Romance RPG : Partie 23

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-three – traduit du chinois vers l’anglais par Minna[PR!]
Partie Vingt-trois – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Il ne sembla pas vraiment beaucoup se soucier du prix de la robe. Quand Édouard agita négligemment la main, les deux personnes derrière lui sortirent immédiatement un portefeuille et se dirigèrent vers le commis du magasin. Quand elle comprit qu’il était réellement sur le point de payer pour elle, Meng cria haut et fort : « Attendez ! Que faîtes-vous ? »

Surpris, Édouard répondit après en avoir débattu intérieurement : « Je crois que… À mon avis, il est très impoli de laisser une demoiselle payer, alors vous ne devriez pas vous inquiéter des frais de la robe. Il suffit d’accepter ce présent à titre de compensation pour ne pas avoir été en mesure de vous accueillir comme il se doit la dernière fois. »

« Vous ne pouvez pas faire ça ! » refusa rapidement Meng.

« Meng ? » L’Épée-Fantôme n’aurait jamais imaginé que Meng saboterait la manigance qu’il avait orchestrée avec soin. La robe était déjà à portée de main en plus.

Mais, Meng était très déterminée. « C’est ma toute première robe, donc je veux l’acheter moi-même. Je ne veux pas que ce soit une sorte de petite compensation. »

L’Épée-Fantôme fut pris au dépourvu. « Mais, nous ne disposons pas d’assez d’argent. »

« Nous allons revenir ici demain matin et demander au patron de me laisser travailler ici, afin que je puisse compenser l’argent. Je veux le gagner moi-même. » Meng semblait être très décidée et ne laissait aucune place à la discussion.

L’Épée-Fantôme, qui était habitué au manque d’opinion de Meng, était sérieusement surpris par sa détermination cette fois. Qui aurait songé que Meng serait si persistante pour ce genre de chose, tout ça parce qu’il s’agirait de sa toute première robe, et qu’elle voudrait l’acheter elle-même ? Toutefois, l’Épée-Fantôme se sentait incapable de la réprimander. Bien au contraire, il appréciait cette façon de penser.

« Vraiment ? » Que quelqu’un refusât ses cadeaux semblait également être une première pour Édouard. Ça ne le dérangeait pas. À l’inverse, c’était une nouveauté pour lui.

Meng acquiesça.

Édouard afficha un sourire éclatant. « Sur cette note, je vous souhaite de passer un agréable moment au travail. Je reviendrai quelques autres fois. J’espère vous rencontrer ici à nouveau. »

En apercevant le sourire radieux d’Édouard, Meng avait depuis longtemps gelé sur place et ne put que hocher la tête lentement. En même temps, elle pensa pour elle-même, Si seulement une certaine personne me souriait comme ça…

Le vendeur déclara de façon exagérée : « Si même Votre Altesse le dit, d’accord, d’accord, vous pouvez travailler ici afin de payer la robe. Je suis sûr que même le patron n’oserait pas aller contre la volonté du prince. »

Quand elle entendit qu’elle avait été embauchée, Meng fut tellement heureuse qu’elle jeta l’Épée-Fantôme dans les airs et s’écria joyeusement : « C’est génial ! »

« Hé, hé, hé, toi, la femme laide, que crois-tu que je sois ? Je suis une épée ! Fais attention, ou tu vas te couper la main ! » cria l’Épée-Fantôme avec inquiétude. Dans son cœur, cependant, il était heureux pour Meng.

Après l’avertissement, les yeux de Meng s’élargirent, et elle regarda l’épée tomber. Elle ne l’attrapa pas, mais poussa un cri perçant et l’esquiva, laissant l’Épée-Fantôme aller s’écraser sur le sol. Un bruit métallique retentit dans la salle. Comme il glapissait de douleur, il lâcha, les dents serrées : « Espèce d’empotée ! »

Meng le ramassa rapidement et lui présenta ses excuses à l’infini, mais l’Épée-Fantôme était si en colère qu’il ne voulait pas lui pardonner.

À côté, Édouard souriait joyeusement.

 

 

Le visage solennel, Meng tint l’épée, tandis que deux hommes se tenaient à côté d’elle en arborant la même expression sérieuse. Leur attention était focalisée sur la même chose. Meng inspira profondément et, après avoir rassemblé toute son attention, l’épée dans sa main glissa en une ligne droite et précise. Un long bruit de déchirure put être entendu, et des expressions heureuses apparurent sur le visage des deux hommes à ses côtés.

Des gouttes de sueur coulèrent le long du visage de Meng, et ensuite les hommes lui donnèrent rapidement une serviette avec laquelle elle pourrait essuyer sa sueur. Les mouvements de Meng devinrent de plus en plus rapides. Seule l’image rémanente de l’épée pouvait être aperçue, le bruit de déchirure semblait ne jamais en finir.

Enfin, elle mit lentement son épée de côté, et sa bouche s’étira en un sourire satisfait, comme les deux hommes se réunissaient pour jeter un coup d’œil.

« Excellent ! Le tissu a été coupé proprement et avec précision, même mieux que s’il avait été découpé avec mes ciseaux en or », affirma le patron avec des éloges incessants.

Le vendeur renchérit avec ses compliments lui aussi. « Incroyable. Vous coupez exactement le long des lignes dessinées par le patron. Même si je fais cela depuis de nombreuses années, je ne pourrais pas forcément m’y prendre mieux que vous. »

Meng baissa la tête, gênée par les nombreux compliments. L’Épée-Fantôme ouvrit également les yeux et s’exclama fièrement : « C’est parce que je suis très tranchant ! »

« Ah, je vois que Prince Édouard est arrivé », annonça joyeusement l’employé du magasin. En même temps, il échangea un regard complice avec le patron.

« Si tôt ? » Surprise, Meng tourna la tête, mais il n’y avait personne en vue. Se retournant, elle remarqua que le patron et le commis réprimaient leur fou rire.

« Imbécile. »

L’Épée-Fantôme ne put s’abstenir de grommeler. Il était très contrarié par le fait que Meng tournait précipitamment la tête dès que le nom d’Édouard était mentionné.

« Meng. » La voix d’Édouard retentit réellement derrière Meng cette fois.

En se retournant avec un peu de stupéfaction, Meng vit le sourire parfait d’Édouard juste sous ses yeux. Elle demanda, stupéfaite : « Pourquoi êtes-vous là si tôt aujourd’hui ? »

Le sourire d’Édouard devint encore plus radieux. « J’ai terminé mon travail plus tôt que d’habitude, parce que je voulais venir ici le plus vite possible. »

« Oh. » Meng baissa la tête avec timidité et continua de découper son tissu, mais elle ne remarqua pas qu’elle était en train de couper celui-ci en lambeaux.

Édouard se pencha également sur la pile de tissus avec un sourire joyeux. De plus, lorsque l’objet ne put plus être coupé en d’autres morceaux, il en saisit un autre et le déposa devant elle, de sorte que Meng pourrait continuer de déchirer le tissu en lambeaux, sans prêter attention à ce qu’elle était en train de faire.

« Aïe. » Un moment d’inattention fit qu’elle oublia de protéger les yeux et la bouche de l’Épée-Fantôme. Il cogna directement contre la surface de la table. Cependant, Meng ne remarqua évidemment pas le gémissement de celui-ci.

« Vous devez venir au bal », Édouard ne put s’empêcher de rappeler à Meng.

« D’accord… »

Même si Meng devenait de plus en plus timide avec la tête baissée, l’Épée-Fantôme, qu’elle tenait toujours à la main, pouvait tout voir très clairement. En fait, il devrait être heureux que Meng eût capté l’attention du prince — c’était pratiquement un miracle — et, pourtant, il était assurément malheureux. Que Meng fût dans la lune le rendait malheureux. Son visage rougissant le rendait malheureux. Chaque mot employé par Meng pour répondre à Édouard le rendait malheureux !

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