Romance RPG : Partie 1

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Romance RPG

Roman originel en Chinois par : 御 我 (Yu Wo)


Part One – traduit du chinois vers l’anglais par Raylight[PR!]
Partie Un – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Introduction des Personnages :

Lin Jian Yin (林劍尹) : C’est le protagoniste de ce livre. Sa profession est celle de chanteur, et il a une personnalité au tempérament violent et bouillonnant. Quand il se met en colère, il ne réfléchit pas avant de parler, et il est capable de dire toutes sortes de choses très désagréables.

Ye Meng Ling (葉夢凌) : C’est le personnage féminin principal de ce livre. Elle est la nouvelle manager de Lin Jian Yin. Elle s’habille d’une manière bizarre et possède une personnalité très timide.

Bai Xue Chen (白學辰) : Il s’agit du meilleur ami de Lin Jian Yin depuis leur enfance. C’est également celui qui a recommandé la boutique d’antiquités à Lin Jian Yin, et qui a eu des expériences passées avec la boutique en question.

Yue Lan (月嵐) : Est dit être une personne sortant tout droit d’un tableau. C’est la petite amie de Bai Xue Chen.

Édouard (艾德華) : Il est le prince du jeu RPG auquel Jian Yin joue. Il ressemble exactement à Lin Jian Yin, mais a un bon tempérament et agit en gentilhomme. Il possède également une personnalité gentille et considérée. On peut dire qu’il s’agit du prince le plus parfait au monde.

God Charity, Devil Chaos (神憐, 魔亂) : Ce sont les deux propriétaires mystérieux de la boutique d’antiquités.

 

 

Terrible, terrible, terrible ! Lin Jian Yin n’avait eu qu’une chance terrible ces derniers temps !

Tout d’abord, sa petite amie avait été de très mauvaise humeur pour des raisons inconnues. Il ne lui avait posé un lapin que quelques fois, mais elle l’avait littéralement giflé sur-le-champ. Lin Jian Yin ne lèverait jamais la main sur une femme, alors il lui avait simplement renversé un verre d’eau sur la tête en représailles.

Peu importe comment il le voyait, être giflé était bien pire que de se faire jeter un verre d’eau dessus, n’est-ce pas ? Les marques de griffures rouges sur son visage étaient restées apparentes pendant trois jours entiers avant de disparaître, obligeant son agente à le regarder avec les larmes aux yeux et même à annuler tous ses emplois. En fin de compte, cette petite amie s’était en fait enfuie en pleurant, pour ne jamais être revue. Juste comme ça, sa huitième petite amie avait été déclarée disparue.

Par la suite, il ignorait également à quoi pouvait bien penser son agente ! Au lieu d’accepter l’emploi passable dans une publicité, elle avait accepté un travail pour un film. Elle ne savait donc pas qu’il était chanteur et non une star de cinéma ? Il avait été condamné par les critiques du film qui affirmaient que sa capacité à jouer un rôle était pire encore que celle d’un enfant de trois ans ! Et, ensuite, l’emploi originel pour la publicité avait été offert à un chanteur qui venait tout juste de faire ses débuts, le laissant aisément récolter les bénéfices. Dieu seul sait à quel point la capacité de chanter de ce soi-disant chanteur était aussi bonne que celle d’un enfant de trois ans !

Le beau visage de Lin Jian Yin était à présent tendu et raide, sa mauvaise humeur visiblement apparente sur son visage. Cependant, Lin Jian Yin essaya tout de même du mieux qu’il le pouvait de contenir ses émotions. Quoi qu’il arrive, l’agente devant lui était la sixième que la compagnie avait envoyée. Si elle devait disparaître à son tour, même si ça ne causait aucun problème à la compagnie, il n’avait aucune envie de devoir se rappeler d’un autre nom.

« Mais à quoi est-ce que tu pensais, en me donnant un autre scénario !? Tu n’as donc pas vu que je suis incapable de jouer la comédie ? »

Lin Jian Yin sentit qu’il avait déjà fait de son mieux pour réprimer sa colère et adoucir ses paroles. C’était simplement que l’agente en face de lui tremblait sans-arrêt. Quel que soit l’angle sous lequel il l’observait, cet air mort de peur était une horreur. La lente colère brûlant dans son cœur était rapidement en train de se transformer en un feu enragé.

Confrontée aux réprimandes de Lin Jian Yin, qui étaient bien « plus douces » qu’avant, l’agente osa ouvrir la bouche pour s’expliquer pour la première fois, excepté qu’elle ne pouvait pas empêcher le tremblement dans sa voix. « Malgré le fait que les critiques n’aient pas été très bonnes, les billets du film se sont bien vendus. Il y a encore plusieurs réalisateurs ayant bon espoir de te distribuer un rôle dans leurs films. »

Sa bouche se resserra. Seulement après qu’il eut pris quelques profondes inspirations parvint-il à dire : « Passe-moi le scénario pour que j’y jette un coup d’œil. »

Une fois que l’agente eut entendu ceci après avoir attendu pendant plusieurs minutes sans recevoir de réponse, elle avait presque commencé à remercier le ciel. Elle croyait que Lin Jian Yin lui aurait immédiatement arraché le scénario des mains pour le déchirer, avant de le lui jeter à la figure et de lui dire de ficher le camp… Habituellement, si les choses n’allaient pas comme il le voulait, le résultat se terminait de cette façon.

Cette agente ne pouvait pas s’empêcher de ressentir que ce caïd en face d’elle était de bonne humeur aujourd’hui. Elle se mit à se réjouir dans son cœur, mais n’osa pas négliger de bouger ses mains. Elle lui présenta un paquet de feuilles bien soignées et ordonnées si plat qu’on aurait juré que les feuilles avaient été repassées. L’agente n’oserait jamais oublier la mysophobie1 de Lin Jian Yin, puisque c’était une leçon qu’elle avait apprise à travers d’innombrables épisodes de sueur et de sang.

Lin Jian Yin prit le scénario et passa cinq autres minutes à contenir un ventre rempli de rage avant d’être en mesure de l’ouvrir.

Une fois que l’agente l’eut aperçu commencer à froncer des sourcils, elle sentit son cœur sombrer dans sa poitrine. Puis, en observant son visage devenir de plus en plus glacial de secondes en secondes, ainsi que le coin de sa bouche qui commençait à avoir un tic incessant comme ça arrivait dès qu’il était en colère, l’agente sut que cette fois-ci elle avait tout gâché. Il était même possible que ce soit pire que jamais auparavant.

Dire que, au départ, elle s’était réjouie de sa bonne fortune. Elle avait entretenu de grands espoirs alors qu’elle attendait avec impatience de rencontrer Lin Jian Yin, un chanteur dont on disait qu’il possédait une voix incomparable et rarement découverte, même en mille années. En plus d’être un chanteur talentueux, il possédait aussi un beau visage et était grand et svelte. C’était un tombeur, charmant presque toutes les femmes, depuis les adolescentes jusqu’à celles dans la cinquantaine. Durant les cinq années depuis qu’il avait fait ses débuts, sa renommée s’était élevée en conséquence, et maintenant son nom était devenu célèbre.

Elle s’était réjouie jusqu’à leur première rencontre, et là ses rêves s’étaient écroulés quand Lin Jian Yin avait déchiré son offre d’emploi, dû à une tache qui se trouvait dessus, et le lui avait jeté à la figure.

Lin Jian Yin n’avait jamais levé la main contre qui que ce soit, mais il était extrêmement doué pour réduire des objets en pièces. Il détruisait tout et n’importe quoi. Par exemple, si sa boisson était trop sucrée, il la jetait par terre ! Si le microphone n’était pas à la bonne taille pour sa main, il le fracassait ! S’il n’était pas satisfait des costumes, il les déchirait en morceaux, puis lançait les lambeaux sur le sol ! Par la plus grande des malchances, Lin Jian Yin possédait de bonnes capacités au combat, il était même ceinture noire de troisième dan au karaté. Si les ressorts du sofa s’étaient affaissés, il pouvait soulever le sofa pour le détruire !

Réduire en pièces des objets n’était pas le pire qui pouvait arriver. Au moins, Lin Jian Yin savait quand même ce qui pouvait être fracassé à la figure des gens, et ce qui était trop dur et les blesserait, et donc qui ne pouvait être que jeté sur le sol. À ce jour, l’agente n’avait encore jamais été blessée par quelque chose qu’il lui aurait lancé. Cependant, son cœur avait été blessé à plusieurs reprises.

La langue de vipère de Lin Jian Yin n’était pas quelque chose à laquelle n’importe qui voudrait être confronté. Pas étonnant que lorsqu’elle avait débuté son travail, la compagnie qui s’occupait du chanteur lui avait dit de ne jamais accepter d’émissions télévisées de débat ou d’émissions de variétés. En d’autres mots, hormis les conversations qui avaient déjà été prévues à l’avance, il ne fallait jamais laisser Lin Jian Yin avoir la chance d’exprimer son point de vue, ou les conséquences seraient tout simplement inimaginables…

« Hmph, hmph ! »

Lin Jian Yin lâcha deux rires glacials, et entreprit ensuite de lentement déchirer les pages du scénario une à une. C’est quoi ce drame complètement nul ? Même si je suis encore inexpérimenté dans le jeu d’acteur, même moi je peux dire que ce film est un véritable navet. Si tu attrapes la première personne au hasard dans la rue, et que tu lui demandes de cracher des absurdités, elle réussirait quand même à composer un drame romantique cent fois meilleur que celui-ci. C’est essentiellement juste un autre réalisateur à la con qui essaie de profiter de ma renommée !

Une fois que l’agente eut entendu ce rire glacial, elle fut si effrayée que des larmes se mirent à couler le long de ses joues. En voyant les lents et terrifiants gestes qu’il faisait en déchirant le scénario, ses jambes faiblirent. Ses yeux se posèrent sur la porte entrouverte, en espérant que quelqu’un viendrait pour la sauver. Cependant, l’aire de repos de Lin Jian Yin était un champ de mine célèbre. Hormis les personnes qui n’avaient pas d’autres choix que de venir se retrouver coincées dans les explosions, c’était généralement désert.

Lin Jian Yin déchirait le papier lentement, parce qu’il désirait totalement passer sa colère sur ce pauvre morceau de papier. Il déchiqueta complètement le scénario en une pile de bouts de papier, chaque bout pas plus gros que la taille de son ongle. Ce fut seulement à travers ce procédé ardu qu’il parvint à étouffer les flammes de fureur qui remplissaient son estomac.

Après avoir pris quelques profondes respirations, il réussit finalement à se calmer et à laisser sa rage s’apaiser. Il était même quelque peu ravi de lui-même, en pensant qu’il était, comme on pouvait s’y attendre, une personne au grand cœur, pour être en mesure de se calmer après une situation aussi enrageante.

Il tourna la tête avec l’intention de discuter du problème concernant le travail avec son agente… Mais, il n’y avait absolument personne à l’intérieur de la pièce, juste un courant d’air froid qui soufflait depuis la porte entrebâillée.

Où est-elle passée ? Ses yeux s’ouvrirent grands. Il n’arrivait pas à croire que son agente s’était en vérité… fait la malle « encore » une fois !?

Bordel ! Sa rare bonne humeur était à présent complètement partie, ses dents se serrèrent si fort qu’on pouvait les entendre grincer. Sans réfléchir, il balaya la table de son bras, en frappant toutes les offres d’emplois empilées sur celle-ci pour les renverser sur le plancher. Même après ça, Lin Jian Yin se sentait toujours comme s’il n’avait aucun moyen de donner libre cours à la colère qui bouillonnait à l’intérieur de lui. S’il avait su plus tôt qu’elle se serait quand même enfuie, dans ce cas il se serait contenté de lui faire des remontrances impitoyables sans se retenir ! Alors, il n’aurait pas eu besoin de se frustrer autant !

À ce moment-là, des sons de pas provinrent de derrière la porte. La bouche de Lin Jian Yin fut plus rapide que ses yeux. Sans même voir qui était au pas de la porte, il avait déjà commencé à réprimander la personne : « Tu as encore l’audace de revenir ? Ne parlons même pas du fait que tu aies accepté des offres d’emplois de façon aléatoire en tant qu’agente. Tu manques de confiance. Même les souris dans ma maison ont plus de cran que toi. Même si je te répétais quelque chose dix fois, tu ne comprendrais toujours pas. Même te le rappeler plusieurs centaines de fois reviendrait à s’adresser à un sourd. Sauf que même un sourd serait moins silencieux que toi ! Qu’est-ce que tu as à dire pour ta défense ? Tu n’arrives même pas à prononcer le moindre mot ! »

« Dis-moi ! Je suis vraiment si terrible ? »

La porte entrouverte s’ouvrit lentement, et un homme avec une aura paresseuse se tenait dans l’encadrement de la porte. Dans ses mains, il tenait même deux boissons, ainsi qu’un sac de plastique qui dégageait une odeur enivrante.

Lorsque Lin Jian Yin aperçut qui venait d’arriver, il resta stupéfait. Puis, un peu faiblement, il répondit : « Oh c’est toi, Bai Xue Chen. Je croyais que c’était mon agente. »

Bai Xue Chen haussa les épaules. Alors qu’il marchait dans sa direction, il souligna : « “Ex” agente, tu veux dire. Juste à l’instant, quand je l’ai croisée, elle pleurait en déclarant qu’elle quittait son emploi. »

Une fois que Lin Jian Yin eut entendu ça, son visage s’assombrit. Il semblerait qu’il doive encore faire en sorte que la compagnie lui trouve un autre agent. Bai Xue Chen déposa le repas tardif pendant qu’il secouait la tête, en souriant. « C’est la combientième ? La septième ou la huitième ? »

« La sixième », répondit Lin Jian Yin, en ouvrant simultanément le sac en plastique à la recherche de nourriture.

« Je parlais de ta petite amie. » Le sourire de Bai Xue Chen devint plus large.

En entendant ça, Lin Jian Yin baissa la tête, prétendant se concentrer sur sa nourriture. Se sentant un peu mal à l’aise, il le questionna sèchement : « Comment tu as su qu’on s’était séparés ? »

« Il se trouve que je l’ai aperçue dans la rue, avec les bras enveloppés autour de quelqu’un d’autre. » répondit indifféremment Bai Xue Chen. Il s’assit lui aussi et prit tranquillement sa propre part du repas. Alors qu’il ramassait la nourriture au hasard, il ne put s’empêcher de soupirer devant le mauvais tempérament de son bon ami.

« Tu devrais vraiment changer ce mauvais tempérament qui est le tien. Sinon, même si tu te trouves cent autres petites amies, elles vont toutes partir en étant fâchées. »

Pendant que Lin Jian Yin s’immergeait dans la nourriture, il renifla avec son nez. En quoi est-ce que mon tempérament est mauvais ? Il était même parvenu à le restreindre par la force un peu plus tôt.

« Tu possèdes simplement une langue acérée, mais tu es doux et gentil au fond de toi. Malgré tout, avant même que les gens puissent voir ton grand cœur, ils se sauvent tous effrayés par ta langue de vipère. » Bai Xue Chen  secoua la tête, impuissant. Peu importe de quelle façon il le conseillait, Lin Jian Yin refusait de changer. Ou peut-être, devrait-on dire, il était incapable de changer.

Lin Jian Yin avait toujours la tête baissée, ne disant pas un mot. Il ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu tourmenté. Le record d’effrayer huit petites amies et six agents n’était probablement pas quelque chose que quiconque apprécierait. Cependant, il ne pouvait vraiment pas contrôler cette bouche qui était la sienne. C’était presque comme si sa bouche était contrôlée par son système nerveux, exactement comme n’importe quelle autre fonction automatique de son corps tels les battements de son cœur, au lieu d’être gouvernée par son cerveau et sa raison.

« Prends-ça. »

Bai Xue Chen sortit nonchalamment une carte d’affaire. Lin Jian Yin observa la carte d’affaire qui avait un fond noir, des nuages blancs alignés sur les bords, et des caractères dorés en reliefs. Il la prit, encore un peu soupçonneux. Il fronça les sourcils en fixa la carte sur laquelle il n’y avait que trois mots.

« God n’ Devil ? »

« C’est une boutique d’antiquités. » Bai Xue Chen écarta simplement les bras, en signifiant que c’était tout ce qu’il y avait à savoir à ce sujet.

« Une boutique d’antiquités ? »

La voix de Lin Jian Yin monta d’un cran à la dernière syllabe. En quoi est-ce que mon problème est lié à une boutique d’antiquités ? Qu’est-ce qu’il y a d’autre d’écrit… Lin Jian Yin retourna la carte d’affaire, mais hormis les trois mots « God n’ Devil », il ne trouva rien dessus.

« Tu ne t’imagines quand même pas que… » commença Lin jian Yin à essayer de faire un petit rappel au type qui lui avait donné la carte.

« Hé, de toute façon, si tu n’essaies pas, comment tu le saurais ? » lui conseilla hâtivement Bai Xue Chen.

« Mais… »

« Tu as déjà vingt-huit ans. Même si tu n’es pas pressé de te marier, ta mère et ton père ont toujours voulu des petits-enfants. » Bai Xue Chen ne laissa même pas à Lin Jian Yin la chance de s’y opposer, donnant l’impression qu’il était en train de lui donner un conseil honnête et plein de bonnes intentions.

« Mais… »

« Ça suffit ! Même si tu ne crois en personne, tu pourrais au moins croire en moi, ton meilleur ami qui te connaît depuis l’école primaire ! » Bai Xue Chen arborait une expression qui insinuait « si tu l’oses, essayes de dire que tu ne crois pas en moi ».

« Bai. Xue. Chen. ! » gronda Lin Jian Yin à travers ses dents serrées.

Notes de bas de page

1 Mysophobie : Peur de la poussière ou de la saleté.

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