Romance RPG – Partie 18

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Eighteen – traduit du chinois à l’anglais par Minna[PR!]
Partie Dix-Huit – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

L’Épée-Fantôme, qui lui avait déjà dit de changer de nombreuses fois, applaudit silencieusement quand il entendit Meng prendre une si grande décision par elle-même.

« Mais… » Meng se sentit un peu hésitante. « Qu’est-ce que je dois réellement faire pour devenir belle ? »

L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher de vouloir se servir de sa main pour se frapper le front, mais malheureusement une telle action serait vraiment trop difficile à exécuter pour une épée sans mains et sans tête. Il pouvait seulement cligner des yeux pour exprimer son impuissance. En même temps, il avait déjà décidé qu’il aiderait Meng. Il allait l’aider à complètement changer son image. Après tout, elle était aussi son agente très compétente. Par ailleurs, l’Épée-Fantôme avait un minuscule motif égoïste. Aider à changer son image lui ferait du bien aux yeux. Une femme belle serait toujours plus agréable à regarder qu’une femme fantôme ou une tante.

« Tes cheveux », gronda l’Épée-Fantôme. « Raidis d’abord tes cheveux ! »

« Raidir mes cheveux ? » Meng cligna des yeux. Ces trois mots lui semblaient vraiment familiers. Se pourrait-il que les cheveux raides me conviennent vraiment plus ? Elle toucha ses cheveux bouclés.

L’Épée-Fantôme essaya très dur de la presser : « Dépêche-toi, retourne en ville. Il doit certainement y avoir un salon de beauté là-bas. »

En voyant l’impatience de l’Épée-Fantôme, Meng ne put se retenir de rire et de ressentir de la chaleur dans son cœur en même temps. Cette épée l’aidait toujours sans aucune hésitation, en étant souvent encore plus anxieux qu’elle ne l’était. Même si l’Épée-Fantôme avait une langue acérée et que ses paroles étaient souvent comme des épées lui lacérant le cœur les unes après les autres, il était véritablement inquiet pour elle et sincère au sujet de l’aider à changer.

« D’accord, d’accord,  je suis déjà en train de marcher, non ? » Meng rigola et marcha en avant.

« Dépêche-toi, tu marches trop lentement. Est-ce que tu as mangé ? C’est comme si tu n’avais pas l’énergie pour marcher ! » continua à crier l’Épée-Fantôme.

« Je vais déjà très vite. Sinon, et si tu te faisais pousser des pieds et marchais par toi-même ? » rétorqua furieusement Meng.

Après sa réplique, l’Épée-Fantôme pouvait seulement maugréer : « Si je pouvais me faire pousser quelque chose, alors ça devrait au moins être une paire d’ailes. Qui voudrait se faire pousser des pieds ? Une épée avec une paire de pieds, ce serait carrément hideux. »

Meng leva les yeux et ne put s’empêcher de déclarer : « Tu crois qu’une épée ayant deux yeux et une bouche a l’air belle ? Ne t’inquiète pas, tu ne pourrais pas être plus laid que tu ne l’es déjà. »

« Hé… »

Meng se dirigea furtivement jusqu’à… l’arbre adjacent au salon de beauté. Tandis qu’elle se cachait derrière l’arbre et jetait secrètement un coup d’œil, elle put entendre des filles en train de rire à l’intérieur. De temps en temps, une ou deux filles sortaient tout en discutant de la façon dont leurs cheveux avait été coiffés pour la journée, ou à quel point leurs ongles avait bien été faits.

Meng déglutit et demanda : « Je dois vraiment aller à l’intérieur ? »

« Duh, dépêche-toi d’entrer. »

Meng trembla un instant, mais se souvenant de sa détermination renouvelée, elle s’éloigna de l’arbre de manière résolue, tira l’épée derrière elle, et utilisa l’Épée-Fantôme pour rassembler son courage.

« Bien, bien ! Voilà la bonne attitude », annonça l’Épée-Fantôme. « Une femme qui entre dans un salon de beauté est comme un homme pénétrant sur le champ de bataille. Allons-y ! Tue-les ! »

Comme Meng débordait de confiance, elle s’écria avec une envie de meurtre : « Tuons-les ! »

L’épée à la main, elle se précipita vers le salon de beauté, et elle ouvrit la porte du salon d’un coup de pied donné avec force. La porte alla immédiatement frapper le mur avec un bang énorme. Toutes les personnes à l’intérieur se figèrent. Un apprenti-coiffeur qui était en train de sécher les cheveux d’un client tint distraitement le séchoir dans sa main, et continua à sécher les cheveux du client sans s’arrêter. Le client, dont les cheveux se faisaient sécher, fut pris au dépourvu et ne remarqua pas la chaleur excessive. Une jeune apprentie, qui versait du thé pour les clients, s’immobilisa, ne réalisant pas que l’eau débordait déjà. Un coiffeur, qui coupait des cheveux, avait rassemblé une poignée de cheveux et avec quelques coupe, coupe, coupe, les coupa plus de dix fois.

Se rendant compte que l’attention de tout le salon était sur elle, Meng en fut choquée au point de trembler. Même sa voix restait coincée. Elle ne put qu’expliquer en tremblant : « Je suis venue pour, venue pour… »

Après avoir répété les deux mots « venue pour » une dizaine de fois, elle était toujours bloquée à « venue ».

Les gens à l’intérieur furent effrayés à mort par les deux mots « venue pour ». Mais, pour quoi donc est-elle venue ?

« Nous cambrioler ? » proposa le coiffeur tout en tremblotant.

Meng secoua vigoureusement la tête.

« Vous venger ? » Le garçon qui faisait un brushing afficha une expression terrifiée.

Meng agita la main avec forcer pour le nier.

« Alors, pour quoi est-ce que vous êtes venue ici ? » hurla tout le monde à l’unisson.

Meng était tellement intimidée qu’elle jeta même l’épée au sol. Avec les deux yeux qui lui tournaient et ses épaules tremblantes, elle murmura : « Être emb-bellie. »

« … »

 

 

Hahahaha, haha… Bai Xue Chen rigolait si fort qu’il devait s’accrocher au comptoir. Comment un voyage pour s’embellir peut-il tourner en vol à main armée d’un couteau ? Il allait vraiment mourir de rire à cause de ces deux clowns.

Lin Jian Yin, qui était à côté de lui, affichait une mine sombre. Furieux au point d’en faire grincer ses dents, il dévisagea Bai Xue Chen, dont le rire ne prenait jamais fin.

« Après ça, je ne sais pas combien de fois nous nous sommes excusés avant que les employés du salon soient d’accord pour lui coiffer les cheveux. J’ai attendu et attendu à côté d’elle et me suis endormi sans le remarquer. Quand je me suis réveillé, c’était déjà le matin. » Lin Jian Yin se sentit un peu impuissant. À cause de cette console Nintendo, le canapé dans le salon était devenu son lit depuis déjà plusieurs jours.

Bai Xue Chen lui rappela : « Mais si tu aidais Meng à changer seulement dans le jeu, ça ne veut pas nécessairement dire que Ye Meng Ling va changer dans la vie réelle, pas vrai ? »

« Non ! » Lin Jian Yin secoua la tête et affirma avec une certitude absolue : « Elle va changer. Elle n’est pas le genre de personne qui ne fait que parler et n’agit pas. »

Bai Xue Chen ne put se retenir de sourire mais, du point de vue de Lin Jian Yin, ce sourire eut l’air très bizarre. Il demanda prudemment : « Qu’est-ce qui te fait sourire ? »

« Rien. » Bai Xue Chen révéla une expression innocente. « C’est juste que je me disais que tu la comprenais bien. Elle est en fait venue dans ce magasin avant toi… et elle avait les cheveux raides. »

« Elle est venue ici avant moi ? » Lin Jian Yin était surpris et se hâta de le questionner : « Pourquoi est-elle venue ici ? Elle ne s’était pas enfuie en colère, hier ? »

« Elle est venue pour voir Yue Lan. Elles ont toutes les deux agi secrètement. Je ne sais pas de quoi elles ont parlé, mais elles ont dit qu’elles voulaient aller acheter des vêtements et sont sorties. »

Lin Jian Yin se sentit un peu heureux. « C’est bon à entendre. Elle a vraiment raidi ses cheveux, et elle achète également de nouveaux vêtements. On dirait qu’elle est sérieuse à propos de changer. »

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