½ Prince Tome 6 : La grande révolte des PNJs
Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)
Chapter 1: Conference of the Five Overlords – traduit du chinois vers l’anglais par Akakuroi
Chapitre 1 : La conférence des cinq suzerains – traduit de l’anglais au français par Elynor
+ travail de vérification par Yukomin
Les préparatifs pour le rassemblement des Suzerains des cinq continents commencèrent. Même si nous perdons sur le plan des capacités, nous ne devons pas perdre sur le plan de l’esprit, ou alors nous perdrons la face, était ce que pensait tout le monde. Quoi qu’il arrive, nous devons donner aux représentants des autres continents un avant-goût de l’enthousiasme débordant du Continent Central !
White Bird se tourna gracieusement vers moi et s’enquit de ma décision : « Mon Suzerain, nous avons décidé de parer la Cité de l’Infini avec faste, de façon à montrer l’esprit puissant de la cité aux autres suzerains. Qu’en pensez-vous ? »
« Pas de soucis, pas de soucis », répondis-je à la hâte. De toute façon, ça n’a rien à voir avec moi. S’ils veulent en faire une cité d’or, d’argent ou même la repeindre aux couleurs de l’arc-en-ciel, ça les regarde. Quoique, il y a ce tout petit désir en moi… Est-ce que ça irait de la peindre en rose ?
En entendant cela, un sourire gentil, rarissime, fleurit sur le visage de White Bird. C’est…c’est…Pourquoi est-ce-que ça me rappelle… C’est…c’est…Pourquoi est-ce-que ça me rappelle tant grande sœur Yu Lian ? Un frisson glacial me parcourut le long de la colonne vertébrale, et j’éprouvai le sentiment qu’une chose horrible était sur le point de se produire. À peine cette pensée m’avait-elle traversée que White Bird levait les mains et les claquait deux fois. Soudainement, des personnes apparurent de chaque côté de la salle et s’alignèrent, tenant chacune un objet étrange entre leurs mains. Un seul point commun existait entre tous ces objets bizarrement pointus : ils étaient tous en or.
« Que quelqu’un ferme les portes ! » Ordonna White Bird aux personnes en rangées sur ses côtés.
Fermer les portes ? Ne me dites pas que la phrase suivante est la légendaire « laissez sortir les chiens »1 ? Je déglutis avec difficulté. Est-il possible que White Bird en ait finalement plus qu’assez de moi et souhaite me jeter en pâture aux chiens ? C’est… Après la mise à jour, je me demande si c’est possible pour un joueur d’attraper la rage.
Le ton aussi grave que celui d’un violoncelle, White Bird me commanda : « Suzerain, déshabillez-vous ! »
J’étais abasourdis. Me déshabiller ? Alors que j’étais encore en train de me demander s’il s’agissait d’un poisson d’avril et que White Bird avait été envoyée pour me piéger, la ligne de gens s’approcha de moi et se mit à m’encercler… Hé, hé, hé ! Madame sur la gauche, pourquoi m’enlèves-tu ma chemise ? À mon âge, je pourrais presque être ton fils ! Ah, ah, monsieur à ma droite, mon pantalon n’est pas quelque chose que tu es censé toucher !
« Non ! » Hurlais-je tout en essayant vainement de me couvrir. Me sentant violé, mes yeux ne cessaient de glisser vers White Bird qui ne semblait aucunement perturbée par tout cela.
Puis, tout en m’examinant de haut en bas, elle choisit lentement une pile d’objets étranges en or et déclara : « Essayons d’abord ceci. »
Quoi ? Encore une fois, avant que je n’eusse pu comprendre ce qu’il allait se passer, une masse de vieilles dames et de vieux messieurs se forma autour de moi. Dans la confusion, je fus frappé à la tête un nombre incalculable de fois et dû avaler deux gorgées pleines de potion de santé pour soigner les bosses qui se formaient.
« Ça ne va pas, on change ! » Annonça simplement White Bird.
« Changez encore… » Ordonna-t-elle après que j’eus été déshabillé à nouveau puis rhabillé.
Je compris enfin que White Bird ne faisait que m’aider à trouver une tenue digne de ce nom. Pendant un instant, elle m’avait vraiment fait flipper ! Et dire que l’espace d’une seconde je m’étais imaginé que, au lieu de perdre ma virginité avec Lolidragon, je serais obligé de la laisser aux mains de ces personnes…
« Ça, ce n’est pas assez flamboyant ! Ça, non plus ! » S’exclama-t-elle, alors qu’elle me fixait avec une anxiété montante.
Juste au moment où je m’apprêtais à lui glisser quelques mots de réconfort, quelqu’un ouvrit violemment la porte avec son pied. White Bird et moi nous tournâmes simultanément et vîmes Jing et Yun portant d’autres objets en or dans leurs bras. Yun annonça même en criant : « On a trouvé des habits flamboyants ! »
« Ce ne serait pas… ? » Je contemplai, choqué, l’horrible chose dans ses mains. « Ne me dîtes pas que c’est l’armure de Huang Wei ? »
« Exactement ! » Répondit Jin, comme s’il s’agissait de la chose la plus banale au monde.
Je me rappelai le temps passé sur le Continent de l’Est, quand j’avais vu Huang Wei pour la première fois. C’était l’exacte même armure dorée qu’il portait et qui m’avait laissé sous le choc. J’avais pensé, comment quelqu’un peut-il réellement avoir aussi mauvais goût ? Cependant, cette fois, c’était à moi de porter ce truc. Est-ce que c’est ce qu’on appelle un coup du destin ? Je me suis moqué de ses goûts, et maintenant c’est mon tour de devoir porter ce truc ignoble ? À cette pensée, je secouai immédiatement la tête et décrétai : « Il est hors de question que je porte ça ! »
Ce fut à cet instant que je réalisai à quel point ce « prestige des gouvernants », que White Bird tentait de m’enfoncer dans le crâne, était important. Si j’en avais ne serait-ce qu’une once, je n’aurais jamais autorisé ces trois personnes ainsi que tous ces vieux à me faire subir ça ! pensais-je en soupirant au fond de moi.
Après avoir été obligé de porter cette « armure en or », je ne pus m’empêcher de regarder autour de moi pour voir si l’effet de cet équipement, qui rendait son précédent propriétaire « hilarant », serait le même pour moi.
« Ne t’inquiète pas Prince, l’effet que tu donnes avec ça est totalement différent que celui de Huang Wei. Elle te va plutôt bien », me consola Yun.
« Pas mal, pas mal. Ça, c’est assez flamboyant », annonça White Bird en hochant la tête. La satisfaction qu’elle affichait m’inquiétait totalement. Cela signifiait que j’allais devoir porter cette espèce d’armure blindée en or pour la rencontre avec les autres suzerains des cinq continents. Qu’est-ce qui pourrait être pire ?
« C’est magnifique. On dirait que mes efforts pour l’emprunter à Huang Wei n’aient pas été vain », marmonna Jing en m’examinant sous tous les angles.
« Il était d’accord pour le prêter ? » Je ne m’attendais pas à cela. Était-il réellement aussi généreux ? Ou nous l’avait-il prêté à cause de la beauté de Jing ?
« Sous le regard menaçant de Jing ainsi que de la troupe de guerriers derrière elle, évidemment qu’il était d’accord », révéla Yun en se parlant à voix basse.
Flanquant une bonne claque à l’arrière de la tête de Yun, Jing se retourna et dit à White Bird : « Laisse-le porter cette armure. »
Ce fut en voyant cette dernière hocher la tête comme on écraserait de l’ail que je sus que mon destin allait être semblable à cet ail pitoyable. La probabilité que je pusse me changer était aussi mince que celle que l’ail retrouvât son état initial. Déprimé, je traînai des pieds, arborant l’immense longue cape rouge, la brillante armure dorée de haut en bas ainsi qu’une ceinture sertie d’innombrables pierres précieuses, tout le long du chemin entre le tapis rouge et le trône alors couvert d’une couverture en fourrure blanche, et me laissai tomber avec fainéantise, me sentant exténué aussi physiquement que mentalement.
« Comment se fait-il que les autres seigneurs ne soient pas encore là ? » M’enquis-je avec mécontentement. Pour ce qui est de la conférence des cinq suzerain des cinq continents… Techniquement, il s’agissait de cinq continents, mais étant donné que nous ignorions toujours la situation de la suzeraine Fleur du Continent du Nord, que le suzerain souriant du Continent de l’Est ne ferait rien qui ne lui rapportât pas d’argent, et que celui du Continent du Sud, Undying Man, oublierait tout à la vue d’une beauté, les seuls qui viendraient certainement seraient Neurotic et DanDan du Continent de l’Ouest… à condition qu’ils ne fussent pas distraits par les attraits d’une belle chose…
« En parlant du loup », glissa Lolidragon, alors qu’elle entrait en souriant.
Arquant les sourcils, je m’apprêtais à lui demander ce qu’elle entendait par là, quand j’aperçus Neurotic et DanDan me faisant de grands signes de la main. Un sourire apparut directement sur mon visage, tandis que je me levais de mon trône et me précipitais vers eux pour les accueillir les bras grands ouverts.
Soudainement, il me sembla que mon pied droit marchait sur quelque chose de très doux, puis qu’on me tirait les épaules. De plus, juste devant le trône se trouvait des marches…
Ah ! J’ai marché sur ma cape ! Je réalisai brusquement ce qu’il s’était passé. Après que mes bras se furent redressés, mon corps tomba à quatre-vingt-dix degrés et entra en contact intime avec le tapis rouge.
« Wow, même sa chute est magnifique », me gratifia DanDan, pendant que Neurotic acquiesçait d’un signe de tête avec enthousiasme à ses côtés.
En entendant cela, j’ignorais si je devais rire ou pleurer. Lorsque je relevai les yeux, le sourire sincère de DanDan se manifesta devant moi, comme elle me tendait la main pour m’aider à me relever. Son action différait totalement de celle de l’impitoyable Lolidragon qui ricanait sur le côté.
Avec la lourde armure en or pesant sur moi, je bataillai un long moment. Premièrement, avec les deux mains plaquées sur le sol, je relevai le torse avec un effort considérable. Puis, ma jambe droite avancée, je pliai les genoux et me mis en position pour ramper. Réussissant enfin à me lever, je fus félicité par un groupe de gens qui riaient de façon incontrôlable. Rougissant, je tentai de m’expliquer : « Cette armure est très lourde, d’accord ? Alors, c’est très difficile de se relever après être tombé. »
« Suzerain… Oh mon Dieu, je vais m’évanouir, je vais m’évanouir », réagit White Bird d’une voix faible, semblant sur le point de s’écrouler.
« Ah la la, White Bird, ne t’évanouie pas, il ne te sert à rien de t’énerver à cause d’un bois pourri et d’un mur sale »2, répliqua Lolidragon en prétendant courir d’une façon dramatique au secours de celle-ci.
Vous vous êtes liguées contre moi. Je… Je… Je ne peux que me gratter le nez et laisser passer. Me retournant, je m’enquis immédiatement auprès du couple qui venait d’arriver : « Vous allez bien ? De toute manière, nous sommes amis, donc vous n’irez pas répandre cet incident embarrassant, n’est-ce pas ? »
Neurotic se tapota immédiatement la poitrine et promit : « Ne t’inquiète pas, ma femme et moi-même ne glisserons définitivement aucun mot de cela à qui que ce soit… »
« Mais, tomberez-vous à nouveau pour que je puisse vous admirer ? » Ne put s’empêcher d’ajouter DanDan.
« Abordons le sujet de l’assassin à présent. » Je réfrénai mon envie de rouler des yeux vers DanDan et attaquai le taureau par les cornes. Fronçant les sourcils, Lolidragon devint très sérieuse et déclara : « Suzerain de l’Ouest, veuillez décrire l’incident avec l’assassin de votre côté. »
« Bien sûr ! » Il croisa les bras et se remémora : « Nous avons subi deux tentatives d’assassinat. La première fois fut lorsqu’avec ma femme nous venions de rentrer à la Cité de la Liberté pour une courte période. Quant à ce que nous faisions à ce moment, eh bien…j’ai oublié. »
DanDan l’interrompit immédiatement : « À ce moment-là, nous nous tenions devant les portes de la cité, planifiant la manière de les embellir. »
Semblant éclairé, Neurotic regarda sa femme avec reconnaissance avant de poursuivre : « C’est exact. À ce moment, nous étions en train de nous demander comment embellir les portes de notre cité. En fait, je pensais qu’ajouter quelques pierres précieuses serait bien, mais ma femme, de son côté, penchait plutôt pour créer un aspect naturel en enroulant des lierres dessus à la place, cependant… »
« Juste le principal ! » Lolidragon et moi nous écriâmes à l’unisson.
Neurotic changea immédiatement de sujet : « Tout d’un coup, quelqu’un m’a demandé si j’étais le suzerain de la Cité de la Liberté, et j’ai évidemment acquiescé. Puis, une lame brillante a fondu droit sur moi. Pendant que je l’évitais, j’ai entendu ma femme hurler, et quand j’ai regardé, j’ai failli mourir de peur. Un second assassin l’attaquait. Heureusement, grâce à ses rapides réflexes, tout en esquivant l’attaque, elle a convoqué la Lame Sanglante pour les combattre. En parlant de ça, ma femme a toujours été si intelligente… »
Lolidragon et moi soupirâmes en levant les yeux au ciel. Combien de temps cela prendrait-il pour finir d’écouter ce qu’il y avait à savoir sur cet incident au juste ?
Heureusement, DanDan semblait également connaître les habitudes de son mari et reprit là où il s’était arrêté : « Laisse-moi raconter, mon chéri. Ce jour-là, quand je me suis rendue compte qu’une personne tentait d’assassiner mon mari, je me suis immédiatement mise en alerte. Ceux qui l’attaquaient devaient savoir que nous ne nous séparions jamais de l’un de l’autre, donc il était peu probable qu’une seule personne ait été envoyée pour cette mission. Et en effet, juste au moment où je prêtais attention aux alentours, j’ai senti que quelqu’un se trouvait derrière moi. »
« Ensuite, nous avons réalisé que ces deux-là étaient anormalement forts. Pour autant que nous le sachions, les gens du Continent de l’Ouest disposant de ce genre de force sont des personnes que nous connaissons déjà. Pour cette raison, nous avions trouvé cela très étrange », se rappela-t-elle avec précaution.
Se grattant la tête d’un air embarrassé, Neurotic ajouta : « Ça ne l’était pas pour moi, j’étais très excité de les combattre. En fin de compte, ils se sont enfuis quand nos coéquipiers sont arrivés en courant après avoir entendu tout le raffut. Leur vitesse était incroyablement rapide, comme celle de voleurs, mais leur force était tout aussi impressionnante, telle celle de guerriers. Je ne parviens toujours pas à deviner leur classe. »
« C’est ça ! » m’écriai-je en entendant cela, surpris. « Celui que j’ai croisé était pareil, sa vitesse plus grande qu’un voleur et sa force comparable à celle d’un guerrier. Comme c’est étrange. »
« Ça devrait être impossible. En théorie, pour avoir une vitesse élevée, les autres capacités doivent être sacrifiées », affirma Lolidragon d’une voix soupçonneuse.
« Se pourrait-il que ce soit un bug ? Ou…quelque chose de pire ? » Lolidragon parla gravement, répandant immédiatement de l’inquiétude parmi nous.
Voyant son visage inquiet, je tentai de la réconforter : « Peut-être que ce n’est pas si grave. Attendons d’en parler avec les autres suzerains une fois qu’ils seront arrivés. Mais… Je me demande s’ils viendront », dis-je d’un ton incertain, alors que je penchais la tête sur le côté.
Le visage dégouté, Lolidragon répondis : « Au moins, on peut être sûr qu’Undying Man va venir. »
« Le suzerain du Continent du Sud ? Le guerrier le plus fort de Second Life ?! J’ai vraiment hâte de le rencontrer », déclarai-je, avec excitation. Je me demande à quel point il est fort, j’ai vraiment envie d’apprendre de lui.
Cependant, à peine avais-je parlé qu’une expression étrange apparut sur le visage de trois des personnes qui me faisaient face. Je questionnai immédiatement Lolidragon du regard.
« Il est plus comparable à un cafard immortel. » Avec une expression effrayée, Neurotic continua : « J’ai entendu dire qu’il avait juré de ne jamais mourir. On dit qu’il a un jour combattu jusqu’à ce que ses intestins pendent à l’extérieur de son corps. Et malgré ça, il a réussi à retourner en ville en se nourrissant d’herbes aux minuscules propriétés guérissantes qui poussaient sur le chemin. Il a rampé jusqu’à la cité, a traversé entièrement le parc de celle-ci et s’est rendu jusqu’au château pour trouver un prêtre qui pourrait le soigner, tout cela en traînant ses intestins. »
Euh… ? Ça…montre qu’il a une forte résistance à la douleur et un esprit qui n’abandonne jamais, n’est-ce pas ? Je fronçai les sourcils, tentant de trouver des excuses pour Undying Man.
« Il paraît qu’il aime demander aux femmes de l’épouser. On raconte que ses demandes en mariage ont été rejetées plus de trois mille fois. Ne sait-il donc pas que les belles choses ne peuvent être qu’observées de loin ? » DanDan secoua la tête et soupira.
Avoir été rejeté plus de trois mille fois…En un an, combien de fois au juste a-t-il fallu qu’il fasse sa demande ? Même s’il l’avait fait une fois par jour, ça lui aurait au moins pris dix ans pour atteindre un tel record, non ? Qui irait faire une demande en mariage une fois par jour ?
« La dernière fois que je suis allée le voir, j’ai ajouté une dizaine de fois à son dossier. Si j’étais restée quelques jours de plus, j’aurais probablement élevé son record à plus de quatre mille fois », déclara Lolidragon en grinçant des dents. Il semblerait que ce joueur l’eût particulièrement énervée. Je me demande si mon frère s’est senti jaloux.
Le fait d’entendre leurs explications avait rempli ma tête de question. Les élites guerrières ne sont-elles pas supposées être froides et avoir la classe comme Kenshin et Artic Fox ? Comment le joueur le plus fort de ce jeu peut-il être le pervers du siècle ? Et le pervers le plus minable du siècle qui plus est.
« Mmmh, j’aimerais vraiment voir sa tête quand il se fait jeter », songeai-je à voix haute.
« Tu en seras bientôt témoin, et plus jamais tu ne souhaiteras assister à une telle chose. » Répliqua froidement mon frère près de la porte. Me retournant, je le vis nonchalamment appuyé contre la porte, regardant autour de lui avec dédain. Puis, il ajouta : « Et je suis là pour vous annoncer que le Suzerain Immortel du Continent du Sud est déjà arrivé, et est à présent en train de demander la main de Yu Lian, Phoenix et Rose en mariage. »
« Grand-frère Wolf n’a pas réagi ? » m’enquis-je, sous le choc. Undying Man Même grande-sœur Yu Lian n’échappe pas aux demandes d’Undying Man ? Et grand-frère Wolf ne défend même pas sa femme ?
« Avant même qu’il ait pu réagir, grande-sœur Yu Lian l’avait déjà rejeté. Et puis… »
Avant que Heartless Wind eut pu terminer sa phrase, un hurlement se diffusa à travers le hall comme une traînée de poudre. « Oh Dieu ! J’ai encore échoué ! Oh Dieu ! On m’a rejeté plus de quatre mille fois maintenant ! Seigneur, pourquoi me faîtes-vous subir un tel supplice ? Est-il si dur de me trouver une petite amie ? Laissez-moi vous dire, je finirai bien par en trouver une ! Je vous prouverai qu’un homme peut renverser son destin ! »
« C’est lui », annonça mon frère d’une voix crispée, pointant derrière lui avec son pouce.
Au même moment, d’un ton extrêmement désespéré, grande-sœur Yu Lian le pressa gentiment : « Suzerain Immortel, pour ce qui est des demandes en mariage, s’il-vous-plaît, remettez ça à plus tard. Accepteriez-vous, je vous prie, de vous rendre dans le hall pour y rencontrer notre suzerain de la Cité de l’infini ? »
« Tout ce que tu voudras ma belle », affirma une voix peu ragoûtante et mielleuse.
« Je crois que cette personne pourrait s’attirer de gros ennuis », dis-je sévèrement.
« Ne t’inquiète pas, il ne causera pas autant de problème que notre suzerain », fit sournoisement remarquer Lolidragon. C’est quoi cette attitude ? Est-ce-que je cause vraiment autant de soucis ? Hein ?
« Monseigneur, le suzerain du Continent du Sud est arrivé. » Aussitôt cette annonce faîte, White Bird laissa entrer un groupe de gens. Quant à la personne marchant devant, je devinai qu’il s’agissait probablement du suzerain du Continent du Sud.
Suzerain du Continent du Sud ? Je me demande s’il est moche. Vous savez, faire trois mille demandes en mariage n’était pas une chose facile. Même si on fermait les yeux et tirait trois mille fois au hasard, on devrait éventuellement atteindre quelques oiseaux, non ? C’était pourquoi j’en étais venu à la conclusion qu’à moins qu’il fût si affreux qu’il ferait fuir même les dieux et les fantômes, ce record de quatre mille refus serait impossible à atteindre.
Je commençai à l’examiner. Un corps très musclé, c’était bien, même si je n’appréciais pas les hommes musclés, de nombreuses filles si ; un visage bien défini, c’est également bien ; une bouche déterminée, que moi-même je trouvais plutôt sympas ; et des sourcils très élégants. Sous ces derniers trônait…une immense paire d’yeux brillants, du style shôjo manga, encore plus étourdissants que les grands yeux mignons de Doll !
C’est… Je ne dis pas que c’est mal d’avoir de grands yeux brillants… Mais, imaginez un grand homme musclé avec des yeux immenses accompagnés de long cils comme dans ces shôjo mangas ? Pour ceux qui ne peuvent pas l’imaginer, je peux seulement vous dire ceci : c’est dégoutant à l’extrême !
Je me tournai pour regarder les autres. On aurait dit que Neurotic avait marché dans du fumier, et sa femme le fixait avec les yeux écarquillés, la bouche s’ouvrant et se refermant comme si elle avait de la difficulté à respirer. Génial, on dirait que je ne suis pas le seul à être sous le choc.
Néanmoins, tous les visiteurs étaient des invités. Rassemblant mon courage, je fis face au Suzerain Immortel qui patientait devant moi. Il me regardait maintenant d’un air ahuri. Quand nos yeux se croisèrent, je lui accordai un bref sourire sincère pour être poli.
« Quelle beauté ! Non, vous êtes une déesse, l’ange le plus parfait en ce bas monde ! » Un air de désir et d’envie apparut soudainement dans ses yeux (non, non, s’il-te-plaît ne laisse pas tes yeux immenses du style shôjo manga afficher cette expression, c’est terrifiant !), et une expression douloureuse se dessina sur son visage. Après qu’il eut finalement décidé quelque chose à ce qu’il semblerait, il fonça vers moi avec la puissance d’un train, glissa sur le sol et s’agenouilla devant moi. Ensuite, alors qu’une magnifique rose apparaissait dans sa main, des éloges naquirent inlassablement dans sa bouche. Ceux-ci lui venaient si naturellement qu’on aurait dit qu’il les avait déjà prononcés un millier de fois… Ça doit effectivement déjà faire mille fois, ou plutôt quatre mille !
Fronçant les sourcils en écoutant ces compliments peu ragoûtants et qui n’en finissaient pas, je n’arrivais pas à dire si ces derniers étaient les plus terrifiants, ou bien s’il s’agissait de ces yeux fixés sur moi.
Je questionnai du regard toutes les personnes environnantes, mais chacun semblait également perturbé ; on aurait dit que nul n’était capable de me fournir un peu d’aide. Finalement, quelqu’un qui accompagnait le Suzerain Immortel s’avança doucement et déclara : « Monseigneur, la personne devant vous est un homme. »
La bouche du suzerain, qui s’activait de façon continue, se referma immédiatement. Son visage se redressa lentement pour me regarder et, simultanément, je baissai les yeux pour croiser son regard. Mais, quand j’y lu l’incertitude, je détruisis ses espoirs : « Je suis un homme. »
Deux rivières commencèrent à s’écouler de ses yeux. Tout comme Nobi Nobita pleure quand il se plaint auprès de Doraemon, ses larmes devinrent deux rivières en forme d’arc. Pendant que j’étais abasourdi par ce que je voyais, il commença à se taper la poitrine et à se lamenter, hystérique : « Comme c’est injuste ! Dieu, même si tu souhaites me punir, tu n’as pas à être si cruel ! Me laisser croiser le chemin de la plus belle femme au monde pour ensuite m’apprendre qu’il s’agit en fait d’un homme. »
Je… Mais, je n’ai jamais été confondu avec une femme auparavant dans le jeu. Je ne devrais pas avoir l’air très féminine, non ? Confus, je contemplai le Suzerain Immortel qui, dans son désespoir, semblait prêt à se suicider à répétition sous peu, ignorant comment le réconforter.
Toutefois, son compagnon, qui lui avait annoncé la nouvelle, expliqua d’un ton connaisseur, comme s’il l’avait déjà déclaré un millier de fois : « Pas de soucis, dans trois minutes, il sera revenu à la normale. »
Sans voix, tout le monde attendit et observa le suzerain se lamenter de façon hystérique pendant trois minutes. Puis, il se leva subitement, essuya ses larmes, et parla d’un ton composé et poli : « Ravi de vous rencontrer, Suzerain Sanguinaire du Continent Central. Je suis Undying Man du Continent du Sud. »
Impressionnant, il est plutôt poli en fait. Je répondis : « Je suis honoré de faire votre connaissance, je suis… » Cependant, à la moitié de ma présentation, j’aperçus soudainement cette paire d’yeux brillant me fixer. Ouah ! Finalement, je forçai le contenu de mon estomac à rester à sa place, et ajoutai immédiatement : « Je suis Prince, le suzerain du… »
Avant d’avoir pu finir ma phrase, Undying Man redevint fou et, excité au plus haut point, fonça vers Lolidragon tel un train. Avec des larmes d’excitation, il déclara : « Tu m’as tellement manqué, Lolidragon ! »
« Sauf que ce n’est pas du tout réciproque ! » Répliqua-t-elle en levant les yeux au ciel. Son regard égalant celui qu’elle aurait eu pour de la nourriture laissée un mois à l’extérieur.
« Hé ! » La voix d’Heartless Wind retentit derrière Undying Man. Alors que le Suzerain Immortel se tournait vers la source de la voix, une ombre bondit pour lui donner un coup de pied. Poussant un hurlement, le guerrier le plus fort de Second Life se déplaça rapidement sur le côté en essayant d’esquiver l’attaque.
Je fixai mon frère avec les yeux écarquillés, tandis qu’il retirait son pied qui s’était écrasé pile sur le visage d’Undying Man. Ensuite, mon frère dit d’un ton embarrassé : « Ce… Je n’avais pas prévu de faire ça. Je voulais juste lui donner un coup de pied derrière l’oreille pour lui faire un peu peur. C’est lui qui a bougé et s’est pris mon pied en pleine figure. »
C’est… De ce que j’ai vu, ça semble exact…
« Pourquoi m’as-tu frappé ? » Undying Man s’approcha rapidement de Heartless Wind avec les larmes aux yeux. Ce dernier était sous le choc et fixait les yeux dignes d’un shôjo manga, qui se trouvaient maintenant à seulement cinq centimètres de lui. Puis, tout son corps se tendit et de la mousse se forma dans sa bouche, et il s’écroula avec un tremblement. Se réfugiant finalement dans un coin de la salle du trône, il se mit à vomir à profusion. Pas mal, il sait qu’il ne doit pas vomir au milieu du hall.
« Hé, est-ce que ça va ? Pourquoi vomis-tu ainsi ? » Inquiet, Undying Man se dirigea vers le coin ou il était situé et tapota légèrement mon frère dans le dos. Celui-ci fit alors face aux deux yeux extrêmement horrifiants qui se trouvaient maintenant à trois centimètres de lui. Il mit immédiatement sa main devant sa bouche et se précipita vers un autre coin à sa gauche où il vécut à nouveau l’expérience de vomir avec un grand spasme.
« Est-ce qu’il est malade ? Devrions-nous aller à la pharmacie récupérer quelques médicaments ? » Demanda Undying Man en tournant vers nous une paire d’yeux inquiets et pourtant brillants.
Dégueu ! Je ne pus le supporter davantage. Me retournant, je gâchai totalement le petit déjeuner mangé plus tôt en l’envoyant atterrir sur le mur…
« Je ne suis pas malade… » Répondit Heartless Wind faiblement. Refusant de regarder Undying Man une nouvelle fois, il ajouta : « Je voulais juste t’avertir de ne plus t’approcher de ma femme, Lolidragon. »
« Qui as-tu dit était ta femme ?! » S’écrièrent de concert les deux personnes concernées.
« Toi, évidemment, Lolidragon. » Après avoir autant vomi, c’était incroyable que mon frère puisse encore paraître raffiné, élégant et répondre.
« Es-tu réellement marié à ce type, Lolidragon ? » Des larmes commencèrent à jaillir des yeux d’Undying Man comme un robinet.
« Bien sûr que non… » Regardant l’homme droit dans les yeux, elle se retourna immédiatement et régula sa respiration. Puis, elle pointa Heartless Wind du doigt et déclara en grinçant les dents : « Je préfère de loin être la femme d’Undying Man que celle d’une personne comme toi. »
« Je ne te crois pas », rétorqua froidement mon frère. « Je te défie de le regarder droit dans les yeux pendant dix secondes. »
…C’est cruel comme défi. Chacun laissait transparaître que la tâche était impossible.
Ils se mirent alors tous les trois à se disputer. On put entendre des tons glaciaux et sarcastiques, des hurlement colériques et des sanglots…
« Savent-ils seulement ce qu’on est censé être en train de faire ?! » S’exaspéra White Bird en se massant les tempes avec une expression ennuyée.
« Finalement, il se pourrait que j’aie la prestance qu’est censé posséder un suzerain après tout », dis-je lentement. Assistant à la dispute persistante du Suzerain Immortel avec les deux autres, j’étais persuadé que j’étais possiblement le plus professionnel de nous deux.
« Arrêtez de vous disputer, je vous prie, et occupons-nous d’abord des choses importante », les pressa-t-elle en laissant poindre un désespoir imminent dans sa voix.
Me rasseyant paresseusement sur mon trône, je me demandai si le suzerain de l’Est serait aussi intéressant : « Je me demande quel genre de personne est Winter Triumph… »
« J’ai entendu dire qu’il est obsédé par l’argent. J’ai vraiment envie de comparer nos méthodes de gestion des fonds », anticipa Yu Lian, provoquant un regard impuissant chez son mari qui se tenait à côté.
« Attendons que le suzerain de l’Est arrive avant d’entamer les discussions. Ça te va ? » Demandai-je à Neurotic en souriant.
Ce dernier haussa les épaules, afficha un demi-sourire, et désigna le groupe en pleine dispute : « Pas de soucis, nous ne pouvons rien faire dans l’immédiat de toute façon avec ce qu’il se passe. »
« Dans ce cas, vous feriez mieux d’arrêter ça, vous trois ! » La voix de Nan Gong Zui retentit en provenance de la porte. « Le suzerain de l’Est vient de débarquer. »
« Excellent ! » Avant de pouvoir parler, la personne, que je présumais être ce dernier, parla.
« De quoi parlez-vous, je ne suis pas bien à ce point… » Je tentai un brin de modestie.
« Quel mur résistant ! » Un homme d’allure érudite entra, plié en deux, tout en touchant les murs et affirma : « Tss, tss, tss, cette matière, ce revêtement de peinture, tout est de qualité maximale. »
Le mur ? Je tentais encore de comprendre son sujet, quand l’érudit s’écria à nouveau : « Magnifique ! »
Cette fois, il devait parler de moi, non ? « Votre apparence aussi est… »
Mais, celui-ci enlaça un pilier sur le côté du mur tout en examinant et caressant les courbures avec douceur. « Des courbures aussi magnifiques, je me demande combien ça doit coûter de tailler tout ça. »
Me regardant enfin, l’érudit s’avança vers moi. Une étincelle dans le regard, il dit : « Quelle élégance et quelle puissance ! »
Je me raclai la gorge à deux reprises puis agitai mon bras droit pour que ma cape rouge flotte avec classe et dis : « Pas du tout, suzerain de l’Est, vous êtes aussi… »
Winter Triumph passa rapidement devant moi. Me retournant, je le vis serrer mon trône dans ses bras et murmurer : « Si ce trône coûte moi qu’une centaine de pièces d’or, non, non, non, moins que cinquante pièces d’or, je m’en ferai construire un. »
« Il coûte trois mille pièces d’or », annonçai-je froidement.
« Quoi ? » S’écria-t-il, peu convaincu, en s’éloignant tout à coup du trône. « Trop cher ! C’est trop cher ! Comment cela peut-il être si dispendieux ? »
Après avoir qu’il eut parlé dans sa barbe un moment, ses yeux s’illuminèrent brusquement alors qu’il regardait vers moi. Non, je comprends cette fois qu’il doit être en train d’examiner l’armure en or et non moi.
J’avais vu juste, puisqu’il me le confirma : « Cet ensemble d’armure ne peut pas être bon marché, n’est-ce pas ? Quelle pitié, parce que, même si la défense est élevée, elle entrave sérieusement les mouvements. Vous seriez mieux avec une armure qui a une défense plus faible mais une haute agilité. De cette manière, vous épargneriez de l’argent et vous seriez plus efficace pour combattre des monstres. »
« Mieux, cependant », ajouta-t-il avec une lueur étrange dans les yeux. « Troquons. La défense de cette armure n’est pas faible, et elle accorde d’amples mouvements, ce qui vous permet de vous déplacer aisément sur un champ de bataille ! » Winter Triumph se mit à faire l’éloge de son armure à profusion.
Une jeune fille toute mignonne derrière lui roula des yeux à son intention et, sans aucune tentative pour lui sauver la face, déclara : « Stupide frérot, pourquoi souhaites-tu faire un échange avec lui ? Tu es aussi du type agile, que ferais-tu d’une armure aussi lourde ? À part pour impressionner, elle ne sert à rien. »
« Petite idiote, ne peux-tu pas voir que c’est fait en or ? » Baissant le ton, il murmura : « Sais-tu combien de pièces d’or on peut obtenir en faisant fondre ce truc ? Beaucoup plus qu’en vendant cet ensemble d’armure. »
« Oh ! » Lâcha la fille, le visage s’illuminant tout à coup avec compréhension.
« Accepteriez-vous de faire un échange avec moi ? » S’enquit Winter Triumph en souriant poliment.
« Imbécile, ils ont entendu ce que tu viens de dire ! » Avec un sourire en coin, la fille ajouta : « Il ne procédera pas à l’échange. »
« Vraiment ? » S’exclama le suzerain du Continent de l’Est. Son plan ayant été découvert en quelques instants, il eut un rire jaune.
« Aucune chance ! » Affirmai-je avec un sourire amer. Cette armure n’est même pas à moi.
« Je suis le suzerain du Continent de l’Est, Winter Triumph. Ceci est notre première rencontre, et voici ma sœur Disi3 », introduisit-il en souriant.
« Je suis Prince du Continent Central. Enchanté. » Après m’être présenté, je me tournai pour leur présenter Neurotic et DanDan. « Voici le Suzerain Vagabond du Continent de l’Ouest et sa femme, DanDan. »
« Ah, le couple vagabond. J’ai beaucoup entendu parlé de vous. » Toujours souriant, Winter Triumph entreprit de bavarder avec Neurotic.
Ensuite, je désignai les trois idiots qui se querellaient encore et se battaient pour leur amour et dis : « L’homme là-bas, dont les larmes coulent comme un robinet de lavabo, est le suzerain du Continent du Sud, mais je doute qu’il ait le temps de venir vous saluer pour le moment. »
Au moment où son suzerain s’apprêtait à me répondre, Disi poussa subitement un cri et pointa le doigt vers l’entrée. Nous nous figeâmes tous les deux pour regarder ce qu’elle désignait. Yu Lian apparut devant mes yeux, et elle semblait extrêmement surprise. Puis, le suzerain grippe-sou émit un léger : « Ah. » D’après leurs expressions, il était évident qu’ils se connaissaient tous les trois.
« Yu Lian, tu les connais ? » La questionna grand-frère Wolf, surpris.
Avant que grande-sœur Yu Lian eût pu lui répondre, Disi s’était déjà précipitée vers eux et avait attrapé les mains de Yu Lian, les mots sortant de sa bouche comme des balles de révolver : « Ah la la, Yu, pourquoi as-tu démissionné sans avertissement ? Tu nous manques tellement ! Reviens-nous vite, dans notre section. La vie sans toi, c’est comme s’il nous manquait les deux bras. »
« C’est vrai. On a été tellement occupé que même le montant dans la trésorerie a diminué », ajouta Winter Triumph avec émotion.
« Vrai…vraiment ? » Répondit Yu Lian d’une voix faible.
Disi lâcha soudainement une bombe : « J’ai entendu dire que la princesse était aussi sur le Continent Central. Yu, l’as-tu croisée ici ? » Je fus stupéfait par cette question. La princesse ? Je me demande si ça a quelque chose à voir avec Doll ? Elle avait dit quelque chose à propos d’être une princesse…
Yu Lian ne répondit pas et se contenta de rester bêtement debout. Toutefois, quand j’aperçus Winter Triumph froncer les sourcils ainsi que l’expression de compréhension de Disi, je me demandai si grande-sœur Yu Lian leur parlait en utilisant le canal de messages privés.
« Yu Lian ? » La rappela grand-frère, plein de doutes.
Surprise, Yu Lian se retourna immédiatement et adressa un sourire à son mari. « Il s’agit de mes anciens collègues. »
« C’est quoi cette histoire de princesse ? » Demanda-t-il en fronçant les sourcils.
« À propos de ça… » Les yeux de Yu Lian dévièrent, n’osant croiser ceux de grand-frère Wolf.
Je me posais la même question, justement. Y avait-il quelque chose entre grande-sœur Yu Lian et Doll ? Ou s’agissait-il là d’une simple coïncidence ?
Regardant sur ma gauche, je vis mon frère continuer à se disputer sans arrêt, Lolidragon qui semblait s’énerver un peu plus à chaque seconde, et White Bird, proche des larmes, en train de leur servir d’agent médiateur. À ma droite, je vis les deux derniers arrivants lancer inlassablement des sourires ambigus à Yu Lian qui avait un grand-frère Wolf boudeur à ses côtés…
À part me gratter la tête et contempler ce bazar, je ne savais vraiment pas ce que je pouvais faire. Pour quelle raison exactement avions-nous organisé cette conférence ? Avec tout ce cirque, je ne parvenais plus à m’en rappeler.
« Prince, tu sembles avoir bien augmenté tes niveaux. Que dirais-tu d’un petit match ? » Me proposa Neurotic, qui faisait tournoyer son Épée d’Élite, l’air impatient de se battre. »
Avec une lueur de désir dans les yeux, je répondis : « Bien sûr ! Attends, laisse-moi d’abord changer d’armure. » Je courus rapidement me changer, sans oublier de lui dire où m’attendre.
Se tenant au milieu du chaos, Nan Gong Zui murmura : « D’abord, je dois gérer un peu de boulot au département militaire. Ensuite, je réunirai les nouveaux guerriers avant de discuter avec Wicked et Broken Sword de la distribution des nouvelles armes. Après tout ça, je devrais quand même pouvoir arriver à temps pour assister à la réunion. »
Notes de bas de page
1 « Que quelqu’un ferme les portes… laissez entrer les chiens. » : Citation d’un film taiwanais célèbre intitulé « 九品芝麻官 » et figurant Stephen Chow. Cela signifie capturer une personne dans un endroit sous son influence totale pour le battre efficacement.
2 « …d’un bois pourri et d’un mur sale. » : La phrase vient de Confucius : « 朽木不可雕也,粪土之墙不可杇. » Cela signifie : « Un bois pourri ne peut plus être taillé, un mur de saletés ne peut plus être sali. » Cette phrase a été utilisée par Confucius pour gronder un élève qui dormait en classe, décrivant qu’il était pathétique au point que ça ne serve plus à rien de le réprimander.
3Disi : Une déesse de la mythologie nordique.
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