Romance RPG : Partie 27

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-seven – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-sept – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Marisa révéla un sourire excité et acquiesça d’un signe de tête.

Une fois que le duc Biggs eût terminé de donner ses instructions à sa fille, il prit la direction que le prince et Meng avaient empruntée en partant. Et, en effet, peu de temps ensuite, Meng fut la première à revenir, seule. Elle avait l’air quelque peu étourdie. Il n’était pas très surprenant qu’elle soit encore légèrement dans la lune après avoir dansé avec un prince parmi les fleurs et sous le clair de lune. C’était simplement une scène qui ne pouvait se dérouler que dans un rêve.

« Hé ! » Marisa salua froidement Meng.

Meng recouvra brusquement ses esprits et jeta un regard étrange à Marisa. « Quelque chose ne va pas ? »

« Tiens-tu à récupérer cette épée ? » Marisa révéla un sourire plein de mauvaises intentions.

Mon épée ! Meng chercha immédiatement l’Épée-Fantôme des yeux, mais le garde à qui elle l’avait confié avait disparu. Meng était affolée. À cet instant, elle devina que c’était l’œuvre de Marisa. Réprimant sa colère, elle demanda : « Où est mon épée ? »

« Si tu veux la récupérer, dans ce cas suis-moi. » Dès qu’elle eût fini de parler, elle ne daigna plus regarder Meng, puis sa silhouette gracieuse, dansante et désintéressée s’éloigna.

Bien qu’elle sût que Marisa n’arborait aucune bonne intention, elle n’eut pas d’autre option que de la suivre. Il se pouvait réellement que l’Épée-Fantôme se trouve entre ses mains, mais il était également possible que les menaces de Marisa ne soient que du vent, ce que Meng espérait secrètement. Être menacée verbalement était déplaisant, mais au moins ça n’aurait pas de graves conséquences. De plus, elle ne croyait pas que des insultes proférées par une demoiselle telle que Marisa puissent s’avérer être si horribles. Sans doute qu’elles ne seraient même pas à moitié moins aussi désagréables à écouter que les réprimandes de l’Épée-Fantôme.

Meng suivit Marisa tout le long du chemin. Enfin, elles arrivèrent à la cuisine. À l’extérieur de la pièce se tenaient deux gardes, mais il n’avait pas l’air d’y avoir âme qui vive à l’intérieur. Meng ne put s’empêcher de se sentir un tantinet effrayée. Cependant, elle fut en mesure de voir à travers la porte entrouverte qu’une épée semblait reposer sur la table. Meng serra le poing. Elle ne pouvait pas abandonner l’Épée-Fantôme quoi qu’il advienne.

Elle venait tout juste de s’approcher de l’encadrement de la porte lorsqu’elle entendit l’Épée-Fantôme rugir : « Meng ! N’entre pas ! Une fois à l’intérieur, nous allons mourir tous les deux ! Sauve-toi vite ! Va retrouver Édouard. »

Meng poussa un cri de surprise. À ce moment-là, Marisa se retourna, le visage glacial et cruel. Meng prit vite une décision. Ce que l’Épée-Fantôme avait dit était vrai. Rester ne mènerait qu’à leur mort à tous les deux. Seul Édouard avait le pouvoir de les sauver. Tout de suite, Meng se retourna pour partir, mais les deux gardes avaient l’intention de l’attraper. Meng donna un vicieux coup de pied dans l’entrejambe d’un des gardes. Saisissant sa chance pendant qu’il gémissait de douleur avec les jambes croisées, Meng s’enfuit en courant.

« Vite ! Dépêchez-vous de la capturer ! Ne la laissez pas rejoindre le prince ! » s’écria furieusement Marisa. Cinq ou six gardes surgirent de tous les côtés et se joignirent à la chasse.

Toutefois, Marisa ne les accompagna pas. Elle calma sa respiration et retourna dans la cuisine. L’Épée-Fantôme était étendu sur la table. Le bout de tissu, qui avait à l’origine servi à le bâillonner, avait été déchiré à coups de dents.

« Malgré le fait que tu ne sois qu’une misérable épée, tu es plutôt loyal », déclara doucement Marisa.

L’Épée-Fantôme ne présuma pas qu’il s’agissait d’un compliment. En fait, n’importe qui pouvait voir, à travers les traits déformés de Marisa, comment elle se sentait réellement. L’Épée-Fantôme pouvait seulement espérer que Meng retrouverait Édouard à temps. Si cette dernière se faisait capturer par cette femme, l’Épée-Fantôme n’osait même pas imaginer quel destin funeste s’abattrait sur elle.

Marisa ramassa l’épée et marcha, pas à pas, jusqu’à la fournaise qui brûlait brillamment. L’Épée-Fantôme sentit également que son dos le chauffait de plus en plus. Avec un tremblement dans la voix, il s’enquit : « Qu’est-ce que tu fabriques ? »

« Ce que je fais ? » Marisa révéla un sourire. Elle répondit innocemment : « Rien du tout ! Mes mains ont simplement glissé par mégarde, c’est tout. »

Une fois qu’elle eût terminé de parler, elle jeta impitoyablement l’épée dans la fournaise. Les flammes flamboyantes engouffrèrent sur-le-champ l’Épée-Fantôme…

 

 

Lin Jian Yin tenta tant bien que mal de se lever, mais il n’avait pas encore repris tous ses esprits.

« Jian Yin, Jian Yin, est-ce que ça va ? »

Lin Jian Yin ouvrit les yeux pour voir que la personne qui hurlait anxieusement son nom devant lui était Bai Xue Chen. À côté de lui se tenait Yue Lan. Aussi, sur la table reposaient plusieurs petits et grands paquets de nourriture à l’odeur alléchante, visiblement apportés pour servir de collation de minuit.

Lin Jian Yin ne se donna même pas la peine de saluer Bai Xue Chen. Il se dépêcha de tourner la tête pour jeter un coup d’œil à la télévision qui montrait le personnage d’une fille qui se cachait à l’intérieur d’un pot de fleurs, n’osant pas bouger. Pas très loin, des gens la cherchaient partout.

C’était comme si Lin Jian Yin était capable de voir l’expression terrifiée de cette fille. Même les larmes sur son visage étaient extraordinairement claires. Il hurla encore et encore avec peur : « Meng. Meng. Elle est en danger. Je dois vite aller la sauver. Je dois… »

« Jian Yin, calme-toi ! » Bai Xue Chen était sous le choc. Il regarda le jeu sur l’écran. Peu importe sous quel angle il l’examinait, la scène ressemblait à un jeu nintendo régulier avec une image faite de pixels et des personnages de type mini Super Mario Bros.

Après s’être fait crier dessus comme ça, Lin Jian Yin regarda Bai Xue Chen d’un air ahuri pendant plusieurs secondes et retrouva enfin ses esprits. Il se donna une claque sur la tête et, après avoir pris de nombreuses inspirations, il récupéra suffisamment son souffle pour déclarer : « C’est vrai. Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Ce n’est qu’un jeu. Dans le pire des cas, ce sera GAME OVER. Meng n’est pas réellement en danger. »

« M-Mais… » Yue Lan affichait toujours une expression de peur et continua de dire « M-Mais » sans être en mesure d’ajouter autre chose.

Lin Jian Yin jeta un regard étrange à Yue Lan et ensuite à Bai Xue Chen, ouvrant la bouche pour la questionner : « M-Mais, quoi ? »

Bai Xue Chen lança un coup d’œil à l’image sur l’écran de télévision. À un moment inconnu, le personnage de la fille avait été retrouvé par les gens qui étaient à sa recherche. Plusieurs personnes la traînaient devant une femme qui portait une robe blanche. À cet instant, le visage de Bai Xue Chen pâlit subitement. Il tourna la tête pour révéler à Lin Jian Yin : « Je crois qu’il se pourrait réellement que Meng Ling soit en danger. »

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