Romance RPG : Partie 6

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman originel en Chinois par : 御 我 (Yu Wo)


Part Six – traduit du chinois vers l’anglais par Doza[PR!]
Partie Six – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Après que le fil de mots se fût échappé de sa bouche, Lin Jian Yin réalisa qu’il venait en quelque sorte de réprimander quelqu’un encore une fois. Il referma immédiatement sa bouche, mais les paroles étaient déjà sorties. Même Bai Xue Chen secouait la tête, d’une manière qui indiquait que tout était terminé. De plus, la personne qui s’était faite réprimandée resta complètement stupéfaite pendant plusieurs minutes. Finalement, elle parvint à complètement digérer les paroles acerbes de Lin Jian Yin. Avec un visage calme, elle articula sur un ton monotone : « Je comprends à présent. Je ne m’habillerai plus de façon aussi inappropriée à l’avenir. »

« Ne lui en voulez pas. Jian Yin est fait comme ça. Il me réprimande même aussi régulièrement qu’il mange, alors il ne faut pas prendre ses mots à cœur. Il n’a aucune mauvaise intention. » Bai Xue Chen n’eut pas d’autre choix que de parler au nom de son meilleur ami, afin que Lin Jian Yin ne batte pas un nouveau record en faisant s’enfuir un autre agent deux jours de suite.

« Ça n’a aucune importance. » Il n’arrivait pas à dire si Ye Meng Ling n’était vraiment pas affectée, même si son expression était calme et son ton assez égal. Elle attrapa son sac et jeta son carnet de notes  à l’intérieur.

Lin Jian Yin fronça les sourcils et laissa échapper : « C’est miteux et de la couleur de la merde. Pourquoi est-ce qu’il existe des sacs de laines aussi laids ? »

« … » Bai Xue Chen fixa, bouche-bée, son meilleur ami qui « n’arrivait pas à prononcer un seul mot sympa ».

Lian Jian Yin sut également que sa bouche avait causé un autre désastre. L’embarras était inscrit sur tout son visage.

Ye Meng Ling se figea brièvement, mais son ton était étrangement plus enjoué. « Oh, je l’ai tricoté moi-même. Mon travail est probablement très mauvais. »

Elle tourna la tête pour sourire aux deux beaux jeunes hommes, mais ce sourire ne fit que faire grimper la chair de poule le long de leurs dos. Avec ce sourire, elle annonça : « Je suis désolée, je dois encore déposer des requêtes de chansons auprès de plusieurs compositeurs. M. Lin, veuillez ne pas oublier qu’il y a une émission de radio dans trois jours. Assurez-vous d’arriver tôt pour réviser le contenu du scénario. »

Après qu’elle eut fini de parler, Ye Meng Ling ramassa le sac qui avait été critiqué et décrit comme laid, puis marcha en direction de la porte de la loge à une vitesse anormalement brusque. Juste au moment où elle ouvrait la porte, Lin Jian Yin songea à quelque chose et lui rappela : « Hé, dans trois jours, ne soyez pas en retard. Je déteste particulièrement les gens qui sont en retard. »

Ye Meng Ling s’arrêta. Ensuite, elle se retourna et s’inclina très bas, en promettant en même temps : « Je comprends. Je serai définitivement à l’heure. »

Bai Xue Chen attendit jusqu’à-ce que Ye Meng Ling ait fermé la porte de la loge avant de commencer à taper des mains. Secouant la tête, il soupira : « Je te tire mon chapeau. Tu es vraiment le célèbre Lin Jian Yin, M. Lin le Hautain, qui possède une réputation dans le show business en tant que tueur d’agent. On dirait que le huitième agent est déjà imminent. »

Quand il entendit ça, le visage de Lin Jian Yin devint affreux. Lui aussi admirait les compétences de Ye Meng Ling pour gérer ses affaires, mais quand les mots sortaient de sa bouche, ils critiquaient toujours excessivement les autres. Peu importe à quel point il essayait de changer, il ne parvenait pas à se débarrasser de cette habitude. L’expression de Lin Jian Yin devint vexée, mais de sa bouche provinrent : « Qu’est-ce que je pouvais y faire ? Qui l’a laissée mettre ces vêtements hideux ? Ne rejette pas la faute sur moi. Toi non plus tu ne pouvais pas le supporter, pas vrai ? »

« Je ne pouvais pas le supporter, mais je n’aurais rien dit. » Bai Xue Chen leva un sourcil et l’embêta : «  Tu es trop direct. Les mots doivent êtres polis, polis, tu comprends ? Même si c’est vraiment affreux, tu dois dire que le blanc n’est pas dans les tendances de mode de cette année, et tu fais en sorte qu’elle change pour une tenue plus colorée. Ou tu pourrais dire : “La beauté au naturel est populaire cette année. Vous n’avez pas besoin de mettre du maquillage aussi pâle…” Pour faire court, tu ne peux pas lui dire qu’elle est laide aussi directement ! »

« Qui pourrait être aussi artificiel que toi ? Quand c’est laid, c’est laid ! » s’exclama Lin Jian Yin.

La porte de la loge s’ouvrit lentement, et les deux hommes se tournèrent à l’unisson pour regarder. La silhouette fantomatique de Ye Meng Ling se tenait dans l’embrasure de la porte. Elle expliqua calmement : « J’ai oublié mon stylo. »

Les deux hommes affichaient le même air embarrassé tandis qu’ils observaient Ye Meng Ling entrer en marchant. Elle ramassa le stylo qu’elle avait placé sur la table et marcha ensuite vers la porte encore une fois. Alors qu’elle dépassait Lin Jian Yin, elle tourna la tête et articula avec un faible sourire : « Vous avez raison, quand c’est laid, c’est laid. »

Les yeux de Lin Jian Yin s’agrandirent. Celui-ci n’arrivait pas à dire si elle était sincère ou sarcastique.

Ye Meng Ling ne fournit pas d’explication, et la porte se referma lentement derrière sa silhouette solitaire.

Ils restèrent silencieux pendant un long moment. Puis, Bai Xue Chen ouvrit la bouche pour demander : « Est-ce que tu veux appeler l’agence pour qu’ils t’en envoient un autre ? »

« Tu peux bien parler ! » Lin Jian Yin était si furieux que son visage et son cou étaient rouges. « C’est entièrement ta faute ! Tout à l’heure, elle n’était pas encore aussi en colère. »

« Hé, hé, ne fais pas preuve de mauvaise foi. Je n’avais aucune idée qu’elle allait subitement revenir. Peu importe sous quel angle tu le regardes, c’est toi qui l’a blessée le plus, non ? » soutint Bai Xue Chen en levant la voix.

« Tu crois !? Quand elle va s’enfuir à son tour, tu me devras de quoi casser la croûte en fin de soirée pour toute une année. » Quand il parla des casse-croûtes de fin de soirée, Lin Jian Yin se remémora brusquement les événements de la nuit précédentes, et son tempérament explosa. « C’est vrai ! C’était toi… Pourquoi tu ne m’as pas dit, hier, que cette boutique d’antiquités, God’n Devil, se trouve en haut ? »

« En haut ? » Bai Xue Chen cligna des yeux. Il eut l’air de vouloir dire quelque chose, mais hésita.

« Ouais, au cinquante-et-unième étage », répondit Lin Jian Yin.

Bai Xue Chen ne donna pas l’impression de vouloir rester sur ce sujet. Il se contenta de hausser les épaules et affirma : « J’ai oublié. »

La réponse nonchalante de Bai Xue Chen irrita encore plus Lin Jian Yin. Il sauta sur ses pieds, planta son index sur le bout du nez de Bai Xue Chen et cria : « C’est entièrement ta faute ! Est-ce que tu sais ce que j’ai acheté à cette boutique d’antiquité hier ? C’est la console Nintendo avec laquelle je jouais quand j’étais gosse ! Ridicule ! J’ai en fait payé pour acheter mes propres affaires. J’ai payé pour, payé pour… »

Étrange, est-ce que j’ai payé pour l’obtenir ? Lin Jian Yin fronça les sourcils tandis qu’il réfléchissait, mais il ne se rappelait pas d’avoir payé le moindre sous. Toutefois, le propriétaire ne lui avait-il pas affirmé que la cartouche de jeu lui avait été vendue à grand rabais ? Maintenant, comment est-ce qu’il pouvait expliquer ça ?

« Tu as payé combien ? » demanda Bai Xue Chen nerveusement, et ensuite il songea à quelque chose puis ajouta : « Tu as rencontré God Charity ? »

« En effet. Ne me dis pas qu’il y en a d’autres ? » lui répondit Lin Jian Yin, confus.

Bai Xue Chen hésita, puis expliqua vaguement : « Oh, il y a un autre propriétaire. Cette personne n’est pas très sympa. C’est une bonne chose que tu aies rencontré God Charity. Il ne profitera pas de toi. »

« Ne parlons plus de ça. Puisque tu as obtenu quelque chose, tu t’en es déjà servi ? » s’enquit curieusement Bai Xue Chen.

« Le jeu ? J’y ai joué. Mais, je me suis endormi pendant que j’y jouais. Je ne me souviens pas non plus quand je me suis endormi. » Lin Jian Yin était incertain. La nuit dernière, avait-il réellement joué au jeu, ou n’était-ce qu’un rêve ?

« Oh. » Un sourire traversa le visage de Bai Xue Chen.

Cependant, Lin Jian Yin continuait de réfléchir. Est-ce que cette Mademoiselle Cent Points Hmph existe vraiment ou pas ?

 

 

Après que Lin Jian Yin eut usé de sa langue de vipère pour réprimander férocement Bai Xue Chen et lui eut extorqué un somptueux repas français, il retourna à la maison vers trois heures de l’après-midi. Juste au moment où il mettait le pied dans sa chambre, il entendit un étrangement bip sonore en provenance du salon.

Oh non, est-ce que j’ai oublié d’éteindre un appareil électrique ? Comme Lin Jian Yin marmonnait anxieusement, il retira en vitesse ses chaussures, puis se précipita dans le salon pour chercher ce qui faisait ce bruit. La télévision était éteinte. Les enceintes n’étaient pas allumées. L’air climatisé n’était pas en fonction. La machine à café était également intacte. Dans ce cas, qu’est-ce c’est ?

Lin Jian Yin fronça les sourcils. Puis, dans un élan d’intuition, il regarda le plancher où il avait négligemment laissé la console Nintendo. Une lumière bleue brillait sur la cartouche insérée. Lin Jian Yin écouta avec soin et, certainement, le bip sonore provenait du Nintendo. Lin Jian Yin fixa du regard la console sur le sol. Il ne parvenait vraiment pas à se rappeler. Cette console Nintendo, est-ce qu’elle émettait des bips sonores lorsque j’y jouais quand j’étais gosse ?

« Qu’est-ce qui te prend de faire des bips ? Tu es en train de me dire de jouer avec toi ? » Lin Jian Yin fronça les sourcils tandis qu’il observait l’objet. C’était un rêve ou c’était pour de vrai ? Est-ce que Mademoiselle Cent Points existe véritablement ?

Lin Jian Yin s’assit à nouveau en tailleur sans y penser davantage. Après avoir allumé la télévision, ce même vortex apparut devant ses yeux. Il se sentit étrange et ferma simplement les yeux. Après qu’un laps de temps inconnu se soit écoulé, il songea, Le vortex devrait avoir disparu maintenant, pas vrai ?

Lin Jian Yin rouvrit lentement les yeux. Un paysage vert et luxuriant accueillit son regard. Une brise douce le dépassa en soufflant, et les pointes agitées des longues herbes de la prairie révélaient les petites fleurs blanches cachées sous elles. Quelques nuages flottaient à travers le ciel azure brillant. Tout, devant ses yeux, ressemblait à un décor de contes de fée.

« Les belles choses sont toujours plus populaires. »

Lin Jian Yin se figea. Le son semblait provenir de derrière lui, mais juste au moment où il pensa à se retourner pour regarder, il se rappela qu’il n’avait pas de tête ! Plongeant son regard vers le bas, il s’aperçut qu’il était maintenant fermement planté dans l’herbe. Inutile de mentionner l’idée de tourner la « tête » ; il ne pouvait même pas bouger son corps.

« Mais, je n’ai aucun droit de dire ça non plus. Si le paysage sous mes yeux était vraiment laid, est-ce que je continuerais de jouer à ce jeu ?

« Je juge également la beauté et la laideur des autres. De quel droit est-ce que je peux affirmer que les autres ont tort de juger la mienne ? »

Lin Jian Yin écouta attentivement. Cette voix avait l’air d’appartenir à la Mademoiselle Cent Points d’hier, hormis que, comparée à hier quand elle était timide au départ mais qu’elle était devenue assurée par la suite, elle semblait être très triste en ce moment. Malgré le fait qu’il savait qu’écouter en douce le monologue d’une personne était mal, il ne pouvait pas s’empêcher de vouloir entendre ses sentiments.

« Parce que son petit ami est tombé amoureux d’une beauté fatale et qu’elle-même s’est fait jeter, elle cessa de croire en l’amour et ne se donna plus la peine de soigner son apparence… Soupir, même les histoires d’amour les plus ringardes ne seraient plus écrites de cette façon, n’est-ce pas ? »

Effectivement, elles ne le sont plus. Lin Jian Yin hocha la tête. Bien entendu, ce soi-disant hochement de tête n’était que deux grands yeux se balançant de haut en bas.

Pendant un certain temps, le silence se fit entendre derrière lui. Puis, Mademoiselle Cent Points commença à jurer dans sa barbe : « Stupide épée ! Saleté d’épée puante ! Espèce de sale épée pourrie ! Pourquoi est-ce que tes yeux et ta bouche n’ont pas encore poussé ? Ne me dis pas que je suis censée partir à la recherche du prince et le demander en mariage toute seule ? Comme si j’allais y parvenir ! »

« Tu as raison, si tu demandes le prince en mariage dans une tenue aussi horrible, le seul endroit où tu y parviendrais réellement serait en enfer ! » Lin Jian Yin ne put se retenir de se moquer d’elle.

Le silence s’éleva à nouveau dans son dos, Lin Jian Yin ressentit un léger sentiment de malaise au sujet du silence de la personne derrière lui. Comme il s’y attendait, il se fit ramasser par Mademoiselle Cent Points, qui le fixait d’un regard sombre et glacial. Son indice de colère semblait même encore plus haut qu’il ne l’avait été hier quand elle lui avait donné le nom « Le Plus Grand Enfoiré Au Monde ».

« Depuis combien de temps est-ce que tu écoutais ? »

Lin Jian Yin cligna des yeux innocemment. « Pas très longtemps. »

Mademoiselle Cent Points le traîna sans dire quoi que ce soit. Quand Lin Jian Yin remarqua qu’il y avait un petit cours d’eau au-devant, il fut tout sauf rassuré. Assez certainement, Mademoiselle Cent Points le tint de façon précaire avec ses deux doigts, le cours d’eau s’écoulant rapidement à moins de cinq centimètres en-dessous de lui. Gentiment, elle réitéra sa question.

« Depuis combien de temps ? »

Lin Jian Yin observa l’eau qui s’écoulait en-dessous de lui. Le cours d’eau semblait très froid. Il répondit honnêtement : « Depuis la partie à propos du paysage qui était très beau. »

« Oh. » La fille eut l’air très calme. Elle sortit son mouchoir de sa poche et dit avec un sourire : « Tu es un peu sale. Je vais te donner un bon coup de chiffon. »

Un coup de chiffon ? Lin Jian Yin n’eut pas le temps de s’y opposer avant que son entière personne – on devrait dire l’épée toute entière – ne soit plongée dans le cours d’eau. Puis, une main élancée frotta férocement la lame de l’épée avec le mouchoir, n’épargnant même pas ses yeux et sa bouche. C’était si douloureux qu’il devait les fermer pour l’endurer. Toutefois, il découvrit alors quelque chose d’extrêmement troublant.

Il ne pouvait pas respirer… Mon Dieu ! Techniquement parlant, il était une épée, alors pourquoi est-ce qu’il avait tout de même besoin de respirer ? Néanmoins, dans cette situation, des bulles s’échappaient continuellement de sa bouche. La souffrance provoquée par la suffocation augmentait rapidement, et il ne pouvait pas s’empêcher de lutter désespérément. Il voulait que Mademoiselle Cent Points réalise qu’il avait besoin de respirer, mais malheureusement elle était présentement en train de fulminer et ne remarqua rien d’étrange chez lui. Plus Lin Jian Yin luttait, plus elle l’enfonçait profondément et durement dans le cours d’eau.

Bientôt, il ne fut plus en mesure de souffler de bulles hors de sa bouche, et la scène devant ses yeux devint graduellement plus sombre. Tandis que sa conscience s’estompait lentement, Lin Jian Yin songea avec accablement, Je vais probablement devenir la première épée de l’histoire à s’être noyée.

Leave a Reply