec nonchalance : « Qu’est-ce que tu veux dire par la fille que j’aime… »

« Songes-y. Un beau prince pourrait tenir Meng Ling dans ses bras pendant qu’ils danseraient, et il pourrait même se pencher sur elle pour lui murmurer à l’oreille. S’ils se baladaient dans un jardin fleuri sous le clair de lune, ce ne serait même pas étonnant s’ils s’embrassaient passionnément. Si les choses se déroulaient comme ça, ça ne te dérangerait pas du tout ? » Bai Xue Chen arborait une expression d’incrédulité.

Quelqu’un d’autre qui sert Meng très fort dans ses bras en lui murmurant à l’oreille et qui l’embrasse même passionnément… Le cœur de Lin Jian Yin devint lourd, une expression mécontente se formant clairement sur le visage du jeune homme.

Au moins, cet idiot n’est pas complètement insensible. Bai Xue Chen put enfin pousser un soupir de soulagement. Il donna une claque sur l’épaule de Lin Jian Yin, croyant que ce dernier s’était rendu compte des sentiments qu’il éprouvait et qu’il ne céderait plus Meng à une autre personne aussi facilement.

« Va vite rejoindre Meng. Ne la laisse pas seule. »

En entendant que Meng était livrée à elle-même, Lin Jian Yin cessa de penser et n’eut pour seule envie que de rentrer à la maison au plus tôt afin d’accompagner Meng dans le jeu. Elle avait toujours manqué de courage, et aujourd’hui était un grand jour, alors elle devait être effroyablement inquiète.

 

 

Quand l’Épée-Fantôme ouvrit les yeux, la première chose qu’il aperçut fut le dos de Meng. La jeune femme avait déjà revêtu sa robe rose ainsi que les gants, les chaussures et le chapeau de même style que le patron avait confectionnés pour elle. L’Épée-Fantôme jeta un regard appréciatif à Meng qui se tenait dos à lui, sa silhouette mince tout simplement féérique. Elle s’était transformée d’une vieille dame qui faisait ses courses à l’épicerie du coin en une jeune femme à l’apparence féérique. Pour l’Épée-Fantôme, ce voyage déchirant d’un opposé à l’autre ressemblait au passage à l’âge adulte d’une enfant.

« Meng, tourne-toi et laisse-moi te regarder », s’exclama l’Épée-Fantôme.

Meng se figea. Puis, elle se retourna un peu nerveusement. À cet instant-là, l’Épée-Fantôme découvrit qu’elle avait appliqué un peu de maquillage, la faisant paraître encore plus mignonne et rafraîchissante. Si j’avais des mains, je serais sans doute incapable de me retenir de la serrer dans mes bras, furent les pensées de l’Épée-Fantôme. Il se rappela alors immédiatement ce que Bai Xue Chen avait dit à propos du fait que Meng était la personne qu’il aimait. Comment est-ce que ça pourrait être possible ? C’est mon agente, la femme que j’ai aidé à se transformer. Moi, tomber amoureux d’elle ? On n’est pas dans une histoire du genre Hikaru Genji Plan !

Meng donnait toujours l’impression d’être très inquiète. Elle fronça les sourcils comme elle lâchait : « Épée-Fantôme, il vaudrait peut-être mieux que je n’assiste pas au bal après tout ? »

« Pourquoi ? » L’Épée-Fantôme se figea. Les derniers jours passés dans le jeu n’étaient-ils pas spécifiquement pour se préparer à ce bal ?

Meng afficha une expression quelque peu consternée. « C’est juste qu’Édouard est trop parfait. »

« Et, c’est mal ? » C’était à présent un plus grand mystère encore pour l’Épée-Fantôme. Il existe vraiment des gens qui n’aiment pas les personnes parfaites ?

« Comment je pourrais expliquer… » Meng eut du mal à trouver les mots : « Trop parfait, trop… » Même après avoir cherché, elle ne parvenait toujours pas à énoncer le moindre défaut que possèderait Édouard. Cependant, le fait de ne pas être en mesure de lui trouver le moindre défaut était exactement ce qui lui faisait sentir que tout ça était extrêmement irréel.

« Ne sois pas idiote ! » l’interrompit l’Épée-Fantôme avec impatience. « Notre but est que tu épouses le prince. As-tu l’intention d’abandonner ? »

En entendant l’Épée-Fantôme dire ça de cette façon, Meng fut un peu prise au dépourvue et lui demanda ensuite : « Est-ce que ton but était également que je me marie avec le prince ? »

« Évidemment. » L’Épée-Fantôme répondit sans réfléchir, mais, subitement, l’image d’Édouard en train d’échanger un baiser passionné avec Meng apparut dans son esprit. L’Épée-Fantôme fronça les sourcils. Cette image le contrariait beaucoup, voire énormément.

Meng tomba silencieuse pendant un moment et dit d’un air morne : « Je comprends. Allons-y. C’est bientôt l’heure. »

L’Épée-Fantôme était occupé à réfléchir au sentiment qui rendait son cœur mal à l’aise et ne remarqua pas le manque d’enthousiasme dans la réponse de Meng. Meng ramassa l’épée de sa propre initiative et se mit en route pour le palais.