Romance RPG : Partie 20

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin se précipita pour rentrer à la maison. À son retour, il ne fit rien d’autre que s’asseoir en face de la console Nintendo et attendre les bips sonores et la lumière clignotante. Ses deux yeux étaient rivés sur la console de jeu. Éventuellement, il perdit patience et démarra le jeu le premier. Il avait hâte de mettre le grappin sur la femme qui avait osé fuir sa présence.

Lorsque l’Épée-Fantôme ouvrit à nouveau les yeux, il était étendu sur une chaise dans le salon d’hier. Il semblerait que Meng fût également tombée endormie au milieu de la séance, de sorte qu’ils n’avaient pas quitté le magasin.

Son apparition soudaine fut clairement un choc pour les personnes à proximité. Finalement, le styliste eut enfin assez de courage pour tenter de le placer correctement dans un coin afin d’éviter qu’il fasse peur aux autres clients. L’Épée-Fantôme aperçut le regard affligé du styliste et ne put résister à l’envie de laisser échapper un cri, ce qui effraya le styliste à un point tel qu’il jeta l’épée au loin dans sa panique. Tout ce qu’obtint l’Épée-Fantôme pour s’être moqué de lui fut d’être lamentablement envoyé valdinguer dans les airs. Après avoir tournoyé à plusieurs reprises, il s’écrasa lourdement sur le sol, et personne ne vint vérifier s’il allait bien.

« Hé ! Faîtes plus attention quand vous me déplacez ! » hurla l’Épée-Fantôme avec le visage pointé vers le sol, extrêmement mécontent.

Malheureusement, après avoir été témoin de l’expérience antérieure du styliste, personne ne voulait le toucher, alors ils laissèrent l’Épée-Fantôme hurler et vociférer sur le côté. En fin de compte, fatigué de crier, il ne put que se mettre à marmonner que cette femme l’avait abandonné sans s’en soucier, obligeant une épée solitaire comme lui à rester dans un endroit où il se faisait maltraiter par les gens.

« Épée-Fantôme, pourquoi es-tu étendu là ? »

Avec un hoquet de surprise, Meng s’empressa de rejoindre l’Épée-Fantôme et de le ramasser. L’Épée-Fantôme afficha une expression contrariée quand il regarda Meng, mais fut ensuite stupéfait. Aucune trace ne restait de la coupe de cheveux de vieille dame que Meng portait auparavant. À sa place, il y avait des cheveux souples, noirs de jais, et longs jusqu’aux épaules. Assortis avec la paire d’yeux de Phoenix unique de Meng, bien qu’elle ne pût pas être appelée une femme d’une grande beauté, elle arborait une apparence rafraîchissante et charmante.

« T-Tu… » L’Épée-Fantôme la fixa du regard d’un air abasourdi, incapable de parler pendant un certain temps.

Meng eut l’air inquiète. « Qu’est-ce qu’il y a ? Je suis vraiment désolée. Je me suis connectée avec un peu de retard, et à cause de ça tu t’es fait jeter ici. »

L’Épée-Fantôme voulait à l’origine poursuivre sur ce sujet et la maudire, mais en voyant son air de culpabilité, la moitié de son cœur s’adoucit involontairement. Cependant, sa bouche continua sa tirade : « Oui, oui, tu as été tellement lente à te connecter. Je ne peux pas bouger par moi-même, alors je n’ai pu qu’être maltraité par des gens. Où es-tu allée ? Tu es secrètement allée rencontrer ton petit ami ? » L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher d’aborder le sujet d’une manière détournée, et ensuite tendit l’oreille en attendant la réponse.

Meng sourit avec embarras et répondit vaguement : « Je ne faisais qu’aider un ami avec quelque chose. »

« Vraiiiiiiiiiiiiiiiiiment ? » L’Épée-Fantôme allongea le mot. Il n’avait pas songé que Meng oserait essayer de le tromper.

« Ouais. »

Meng répondit naturellement, mais remarqua que l’Épée-Fantôme semblait étrangement mécontent. Elle en conclut qu’il n’était peut-être fâché que parce qu’elle était arrivée si tard. Sur ce, elle se hâta de changer de sujet. « Épée-Fantôme, qu’est-ce qu’on devrait faire maintenant ? »

« Qu’est-ce que tu veux dire par “qu’est-ce qu’on devrait faire maintenant” ? » L’Épée-Fantôme venait tout juste de repenser à la façon dont elle avait grimpé dans la voiture de quelqu’un d’autre et lui répondit avec irritation.

Voyant que l’Épée-Fantôme n’avait pas l’air content, Meng le questionna timidement : « Tu n’avais pas dit que tu voulais m’aider à changer ? Est-ce que c’est assez en changeant ma coiffure ? »

L’Épée-Fantôme lui jeta un regard en biais. Meng était toujours vêtue d’une chemise Pikachu et de pantoufles bleues et blanches. Si ça pouvait être appelé passable, dans ce cas est-ce que ça voulait dire que, juste en mettant une robe, une femme pourrait être appelée magnifique ?

En voyant la rafraichissante et charmante Meng révéler un regard innocent, l’autre moitié du cœur de l’Épée-Fantôme s’adoucit, et il fut incapable de rester furibond. Cette femme doit être ma faiblesse ! marmonna l’Épée-Fantôme dans son cœur, mais il ne pouvait pas se résigner à dire quoi que ce soit à voix haute. Il put seulement lui demander : « Le prince ne veut-il pas tenir un bal ? Quand a-t-il lieu exactement ? »

Quand elle entendit le rappel de l’Épée-Fantôme, Meng se souvint enfin de la raison initiale pour laquelle ils devaient se rendre en ville. Elle fouilla précipitamment dans son sac et sortit une invitation froissée du fin fond de celui-ci. Meng fronça les sourcils quand elle vit un compte à rebours sur l’invitation bizarre. Ça disait : « Temps restant avant le bal. Un mois, quinze jours, vingt-huit heures, trente-six minutes et vingt secondes. »

« Quoi ! Dans un mois et demi ? » s’écria l’Épée-Fantôme. J’ai seulement un mois et demi pour transformer la jeune fille en face de moi en une beauté digne d’être associée avec un prince ?

« Vite, vite, vite ! » l’exhorta l’Épée-Fantôme à plusieurs reprises.

« Vite quoi ? » Meng était perplexe.

« Va acheter des vêtements ! Tu crois que le prince va aimer Pokémon ? » s’exclama l’Épée-Fantôme.

Meng baissa la tête pour regarder le Pokémon sur ses vêtements, et grommela un peu avec mécontentement que les Pokémons étaient très mignons. Mais, ses pas ne ralentirent pas. Peu importe à quel point elle aimait Pokémon, elle n’oserait pas porter ça pour assister à un bal. Elle sortit du salon en coup de vent.

L’Épée-Fantôme déclara avec hâte : « Rends-toi à cette boutique devant laquelle nous sommes passés la dernière fois. La robe blanche qu’ils avaient là semblait vraiment sympa. »

En entendant les instructions de l’Épée-Fantôme, Meng changea rapidement de direction et se dirigea vers l’endroit où l’Épée-Fantôme lui avait dit d’aller. Il ne leur fallut pas longtemps avant d’arriver à la boutique de vêtements. Faisant face à la robe blanche qui était affichée dans la vitrine, Meng estima également que le design était très élégant. Il s’agissait d’une robe simple à bustier avec les lignes gracieuses d’une robe de bal sirène.

« Est-ce que ce serait vraiment approprié pour moi de porter ça ? » Meng était extrêmement timide. Une robe élégante comme celle-là ne semblait pas être quelque chose qu’elle devrait porter.

L’Épée-Fantôme leva les yeux au ciel et s’exclama : « Assez discuter. Entrons ! »

Meng pénétra craintivement dans le magasin. Dès qu’elle entra, elle aperçut un commis qui bâillait derrière le comptoir. Elle ne put s’empêcher de se figer sur place et de le fixer du regard depuis la porte. Elle ne savait pas si elle devait attendre que l’employé du magasin les accueille ou si elle devait nonchalamment se promener pour jeter un coup d’œil aux alentours. Après qu’un certain temps se fut écoulé, l’employé de la boutique remarqua enfin qu’il y avait une femme dans l’encadrement de la porte et afficha immédiatement un sourire. Il se dirigea poliment vers Meng.

Le commis de magasin examina d’abord Meng de haut et en bas. Quand il vit la façon dont Meng était habillée, il resta momentanément stupéfait. Cependant, il avait probablement été formé pour se montrer professionnel étant donné qu’il récupéra de sa stupeur en un instant et demanda, rayonnant : « En quoi puis-je vous aider, mademoiselle ? »

Meng répondit d’une petite voix : « Je veux regarder des robes. »

Un air de compréhension apparut sur le visage du commis du magasin. Il hocha la tête à plusieurs reprises. « C’est pour assister au bal du palais, n’est-ce pas ? Vous prenez vraiment votre temps. La plupart des jeunes filles ont déjà commandé leurs robes plusieurs mois à l’avance. Elles ont même toutes été spécialement conçues. »

« V-Vraiment ? » Meng était un peu gênée. Est-ce qu’il est en train de me dire que j’ai été trop lente dans ma recherche de vêtements ? Elle pensait déjà que passer un mois et demi pour trouver des vêtements était beaucoup trop long.

Voyant que Meng s’était raidit et semblait ne pas savoir quoi répondre, l’Épée-Fantôme avait à présent perdu patience. Il les urgea d’une voix forte : « Dépêchez-vous ! Nous voulons jeter un coup d’œil à la robe exposée dans la vitrine. »

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