La Reine Guerrière TP1C7 : Entrelacées

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La Reine Guerrière Prologue Tome 1 – Lumière et Ténèbres

Roman d’origine en chinois par : 御 我 (Yu Wo)


Chapter 7: Intertwined—traduit du chinois vers l’anglais pas CesiumBlack[PR!]
Chapitre 7 : Entrelacées – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Ils coururent tous les deux pendant une assez longue période de temps. Ce ne fut qu’en voyant que Silvestre cherchait désespérément son souffle, comme s’il était sur son lit de mort, que Manteau Rouge ralentit ses pas jusqu’à marcher.

Silvestre poussa un soupir de soulagement. Après avoir marché le long d’une section de la route et avoir retrouvé son souffle, il lâcha immédiatement : « Reine Guerrière, viens avec moi retrouver mon maître ! »

« Non ! » répliqua Manteau Rouge d’une voix forte.

Silvestre sursauta, mais n’avait pas l’intention d’abandonner aussi aisément. Après s’être donné autant de mal pour trouver la Reine Guerrière, il ne pouvait pas abandonner, quoi qu’il advienne !

« Ce n’est pas très loin d’ici, à seulement deux jours de voyage… »

Manteau Rouge cessa de marcher, ses iris noirs sondant le visage du barde. Elle répondit indifféremment : « Je n’irai pas voir LL avec toi. »

En entendant cela, Silvestre pencha la tête et demanda tristement : « Même s’il s’agit d’une tombe, tu n’es toujours pas d’accord pour y aller ? »

Manteau Rouge était sous le choc. Elle regarda en direction de Silvestre, se servant de ses yeux pour lui en demander silencieusement la confirmation. Son compagnon acquiesça d’un signe de tête.

Ce ne fut qu’après une très longue pause que Manteau Rouge força une courte phrase à sortir de sa bouche. « Comment est-il mort ? »

« D’une maladie », déclara honnêtement Silvestre. « Il y a deux ans, mon maître a attrapé la tuberculose et est mort après être resté cloué au lit pendant un mois. Son corps n’allait pas très bien dès le départ, et il toussait souvent de façon incontrôlable pour une raison que j’ignore… »

« C’était des blessures internes. » Manteau Rouge expliqua calmement : « Il avait précédemment souffert de blessures internes extrêmement graves. »

Silvestre écarquilla les yeux. Il n’était pas au courant de cela, présumant toujours que son maître avait toujours été malade. D’ailleurs, son maître ne lui avait jamais parlé de ce problème.

« Avant de mourir, mon maître voulait que je te retrouve. Il ne me laisserait hériter de sa harpe et ne me libérerait de mon devoir de chanter La Ballade de la Reine Guerrière pendant trois jours que si je te retrouvais et recevais une réponse. » Silvestre employa un ton implorant pour la supplier : « Que tu veuilles me donner une réponse ou pas, je t’en prie, viens au moins avec moi rendre visite à mon maître ! »

Manteau Rouge fut incapable de refuser cette requête d’aller montrer ses respects à un camarade décédé.

 

 

Alors qu’ils marchaient tous les deux à travers la forêt, Manteau Rouge était, à l’origine, satisfaite de simplement rester silencieuse et de suivre Silvestre, mais plus ils avançaient et plus elle songeait que quelque chose n’allait pas. Elle avait initialement cru que cette forêt n’était qu’un lieu à mi-chemin de leur destination, mais ils marchaient dans les environs depuis un long moment déjà. Ne me dîtes pas que c’est notre destination ?

« Tu n’as pas enterré LL dans une forêt, j’espère ? » Manteau Rouge agrippa rageusement Silvestre par le col, en grondant : « Si tu l’as enterré ici, il va être déterré et dévoré par des animaux sauvages ! Si la tombe de LL a été déterrée, c’est moi qui vais te creuser une tombe ! »

Silvestre s’empressa de nier : « Non, non, j’ai enterré mon Maître dans un très joli endroit surplombant la mer ! C’est juste que je dois d’abord aller retrouver Dieu, avant de rejoindre mon Maître ! Je me souviens de L’avoir posé sur un arbre dans cette forêt, mais pourquoi est-ce que je n’arrive pas à retrouver cet arbre… »

Le visage de Manteau Rouge était inexpressif.

Apercevant son visage vide d’expression, Silvestre pressentit que la situation avait pris une mauvaise tournure, alors il cria vite : « Dieu ! Où es-tu !? J’ai oublié où je t’ai laissé ! Sors vite ! »

« Même si un glob doré existait vraiment, tu t’imagines réellement qu’il t’aurait attendu dans cet arbre pendant tout ce temps ? »

« Évidemment ! » Silvestre hocha la tête avec confiance, en affirmant : « Sans moi, Dieu ne bougera pas d’un millimètre ! »

Bon sang, j’ai envie de te frapper jusqu’à-ce que tu sois celui qui ne peux pas bouger d’un millimètre ! Manteau Rouge était sur le point de perdre son sang-froid. Elle ignorait honnêtement où LL avait déniché un étudiant aussi ridicule.

« Aïe ! »

Le corps tout entier de Silvestre se retrouva soudainement plaqué au sol. Il lâcha quelques grognements de douleur, jusqu’à-ce qu’il entende Manteau Rouge dire : « Toujours pas debout ? Est-ce que tu as besoin que je te donne un coup de pied ou deux ? »

Normalement, ne devrait-on pas demander si la personne a besoin d’aide pour se relever ? Se sentant contrarié, Silvestre se remit debout. Cependant, il découvrit que sa tête était plutôt étrange.

« Oh non, ma tête est vraiment lourde ! Je crois que j’ai peut-être une commotion cérébrale ! »

Après qu’il eût fini de crier d’inquiétude, il remarqua que le regard de Manteau Rouge était en quelque sorte bizarre. En fait, on aurait dit que son regard n’était pas rivé sur lui mais plutôt au-dessus de sa tête… Il s’écria de surprise et de joie : « Ah ! Dieu, tu es revenu ? »

Manteau Rouge fronça les sourcils et regarda la chose sur la tête de Silvestre. Elle avait l’air du même glob régulier : un glob transparent et gélatineux qui ressemblait à de la gelée de fruit. C’était simplement que le glob n’était pas de l’habituelle couleur verte, mais plutôt d’une couleur dorée à la place. Elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il y ait réellement un glob doré… Attendez, est-ce qu’il a des yeux ?

Malgré le fait qu’ils fussent très petits, tels deux graines de sésame suspendues à l’intérieur d’une gelée de fruit, ils avaient vraiment l’air d’yeux. Cependant, les globs ne devraient pas avoir d’yeux. Qui plus est, il y avait même un design coloré brillant au centre de cette chose en forme de tas, qui ressemblait à un motif décoratif au premier coup d’œil.

En dépit de ce qu’était cette chose, il n’y avait aucune chance pour que ce fût un dieu, même si Silvestre le serrait dans ses bras en répétant encore et encore : « Dieu, c’est une bonne chose que tu ne te sois pas perdu ! », « Dieu, tu étais en forme ces derniers jours ? », « Hahaha, cesse de remuer, tu me chatouilles ! »

Si c’est un dieu, dans ce cas il y a un dieu dans chaque maison… gardé dans la niche du chien à l’extérieur !

« Dieu, voici une nouvelle amie ! Dis bonjour ! » Silvestre lui présenta Manteau Rouge.

« Dieu » voulut montrer une attitude amicale, donnant initialement l’impression qu’il voulait sauter sur elle. Toutefois, en voyant les yeux de Manteau Rouge remplis d’un avertissement qui semblait vouloir dire « Si tu oses t’approcher, je vais te transformer en chaire à pâté », « Dieu » retourna immédiatement dans les bras de Silvestre, se servant même d’une queue qu’il venait tout juste de sortir pour fermement se jeter sur son bras, refusant de saluer l’autre parti même sous menace de mort.

« Haha, Dieu est juste un peu timide ! » dit Silvestre en riant.

« Tu l’appelles Dieu ? » Manteau Rouge déclara d’un ton monotone : « Je vais lui donner un nouveau nom. À partir de maintenant, appelons-le Oh-mon-dieu ! »

« Oh-mon-dieu ? » Silvestre approuva d’un signe de tête : « C’est un très beau nom. Dieu est mon petit Dieu, après tout ! »

C’est « Oh-mon-dieu » comme pour : oh mon dieu, qu’est-ce que c’est que cette chose !? Manteau Rouge ne se donna pas la peine d’expliquer davantage, étant donné que la seule raison pour laquelle elle avait donné un nom à Oh-mon-dieu était pour empêcher Silvestre d’appeler un glob mutant « Dieu » à plusieurs reprises au milieu d’une cité, et afin d’éviter les problèmes que cela pourrait occasionner.

Manteau Rouge lui rappela de façon impassible : « Il se fait tard ! Nous devrions nous dépêcher. »

« Tu as raison ! »

 

 

« Nous y sommes, nous y sommes ! »

Ils atteignirent tous les deux leur destination dans la soirée le jour suivant, beaucoup plus rapidement que les deux jours prédits par Sylvestre. C’était évidemment dû à leurs deux styles de voyage excessivement différents. Silvestre s’arrêtait fréquemment pour observer des fleurs ou de l’herbe, mais Manteau Rouge, qui venait tout juste de recevoir les nouvelles de la mort d’un camarade, n’avait aucune inclinaison ou patience pour faire une telle chose.

Après avoir reçu des coups de pieds plusieurs fois, Silvestre n’avait plus tendance à s’arrêter fréquemment lui non plus.

Il y avait de l’herbe près du bord de la falaise. La vue était superbe, permettant aux gens de surveiller l’océan.

Malgré le fait que Silvestre eût dit que c’était à cet endroit, il n’y avait aucune pierre tombale. Manteau Rouge jeta un regard extrêmement peu amical à Silvestre.

Ce dernier désigna immédiatement du doigt le gros rocher qui ne se trouvait pas très loin, en disant : « Mon maître est enterré à côté de cette grosse pierre, parce qu’il ne voulait pas que je lui dresse une pierre tombale. Il souhaitait aussi être enterré directement dans la terre, ne voulant même pas d’un cercueil. Il a dit qu’une fois qu’on meurt, on doit retourner à la terre, et même si nous sommes mis dans un cercueil et recevons une pierre tombale, n’allons-nous pas pourrir de toute manière ? Alors, ça n’a aucun sens. »

Manteau Rouge regarda le rocher qui mesurait presque la moitié de la taille d’un homme, en même temps que des bribes provenant de l’explication de Silvestre étaient captés par ses oreilles. « Je craignais de ne pas retrouver son lieu de repos, alors je l’ai enterré à côté de cette grosse pierre. »

Manteau Rouge hocha la tête, étant donné que d’être enterré directement dans la terre sonnait vraiment comme quelque chose que LL préférerait. Elle marcha en direction du large rocher…

« Tu marches déjà sur mon maître », fit remarquer Silvestre.

Manteau Rouge recula de deux pas, inexpressive, et baissa la tête en fixant le sol du regard.

« Hum, je crois que tu lui marches toujours sur les pieds », affirma Silvestre, un peu à contrecoeur.

« Dans ce cas, laisse-le se faire marcher dessus ! » Manteau Rouge cria soudainement avec colère : « Il le mérite de toute manière ! Pour ne même pas m’avoir dit qu’il était mourant, cet enfoiré ! »

Silvestre n’osa pas faire le moindre bruit.

Après avoir hurlé, Manteau Rouge se tut et, durant un long moment, ne prononça pas un seul mot. Elle resta ainsi pendant si longtemps que Silvestre commençait à somnoler. Il avait vraiment trop repoussé ses limites durant leur voyage hier soir et aujourd’hui, et il était si fatigué qu’il pourrait s’asseoir sur le sol et tomber sur-le-champ endormi…

« Lorenzo, tu te trompais. »

La phrase murmurée réveilla Silvestre. En fait, c’était plutôt surprenant à quel point il était alerte en ce moment, regardant fixement le dos de Manteau Rouge avec anxiété.

« Quand tu m’as demandé si j’aimais toujours Lancel, je ne t’ai pas répondu. Peut-être que je l’aimais encore, mais, alors que j’empêchais le massacre fait par les démons, certainement, la majorité du temps je ne faisais que prier afin qu’il n’y ait pas de brèche dans le col de la montagne, et afin que les soldats à mes côtés vivent suffisamment longtemps pour voir un autre jour. Oublie l’idée de recevoir des nouvelles du mariage de Lancel, même si ça avait été des nouvelles de sa mort, j’ai bien peur que j’aurais tout de même seulement été capable de me soucier de savoir s’il y avait suffisamment de gens pour apporter leur soutien sur les lignes de front ou trouver comment mieux protéger le col.

« Honnêtement, je ne suis pas faite pour parler d’amour. »

Même si la racine de toute cette histoire était en fait l’amour, en fin de compte, cette raison initiale n’a plus d’importance… En songea à cela, Manteau Rouge lâcha un rire auto dépréciatif.

« Dans ce cas, que désires-tu faire après tout cela ? » s’enquit tranquillement Silvestre, profondément inquiet à l’idée de mettre en colère Manteau Rouge qui s’adressait présentement à un vieil ami.

Manteau Rouge devint silencieuse, puis ouvrit la bouche : « Je désire contempler le ciel, la liberté ; c’étaient les rêves que j’avais à l’origine et que j’avais oubliés pendant trop longtemps : le désir d’explorer chaque parcelle de ce monde. »

Finissant de parler, elle observa silencieusement le gros rocher, les yeux remplis de chagrin. Elle ne pouvait s’empêcher de regretter qu’elle n’eût pas clarifié ses intentions ce jour-là, provoquant un malentendu qui n’avait toujours pas été éclairci. Néanmoins, ils étaient déjà séparés par la mort…

Silvestre s’agenouilla sur le sol et se mit à creuser comme s’il voulait déterrer LL. Ceci força Manteau Rouge à n’avoir pas d’autre choix que de mettre ses inquiétudes de côté, serrant les dents en demandant : « Qu’est-ce que tu fabriques ? »

Silvestre répondit sur un ton de voix joyeux : « Je déterre la harpe ! J’ai enfin obtenu une réponse au bout de nombreuses difficultés, alors je peux enfin hériter de la harpe de mon maître. »

La harpe ? Manteau Rouge ne poursuivit pas la conversation, l’observant silencieusement pendant qu’il déterrait une boîte en bois. Lorsqu’il l’ouvrit pour voir ce qu’il y avait à l’intérieur, il y trouva effectivement une harpe, l’arche de l’instrument de musique décoré avec des gravures dorées et des joyaux verts.

La harpe était très familière à Manteau Rouge, étant donné qu’elle était le trésor de Lorenzo. Il était évident qu’elle était maintenant devenue le trésor de quelqu’un d’autre. Silvestre la contempla comme il contemplerait une amante, et il y avait tant d’émerveillement dans ses yeux qu’ils semblaient sur le point de déborder. Même quand « Dieu » tendit un bras gélatineux doré pour y toucher, il reçut une tape sur la main de la part de Silvestre, ne Le laissant pas la salir.

« Puisque tu aimes cette harpe à ce point, pourquoi ne l’as-tu pas prise tout suite après la mort de LL ? »

Silvestre répondit naturellement : « Je ne le pouvais évidemment pas ! J’avais déjà promis à mon maître que je ne prendrais la harpe que lorsque j’aurais reçu une réponse à la question ! »

Manteau Rouge sourit et déclara calmement : « Ton maître était idiot, mais tu es encore plus stupide qu’il ne l’était ! »

« Oui ! » Silvestre dit tout heureux : « Mon maître m’a même dit que, si je n’avais pas été aussi idiot, il ne m’aurait jamais pris comme apprenti. Il m’a également appris que ce que la Reine Guerrière déteste le plus ce sont les gens malins ! Elle a un jour dit à ces gens malins : “Vous pouvez continuer à vous servir de votre intelligence pour les choses sans importance ; je n’écouterai même pas une seule des inepties que vous raconterez de toute manière ! Suivez mes ordres ou goûtez de ma lame en premier, faîtes votre choix !” »

« Je ne suis pas la Reine Guerrière. » Manteau Rouge lâcha sans enthousiasme : « Du moins, plus maintenant. »

En entendant la première phrase, Silvestre resta sous le choc l’espace d’un instant, mais après avoir entendu la dernière… « Du moins, plus maintenant » ? Comme elle ne l’est plus, cela veut donc dire qu’elle l’était auparavant, n’est-ce pas ?

Silvestre commença à sourire, saisissant sa chance pour la questionner : « Si tu n’es pas la Reine Guerrière, comment devrais-je t’appeler ? »

Manteau Rouge demeura sans réaction pendant un moment, mais répondit tout de même : « Je porte plusieurs noms. Lame-dansante Dragon était celui que j’utilisais le plus souvent, par le passé, mais je ne veux plus m’en servir à présent. Hmmm… Tu peux simplement m’appeler Carol. »

« Dansante ? Une lame dansante, comme dans une danse ? Et ton nom de famille est Dragon ? C’est un nom de famille très inhabituel. » Silvestre était cependant très curieux au sujet des origines du nom Lame-dansante.

Carol lui jeta un rapide regard de surprise dissimulée, décrétant : « Tu es la première personne à bien comprendre, vu que Lame-dansante est en vérité un nom qui m’a été donné par les elfes. Cependant, tous ceux qui l’entendent présument toujours qu’il fait référence à une lame brandit lors d’une bataille, alors plus tard j’ai employé directement Lame-guerrière à la place. »

« Tu as vu des elfes ? » Silvestre en fut jaloux au point que ses yeux sortirent presque de leurs orbites. Ces elfes, magnifiques mais n’existant pourtant que dans les légendes, étaient assurément la race que tous les bardes voyageurs avaient le plus envie de voir.

« Il y a longtemps. » La réponse brève de Carol indiqua clairement qu’elle n’avait pas envie de fournir une explication.

« Peux-tu.. » Me dire qui t’a donné le nom de Carol ?

« Non. » Carol lui coupa la parole d’un seul mot.

« Je n’ai encore rien dit ! » protesta sur-le-champ Silvestre.

« J’ai dit non. »

« Pas même une seule chose ? »

« Non. »

« Dans ce cas, est-ce que je peux arrêter de te suivre ? »

« Non. » Après que Carol eût répondu par réflexe, elle le fixa d’un regard vide pendant un moment, puis fronça les sourcils à l’intention du barde.

Silvestre laissa paraître un sourire qui était si doux au regard qu’il semblait pouvoir attendrir le coeur de n’importe quelle femme. Il dit ensuite : « Ainsi, je ne peux pas arrêter de te suivre ? Dans ce cas, je n’ai pas d’autre choix que de te suivre ! Je suis ravi de faire ta connaissance, Carol. Je m’appelle Silvestre Uriah Nate, et je veux devenir le plus grand barde voyageur au monde ! »

En entendant ce nom vire-langue, Carol déclara calmement : « Oh, alors c’est Sun (S.U.N) ? Pas mal, c’est plutôt facile à retenir. »

« …Tu peux m’appeler Silvestre. »

« Sun, il se fait tard. Nous devrions y aller maintenant. »

« Si ce n’est pas assez court, tu peux m’appeler Silvie… Attends ! Que viens-tu de dire ? Nous devrions y aller maintenant ? Tu veux dire que je peux vraiment te suivre ? Carol, ne marche pas si vite, attends-moi ! »

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