Romance RPG : Partie 26

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Twenty-six – traduit du chinois vers l’anglais par Trespasserby[PR!]
Partie Vingt-six – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

En marchant vers les portes du palais, alors que presque toutes les filles de familles nobles arrivaient en carrosse, Meng avait l’air très bizarre à pieds. En plus, une jeune femme aussi élégamment vêtue portant une épée sur son dos donnait une impression encore plus étrange. Néanmoins, le plus étrange était que personne ne semblait alarmé par la présence de l’épée. Même les gardes à l’entrée ne posèrent aucune question à Meng sur ce sujet et lui permirent d’entrer.

« Marcher jusqu’ici ? Je ne voudrais pas salir ma robe de bal, particulièrement une d’un blanc pur que préfère le prince Édouard. »

Cette voix leur sembla légèrement familière. Meng se tourna dans sa direction avec suspicion. Comme attendu, il s’agissait d’une personne qu’ils avaient déjà rencontrée précédemment : Marisa, la fille du duc Biggs. La robe qu’elle portait leur était familière également. C’était celle qui avait plu à l’Épée-Fantôme au premier coup d’œil. La robe sirène qu’elle portait sur sa silhouette élancée mettait l’emphase sur ses magnifiques courbes. Toute sa personne était belle au-delà de toute comparaison.

« Un paon, même habillé en blanc, reste toujours un paon », lâcha l’Épée-Fantôme avec désinvolture.

Meng ne put retenir un fou rire. Cela contraria beaucoup Marisa. Elle s’était moquée de Meng, mais, en entendant son rire, elle avait l’impression que c’était d’elle dont on se moquait.

Par contre, dès que Marisa eût détourné la tête, elle vit le rayonnant et scintillant prince Édouard qui se dirigeait dans leur direction. Elle cessa de porter attention à Meng qui était à côté d’elle et révéla son sourire le plus raffiné. Sauf qu’elle n’arrivait pas à empêcher ses yeux de briller de désir. Ah, ce rayonnant prince parfait…

« Meng, vous êtes venue. » Édouard marcha vers elle avec une allure élégante, mais salua Meng la première.

Meng regarda Édouard de la tête aux pieds. Aujourd’hui, il portait une tenue d’uniforme militaire d’un bleu foncé, mais celle-ci gardait un design minimaliste et n’arborait aucune médaille. Meng le complimenta avec sincérité : « Cette tenue vous va à ravir. Vous avez l’air très séduisant. »

Édouard sourit. Il était capable de dire que Meng le complimentait sincèrement et n’avait aucune autre intention.

« Votre Majesté, le prince Édouard, Marisa est ravie de vous voir à nouveau. »

Comme Marisa faisait la révérence avec grâce, son visage affichait un sourire aussi parfait quel que soit l’angle sous lequel on le regardait.

Édouard sourit et lui retourna sa salutation courtoise : « Je suis honoré de vous avoir de nouveau rencontrée, mademoiselle. »

Marisa paraissait exaltée qu’Édouard lui ait répondu aussi poliment, mais Meng secoua mentalement la tête. Elle savait que, quelle que soit la personne à laquelle il s’adressait, Édouard demeurait toujours poli à ce point. Plus tôt, Édouard avait mis la moitié d’un mois à apprendre comment cesser d’ajouter le mot « mademoiselle » au nom de Meng. Marisa montrait une expression de fausse modestie, espérant que le prince l’inviterait à danser, ou peut-être à aller se balader quelque part parmi les fleurs sous le clair de lune…

« Me feriez-vous l’honneur de m’accorder cette danse ? » Édouard baissa élégamment la tête, avec la main tendue, attendant la réponse de la demoiselle. Cependant, cette demoiselle n’était pas Marisa.

Meng sourit en jetant un regard un peu inquiet à la contenance raide de Marisa. Toutefois, elle plaça tout de même sa main dans la paume d’Édouard.

Alors qu’Édouard menait Meng jusqu’à la piste de danse, il s’enquit : « Les gardes vous ont-ils causé des problèmes ? Je leurs ai ordonnés de ne pas vous déranger au sujet de votre épée… »

Meng comprit tout à coup. « C’était donc ça. Je dois vraiment vous remercier… »

Ils marchèrent tous les deux de plus en plus loin jusqu’à ce qu’ils atteignent le centre de la piste de danse. Meng employa les pas de danse qu’elle était parvenue à apprendre en seulement un mois pour danser avec Edward. Leurs mouvements paraissaient très naturels. Il n’y avait pas la moindre trace d’atmosphère forcée entre eux.

En revanche, deux personnes étaient très mécontentes de la situation. L’une d’elle était l’Épée-Fantôme. Il était parvenu à persuader Meng d’aller au bal, mais, à présent, en voyant Meng danser joyeusement avec Édouard, il n’était vraiment pas content. Plus particulièrement, comme ils dansaient lentement, les prédictions de Bai Xue Chen se vérifiaient. La vue d’Édouard et de Meng en train de danser mettait l’Épée-Fantôme de mauvais poil ; la vue d’Édouard qui posait sa main sur la taille de Meng frustrait l’Épée-Fantôme ; la vue d’Édouard qui murmurait à l’oreille de Meng faisait rager l’Épée-Fantôme.

Pour résumer le tout en une phrase, il était d’une humeur extrêmement exécrable !

« Voudriez-vous qu’on aille se promener dans le jardin en fleurs ? » lui offrit Édouard.

« Hein ? » Meng était quelque peu incertaine de ce qu’elle devait faire. Ses yeux continuaient de dériver vers l’Épée-Fantôme.

L’Épée-Fantôme était depuis longtemps sur le point d’exploser de colère, et il lui dit presque durement : « Si tu veux y aller, vas-y. Tu ferais mieux de demander à quelqu’un de me tenir pendant que tu seras partie, parce que je n’ai pas envie d’être de trop dans votre couple. »

En entendant la réponse de l’Épée-Fantôme, le visage de Meng sombra. « Oh. Je comprends. » Après qu’elle eût terminé de parler, elle confia réellement l’Épée-Fantôme à un garde et s’en alla dans le jardin en fleurs avec Édouard.

Cette garce ! À cet instant, l’Épée-Fantôme était furieux au point de cracher des flammes.

« Donnez-moi l’épée », résonna la voix d’une jeune femme, remplie de rage et de jalousie.

L’Épée-Fantôme se retourna pour voir. La fille-paon ? Il fronça les sourcils. Qu’est-ce que ce paon peut bien me vouloir ?

Le garde semblait en proie à un dilemme. Il savait que la femme devant lui était la fille d’un duc et n’osait pas lui désobéir. Le garde lui répondit avec précaution : « Demoiselle Marisa, cette épée m’a été confiée par quelqu’un d’autre. Si vous souhaitez avoir une épée, vous pouvez vous en procurer une à l’armurerie… »

« Je veux cette épée ! » cria Marisa sur un ton féroce.

« Mais… »

« Donnez-lui l’épée. »

Le garde se tourna pour regarder le propriétaire de la nouvelle voix. La personne qui avait parlé était le duc Biggs. C’était quelqu’un que le garde n’osait pas défier. Il tendit l’épée à Marisa. L’Épée-Fantôme était sous le choc. Il s’écria : « Qu’est-ce que vous me voulez… Mmph… » Il était incapable de finir de parler ; Marisa lui avait couvert la bouche.

Le duc Biggs envoya le garde ailleurs et dit à Marisa : « Je vais détourner l’attention du prince tout à l’heure. Sers-toi de l’épée pour distraire la fille. Il vaudrait mieux que tu l’enfermes dans les donjons. Le prince n’ira pas la chercher là. »

« Mmph… Meng… Mmmmph ! » L’Épée-Fantôme entendit leur conversation et lutta encore plus désespérément pour se libérer, mais, ne possédant qu’une bouche et des yeux, était complètement impuissant.

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