Romance RPG : Partie 22

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-two – traduit du chinois à l’anglais par XianBang[PR!]
Partie Vingt-Deux – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Meng sortit en quelque sorte timidement, une robe de bal rose en satin collant gentiment à son corps. Le matériau gracieux en satin rendait son apparence, qui était ordinairement trop mince, douce et charmante. Sa robe bouffante et sa coupe longue et simple de cheveux, additionnées à son rougissement timide, lui conféraient un air attachant. Bien qu’elle ne parût pas aussi magnifique que Marisa, elle dégageait une sorte différente d’attraction qui donnait involontairement envie aux gens de la protéger.

« Chaque femme sait comment se transformer. » L’Épée-Fantôme était choquée. Il pouvait à peine croire qu’elle était la même femme qui portait des pantoufles blanches et bleues et qui arborait la coupe de cheveux d’une vieille dame.

Meng était un peu nerveuse. Elle tira sur l’ourlet et ajusta le satin du corsage, puis s’enquit avec précaution : « Est-ce que ça a l’air bien ? Ça ne fait pas trop mignon ? »

Ce fut seulement après que Meng eut répété sa question à plusieurs reprises que l’Épée-Fantôme, qui la fixait intensément du regard, se rendit compte qu’elle lui parlait. Un peu embarrassé, il détourna les yeux et répondit négligemment : « Ça passe. Va avec ça. »

« Oh », lâcha Meng, la tête tombante. Elle retourna dans la cabine d’essayage pour enlever la robe. Quand elle sortit à nouveau, le vendeur se hâta de prendre la robe et commença à l’emballer. Lorsqu’il eut terminé, il se frotta les mains en disant vite : « Cette robe vous va très bien. Le prix est également raisonnable. C’est un choix judicieux de l’acheter. »

Quand elle entendit le mot « prix », les yeux de Meng s’agrandirent sur-le-champ, et elle demanda avec précaution : « Combien… combien coûte-t-elle ? »

Le commis du magasin sourit. « Cet article n’est pas de la nouvelle mode de cette année. Elle ne coûte pas cher. Elle vaut seulement quinze ducats d’or. Je ne demanderai pas de frais supplémentaires. »

Quinze ducats d’or ? Meng était un peu anxieuse. Elle courut jusqu’à son sac et fouilla dedans jusqu’à ce qu’elle trouve son porte-monnaie. Elle l’ouvrit, puis eut l’air perplexe.

« Combien y a-t-il de ducats d’argent dans un ducat d’or ? »

Le commis songea que c’était une question étrange, mais répondit tout de même consciencieusement : « Dix. »

L’expression de Meng devint un peu gênée. « Dans ce cas… un ducat d’argent vaut combien de ducats en cuivre ? »

« Dix. »

Meng fouilla dans son porte-monnaie et ensuite jeta agressivement son contenu sur la table. Parmi les nombreuses pièces qui en tombèrent, la plupart était en cuivre, quelques-unes étaient en argent, mais seulement trois étaient en or. Meng fit le total de ses biens avec précaution. Ils s’additionnaient seulement à cinq ducats d’or et à huit ducats d’argent, un déficit de près de neuf ducats d’or, même en ignorant complètement le fait que Meng et l’Épée-Fantôme auraient besoin d’acheter de la nourriture.

« Pas assez d’argent… » Meng déclara la dure vérité, déprimée.

L’Épée-Fantôme était choquée, lui aussi. Il avait tout pris en considération à part le gros problème de l’argent. Ayant besoin d’argent, que pouvait même faire une épée comme lui ? Se vendre ? Ils seraient d’abord obligés de trouver quelqu’un qui voulût l’acheter !

Le vendeur révéla une expression d’incrédulité. Il n’aurait jamais imaginé que les deux personnes qui étaient entrées avec confiance dans la boutique de vêtements pour acheter une robe pouvaient seulement à peine avoir cinq ducats d’or sur eux. La robe rose, exactement comme il l’avait affirmé, ne pouvait pas être considérée comme dispendieuse. Comparée aux robes sur-mesure commandées par les femmes nobles, celle-ci était à un prix complètement avantageux.

« C’est… Je n’ai pas de solution, moi non plus. Il vous manque trop d’argent. » Le commis de la boutique n’était pas fâché, mais il avait en effet l’air troublé.

Le sentiment de malaise était si intense que l’Épée-Fantôme ne savait pas quoi faire. Ils n’avaient pas assez d’argent, mais Meng ne pouvait pas se retrouver sans robe. Si elle n’en avait pas, comment pourrait-elle assister au bal ?

Toutefois, Meng ne demanda pas de conseil à l’Épée-Fantôme. À la place, elle demanda timidement au vendeur : « Puis… puis-je travailler ici pour régler le solde de la robe ? »

Le commis de magasin eut l’air un peu gêné. L’Épée-Fantôme hésita pendant un instant, puis réalisa que l’idée de Meng était une excellente solution. Il poursuivit instantanément : « Oui, oui. S’il-vous-plaît ! Vous avez vu à quel point la robe va bien à ma demoiselle. Notre famille éprouve des problèmes financiers, mais, vous savez, il est probable que cette fille ne puisse assister qu’à ce seul bal de toute sa vie. Je vous en prie, aidez-nous. »

Le vendeur fronça encore plus les sourcils, hésitant pendant une éternité. Il avoua finalement : « C’est… eh bien, je ne suis pas le propriétaire. Je ne peux pas prendre cette décision. Pourquoi ne reviendriez-vous pas demain matin pour demander au patron ? »

« Ah… » Meng afficha une expression un tantinet déçue, toucha la boite de la robe à côté d’elle avec mélancolie.

Les clochettes près de la porte sonnèrent alors que la porte s’ouvrait. Trois hommes portant des manteaux à capuchon entrèrent. Le plus important d’entre eux aperçut Meng, émit un son surpris, et abaissa son capuchon.

Les yeux du commis s’illuminèrent, et il salua respectueusement : « Prince Édouard, vous êtes là. »

Prince ? Le dos de Meng se raidit. Elle n’osa pas se retourner.

Édouard, cependant, s’approcha et remarqua l’épée avec des yeux et une bouche ainsi que la tenue familière de Meng. Édouard cligna des yeux et s’enquit : « C’est vous ? La demoiselle qui a escaladé le mur du palais ? »

Lorsqu’elle entendit la question du prince, Meng ne put que serrer les dents et se retourner, en souriant avec raideur. Comme elle faisait face à Édouard, elle ressentit un indescriptible sentiment d’embarras. Elle venait à peine d’échapper à une autre personne possédant ce visage, fuyant comme une réfugiée. Néanmoins, elle n’arrivait pas à déterminer pourquoi elle avait eu envie de s’enfuir. N’était-elle tout de même pas obligée de docilement aller le voir le lendemain ? Après tout, elle était son agente.

« Vous avez changé votre coiffure », s’aperçut Édouard avec surprise. « Elle vous va à ravir. »

En entendant le compliment d’Édouard, Meng ne put s’empêcher de rougir alors qu’elle demandait avec incertitude : « V-vraiment ? »

« Oui », déclara honnêtement Édouard.

Le visage de Meng devint encore plus rouge, se baissant vers sa poitrine.

L’atmosphère devint un peu embarrassante, mais Édouard paraissait ne pas en avoir conscience, tandis qu’il discutait. « Êtes-vous ici pour acheter des vêtements formels vous aussi ? Cette boutique est très bien. Je l’aime beaucoup. Avez-vous déjà choisi une robe à votre goût ? »

« Nous en avons sélectionné une, mais nous n’avons pas assez d’argent », intervint vite l’Épée-Fantôme. Après tout, la personne devant eux appartenait à la royauté, alors le coût d’une simple robe était sûrement une bagatelle. Il décida de faire en sorte que le prince payât l’addition. C’est de sa faute pour avoir utilisé mon visage et avoir même flirté avec ma copine… Non ! À quoi est-ce que je pense ? L’Épée-Fantôme secoua la tête avec l’intention de se débarrasser de cette étrange pensée. Évidemment, ne possédant qu’un corps sans tête, il ne faisait en réalité que rouler des yeux.

Romance RPG : Partie 21

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par :


Part Twenty-one – traduit du chinois à l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-et-un – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Le commis avait clairement été surpris par l’épée. Il fixa du regard, les yeux écarquillés, l’Épée-Fantôme pendant un certain temps. Ce fut seulement après que l’Épée-Fantôme le lui eut demandé une nouvelle fois qu’il sortit de sa stupeur. L’air désolé, il lui apprit : « Je suis vraiment navré. La robe à l’extérieure a été réservée par la fille du duc Biggs, mademoiselle Marisa. »

L’Épée-Fantôme et Meng restèrent tous les deux stupéfaits. Ils ne s’attendaient pas à entendre un nom familier ici. Le duc Biggs et Marisa ne sont-ils pas le père et la fille qu’on a vus au palais ?

L’Épée-Fantôme n’aurait jamais songé que le paon réserverait en fait une robe aussi pure et simple. Se pourrait-il qu’elle ne veuille pas être un paon, mais plutôt une colombe ?

« Tout le monde sait que Son Altesse, le prince Édouard, aime le blanc et favorise les vêtements avec des lignes simples et fluides. À ce bal, chaque jeune femme va porter la couleur blanc angélique, et le style des tenues sera simpliste. Ça a été très difficile pour nous de devoir en concevoir une centaine. Chaque robe doit être aussi simple que possible, et tout ce que le concepteur voit chaque jour est du blanc. Bien que chaque robe doive être simple, chacune d’elle doit aussi être différente. Des larmes sont sur le point de tomber de ses yeux à force de les créer. » Le vendeur grimaça.

« Une centaine ? » L’Épée-Fantôme dressa l’oreille alors qu’il écoutait, en imaginant simultanément la scène. Plusieurs centaines de femmes toutes vêtues de blanc… Ça ressemblerait probablement à une danse tenue dans un hôpital, pleine d’infirmières courant dans tous les sens.

« Épée-Fantôme, est-ce qu’on devrait aussi chercher une robe blanche ? » questionna Meng d’une petite voix.

« Non ! » s’écria soudainement l’Épée-Fantôme. Meng n’était pas très tape-à-l’œil pour commencer. Si elle porte la même couleur que tout le monde, est-ce qu’elle ne va pas se fondre dans la foule ? Il demanda immédiatement : « Monsieur le vendeur, avez-vous d’autres couleurs ? Nous sommes dans un besoin urgent. »

Choqué, l’employé du magasin répondit à la hâte : « O-oui. Beaucoup. Récemment, chaque couleur autre que le blanc a eu des ventes médiocres. Je pense que nous avons du bleu, du rouge, de l’orange, du vert, du rose… »

« Du rose et du bleu », décida l’Épée-Fantôme en un instant.

Le vendeur acquiesça et ouvrit immédiatement une armoire sur le côté. À l’intérieur, il y avait de nombreuses robes. Il sortit une robe bleu ciel et une robe rose pâle. La robe bleu ciel était du même style que la blanche dans la vitrine extérieure. Elles étaient toutes les deux des robes de bal sirène, mais la bleue était un peu plus complexe, avec un collier en forme de fleur. La robe rose avait une jupe à volants faite avec un tissu léger transparent et un corsage garni de plusieurs perles disposées en forme de petites fleurs.

L’Épée-Fantôme étaient encore en train de décider entre l’élégante robe bleue et l’adorable robe rose, lorsque Meng tira un peu sur l’Épée-Fantôme, en déclarant tranquillement : « Je-j’aime la rose. »

L’Épée-Fantôme regarda Meng avec surprise. C’était la première fois qu’elle exprimait une opinion sur la mode. Sentant que c’était un bon début, l’Épée-Fantôme signala immédiatement à l’employé du magasin d’apporter la robe rose. Rougissante, Meng prit la robe de bal en même temps qu’elle remettait l’Épée-Fantôme au commis, et entra dans la cabine d’essayage.

« Cette fille est vraiment rafraîchissante. Elle semble être le type que le Prince Édouard préfère », commenta tout à coup le vendeur.

L’Épée-Fantôme jeta un coup d’œil à l’employé du magasin, et le questionna d’un ton quelque peu dédaigneux : « Comment pouvez-vous savoir quel type de femme le Prince Édouard préfère ? Vous vous connaissez bien tous les deux ? »

L’Épée-Fantôme avait seulement songé à un peu ridiculiser le vendeur et ne s’était jamais attendu à ce que l’employé du magasin lui réponde avec désinvolture : « Naturellement. Nous nous sommes rencontrés il y a dix ans. Le Prince Édouard n’aimait pas le tailleur royal et estimait que les vêtements que celui-ci confectionnait étaient trop élaborés. Il est parti par lui-même à la recherche de vêtements et a tout de suite pris goût aux nôtres. Depuis lors, toutes les tenues de cérémonie du prince ont été fabriquées par nous. »

Les yeux de l’Épée-Fantôme s’agrandirent. Quelle coïncidence !

Le commis de magasin lança un regard à l’Épée-Fantôme et expliqua : « Sinon, croyez-vous que la famille d’un illustre duc ne posséderait pas son propre tailleur exclusif, et daignerait visiter notre boutique de vêtements ? Ne prenez pas notre boutique à la légère. La quasi-totalité de ces centaines de filles qui ont commandé des robes sur mesure appartient à la noblesse. Tout le monde sait que les vêtements de Son Altesse Royale sont conçus par nous. »

Le vendeur regarda soudainement à gauche et à droite, puis annonça secrètement à l’Épée-Fantôme : « Je vous en prie, ne dites pas que je ne me suis pas occupé de votre cas. Restez un peu plus longtemps. Tout le monde croit que Son Altesse Royale a déjà envoyé quelqu’un pour ramasser son costume, mais ce n’est pas réellement le cas. Son Altesse Royale vient toujours en personne. Afin d’éviter les foules, il passe habituellement très tard et, en plus, il a commandé de nombreux vêtements cette fois. Il a même fait fabriquer des vêtements décontractés. Discuter du design et les essayer va probablement prendre plusieurs voyages. »

Les yeux de l’Épée-Fantôme étincelèrent. C’est vraiment une excellente nouvelle. Quelle meilleure occasion pour rencontrer le prince ?

« Épée-Fantôme… »

L’Épée-Fantôme regarda dans sa direction. Meng sortit timidement la tête de derrière le rideau, complètement réticente à montrer quoi que ce soit d’autre.

« Dépêche-toi de sortir », l’exhorta l’Épée-Fantôme.

Romance RPG : Partie 20

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin se précipita pour rentrer à la maison. À son retour, il ne fit rien d’autre que s’asseoir en face de la console Nintendo et attendre les bips sonores et la lumière clignotante. Ses deux yeux étaient rivés sur la console de jeu. Éventuellement, il perdit patience et démarra le jeu le premier. Il avait hâte de mettre le grappin sur la femme qui avait osé fuir sa présence.

Lorsque l’Épée-Fantôme ouvrit à nouveau les yeux, il était étendu sur une chaise dans le salon d’hier. Il semblerait que Meng fût également tombée endormie au milieu de la séance, de sorte qu’ils n’avaient pas quitté le magasin.

Son apparition soudaine fut clairement un choc pour les personnes à proximité. Finalement, le styliste eut enfin assez de courage pour tenter de le placer correctement dans un coin afin d’éviter qu’il fasse peur aux autres clients. L’Épée-Fantôme aperçut le regard affligé du styliste et ne put résister à l’envie de laisser échapper un cri, ce qui effraya le styliste à un point tel qu’il jeta l’épée au loin dans sa panique. Tout ce qu’obtint l’Épée-Fantôme pour s’être moqué de lui fut d’être lamentablement envoyé valdinguer dans les airs. Après avoir tournoyé à plusieurs reprises, il s’écrasa lourdement sur le sol, et personne ne vint vérifier s’il allait bien.

« Hé ! Faîtes plus attention quand vous me déplacez ! » hurla l’Épée-Fantôme avec le visage pointé vers le sol, extrêmement mécontent.

Malheureusement, après avoir été témoin de l’expérience antérieure du styliste, personne ne voulait le toucher, alors ils laissèrent l’Épée-Fantôme hurler et vociférer sur le côté. En fin de compte, fatigué de crier, il ne put que se mettre à marmonner que cette femme l’avait abandonné sans s’en soucier, obligeant une épée solitaire comme lui à rester dans un endroit où il se faisait maltraiter par les gens.

« Épée-Fantôme, pourquoi es-tu étendu là ? »

Avec un hoquet de surprise, Meng s’empressa de rejoindre l’Épée-Fantôme et de le ramasser. L’Épée-Fantôme afficha une expression contrariée quand il regarda Meng, mais fut ensuite stupéfait. Aucune trace ne restait de la coupe de cheveux de vieille dame que Meng portait auparavant. À sa place, il y avait des cheveux souples, noirs de jais, et longs jusqu’aux épaules. Assortis avec la paire d’yeux de Phoenix unique de Meng, bien qu’elle ne pût pas être appelée une femme d’une grande beauté, elle arborait une apparence rafraîchissante et charmante.

« T-Tu… » L’Épée-Fantôme la fixa du regard d’un air abasourdi, incapable de parler pendant un certain temps.

Meng eut l’air inquiète. « Qu’est-ce qu’il y a ? Je suis vraiment désolée. Je me suis connectée avec un peu de retard, et à cause de ça tu t’es fait jeter ici. »

L’Épée-Fantôme voulait à l’origine poursuivre sur ce sujet et la maudire, mais en voyant son air de culpabilité, la moitié de son cœur s’adoucit involontairement. Cependant, sa bouche continua sa tirade : « Oui, oui, tu as été tellement lente à te connecter. Je ne peux pas bouger par moi-même, alors je n’ai pu qu’être maltraité par des gens. Où es-tu allée ? Tu es secrètement allée rencontrer ton petit ami ? » L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher d’aborder le sujet d’une manière détournée, et ensuite tendit l’oreille en attendant la réponse.

Meng sourit avec embarras et répondit vaguement : « Je ne faisais qu’aider un ami avec quelque chose. »

« Vraiiiiiiiiiiiiiiiiiment ? » L’Épée-Fantôme allongea le mot. Il n’avait pas songé que Meng oserait essayer de le tromper.

« Ouais. »

Meng répondit naturellement, mais remarqua que l’Épée-Fantôme semblait étrangement mécontent. Elle en conclut qu’il n’était peut-être fâché que parce qu’elle était arrivée si tard. Sur ce, elle se hâta de changer de sujet. « Épée-Fantôme, qu’est-ce qu’on devrait faire maintenant ? »

« Qu’est-ce que tu veux dire par “qu’est-ce qu’on devrait faire maintenant” ? » L’Épée-Fantôme venait tout juste de repenser à la façon dont elle avait grimpé dans la voiture de quelqu’un d’autre et lui répondit avec irritation.

Voyant que l’Épée-Fantôme n’avait pas l’air content, Meng le questionna timidement : « Tu n’avais pas dit que tu voulais m’aider à changer ? Est-ce que c’est assez en changeant ma coiffure ? »

L’Épée-Fantôme lui jeta un regard en biais. Meng était toujours vêtue d’une chemise Pikachu et de pantoufles bleues et blanches. Si ça pouvait être appelé passable, dans ce cas est-ce que ça voulait dire que, juste en mettant une robe, une femme pourrait être appelée magnifique ?

En voyant la rafraichissante et charmante Meng révéler un regard innocent, l’autre moitié du cœur de l’Épée-Fantôme s’adoucit, et il fut incapable de rester furibond. Cette femme doit être ma faiblesse ! marmonna l’Épée-Fantôme dans son cœur, mais il ne pouvait pas se résigner à dire quoi que ce soit à voix haute. Il put seulement lui demander : « Le prince ne veut-il pas tenir un bal ? Quand a-t-il lieu exactement ? »

Quand elle entendit le rappel de l’Épée-Fantôme, Meng se souvint enfin de la raison initiale pour laquelle ils devaient se rendre en ville. Elle fouilla précipitamment dans son sac et sortit une invitation froissée du fin fond de celui-ci. Meng fronça les sourcils quand elle vit un compte à rebours sur l’invitation bizarre. Ça disait : « Temps restant avant le bal. Un mois, quinze jours, vingt-huit heures, trente-six minutes et vingt secondes. »

« Quoi ! Dans un mois et demi ? » s’écria l’Épée-Fantôme. J’ai seulement un mois et demi pour transformer la jeune fille en face de moi en une beauté digne d’être associée avec un prince ?

« Vite, vite, vite ! » l’exhorta l’Épée-Fantôme à plusieurs reprises.

« Vite quoi ? » Meng était perplexe.

« Va acheter des vêtements ! Tu crois que le prince va aimer Pokémon ? » s’exclama l’Épée-Fantôme.

Meng baissa la tête pour regarder le Pokémon sur ses vêtements, et grommela un peu avec mécontentement que les Pokémons étaient très mignons. Mais, ses pas ne ralentirent pas. Peu importe à quel point elle aimait Pokémon, elle n’oserait pas porter ça pour assister à un bal. Elle sortit du salon en coup de vent.

L’Épée-Fantôme déclara avec hâte : « Rends-toi à cette boutique devant laquelle nous sommes passés la dernière fois. La robe blanche qu’ils avaient là semblait vraiment sympa. »

En entendant les instructions de l’Épée-Fantôme, Meng changea rapidement de direction et se dirigea vers l’endroit où l’Épée-Fantôme lui avait dit d’aller. Il ne leur fallut pas longtemps avant d’arriver à la boutique de vêtements. Faisant face à la robe blanche qui était affichée dans la vitrine, Meng estima également que le design était très élégant. Il s’agissait d’une robe simple à bustier avec les lignes gracieuses d’une robe de bal sirène.

« Est-ce que ce serait vraiment approprié pour moi de porter ça ? » Meng était extrêmement timide. Une robe élégante comme celle-là ne semblait pas être quelque chose qu’elle devrait porter.

L’Épée-Fantôme leva les yeux au ciel et s’exclama : « Assez discuter. Entrons ! »

Meng pénétra craintivement dans le magasin. Dès qu’elle entra, elle aperçut un commis qui bâillait derrière le comptoir. Elle ne put s’empêcher de se figer sur place et de le fixer du regard depuis la porte. Elle ne savait pas si elle devait attendre que l’employé du magasin les accueille ou si elle devait nonchalamment se promener pour jeter un coup d’œil aux alentours. Après qu’un certain temps se fut écoulé, l’employé de la boutique remarqua enfin qu’il y avait une femme dans l’encadrement de la porte et afficha immédiatement un sourire. Il se dirigea poliment vers Meng.

Le commis de magasin examina d’abord Meng de haut et en bas. Quand il vit la façon dont Meng était habillée, il resta momentanément stupéfait. Cependant, il avait probablement été formé pour se montrer professionnel étant donné qu’il récupéra de sa stupeur en un instant et demanda, rayonnant : « En quoi puis-je vous aider, mademoiselle ? »

Meng répondit d’une petite voix : « Je veux regarder des robes. »

Un air de compréhension apparut sur le visage du commis du magasin. Il hocha la tête à plusieurs reprises. « C’est pour assister au bal du palais, n’est-ce pas ? Vous prenez vraiment votre temps. La plupart des jeunes filles ont déjà commandé leurs robes plusieurs mois à l’avance. Elles ont même toutes été spécialement conçues. »

« V-Vraiment ? » Meng était un peu gênée. Est-ce qu’il est en train de me dire que j’ai été trop lente dans ma recherche de vêtements ? Elle pensait déjà que passer un mois et demi pour trouver des vêtements était beaucoup trop long.

Voyant que Meng s’était raidit et semblait ne pas savoir quoi répondre, l’Épée-Fantôme avait à présent perdu patience. Il les urgea d’une voix forte : « Dépêchez-vous ! Nous voulons jeter un coup d’œil à la robe exposée dans la vitrine. »

Romance RPG : Partie 19

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Nineteen – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Dix-Neuf – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

« Et toi ? » demanda Bai Xue Chen. Voyant le regard confus de Lin Jian Yin, il ajouta : « Est-ce que tu as terminé ton objectif initial ? N’es-tu pas allé trouver le magasin d’antiquités God ‘n Devil à cause de cette bouche impulsive qui est la tienne ? »

Lin Jian Yin se figea. Il avait vraiment oublié la raison pour laquelle il était allé visiter la boutique d’antiquités. Il hésita, puis secoua la tête, se souvenant qu’il avait dit à God Charity qu’il ne voulait pas changer. Alors, après ça, pourquoi diable avait-il acheté la console Nintendo ? Il ne se souvenait même pas s’il avait payé ou non.

Bai Xue Chen dit vaguement : « Eh bien, ça n’a pas vraiment d’importance. Ta langue de vipère est l’une de tes caractéristiques principales. Si tu changeais vraiment, alors je me demanderais réellement si tu es bel et bien Lin Jian Yin. »

Lin Jian Yin roula des yeux vers son meilleur ami.

Bai Xue Chen ignora le roulement d’yeux et sourit pendant qu’il déclarait : « Cependant, ton humeur est devenue moins sombre ces derniers temps. Qui plus est, bien que tu aies fait fuir ton agente hier, elle n’a évidemment pas l’intention de démissionner, et semble même être de très bonne humeur aujourd’hui. Compte tenu du fait qu’elle s’est déjà enfuie une fois et qu’elle t’a quand même salué dans le supermarché comme si de rien n’était, cette fille est plus résistante qu’un cafard. »

« Ne la traite pas de cafard », le réprimanda Lin Jian Yin, mécontent.

Bai Xue Chen venait soudainement de se faire gronder, mais il ne se sentait pas le moins du monde en colère. Au contraire, le changement brusque de son bon ami avait piqué sa curiosité. Il était sur le point de se moquer de Lin Jian Yin, mais l’ouverture inopinée de la porte de la boutique l’empêcha de le faire. Ils tournèrent tous les deux la tête pour regarder et aperçurent une Yue Lan élégamment vêtue entrer.

« Yue Lan ? Pourquoi es-tu seule ? » Bai Xue Chen regarda autour, mais ne vit pas Ye Meng Ling.

Remarquant que Lin Jian Yin était également présent, Yue Lan répondit de façon un peu hésitante : « Meng Ling a rencontré une connaissance et a été emmenée de force pour aller prendre le thé. Je suis donc revenue par moi-même. »

« Qui a-t-elle rencontré ? »

Lin Jian Yin éprouva un fort sentiment de malaise dans son cœur. Si la personne était juste une connaissance, Meng Ling n’aurait certainement pas renvoyé Yue Lan toute seule. Il était plus probable qu’ils seraient tous les trois partis prendre le thé ensemble.

En entendant cette réponse, Yue Lan fut surprise. Dans la détresse, elle regarda vers Bai Xue Chen. Il la tint gentiment et dit doucement : « Ne t’inquiète pas. Vas-y, dis-le. »

« Meng Ling a dit que c’était son ex-petit ami. Ils ne faisaient que ressasser le bon vieux temps ! Vraiment ! » répondit prudemment Yue Lan. En même temps, elle observa attentivement la réaction de Lin Jian Yin. S’il avait l’air mécontent, elle défendrait sa nouvelle amie jusqu’à la mort.

Ex-petit ami ? Le souvenir de cette fois-là au supermarché, quand ce couple avait blessé Meng avec leurs paroles, refit tout à coup surface dans la mémoire de Lin Jian Yin. Lorsque Lin Jian Yin avait commencé à discuter avec cette femme, l’homme s’était contenté de rester sur le côté, sans oser dire un mot.

Pourquoi est-il parti à la recherche de Meng ? Lin Jian Yin ressentit un pressentiment dans son cœur. Peut-être que cette femme est l’instigatrice de quelque chose. Se pourrait-il qu’elle tente de se venger ?

À cette pensée, Lin Jian Yin se hâta de demander : « Sais-tu où ils sont allés ? »

En entendant Lin Jian Yin dire cela, les deux autres sourirent mystérieusement. Yue Lan répondit en entrant dans les détails : « Ils sont seulement allés au Starbucks à deux rues d’ici. C’est difficile de se garer là-bas, alors tu devrais y aller à pieds. Nous avons marché jusque-là pour faire les magasins tout à l’heure. »

« Compris. » Lin Jian Yin ouvrit la porte, ne leur disant même pas au revoir tandis qu’il s’en allait en courant.

Bai Xue Chen cligna des yeux et demanda malicieusement : « Essaie de deviner. Juin prochain, crois-tu que nous pourrions assister à un double mariage ? »

Yue Lan rougit et regarda affectueusement son bien-aimé. Puis, elle jeta un regard vers la porte avec une certaine inquiétude. « Mais, Meng Ling est très réservée et timide quand il s’agit d’aimer. »

« Ne t’en fais pas. Lin Jian Yin est la personne la plus directe que j’aie jamais vu. » Le sourire sur le visage de Bai Xue Chen devint de plus en plus brillant.

« La personne plus directe contre la plus réservée. Je me demande qui va gagner cette lutte. » Bai Xue Chen fronça des sourcils. « Je suis enclin à parier sur l’inébranlable mauvais caractère de mon ami de longue date. »

 

 

Lin Jian Yin sprinta tout le chemin, des images du visage en larmes de Meng lui traversant l’esprit. À chacun de ses pas, il accélérait. Atteignant la deuxième rue, il arriva juste à temps pour apercevoir le dos d’une silhouette familière sur le point d’entrer dans la voiture de quelqu’un.

Toujours en train de courir, il rugit : « Ye Meng Ling ! »

Elle tourna la tête pour regarder, clairement choquée. Elle ne savait pas pourquoi, mais voir Lin Jian Yin courir vers elle la fit se sentir coupable. Dans sa panique, elle grimpa dans la voiture et exhorta l’homme dans le siège du conducteur de se dépêcher de partir. L’homme fut surpris, mais il appuya à fond sur l’accélérateur, et la voiture fila au loin.

Lin Jian Yin ne s’était jamais attendu à ce que la jeune femme l’entende crier et s’enfuie avec quelqu’un d’autre, quand il était en fait venu la sauver. La colère surgit dans son cœur.

« Ye Meng Ling, comment oses-tu t’enfuir ? » Les yeux de Lin Jian Yin se plissèrent dangereusement.

Romance RPG – Partie 18

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Eighteen – traduit du chinois à l’anglais par Minna[PR!]
Partie Dix-Huit – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

L’Épée-Fantôme, qui lui avait déjà dit de changer de nombreuses fois, applaudit silencieusement quand il entendit Meng prendre une si grande décision par elle-même.

« Mais… » Meng se sentit un peu hésitante. « Qu’est-ce que je dois réellement faire pour devenir belle ? »

L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher de vouloir se servir de sa main pour se frapper le front, mais malheureusement une telle action serait vraiment trop difficile à exécuter pour une épée sans mains et sans tête. Il pouvait seulement cligner des yeux pour exprimer son impuissance. En même temps, il avait déjà décidé qu’il aiderait Meng. Il allait l’aider à complètement changer son image. Après tout, elle était aussi son agente très compétente. Par ailleurs, l’Épée-Fantôme avait un minuscule motif égoïste. Aider à changer son image lui ferait du bien aux yeux. Une femme belle serait toujours plus agréable à regarder qu’une femme fantôme ou une tante.

« Tes cheveux », gronda l’Épée-Fantôme. « Raidis d’abord tes cheveux ! »

« Raidir mes cheveux ? » Meng cligna des yeux. Ces trois mots lui semblaient vraiment familiers. Se pourrait-il que les cheveux raides me conviennent vraiment plus ? Elle toucha ses cheveux bouclés.

L’Épée-Fantôme essaya très dur de la presser : « Dépêche-toi, retourne en ville. Il doit certainement y avoir un salon de beauté là-bas. »

En voyant l’impatience de l’Épée-Fantôme, Meng ne put se retenir de rire et de ressentir de la chaleur dans son cœur en même temps. Cette épée l’aidait toujours sans aucune hésitation, en étant souvent encore plus anxieux qu’elle ne l’était. Même si l’Épée-Fantôme avait une langue acérée et que ses paroles étaient souvent comme des épées lui lacérant le cœur les unes après les autres, il était véritablement inquiet pour elle et sincère au sujet de l’aider à changer.

« D’accord, d’accord,  je suis déjà en train de marcher, non ? » Meng rigola et marcha en avant.

« Dépêche-toi, tu marches trop lentement. Est-ce que tu as mangé ? C’est comme si tu n’avais pas l’énergie pour marcher ! » continua à crier l’Épée-Fantôme.

« Je vais déjà très vite. Sinon, et si tu te faisais pousser des pieds et marchais par toi-même ? » rétorqua furieusement Meng.

Après sa réplique, l’Épée-Fantôme pouvait seulement maugréer : « Si je pouvais me faire pousser quelque chose, alors ça devrait au moins être une paire d’ailes. Qui voudrait se faire pousser des pieds ? Une épée avec une paire de pieds, ce serait carrément hideux. »

Meng leva les yeux et ne put s’empêcher de déclarer : « Tu crois qu’une épée ayant deux yeux et une bouche a l’air belle ? Ne t’inquiète pas, tu ne pourrais pas être plus laid que tu ne l’es déjà. »

« Hé… »

Meng se dirigea furtivement jusqu’à… l’arbre adjacent au salon de beauté. Tandis qu’elle se cachait derrière l’arbre et jetait secrètement un coup d’œil, elle put entendre des filles en train de rire à l’intérieur. De temps en temps, une ou deux filles sortaient tout en discutant de la façon dont leurs cheveux avait été coiffés pour la journée, ou à quel point leurs ongles avait bien été faits.

Meng déglutit et demanda : « Je dois vraiment aller à l’intérieur ? »

« Duh, dépêche-toi d’entrer. »

Meng trembla un instant, mais se souvenant de sa détermination renouvelée, elle s’éloigna de l’arbre de manière résolue, tira l’épée derrière elle, et utilisa l’Épée-Fantôme pour rassembler son courage.

« Bien, bien ! Voilà la bonne attitude », annonça l’Épée-Fantôme. « Une femme qui entre dans un salon de beauté est comme un homme pénétrant sur le champ de bataille. Allons-y ! Tue-les ! »

Comme Meng débordait de confiance, elle s’écria avec une envie de meurtre : « Tuons-les ! »

L’épée à la main, elle se précipita vers le salon de beauté, et elle ouvrit la porte du salon d’un coup de pied donné avec force. La porte alla immédiatement frapper le mur avec un bang énorme. Toutes les personnes à l’intérieur se figèrent. Un apprenti-coiffeur qui était en train de sécher les cheveux d’un client tint distraitement le séchoir dans sa main, et continua à sécher les cheveux du client sans s’arrêter. Le client, dont les cheveux se faisaient sécher, fut pris au dépourvu et ne remarqua pas la chaleur excessive. Une jeune apprentie, qui versait du thé pour les clients, s’immobilisa, ne réalisant pas que l’eau débordait déjà. Un coiffeur, qui coupait des cheveux, avait rassemblé une poignée de cheveux et avec quelques coupe, coupe, coupe, les coupa plus de dix fois.

Se rendant compte que l’attention de tout le salon était sur elle, Meng en fut choquée au point de trembler. Même sa voix restait coincée. Elle ne put qu’expliquer en tremblant : « Je suis venue pour, venue pour… »

Après avoir répété les deux mots « venue pour » une dizaine de fois, elle était toujours bloquée à « venue ».

Les gens à l’intérieur furent effrayés à mort par les deux mots « venue pour ». Mais, pour quoi donc est-elle venue ?

« Nous cambrioler ? » proposa le coiffeur tout en tremblotant.

Meng secoua vigoureusement la tête.

« Vous venger ? » Le garçon qui faisait un brushing afficha une expression terrifiée.

Meng agita la main avec forcer pour le nier.

« Alors, pour quoi est-ce que vous êtes venue ici ? » hurla tout le monde à l’unisson.

Meng était tellement intimidée qu’elle jeta même l’épée au sol. Avec les deux yeux qui lui tournaient et ses épaules tremblantes, elle murmura : « Être emb-bellie. »

« … »

 

 

Hahahaha, haha… Bai Xue Chen rigolait si fort qu’il devait s’accrocher au comptoir. Comment un voyage pour s’embellir peut-il tourner en vol à main armée d’un couteau ? Il allait vraiment mourir de rire à cause de ces deux clowns.

Lin Jian Yin, qui était à côté de lui, affichait une mine sombre. Furieux au point d’en faire grincer ses dents, il dévisagea Bai Xue Chen, dont le rire ne prenait jamais fin.

« Après ça, je ne sais pas combien de fois nous nous sommes excusés avant que les employés du salon soient d’accord pour lui coiffer les cheveux. J’ai attendu et attendu à côté d’elle et me suis endormi sans le remarquer. Quand je me suis réveillé, c’était déjà le matin. » Lin Jian Yin se sentit un peu impuissant. À cause de cette console Nintendo, le canapé dans le salon était devenu son lit depuis déjà plusieurs jours.

Bai Xue Chen lui rappela : « Mais si tu aidais Meng à changer seulement dans le jeu, ça ne veut pas nécessairement dire que Ye Meng Ling va changer dans la vie réelle, pas vrai ? »

« Non ! » Lin Jian Yin secoua la tête et affirma avec une certitude absolue : « Elle va changer. Elle n’est pas le genre de personne qui ne fait que parler et n’agit pas. »

Bai Xue Chen ne put se retenir de sourire mais, du point de vue de Lin Jian Yin, ce sourire eut l’air très bizarre. Il demanda prudemment : « Qu’est-ce qui te fait sourire ? »

« Rien. » Bai Xue Chen révéla une expression innocente. « C’est juste que je me disais que tu la comprenais bien. Elle est en fait venue dans ce magasin avant toi… et elle avait les cheveux raides. »

« Elle est venue ici avant moi ? » Lin Jian Yin était surpris et se hâta de le questionner : « Pourquoi est-elle venue ici ? Elle ne s’était pas enfuie en colère, hier ? »

« Elle est venue pour voir Yue Lan. Elles ont toutes les deux agi secrètement. Je ne sais pas de quoi elles ont parlé, mais elles ont dit qu’elles voulaient aller acheter des vêtements et sont sorties. »

Lin Jian Yin se sentit un peu heureux. « C’est bon à entendre. Elle a vraiment raidi ses cheveux, et elle achète également de nouveaux vêtements. On dirait qu’elle est sérieuse à propos de changer. »

Romance RPG – Partie 17

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Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Seventeen – traduit du chinois à l’anglais par Minna[PR!]
Partie Dix-Sept – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin dévala les escaliers aussi vite qu’il le pouvait. Seul Bai Xue Chen était resté en bas, alors que Yue Lan n’était nulle part en vue.

« Où est-elle ? Elle ne peut pas avoir disparu, pas vrai ? » s’enquit Lin Jian Yin, alarmé.

Bai Xue Chen répondit franchement : « Je l’ai envoyée à la cuisine, parce que je craignais que tu reçoives un choc trop grand. »

Lin Jian Yin ouvrit la bouche pour répliquer, mais il ne savait pas quoi dire. Il continua à ouvrir et à fermer la bouche jusqu’à ce qu’enfin il se force à demander : « Tu y as bien pensé ? Si elle disparaît un jour, ou si elle y “retourne”, qu’est-ce que tu vas faire ? »

Bai Xue Chen répondit allègrement : « Je prendrais probablement la peinture et chercherais frénétiquement cette boutique d’antiquités. »

« Et si tu ne parvenais pas à la retrouver ? » le questionna Lin Jian Yin, un peu stupéfait.

Bai Xue Chen jura sans aucune hésitation : « Je continuerais à la chercher pour toujours. »

Lin Jian Yin n’arrivait pas à en croire ses oreilles. « Tu es devenu fou ou quoi ? Tu ne pourrais pas chercher une personne normale à aimer ? »

« C’est vrai que je suis devenu fou, vraiment fou. » Les yeux de Bai Xue Chen dérivèrent vers l’entrée de la cuisine. La jeune fille pour laquelle il était fou d’amour se tenait près de la porte d’un air inquiet, observant secrètement les deux gars parler.

« Le véritable amour est essentiellement de la folie. »

Lin Jian Yin lui-même ne sut pas ce qu’il lui arriva en regardant l’expression indéfectible de son meilleur ami. En observant leurs interactions romantiques, il fut incapable de prononcer un seul mot de persuasion. Après avoir assisté à un barbecue toute la nuit avec eux, il leur parla du problème concernant la console Nintendo et Meng, oubliant presque que l’un d’entre eux ne pouvait même pas être considéré comme un être humain. Il semblerait que ses nerfs soient plus forts qu’il ne le croyait.

« Une peinture qui grille, qu’est-ce que nous allons faire si elle prend feu ? »

Sur le chemin du retour, Lin Jian Yin marmonna un tas de bêtises. La soirée avait été trop stimulante, au point qu’il ignorait quel genre de réaction il devrait avoir. Il y avait cette boutique d’antiquités bizarre, qui existait et pourtant n’existait pas, au 51ème étage, la console Nintendo qu’il avait jetée il y a longtemps, et la petite amie de Bai Xue Chen qui était sortie d’un tableau. Il y avait aussi Meng et Ye Meng Ling…

À l’heure actuelle, il était déjà près de trois heures du matin. Lin Jian Yin se tenait devant la porte de son appartement, toujours dans un état second. Est-ce que Meng m’attend dans le jeu ? Après avoir été blessée si terriblement par « Lin Jian Yin », elle devrait certainement avoir envie de se plaindre à « l’Épée-Fantôme » ? Sans le remarquer, il considérait déjà Meng et Ye Meng Ling comme étant la même personne.

Surement pas ! Ça ne peut pas être vrai. C’est une coïncidence, n’est-ce pas ? Lin Jian Yin secoua la tête. Même si la petite amie de Bai Xue Chen était sortie d’un tableau, le cas de Ye Meng Ling étant Meng était juste trop dément. Le jeu Nintendo n’est pas un jeu en ligne. Comment est-ce qu’il pourrait y avoir de vraies personnes à l’intérieur ?

Mais, est-ce que ça pourrait être plus dément qu’un personnage d’un tableau, qui prendrait vie ? Lin Jian Yin ne pouvait pas en être certain.

Ouvrant la porte à la hâte, Lin Jian Yin franchit l’entrée et entendit immédiatement un écho régulier de signal sonore à l’intérieur de l’appartement. Par habitude, il se dirigea vers la console Nintendo. La cartouche du jeu était insérée à l’intérieur comme d’habitude et clignotait. C’était comme si elle le pressait à entrer rapidement dans le jeu, parce qu’il y avait quelqu’un qui l’attendait à l’intérieur.

Perdu dans ses pensées, Lin Jian Yin se tint en face de la console, ses sentiments dans un désordre complet. Devrais-je entrer ou pas ?

Après avoir appris qu’il y avait quelque chose de bizarre avec la console Nintendo, Lin Jian Yin n’osa pas agir de la même façon qu’il avait agis avant, en entrant dans le jeu sans hésitation. Mais, pour être honnête, il ne pouvait pas se résoudre à prendre la console et la jeter dans le camion à ordures, qui devait venir tous les jours. Pourtant, il n’arrivait pas non plus à déterminer la raison pour laquelle il ne pouvait pas se résoudre à le faire.

Peut-être qu’il était encore très curieux de savoir si Meng était vraiment Ye Meng Ling.

Peut-être que le monde à l’intérieur de ce jeu était tout simplement trop attrayant.

Peut-être que…

Juste au moment où la réflexion de Lin Jian Yin commençait à dériver alors qu’il essayait de trouver une raison, il entendit un bruit de pleurs saccadés. Il écouta attentivement, sans du tout avoir peur des sanglots. Il savait qui pleurait, et il savait aussi d’où le bruit provenait. Il savait même qu’il ne pouvait pas laisser la personne pleurer seule. Après tout, il était celui qui l’avait fait pleurer.

S’asseyant brusquement, deux vortex se réfléchirent dans les yeux de Lin Jian Yin…

Lorsque l’Épée-Fantôme ouvrit les yeux, une large prairie s’étendant à perte de vue apparut devant lui. Le son du vent et de l’herbe qui s’agitait était poussé au loin, couvert par le bruit des pleurs. À ce moment-là, il pouvait seulement entendre sangloter derrière lui : Meng pleurait.

Quand il songeait au fait qu’il était la personne même qui l’avait fait autant pleurer, l’Épée-Fantôme éprouva une certaine difficulté à s’adresser à elle. « Meng… »

Les pleurs cessèrent soudainement. Une voix, à peine contrôlée, lui arriva par derrière. « J’ai attendu et attendu. Pourquoi est-ce que tu ne te montres que maintenant ? »

« Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé… » L’Épée-Fantôme continua à s’excuser. Il faisait plus que s’excuser pour son retard, il s’excusait aussi parce qu’il l’avait blessée ce soir.

En entendant l’Épée-Fantôme s’excuser encore et encore, Meng en fut à la fois amusée et attristée. Elle essuya ses larmes et lâcha avec générosité : « Ça va, c’est moi qui ai tort. Tu es juste en retard. Je ne devrais pas pleurer pour une raison aussi simple. »

Mais, tu ne pleures pas pour une raison aussi simple que le fait que je sois en retard, pas vrai ? pensa l’Épée-Fantôme dans son cœur. Mais, ce pour quoi tu pleures est sans importance. En fin de compte, c’est toujours moi le coupable.

« Épée-Fantôme. »

« Ouais ? »

Meng se retourna et tira l’épée de son fourreau. Avec les yeux fixés dans ceux de l’Épée-Fantôme à une courte distance, elle déclara de façon inébranlable : « Je veux changer ! Je ne veux plus que les autres se moquent de moi. Je veux devenir belle ! »

Romance RPG – Partie 16

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Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Sixteen – traduit du chinois à l’anglais par clrfction[PR!]
Partie Seize – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

« Yue Lan, pourquoi es-tu sortie ? » demanda Bai Xue Chen, légèrement troublé.

Une si belle femme. Ye Meng Ling se regarda et ne put s’empêcher de se sentir gênée. Non ! Je ne peux même pas me comparer à elle…

« Est-ce que c’est la Yue Lan dont tu m’as parlée ? Elle est d’une telle beauté. » Lin Jian Yin laissa échapper un profond soupir et ne put se retenir d’ajouter : « Comment deux personnes portant les mêmes vêtements peuvent-elles produire des effets aussi différents ? »

Oh non… Lin Jian Yin réalisa soudainement ce qu’il venait de dire. Il écarquilla les yeux, mais il n’osa pas se retourner pour regarder Ye Meng Ling. Bai Xue Chen le dévisagea comme s’il voulait écraser la bouche stupide de Lin Jian Yin avec sa chope de bière.

Ye Meng Ling sourit légèrement et agita la main pour dissiper la tension. « Ça va, vraiment ! »

Même si c’était ce qu’elle avait dit, Lin Jian Yin pouvait encore lire une trace d’amertume dans son sourire, et vit dans ses yeux à quel point il était forcé. Toujours impulsif et direct, ça ne servit qu’à assombrir encore plus son humeur. « Qu’est-ce que c’est que ce sourire horrible ? Ça frustre les gens juste de le regarder. Hurle-moi dessus si tu veux ! Gifle-moi si tu en as envie ! Si même toi tu n’aimes pas comment tu es, pourquoi est-ce que tu ne fais pas quelque chose pour changer !? »

Ye Meng Ling fut choquée par sa tirade et ne put pas produire une réponse. Elle ne pouvait que fixer Lin Jian Yin du regard, figée.

Yue Lan remarqua la situation et, par gentillesse, voulut immédiatement s’approcher et réconforter Ye Meng Ling, mais elle fut freinée par Bai Xue Chen. Elle lui jeta un regard désapprobateur, mais Bai Xue Chen secoua uniquement la tête. Yue Lan ne comprenait pas, alors elle ne pouvait que rester à côté et observer. Toutefois, si Lin Jian Yin disait quoi que ce soit qui puisse dépasser les bornes, elle n’irait pas se rasseoir et ne laisserait pas les choses se dérouler ainsi.

Bai Xue Chen avait retenu Yue Lan pour une raison simple : même si les paroles de Lin Jian Yin étaient blessantes, il disait la vérité, mais d’une manière brusque et maladroite. D’un autre côté, les paroles franches étaient un raccourci pour les gens de voir la triste vérité. Bai Xue Chen le savait mieux que quiconque, parce qu’il en avait lui-même bénéficié dans une situation similaire.

Tout semblait aller au ralenti. Ye Meng Ling vacilla sous le regard ouvertement accusateur de Lin Jian Yin et baissa la tête dans l’inconfort. Elle murmura amèrement : « Je ne peux pas atteindre le dix parfait de Yue Lan, quels que soient les efforts que je mets pour bien m’habiller. Que ce soit un zéro pour laide ou la note de passage de six ne fait aucune différence. » Après avoir fini de parler, Ye Meng Ling se dirigea rapidement vers la porte de la boutique, voulant cacher l’humidité dans ses yeux.

Les paroles et le ton familiers rappelèrent soudainement une autre fille à Lin Jian Yin, ou plus précisément un personnage qui ne devrait apparaître que dans un jeu : Meng. Meng et Ye Meng Ling. Finalement, Lin Jian Yin les compara toutes les deux : même coiffure, mêmes vêtements, une attitude presque identique… Mais, comment est-ce que c’est possible ? Est-ce qu’un personnage de jeu et une vraie personne peuvent être une seule et même chose ?

Il  se rendit tout à coup compte que Ye Meng Ling avait déjà tiré sur la poignée de la porte pour l’ouvrir. Il la héla rapidement : « Attends ! »

Ye Meng Ling s’arrêta, mais ne se retourna pas. Lin Jian Yin réalisa qu’il ne savait pas quoi faire après lui avoir demandé de s’arrêter. Lui demander si elle est un personnage du jeu Nintendo ? Il se ferait probablement traité de cinglé. Lin Jian Yin hésita un peu et la questionna d’une manière plus subtile : « As-tu… as-tu déjà été au 51ème étage de la compagnie d’agence ? »

Ye Meng Ling répondit sèchement : « M. Lin, il n’y a que cinquante étages dans notre compagnie. Aussi, s’il-vous-plaît, n’oubliez pas le programme radio prévu demain. » Après qu’elle eut fini de parler, elle ferma sans hésitation la porte de la boutique.

Les paroles de Ye Meng Ling manquèrent de renverser Lin Jian Yin. Il n’y a que cinquante étages. C’est vrai ! La compagnie ne dispose que de 50 étages ! Comment avait-il pu oublier ça ? Mais, il s’était bel et bien rendu à un 51ème étage ce jour-là et avait acheté sa console Nintendo dans cette boutique d’antiquités bizarre. La console l’attendait même encore à la maison. Il n’y a aucune chance pour que ce soit un rêve, n’est-ce pas ?

Un frisson sinistre traversa la colonne vertébrale de Lin Jian Yin. Je ne suis quand même pas confronté à quelque chose de surnaturel, pas vrai ? Pourtant, Xue Chen m’a donné la carte de visite, se rappela soudain Lin Jian Yin. Il se tourna immédiatement pour demander : « Bai Xue Chen ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu as intérêt à m’expliquer comment cette boutique d’antiquités a pu apparaître à un étage qui n’existe pas. »

Bai Xue Chen était hésitant et prononça ses phrases en les choisissant avec soin. « Cette boutique d’antiquités est… un peu étrange. Je l’ai vu comme étant une petite maison en bois en bordure de la route, mais je n’ai jamais réussi à la retrouver quand je suis retourné pour la chercher plus tard. Cependant, le propriétaire m’a dit une fois que, si quelqu’un autour de moi éprouvait des difficultés, je devrais lui refiler la carte de visite. Ceux qui détiennent la carte parviennent toujours à trouver la boutique. »

Lin Jian Yin fixa Bai Xue Chen avec incrédulité et s’enquit de façon raide : « Est-ce que tu réalises ce que tu viens de dire ? Est-ce qu’une chose comme ça est vraiment possible ? »

Confronté à l’incrédulité totale de Lin Jian Yin, la seule réponse de Bai Xue Chen fut de regarder sa bien-aimée Yue Lan avec adoration.

« Rien n’est impossible. »

Confus, Lin Jian Yin observa la paire de tourtereaux tandis qu’il songeait davantage aux paroles de Bai Xue Chen. Comme il examinait de plus près le visage de Yue Lan, un sentiment de familiarité lui traversa l’esprit.

Où est-ce que je l’ai vue auparavant ? Lin Jian Yin y réfléchit profondément. Brusquement, une pensée ridicule lui vint à l’esprit. Il n’hésita pas, malgré ses doutes, et ne prit même pas la peine de dire quoi que ce soit avant de se précipiter à l’étage où Bai Xue Chen vivait. Étant son meilleur ami depuis longtemps, Lin Jian Yin se dirigea directement au troisième étage et poussa la porte en verre. À l’intérieur, il y avait un studio. Bai Xue Chen avait toujours aimé peindre, et il avait beaucoup de talent. Il avait même déjà fait quelques expositions.

Rien de tout ça n’était ce que Lin Jian Yin avait en tête. Il se dirigea tout droit vers le coin le plus reculé du studio, où il savait qu’une peinture que Bai Xue Chen lui avait montré par le passé était accrochée. La peinture était celle d’une femme, une très belle femme. Bai Xue Chen lui avait déclaré que c’était ce à quoi il pensait que l’amour de sa vie devrait ressembler.

Lin Jian Yin n’y jeta qu’un seul coup d’œil et ne put se retenir de laisser échapper un juron. « Merde ! »

Sur l’arrière-plan d’un champ de tournesol, il y avait un espace vide en forme d’humain.

C’était à la fois étrange et inquiétant.

Romance RPG – Partie 15

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Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Fifteen – traduit du chinois à l’anglais par Tentacles[PR!]
Partie Quinze – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Ils se précipitèrent tous les deux vers le parking. Lin Jian Yin repéra sa Ferrari rouge instantanément. Après avoir traîné Ye Meng Ling jusqu’à sa voiture, il la jeta sur la banquette arrière comme un objet, puis sauta sur le siège du conducteur. La Ferrari rouge fit une magnifique embardée en marche arrière et décolla comme une fusée.

Tandis que Lin Jian Yin soupirait de soulagement, une voix faible lui parvint de la banquette arrière : « Pourquoi m’as-tu traînée jusque dans ta voiture ? La mienne est encore dans le parking. »

Lin Jian Yin regarda dans le rétroviseur. La femme à l’arrière était assise dans une position étrange. Elle était presque entièrement enterrée sous les deux énormes sacs en plastique qui se trouvaient sur ses genoux, mais elle les tenait fermement, l’air inquiet.

Lin Jian Yin demanda de façon étrange : « Pourquoi est-ce que tu les tiens si fermement ? Ce n’est pas comme si j’allais te les prendre. »

Ensevelie sous les sacs en plastique, Ye Meng Ling répondit avec difficulté : « C’est une Ferrari ! UNE FERRARI ! J’ai posé ces sacs en plastique sur le sol il n’y a pas longtemps. Si je sali ta Ferrari, même vendre mon corps ne serait pas suffisant pour te rembourser. »

« Quelle absurdité. Tu n’as qu’à les mettre sur le côté », déclara Lin Jian Yin, ne s’en souciant pas. Dans le même temps, il indiqua le siège à côté de lui d’un signe de tête. « Regarde, les miens sont là. »

Malgré les instructions de Lin Jian Yin, Ye Meng Ling ne put tout de même pas se retenir d’essuyer le dessous des sacs en plastique sur son pantalon avant de les poser. En même temps, elle les inspecta pour s’assurer qu’il n’y avait aucun objet pointu à l’intérieur qui risquerait d’endommager les sièges.

« Est-ce que tu as un endroit en particulier à l’esprit où tu voudrais aller pour prendre le thé ? Sinon, je vais choisir pour nous », questionna Lin Jian Yin avec facilité.

Surprise, Ye Meng Ling répondit prudemment : « Non, merci. Je voulais simplement éviter de parler à ces deux personnes, alors j’ai fait exprès de dire ça. »

Voyant que Lin Jian Yin était aussi têtu à ce sujet, Ye Meng Ling ne put qu’accepter : « D’accord. »

La voiture fut conduite jusqu’à une boutique discrète dans une petite ruelle. Lin Jian Yin remit son bonnet tricoté et ses lunettes de soleil, et signala à Ye Meng Ling d’entrer dans le magasin. Une fois qu’elle fut à l’intérieur, Lin Jian Yin agita la main pour faire signe au personnel d’une manière joyeuse. L’employé présent semblait aussi connaître Lin Jian Yin et leva même les yeux au ciel en disant carrément : « Et moi qui pensais que cet enfoiré allait encore me laisser tomber. »

« Ce n’est pas le cas. J’ai enduré beaucoup d’épreuves pour t’acheter tout ça », affirma Lin Jian Yin avec une grande souffrance.

Une fois que Ye Meng Ling aperçut l’individu, elle lâcha avec surprise : « Hein ? M. Bai ? »

Effrayé, Bai Xue Chen fronça les sourcils pendant qu’il l’étudiait du regard pendant une longue période. Bai Xue Chen demanda avec hésitation : « Vous êtes l’agente de Jian Yin ? »

Ye Meng Ling acquiesça d’un signe de tête.

Bai Xue Chen sourit légèrement et s’excusa : « Désolé, vous avez l’air différente de la dernière fois, je ne vous ai pas reconnu tout de suite. »

« Tu es doué. Je ne l’ai pas reconnue du tout. Quoique ces deux tenues aient une chose en commun : elles sont toutes les deux hideuses. »

En entendant ça, Bai Xue Chen écrasa lourdement la tasse qu’il essuyait sur le dos de la main de Lin Jian Yin. Sa victime laissa immédiatement échapper un cri de douleur. Bai Xue Chen tourna immédiatement la tête vers Ye Meng Ling et expliqua : « Ne faites pas attention aux choses qu’il raconte. Jian Yin a toujours eu une langue de vipère. Ses paroles ne visaient pas à vous blesser. »

Ye Meng Ling sourit et déclara de façon auto dépréciative : « Ça va. Je sais que mon apparence est horrible… »

« Si tu es déjà au courant, alors tu devrais faire quelque chose pour la changer. Pourquoi te laisses-tu ressembler à quelque chose qui n’est ni humain, ni fantôme ? Tu laisses même les gens se moquer de toi », marmonna Lin Jian Yin tout en frottant le dos de sa main. Du coin de l’œil, il vit le dessous de cette tasse voler vers sa main innocente à nouveau. Il l’esquiva de peu, et ensuite s’enfuit du comptoir du bar.

« Tais-toi ! » cria Bai Xue Chen, plissant les yeux en signe d’avertissement.

Ye Meng Ling sursauta, choquée, et parla vite au nom de Lin Jian Yin : « C’est bon. En fait, j’ai vraiment besoin de changer. C’est juste que, juste que… Soupir ! Je n’ai pas le talent pour savoir comment bien m’habiller. »

Ye Meng Ling baissa la tête dans la consternation, et le silence tomba sur eux trois. Elle pensa, Je ne devrais pas laisser mes problèmes affecter ces deux-là. Tout comme elle levait la tête pour expliquer la situation, elle se rendit compte que les deux gars la regardaient directement avec des yeux brillants. Ye Meng Ling paniqua. Elle ne savait pas ce qu’il se tramait.

Bai Xue Chen fut le premier à parler. « Les cheveux raides. »

« Ouais. » Lin Jian Yin donna aussi son approbation : « Tu as raison. Les cheveux raides lui iraient mieux. Elle possède ces classiques yeux de phoenix, de sorte que les cheveux raides lui iraient à ravir. »

Ye Meng Ling toucha automatiquement ses paupières lourdes et simples dont tout le monde s’était continuellement moqué tout au long de sa vie. Elle doutait un peu. Ce sont vraiment des yeux de phoenix ?

Lin Jian Yin se pencha près de Ye Meng Ling et examina ses sourcils avec plus de soin. Ye Meng Ling couvrit rapidement ses sourcils avec ses deux mains, parce qu’elle ne souhaitait pas qu’il voit ses sourcils broussailleux ressemblant à des chenilles.

Malheureusement, il avait déjà terminé de les examiner. Avec l’air d’un expert, il rendit son verdict : « Tes sourcils sont très épais. En les arrangeant un peu, tu n’aurais même pas besoin de les dessiner. »

Examinant la silhouette de Ye Meng Ling, Bai Xue Chen ajouta : « Vous mesurez environ 155 cm. Vous êtes trop mince et trop courte, mais le ratio n’est pas trop mal. Votre corps est adapté pour des chandails serrés. Les vêtements amples feraient paraître votre corps encore plus petit, vous faisant ressembler à un petit garçon. »

« J’ai déjà atteint les 157 cm », réfuta un peu sérieusement Ye Ling Meng.

« Du bonnet A. » affirma Lin Jian Yin avec certitude, tandis que ses yeux fixaient directement sa poitrine.

Ye Meng Ling répliqua : « Je porte du bonnet B. »

Lin Jian Yin demanda soupçonneusement : « Vraiment ? » C’était presque comme s’il ne croyait pas que ses yeux eussent pu se tromper.

Confrontée aux doutes de Lin Jian Yin, Ye Meng Ling répondit faiblement : « J’en porte… parfois. »

À présent, les deux gars semblaient vraiment être enthousiastes. Ils commencèrent à discuter des vêtements que Ye Meng Ling devrait porter, y compris les couleurs des vêtements, et si elle devrait porter des jupes ou des pantalons…

« Avec une petite touche de maquillage, elle sera encore mieux. »

La voix douce d’une dame s’éleva. Ils se tournèrent tous les trois dans la direction de cette voix. Elle provenait d’une femme d’une telle beauté qu’instinctivement les gens n’avaient d’autre envie que de vouloir la protéger. Il y avait deux beaux yeux noirs couleur d’encre et un petit nez sur son petit visage ovale. Ses lèvres, légèrement souriantes, étaient un peu pâles, ce qui la rendait plus délicate. Ses cheveux doux et brillants étaient drapés sur ses épaules. La robe blanche qu’elle portait était semblable à la robe blanche que Ye Meng Ling avait portée récemment mais dont on avait dit qu’elle lui faisait ressembler à un fantôme. Mais quand la dame la portait, elle ressemblait à une fée des fleurs issue d’un autre monde.

Romance RPG – Partie 14

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Part Fourteen – traduit du chinois à l’anglais par Ryne[PR!]
Partie Quatorze – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Ye Meng Ling répondit un peu maladroitement : « Je suis votre agente. »

Choqué, Lin Jian Yin lâcha : « Hein !? La femme fantôme de la dernière fois ? » Au moment où il eut fini de parler, Lin Jian Yin sut qu’il s’était mis dans une position délicate. Allait-il devoir changer d’agent pour la septième fois ?

« Euh, vous avez raison. Je suis précisément la femme fantôme de la dernière fois. » Ye Ling Meng sourit avec un air gêné, mais elle ne semblait pas s’en soucier beaucoup.

Lin Jian Yin observa Ye Meng Ling pendant un moment. Ne voyant aucun signe de colère, il s’enquit prudemment : « Vous n’êtes pas furieuse ? »

Ye Meng Ling se gratta la tête et se mit à rire tandis qu’elle le rassurait : « Je ne suis pas fâchée. Tout récemment, j’ai rencontré quelqu’un possédant une langue de vipère pire que la vôtre. Hum… Je ne dis pas que vous avez une langue venimeuse. Ce que je voulais dire c’est… »

Lin Jian Yin haussa les épaules. « C’est bon. Je sais que j’ai une langue acérée. »

Ye Meng Ling força un sourire à apparaître sur son visage et changea de sujet. « M. Lin, je n’aurais jamais pensé que vous étiez du genre à acheter de la nourriture vous-même. »

« Appelez-moi simplement Jian Yin. Xue Chen m’a dit d’acheter ceux-ci. Il cuisine très bien, et il a même dit qu’il allait faire de la soupe au poulet pour moi », se vanta Lin Jian Yin. Si seulement Bai Xue Chen était une fille. Il pouvait supporter sa langue de vipère et pouvait même bien cuisiner. Il était vraiment son genre idéal. C’était dommage qu’il soit de sexe masculin.

« De la soupe au poulet ? » questionna Ye Ling Meng avec doutes, en pointant l’article dans le panier. «  En utilisant ça ? »

« Ouais, il m’a fallu beaucoup de temps avant de trouver le plus gras », répliqua Lin Jian Yin fièrement.

Ye Meng Ling afficha un sourire désabusé, en disant : « Mais, ce n’est pas un poulet. C’est un canard. »

Lin Jian Yin fixa la chose qu’elle avait appelé un canard avec de grands yeux, puis sortit du panier la chose dont il avait été le moins certain. Il essaya de demander : « Est-ce que c’est un cornichon ? »

Ye Meng Ling avoua honnêtement : « Non, c’est un concombre. »

Je m’étais bien demandé si les cornichons pouvaient être aussi grands ! murmura pour lui-même Lin Jian Yin, puis il leva un autre article en demandant : « C’est un brochet de maquereau, pas vrai ? »

« C’est une anguille. » La bouche de Ye Meng Ling se mit à  tiquer, et elle pensa, N’y a-t-il pas une trop grande différence ?

Lin Jian Yin fixa la liste d’achats dans ses mains pendant un bon moment. Il interrogea avec quelques doutes : « Dans ce cas, lesquels de ces articles ai-je réellement bien identifié ? »

Ye Meng Ling passa sa tête au-dessus du panier, ses yeux allant en va-et-vient entre la liste des courses et le panier pour vérifier. Elle s’exclama enfin : « Celui-ci, vous avez bien identifié la viande de porc tranchée. »

Lin Jian Yin prit la parole après un court instant de silence, en disant : « C’est parce que les mots “porc tranché” étaient imprimés sur l’emballage. »

Après un long silence entre eux, Lin Jian Yin posa une main sur l’épaule de Ye Meng Ling et utilisa son autre main pour flanquer la liste de courses longue-comme-le-bras devant ses yeux. Il fit une requête sérieuse. « Aidez-moi à les trouver, et je vais au moins vous offrir une tasse thé. »

En observant la liste des courses, qui était aussi longue et puante que les bandages de pieds pour grand-mère, Ye Ling Meng marchanda calmement : « C’est trop long. Incluez au moins une tranche de gâteau. »

« Marché conclu. »

Ye Meng Ling arracha la liste d’achats de ses mains, y jeta un coup d’œil, et commença de façon experte à trier les mauvais articles dans le panier de Lin Jian Yin tout en ajoutant les bons. Elle passa du rayon des produits frais au rayon des articles généraux, en passant par le rayon des fruits de mer, et atteignit enfin la caisse après avoir fait le tour du supermarché une seule fois. Ye Meng Ling contempla les articles dans le panier avec satisfaction avant de remettre la liste des courses à Lin Jian Yin. Il l’avait suivie bêtement du début à la fin, tout en regardant avec étonnement comment elle avait fait le tour de l’endroit avec tant de familiarité, comme s’il s’était agi de sa propre maison. Elle savait clairement où tout se trouvait.

« Déjà fini ? » s’exclama Lin Jian Yin, surpris. Plus tôt, il avait fait le tour des rayons pendant plus d’une heure, et pourtant ça avait pris moins de dix minutes à Ye Meng Lin pour terminer de tout acheter.

Ye Meng Lin haussa les épaules en disant : « Ouais, j’en ai profité pour terminer mon shopping en même temps que le vôtre. »

« Vous êtes  vraiment efficace », louangea Lin Jian Yin. En même temps, il se sentait chanceux que cette femme fût son agente.

« Merci pour le compliment. C’est la première fois que j’entends une telle chose de votre part. » Ye Ling Meng sourit faiblement.

Lin Jian Yin répondit simplement : « On ne peut pas y faire grand-chose. Vous êtes trop difficile à complimenter. » Dès que les mots sortirent de sa bouche, Lin Jian Yin voulut se mordre la langue une bonne fois pour toutes.

« On dirait que je devrais vraiment apprécier le compliment cette fois, alors. » Ye Ling Meng sourit, mais son expression était devenue plus froide, et elle continua poliment : « Je vais aller à l’autre caisse pour payer. La file ici est trop longue. »

« Ok. » Lin Jian Yin n’osa rien dire de plus, au cas où il dirait à nouveau quelque chose de mal.

Ye Meng Ling s’éloignait déjà, quand elle se retourna soudainement, disant : « Ah oui, oubliez le thé et les gâteaux dont on a parlés plus tôt. Je plaisantais. » Sans attendre la réponse de Lin Jian Yin, elle partit sans un autre regard à la file d’attente dans l’autre ligne, après avoir dit ce qu’elle avait à dire.

Lin Jian Yin fixa du regard le dos légèrement raide de Ye Meng Ling. On dirait bien qu’elle est fâchée, après tout. Au moins, elle ne s’était pas enfuie en sanglotant. Il ne voulait pas perdre une aussi excellente agente si rapidement.

Ayant échoué dans sa deuxième tentative de bien s’entendre avec Ye Meng Ling, Lin Jian Yin était encore un peu plus découragé. Pourquoi ne pouvait-il pas tout simplement contrôler sa propre bouche quand il parlait ? Même si la façon dont cette femme s’habillait laissait à désirer, il aurait quand même pu faire semblant de ne pas le remarquer.

Il finit de payer en étant démoralisé. Traînant avec lui deux grands sacs de nourriture, il venait à peine de s’éloigner des caisses quand il aperçut son agente, portant également deux grands sacs, en conversation avec un homme et une femme. Lorsque Lin Jian Yin regarda le visage de Ye Meng Ling, il remarqua qu’elle avait l’air mal à l’aise. Son sourire semblait également très forcé.

Est-ce qu’elle a rencontré quelqu’un qu’elle déteste ? devina Lin Jian Yin. Il observa l’homme et la femme. L’homme avait l’air passable, mais comme c’était juste un gars, Lin Jian Yin se contenta de le jauger rapidement. La femme, toutefois, était assez jolie. La façon dont elle était habillée était aussi de très bon goût.

Lin Jian Yin marcha de plus en plus lentement, dérivant inconsciemment vers les trois personnes. Il garda son ouïe aiguisée et saisit quelques fragments de leur conversation.

« Ton ex-petite amie ? Oh mon Dieu, n’est-ce pas un peu trop… »

« Non, son apparence n’était pas aussi peu soignée à l’époque. »

« Jian Yin ! »

Lin Jian Yin entendit soudainement son propre nom et, en tournant la tête, vit que Ye Meng Ling le fixait du regard. Ayant été surpris à écouter, il se sentit gêné et s’empressa de clarifier, en affirmant : « Je m’en allais. »

Cependant, Ye Ling Meng l’interrompit, en déclarant : « N’étais-tu pas censé m’emmener prendre le thé ? »

Lin Jian Yin cligna des yeux. Elle n’avait pas dit d’oublier pour le thé ?

La belle femme à côté d’elle éclata d’un rire incontrôlable et railla : « Tu veux l’inviter à aller prendre le thé ? Elle ? Haha. »

La mine de Ye Meng Ling s’assombrit, et notant le silence de Lin Jian Yin, son cœur se serra. Revêtant une expression glaciale, elle lança : « Je suis désolée, je dois avoir mal compris. Il me reste des choses à faire, alors je vais m’en aller en premier. » Dès qu’elle eut fini de parler, elle s’en fut sans un autre regard.

À ce moment-là, en entendant la voix froide de Ye Meng Ling, Lin Jian Yin dévisagea la femme qui continuait à rigoler. Elle ne paraissait soudainement plus aussi jolie. Un violent incendie s’embrasa dans son cœur, et il la réprimanda sévèrement : « Qu’est-ce qui vous fait rire ? En quoi est-ce que le fait que je l’invite à aller prendre le thé vous concerne ? »

Ye Meng Ling s’arrêta brusquement et se retourna, un peu surprise. La femme, cependant, après un bref moment de choc, riposta : « Je ne faisais que rire. Je n’en ai pas le droit ? »

Lin Jian Yin s’écria : « Si vous aimez rire à ce point, dans ce cas mettez-vous dans un coin et riez jusqu’à en mourir ! Ne vous moquez simplement pas d’elle. »

La femme fut prise au dépourvu, mais elle n’était pas satisfaite à l’idée de laisser les choses comme elles étaient. Elle attira son petit ami à côté d’elle pour avoir du soutien et répliqua sèchement : « Un type qui ose porter un bonnet tricoté d’aussi mauvais goût et qui se croit si beau avec ses lunettes de soleil argentées pour aller avec, finissant par être à cheval entre deux genres ? Il n’y a que les gars inutiles comme toi pour être en mesure d’inviter ce genre de femme. »

« Ce genre de femme ? À mes yeux, elle vaut cent fois mieux que vous. »

Lin Jian Yin se moqua d’elle, et comme s’il estimait que ça ne suffisait pas, il ôta courageusement son bonnet tricoté et ses lunettes de soleil argentées, ajusta légèrement ses cheveux et revêtit un sourire parfait. Employant une voix grave et séduisante, il demanda : « Est-ce que vous me reconnaissez ? »

« Ne fais pas… » Ye Ling Meng n’aurait jamais pensé qu’il enlèverait son déguisement dans un endroit public, alors elle réagit trop tard pour l’en empêcher. Elle regarda la foule autour d’eux. L’attention de beaucoup de gens était déjà sur eux à cause du haussement de voix de Lin Jian Yin, mais maintenant ces gens s’étaient tous arrêtés dans leur élan et fixaient Lin Jian Yin qui avait retiré son déguisement.

La femme, stupéfaite, hocha la tête et répondit sur un ton plat : « Lin Jian Yin. »

Ravi de lui-même, Lin Jian Yin hocha la tête et lâcha : « Je vais donc maintenant l’emmener prendre le thé. Vous avez encore un problème avec ça ? »

La femme le fixa, ne sachant pas quoi faire. À cet instant-là, Ye Ling Meng se précipita à côté d’eux et traîna Lin Jian Yin à distance. Son petit corps exerçait une puissance infinie et tirait Lin Jian Yin, qui mesurait un bon 20 cm de plus qu’elle, en courant. Lin Jian Yin ne put réagir à temps et fut presque incapable de suivre le rythme de Ye Meng Ling. Mais quand il manqua de trébucher et espionna la foule qui les poursuivaient derrière eux du coin de l’œil, la longue file de gens fit réaliser à Lin Jian Yin ce qu’il venait de faire.

Ayant pris conscience de la gravité de la situation, Lin Jian Yin commença immédiatement à courir sérieusement, en utilisant ses longues jambes pour s’enfuir et sauver sa vie. Lorsque cela se produisit, ce fut Ye Meng Ling qui ne put presque pas suivre sa vitesse. Lin Jian Yin agrippa la main de Ye Meng Ling et la tira/traîna à moitié avec lui.

Romance RPG : Partie 13

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Thirteen – traduit du chinois à l’anglais par Lucathia[PR!]
Partie Treize – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Édouard venait de terminer de regarder le duc prendre congé, et il se retournait afin de présenter des excuses à Meng pour l’avoir négligée, quand il l’entendit annoncer qu’elle allait partir. Il fut pris de court et ne put que répondre : « Dans ce cas, je vais vous raccompagner aux portes du palais. »

« Merci. Sinon, je ne serais probablement pas en mesure de partir »,  remercia Meng tandis qu’elle souriait faiblement.

Elle suivit son Altesse, le Prince, tout le long du chemin, marchant à travers de longs couloirs et d’innombrables salles. En cours de route, de nombreux serviteurs et fonctionnaires saluèrent le prince. Édouard maintint une attitude gracieuse tout le long, menant Meng jusqu’aux portes du palais. Il ne leur restait à parcourir qu’un grand jardin avant d’atteindre l’entrée principale que Meng n’avait pas été autorisée à passer plus tôt. Seulement à ce moment-là, Édouard lui adressa-t-il un sourire d’excuse et lui dit : « Je dois m’excuser, je ne peux vous accompagner que jusqu’ici. Toutefois, vous pouvez vous détendre. Les sentinelles aux portes ont déjà vu que je vous accompagnais. Ils vont ouvrir les portes pour vous laisser sortir. »

« C’est bon. Je vous remercie. »

Meng n’ajouta rien d’autre. Tant qu’elle pouvait s’en aller, c’était suffisant. Après qu’elle eut fait ses adieux, elle marcha ouvertement jusqu’aux portes, et les deux gardes qui se trouvaient de chaque côté du portail ouvrirent effectivement les portes pour elle. Seulement après que Meng eut franchi les portes, et que celles-ci se furent refermées derrière elle,  poussa-t-elle un soupir de soulagement. Elle se sentait complètement épuisée.

« Pourquoi est-ce que tu es partie aussi vite ? Tu aurais au moins pu demander à Édouard la chance de le rencontrer à nouveau. Pourquoi ne pas l’avoir invité à prendre le thé ou autre chose ? » commença à la réprimander l’Épée-Fantôme.

Meng baissa la tête, le regard un peu sombre. « Je suis incompatible avec un endroit comme celui-ci. Tu ne pouvais pas voir que les gens là-bas me fixaient avec dédain ? »

En voyant à quel point Meng était découragée, l’Épée-Fantôme commença sur-le-champ à la gronder bruyamment : « Qui s’en soucie ? C’est seulement parce que tu ne t’étais pas bien habillée aujourd’hui. À partir de ce moment, avec moi à tes côtés, je jure que huit personnes sur dix vont tomber amoureuses de toi en te voyant ! »

Meng cligna des yeux, la commissure de ses lèvres se soulevant légèrement. « Ce n’était pas cinq ? »

L’Épée-Fantôme s’écria avec indignation : « Hmph ! Cette jeune fille qui ressemble à un paon gâté m’a rendu furieux. Au début, je pensais qu’elle était un chef-d’œuvre, mais son maintien a été terrible. Elle a gaspillé mon évaluation favorable ! J’ai pris ma décision. Je vais faire de toi un meilleur chef-d’œuvre qu’elle. Tu dois vaincre cette femme ! »

En entendant l’Épée-Fantôme proférer ces belles paroles avec une telle assurance, le courage emplit soudainement le cœur de Meng à ras bord. Elle afficha une expression déterminée. « Okay ! Je vais définitivement devenir belle et la vaincre ! »

Ils hurlèrent tous les deux des encouragements à l’unisson. « Nous allons la vaincre ! »

« C’est encore vous deux ! Faire du raffut est interdit devant les portes du palais ! » crièrent les deux soldats.

 

 

Dring, dring…

« Aaah… »

Lin Jian Yin se couvrit les oreilles et se roula en boule, avec l’intention de se rendormir. Cependant, la sonnerie qui le dérangeait dans son rêve continuait à retentir. Il tendit la main et chercha à tâtons. Enfin, il trouva la source du bruit sur le canapé derrière lui. Après avoir appuyé sur le bouton pour recevoir l’appel, Lin Jian Yin porta automatiquement le téléphone à son oreille.

Un flot de mots jaillit du téléphone cellulaire. « Lin Jian Yin, veux-tu bien me dire ce que tu peux fabriquer en ce moment ? J’ai cherché à te contacter toute la matinée. »

« Xue Chen ? » À moitié endormi, Lin Jian Yin reconnu la voix de son meilleur ami et bailla largement. Il répondit paresseusement : « Pourquoi est-ce que tu cherchais à me contacter ? »

« Pourquoi je cherchais à te contacter ? » Bai Xue Chen était exaspéré tandis qu’il le questionnait : « As-tu oublié ta propre suggestion de venir chez moi pour un barbecue ce dimanche ? Tu avais même dit que tu t’occuperais des ingrédients et que je n’aurais qu’à fournir l’emplacement ! »

Lin Jian Yin regarda l’horloge sur le mur d’un air endormi. Sans hâte, il déclara : « Il est seulement midi. Le barbecue n’est pas avant ce soir. »

« M. le Gars Riche et Gâté Pourri, la viande pour le barbecue doit être marinée, les légumes doivent être coupés, et la soupe doit être mijotée. Ne me dis pas que tu t’imaginais que la soupe pourrait être rôtie ? Tu ferais mieux de te dépêcher de sortir de ta maison dès maintenant, d’aller acheter les ingrédients sur la liste de courses que je t’ai donnée la dernière fois, et de les emmener chez moi. »

« J’ai compris », répondit paresseusement Lin Jian Yin.

Il appuya sur le bouton « Raccrocher » et se leva lentement. Il alla à la salle de bain et se rafraîchit. Il venait de terminer de prendre sa douche, et se séchait les cheveux avec une serviette tout en sortant, quand il remarqua que la télévision était encore allumée. L’image de l’écran s’était arrêtée devant les portes du palais ; cependant, ni Meng avec sa coiffure de vieille dame ni Lin Jian Yin lui-même sous la forme d’une épée n’étaient présents.

En même temps que Lin Jian Yin éteignait le téléviseur, il se dit, Je m’en vais à un barbecue ce soir. Je ne serai probablement pas en mesure de jouer.

Il enfila une chemise blanche coûteuse et une paire de jeans. Comme touche finale, il revêtit des articles de déguisement, qui étaient essentiels quand il sortait : une paire de lunettes de soleil argentée et un bonnet en laine. Il regarda son reflet dans le miroir. Personne ne devrait être capable de dire que je suis Lin Jian Yin, je crois ?

Ayant terminé ses préparatifs, il partit et conduisit sa voiture jusqu’à un supermarché à proximité. Quand il s’aperçut que la plupart des gens à l’intérieur étaient des femmes au foyer, et que certaines avaient même apporté leurs enfants avec eux, pendant que d’autres le pointaient même du doigt et chuchotaient autour de lui, Lin Jian Yin eut brusquement l’impression qu’il n’était pas à sa place. Il était incompatible avec cet endroit… Pourquoi l’expression « incompatible avec cet endroit » m’est-elle si familière ? songea Lin Jian Yin. C’est vrai. Hier soir, Meng n’a pas cessé de répéter qu’elle était incompatible avec le palais. Ce doit être comme ça qu’elle s’était sentie.

Pas étonnant qu’elle se soit hâtée de sortir, elle avait presque l’air de voler. En ce moment, Lin Jian Yin ressentait également une envie de prendre la fuite et de s’échapper de cet endroit. C’était juste que la longue liste de courses dans ses mains ne lui permettait pas de le faire.

Lin Jian Yin soupira et débuta avec résignation sa corvée de courses. Tandis qu’il marmonnait « Radis blanc, porc et mouton », sa haute taille se faufila entre un tas de vieilles dames, faisant des allers-retours entre les rayons de légumes, de viande, de volaille et de poisson. Il ajouta de plus en plus d’articles dans son panier.

« Chou », murmura Lin Jian Yin tout en regardant la liste de courses et en attrapant les légumes.

« C’est un chou chinois, pas un chou, M. Lin. »

Lin Jian Yin sursauta et tourna la tête pour regarder la personne qui venait de parler. C’était une femme étrange avec des cheveux bouclés comme celles d’une vieille dame, et elle portait une blouse ample ainsi qu’une paire de jeans. Est-ce que Meng est sortie du jeu ? Lin Jian Yin demandé d’un air absent : « Qui êtes-vous ? »

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