La Reine Guerrière TPrologue#2 : Numéro 1 – Prologue

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La Reine Guerrière Prologue Tome 2 – 12 est le nombre

Roman d’origine en chinois par :   (Yu Wo)


Chapter 1: Number, 1, Prologue – Traduit du chinois vers l’anglais par doza[PR!]
Chapitre 1 : Numéro 1 – Prologue – Traduit de l’anglais vers le français par Irina
+ Travail de vérification par Nocta

Précédemment, dans La Reine Guerrière :

Afin d’honorer le dernier vœu de son maître, Lorenzo Louis, Sylvestre était parti à la recherche d’un ancien compagnon de son maître, une des deux épouses du Roi Sacré — la Reine Guerrière.

Avec de grandes difficultés, il était enfin parvenu à rencontrer la Reine Guerrière, qui utilisait maintenant le nom de Carol et voyageait à travers le monde.

Après l’avoir longuement harcelée et en ayant invoqué le nom de son maître, Sylvestre avait réussi à convaincre Carol de l’accepter comme compagnon de voyage, et maintenant ils voyageaient ensemble.

 

 

« Sylvestre ! »

Un rugissement traversa la forêt, faisant décoller d’innombrables oiseaux, terrifiant même de terribles bêtes féroces, les poussant à s’enfuir aussi loin qu’elles le pouvaient. La forêt originellement calme bascula soudainement dans la tourmente.

Sylvestre, habituellement raccourci à « Sylvie », se sentit lésé comme il s’aplatissait au sol, regardant par en dessous et lançant un regard respirant la misère avec ses yeux brillants. Ce truc était très efficace contre le sexe féminin. Chaque fois qu’il avait faim, tant qu’il affichait ce genre d’expression pour faire pitié, il était en général capable de rencontrer une femme qui se laissait attendrir et lui offrait un repas gratuit.

Malheureusement pour lui, la personne en face de lui était la femme la plus masculine qui soit. Ayant été par le passé la commandante de cinq mille hommes qui se battaient contre cinquante mille démons, la Reine Guerrière — mieux connue sous le nom de Carol — qui avait voyagé sous d’innombrables cieux avec ses deux épées, était pour le moment la compagne de voyage de Sylvie.

Néanmoins, le mot « compagnon » était en réalité un terme utilisé seulement par Sylvie… D’après le discours de Carol, s’il n’avait pas été le seul apprenti de son compagnon décédé, il aurait été abandonné sur le bord de la route depuis longtemps avec un panneau disant « Créature stupide. Évitez de ramasser » collé autour du cou.

« Dis-moi », hurla Carol. Combien de fois est-ce que tu t’es mis en danger depuis qu’on voyage ensemble ? »

Sylvie cilla et répondit : « La tr-tro… » Au début, il avait l’intention de répondre avec désinvolture que c’était la troisième fois, mais en observant les yeux de Carol remplis de flammes noires, il n’avait vraiment pas le courage de mentir sans ciller. En résultat, il répondit avec sincérité : « Probablement la trente-cinquième fois. »

« Tu en es sûr ? »

« …Si nous incluons les fois où j’ai glissé et presque dévalé un pan de la montagne, marché sur la queue d’un cobra, et volé du miel pour finir par être pourchassé par un essaim d’abeilles, alors je dirais qu’il s’agit de la trente-huitième fois. »

Carol ajouta froidement : « Maintenant, dis-moi, depuis combien de temps voyageons-nous ensemble ? »

« Je sais, je sais ! » Sylvie sourit très doucement. « Encore deux jours et cela fera un mois entier ! Allons-nous célébrer un peu ? Pourquoi ne pas nous rendre dans une taverne et commander un buffet ? Ce serait un peu extravagant, mais c’est une occasion unique de célébrer le mois écoulé depuis notre rencontre. Que penses-tu que nous devrions prendre ? Un morceau de gâteau est obligatoire, et ensuite, et ensuite… »

Non ! Si Sylvie n’avait pas été le seul disciple de son compagnon décédé, elle l’aurait déjà tué cent fois !

Le visage de Carol tressaillit, sa main posée sur la poignée de l’une de ses doubles lames rangées sur son dos, prête à l’attaque… Mais, après mûres réflexions, tuer cet abruti ne ferait que souiller sa lame ! Carol retira donc lentement la main, serra le poing, et grogna : « Boucle-la ou je te fais la peau ! »

Sylvie choisit avec intelligence de se taire immédiatement, croisant même ses deux index devant sa bouche pour former un « X ».

Carol respira profondément, essayant de se retenir. Calme-toi ! Calme-toi ! Peu importe à quel point ce type est stupide, bavard et inutile, c’est également l’unique apprenti de LL… LL, espèce de vieux salopard ! À quoi pensais-tu pour accepter un tel abruti ? Est-ce que ta compassion aurait débordé à cause de ton grand âge, et t’aurait poussé à vouloir t’occuper d’un imbécile fini ?

« Allons-y ! » Carol avait épuisé toute son énergie avant même d’avoir réussi à se calmer. Après s’être contentée de lâcher ces deux mots, elle repartit immédiatement, ne se souciant pas le moins du monde de savoir si la personne derrière serait capable de la suivre ou non… Ce serait encore mieux s’il n’arrivait pas à me suivre !

Il était vraiment dommage que, bien que la personne derrière elle ne fût bonne à rien, sa capacité à la suivre fût assez bonne. Malgré le fait que Carol ne fut pas en train de courir, son allure n’était pas lente pour autant, et Sylvie parvenait quand même à la suivre facilement.

Donc, avoir de longues jambes donne un tel avantage ! Carol jeta un regard derrière elle, confirmant que Sylvie la suivait en effet, deux pas derrière elle, et, à en juger par son expression détendue, ne trouvait pas l’allure difficile à suivre.

Après avoir marché un moment, Sylvie ne put finalement pas s’empêcher d’ouvrir la bouche pour demander : « Carol, comment allons-nous célébrer l’anniversaire de notre premier mois d’aventure… ? »

Carol, qui marchait devant, leva immédiatement la main droite avec les cinq doigts tendus, ceux-ci commençant à se replier lentement un par un, jusqu’à devenir un poing serré sur lequel des veines bleutées dilatées devenaient de plus en plus visibles.

Voyant cela, Sylvie n’eut pas d’autre choix que de fermer la bouche, chagriné, et de se contenter de murmurer intérieurement. Mais, nous n’avons qu’une seule chance de célébrer notre premier mois d’aventure ensemble ! Comment pourrions-nous ne pas célébrer cette date importante ? Vu que Carol a l’air très énervée, ferais-je mieux d’abandonner ? Ah ! Oh, nous pouvons toujours attendre jusqu’à l’anniversaire de notre deuxième mois, et nous célébrerions alors les deux anniversaires d’un seul coup…

« AAAAHHHH ! »

Nous y revoilà… En entendant le hurlement, Carol s’arrêta de marcher, certaine qu’elle allait devoir le sauver à nouveau, bien que dans son cœur elle n’aspirât qu’à le tuer.

Elle se retourna. Il n’y avait aucune trace de Sylvie devant elle. Baissant les yeux, elle pouvait le voir, s’accrochant au bord d’une fosse géante, de toute évidence un piège installé par des chasseurs. Cependant, il y avait une grosse pile de feuilles et de branchages répandue par-dessus, ce qui signifie que tant qu’une personne a des yeux et un cerveau, cette personne ne pouvait pas tombée dans un piège aussi évident… Néanmoins, l’idiot en face d’elle semblait avoir fait passer les deux par la fenêtre et s’était fait avoir, celui-ci la contemplant maintenant avec une paire de grands yeux bleus humides, implorants. Ces yeux sont si grands, et ils n’ont pourtant aucune utilité !

Elle s’accroupit, faisant face à ces grands yeux bleus, et demanda avec doute : « Comment as-tu réussi à survivre jusqu’à maintenant ? »

À ce moment-là, une grande balle de gelée jaune sortit la tête au niveau de la poitrine de Sylvie. Une personne bien renseignée devinerait d’un regard qu’il s’agissait d’un blob, sauf qu’un blob est normalement vert. Celui-là était doré, avec une décoration étrange sur la tête, et avait même deux petits yeux !

Son nom était Ohmondieu, c’était en référence à Dieu et correspondait à : « Oh mon Dieu ! Qu’est-ce que c’est que ça ? »

À ce moment précis, les petits yeux d’Ohmondieu étaient seulement à moitié ouverts, et il était clair qu’il venait juste de se réveiller.

« Ohmondieu, dépêche-toi de me remonter », s’écria Sylvie.

Les yeux d’Ohmondieu s’ouvrirent d’un coup. Il sauta de la poitrine de Sylvie jusqu’au sol, enroula sa queue autour du poignet de Sylvie et souleva Sylvie avec force.

Carol regarda tandis qu’Ohmondieu, qui n’était pas plus gros qu’une tête humaine, utilisait sa queue pour soulever Sylvie… Peut-être avait-elle fait une erreur en présumant qui était le maître et qui était l’animal de compagnie ?

Sylvie réussit enfin à sortir du trou. Il était entièrement couvert de boue et avait l’air épuisé, mais il leva la tête et sourit à Carol : « J’en suis sorti ! Je vais bien ! Je n’ai pas été blessé ! »

Le sourire de Sylvie était un peu entre celui d’un homme et celui d’un enfant. Quand elle l’avait vu pour la première fois, Carol avait assez apprécié ce sourire ; il contenait un peu de la sincérité d’un enfant, mais n’était pas sans le charme d’un homme. Mais maintenant, quand elle regardait ce sourire, elle éprouvait seulement une migraine incroyable.

Ce type n’est pas un homme du tout ; c’est assurément un enfant qui n’a pas fini de grandir !

Sylvie brossa la saleté présente sur ses vêtements, sortit un peigne pour le passer dans ses longs cheveux blonds. Après avoir rafraichi son apparence, il leva la tête et fit face à Carol avec un sourire, disant : « J’ai fini ! Allons-y ! Carol, si nous ne repartons pas, la nuit va tomber rapidement. »

Sous la lumière du soleil couchant, le sourire de Sylvie était encore plus étincelant et incomparable. Donc, il y avait quand même des avantages à être beau. Au moins, sa tolérance envers Sylvie avait été un peu augmentée grâce à cela, et elle serait donc probablement capable de résister à l’envie de tuer Sylvie encore quelques jours. Probablement.

« Hmm, allons-y. »

 

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