La Légende du Chevalier du Soleil T2C10 : Rassembler Les Fidèles

La Légende du Chevalier du Soleil Tome 2 – Les Tâches Quotidiennes d’Un Chevalier

Roman d’origine en chinois par : 御 我 Yu Wo


Chapter 10: Recruit Worshippers – traduit du chinois vers l’anglais par Dahlys[PR!]
Chapitre 10 : Rassembler Les Fidèles – traduit de l’anglais vers le français par Irina
+ Travail de vérification par LuluHime

 

Tout à coup, le Chevalier des Enfers balança un coup puissant à Elijah. Le coup se fit sentir fermement, comme ce dernier ne s’attendait évidemment pas à ce que son allié l’attaque. Il vola sur une certaine distance, pour finalement atterrir près du bord de l’arène, et presque en tomber.

J’ai failli avoir un infarctus ! J’ai réellement cru qu’il allait tomber !

Puisque qu’il avait reçu le coup de plein fouet, Elijah ne put se lever pendant un moment. Néanmoins, il fit de son mieux pour se relever.

Le Fils du Dieu de la Guerre s’élança pour lui donner le coup final, mais le Chevalier des Enfers défendit Elijah.

« Pourquoi le protèges-tu ? »

Le Fils du Dieu de la Guerre commença à devenir méfiant, et il rugit : « Est-ce que vous conspirez tous les deux contre moi ? »

Oh non !

« Conspirer contre vous ? »

Suprême Dragon des Enfers sourit à peine, et dit calmement : « Est-ce seulement possible dans une situation pareille ? Il n’y a qu’une princesse, et elle ne peut pas épouser deux personnes. C’est juste que si je vous laisse finir Elijah, je ne durerai pas très longtemps. »

En entendant cela, le Fils du Dieu de la Guerre sourit avec arrogance et affirma : « Même avec son aide, tu ne peux pas me vaincre. »

« C’est vrai. » Suprême Dragon des Enfers acquiesça sincèrement et ajouta : « Vous êtes très compétent à l’épée, peut-être meilleur que moi. Aussi, physiquement, vous êtes beaucoup plus fort que je ne le suis. »

Le Fils du Dieu de la Guerre rit bruyamment en déclarant : « Tu n’es pas mauvais non plus. Tu es extrêmement rapide ! »

Est-ce que vous avez besoin de si bien vous entendre ? Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer. Ce serait tout de même une bonne chose si Suprême Dragon des Enfers s’entendait bien avec le Fils du Dieu de la Guerre, par contre.

« Battons-nous loyalement ! » Suprême Dragon des Enfers se mit en garde.

Le Fils du Dieu de la Guerre répondit d’une voix grondant comme le tonnerre : « Certainement ! » Il se mit lui aussi en garde. À la fois Suprême Dragon des Enfers et le Fils du Dieu de la Guerre semblaient très enthousiastes.

À ce stade, Elijah réussit finalement à tenir sur ses pieds. Il paraissait découragé, au point qu’il était incapable de rejoindre la bataille. Je n’étais pas surpris de voir Elijah déprimé. Un de ses opposants était le Fils du Dieu de la Guerre, et l’autre était… Dans tous les cas, l’important était qu’ils étaient tous les deux inhumainement forts ! Perdre contre eux n’était pas quelque chose dont il faille avoir honte.

Je croyais que, une fois que les compatriotes d’Elijah auraient compris à quel point ces deux personnes étaient fortes, ils ne trouveraient pas la défaite d’Elijah infâme. Fondamentalement, n’importe qui pouvant se battre sur le même terrain que ces deux-là aussi longtemps pouvait déjà être considéré comme un des guerriers les plus puissants.

De plus, Elijah était un chevalier. Les chevaliers ne sont pas connus pour être de bons duellistes.

En d’autres termes, si Elijah, le Fils du Dieu de la Guerre et Suprême Dragon des Enfers dirigeaient chacun une escouade dans une guerre, Elijah serait le vainqueur. Il n’y avait pas moyen que le Fils du Dieu de la Guerre et Suprême Dragon des Enfers puissent l’emporter sur lui dans cette situation. C’était l’image que je tentais de créer. Dans un duel, Elijah ne pouvait tenir qu’un peu plus de dix minutes. Mais s’il s’agissait de diriger une armée, Elijah était sans aucun doute meilleur que les deux autres.

Personne ici présent, particulièrement les chevaliers royaux, ne considérerait la défaite d’Elijah comme un véritable échec.

Juste comme Elijah prenait une profonde respiration et rassemblait son courage pour rejoindre la bataille, je criai soudainement : « Elijah ! La princesse est en danger, protégez-la immédiatement ! »

Elijah marqua un temps d’arrêt avant de se précipiter par réflexe vers la princesse. Plaçant son corps devant la princesse, il se retourna et…

Une ombre noire perfora sa poitrine. Elijah tomba à terre instantanément, les mains crispées sur la poitrine, son visage tordu de douleur. Une fumée noire nauséabonde suintait de tout son corps.

Je courus aux côtés d’Elijah et me penchai pour l’examiner. Choqué, je m’exclamai : « C’est… une Malédiction des Ténèbres ! »

Pas le moins du monde effrayée par la fumée noire maudite qui ondulait autour du corps d’Elijah, la princesse bondit jusqu’à lui et hurla : « Elijah ! »

Mon visage était sévère comme j’inspectais les alentours, cherchant le coupable. Tous les regards suivaient le mien.

Une personne encapuchonnée dans le public se leva soudainement et enleva son déguisement… C’était une de ces sorcières rarement aperçues !

Wow !

Je résistai à l’impulsion de féliciter Rose de tout mon être.

La sorcière était une beauté gothique, avec des traits remarquables, un corps sexy, et une peau pâle avec une nuance de vert forêt. Ses vêtements étaient parfaitement déchirés, exposant ses jambes minces, un profond décolleté et son nombril. Par contre, ils n’étaient pas déchirés au point que sa vue soit classée X. C’était une vision magnifique, mais criarde et effrayante.

Bien qu’elle ne parût pas vivante, elle ne pouvait être considérée comme morte. À strictement parler, les sorcières étaient des créatures maudites. On dit « étaient maudites » mais, le plus souvent, c’étaient des femmes qui s’étaient maudites elles-mêmes. Elles voulaient devenir des sorcières pour obtenir la pouvoir de se venger.

J’avais spécialement demandé à Rose de ne pas envoyer une créature morte-vivante. Les créatures mortes-vivantes étaient trop facilement découvertes dans un endroit plein de chevaliers sacrés.

Toutefois, je ne m’attendais absolument pas à ce que Rose trouve une sorcière. Les sorcières ne sont pas du tout courantes.

La sorcière bondit sur la scène et se dirigea vers le roi d’un pas nonchalant.

Il faut savoir que, premièrement, les sorcières sont toujours considérées comme des femmes. Deuxièmement, ce sont des femmes qui ont un passé tragique, et qui ont subi une grave injustice. Troisièmement, cette sorcière était une beauté. Du coup, aucun chevalier présent ne souhaitait bloquer son chemin.

Elle ricana : « Je veux me venger, me venger, me venger ! »

Le plus jeune chevalier confident du roi cria : « Balivernes ! Comment peut-il y avoir une quelconque hostilité entre Son Altesse la princesse et une chose maléfique comme toi ! »

« Hahaha ! Je ne parlais pas de la princesse, mais de Sa Majesté le roi. Il m’a séduite puis m’a abandonnée. Il a même tué mon futur bébé. Mon cher enfant ! Maman t’a laissé partir ! » Un moment la sorcière riait, le suivant elle pleurait. Elle semblait totalement folle.

Comme il entendait cela, les yeux du roi s’élargirent. La reine, qui avait maintenu un sourire élégant tout ce temps, sembla soudainement déstabilisée. Tout le monde se tourna vers le roi avec une incrédulité totale. Se pourrait-il que le véritable visage du prince héritier soit réellement révélé si peu de temps après son couronnement ?

Le roi n’avait jamais paru plus enragé que ce jour-là. Les coins de ses lèvres tressaillaient sans fin, et ses mots se faufilèrent entre ses dents serrées. « Foutaises ! Je ne t’ai jamais rencontrée auparavant. »

« Pas vous, je veux dire votre père ! » s’écria la sorcière d’une voix perçante.

Tout le monde lâcha un soupir de soulagement. Le sourire vertueux et élégant revint sur le visage de la reine. La reine leva aussi commodément son talon haut qui était planté dans le pied du roi, et le cacha sous sa jupe longue à nouveau.

Beaucoup de grognements purent se faire entendre dans le public. « Pourquoi elle ne l’a pas dit plus tôt ? Je suis presque mort sous le choc. »

« Pendant un moment, j’ai pensé qu’une fois que le prince héritier était devenu roi, il était passé de mari fidèle à débauché. »

Je remarquai que le roi concentrait tous ces efforts pour supprimer la douleur de son pied. Il agita gentiment son pied blessé pour être sûr qu’il allait bien. Seulement alors il perdit les pédales et s’indigna en s’adressant à la sorcière : « Dans tous les cas, blesser et traîner dans la boue les innocents (mon pied est très innocent) est mal ! Chevaliers royaux, abattez-la immédiatement. »

En recevant les ordres du roi, les chevaliers royaux sortirent leurs armes en chœur. Sans aucun délai supplémentaire, les chevaliers entraînés encerclèrent la sorcière.

Les chevaliers sacrés regardèrent tous leur Capitaine-Chevalier, puis se tournèrent pour me regarder. Je fronçai les sourcils, disant : « Elle doit être une complice des créatures des ténèbres de la dernière fois. Quelle vile sorcière ! Nous ne pouvons l’autoriser à faire comme elle le souhaite et la laisser blesser la population. Mes frères chevaliers sacrés, assistez les chevaliers royaux immédiatement. »

Les chevaliers sacrés crièrent d’une seule voix : « Oui, sir ! »

Ils rejoignirent immédiatement la formation des chevaliers royaux. Comme ils se connaissaient depuis tant d’années, les chevaliers sacrés et les chevaliers royaux avaient une excellente coordination. La formation finale était tellement parfaite que, sans compter une sorcière, même un Seigneur de la Mort pourrait seulement aller vers sa seconde mort.

Encerclée, la sorcière attaquait avec tout ce qu’elle avait. Malheureusement pour elle, les attaques ordinaires étaient facilement bloquées par les boucliers des chevaliers. Leurs boucliers ne pouvaient les défendre contre ses sortilèges, mais la lumière sacrée des chevaliers sacrés pouvait les annuler. De cette manière, la sorcière était rendue totalement impuissante.

Les chevaliers royaux posèrent leurs lances dans les espaces entre les boucliers, s’avançant progressivement vers la sorcière à chaque pas. La sorcière désespérée fit un ultime essai pour s’enfuir, en criant comme une bête sauvage.

Elle avait auparavant effectué un bon travail en piégeant Elijah, se débrouillant pour le maudire avant même que les autres chevaliers ne puissent réagir. Néanmoins, elle était incapable de se défendre dans cette bataille. Elle put seulement regarder, impuissante, tandis que les lances se rapprochaient lentement et transperçaient son corps. Peu importe comment elle attaquait, elle ne pouvait pas causer une seule égratignure aux chevaliers.

Je me tournai, ne voulant pas assister à cette scène. Bien qu’elle ne fût qu’une sorcière, peut-être même une fausse créé par Rose, je trouvais abominable de voir une chose innocente mourir à cause de mes stratagèmes.

« Chevalier du Soleil ! » hurla la princesse. « Elijah est en train de m-mourir ! »

Comment peut-il déjà être en train de mourir ? J’avais demandé à Rose de choisir une malédiction qui semblait terrible, mais qui soit relativement inoffensive.

Mais, au cas où Rose me jouerait une mauvaise blague, je courus à leur côté. Je sortis le bracelet de roses qui était à l’origine conçu comme un cadeau de fiançailles et déclarai : « Princesse, je vous en prie, brisez les roses pour maintenir Elijah en vie jusqu’à ce que Sa Sainteté le Pape ait fini de chanter l’incantation pour le Sort de Soin Ultime. »

Ce foutu vieil homme prend vraiment son temps. C’est seulement après qu’il ait entendu mes mots qu’il a commencé à chanter l’incantation.

Avant même que j’eus fini de parler, la Princesse saisit le bracelet de roses comme s’il était fait de cailloux sans valeur, ramassés dans la rue. Elle brisa une rose après l’autre rapidement. Juste de la voir détruire tout mon dur labeur était une pure agonie.

« Ma sœur, ma sœur, brise-les moins vite ! Ralentis ! Le sort de soin ne sera pas plus efficace en brisant plus rapidement les roses ! » s’exclama le roi.

Je n’aurais jamais pensé que Sa Majesté le roi serait dans une agonie plus profonde que la mienne en voyant sa sœur briser les roses. Maintenant que j’y pensais, il devait probablement déjà considérer le bracelet de roses comme le sien.

J’avais à l’origine prévu d’offrir ce bracelet au roi comme une excuse formelle. C’était pour l’empêcher de me causer des problèmes plus tard …Hein ? Dans ce cas, pourquoi est-ce que cela m’énerve ? Le bracelet n’est pas le mien dans tous les cas.

Le combat à mort s’était arrêté il y a longtemps. Le Fils du Dieu de la Guerre, qui avait ignoré les évènements jusqu’ici, déclara froidement : « Le Chevalier du Soleil sait comment utiliser la Résurrection, alors quel est le problème s’il meurt ? »

Tout le monde se rassembla autour de moi. Même la princesse leva la tête et demanda avec espoir : « Vraiment ? Est-ce vrai ? »

J’acquiesçai avec précaution et admis : « Sun sait en effet comment utiliser la Résurrection. »

Tout le monde explosa en un brouhaha.

« Mais, à moins de ne pas avoir d’autre choix, et que les personnes concernées acceptent, Sun ne se servira jamais de ce genre de magie sacrée ! » décrétai-je soudainement avec fermeté.

« P-Pourquoi ? » s’écria la princesse, alarmée. Après tout, celui aux portes de la mort était son bien-aimé.

« Parce qu’il y a trop de restrictions. La Résurrection peut seulement être utilisée dans les huit heures suivant la mort. Si elle est employée sur un corps qui est mort depuis plus de huit heures, le cadavre deviendra une créature des ténèbres ! Aussi, la Résurrection n’a aucun effet sur ceux qui sont morts de vieillesse, de maladie, ou empoisonnés. » Je m’arrêtai un moment avant d’ajouter : « C’est dangereux d’employer la Résurrection sur une personne maudite comme Elijah. Même s’il revit, la malédiction qui pèse sur lui ne sera pas levée. Il peut mourir à nouveau presque immédiatement des effets de la malédiction. En plus, la Résurrection a beaucoup d’effets secondaires possibles. Les effets secondaires connus incluent l’apparition de corne, se couvrir de fourrure, la pousse d’un bras supplémentaire, devenir fou, et devenir handicapé à vie.

Je mentionnai toutes les faiblesses de la Résurrection en un souffle. Maintenant que le monde entier connaissait ses défauts, quoiqu’avec une petite exagération, j’allais m’épargner la visite de personnes venant me voir pour que je ressuscite quelqu’un.

Le cœur de tous ceux regardant la scène s’effondra en entendant mes propos. La princesse en fut particulièrement affectée. Sa voix était secouée par des sanglots.

Seul le Fils du Dieu de la Guerre était extatique. C’était parce qu’il avait enfin compris le fait que la Résurrection était un sort presque inutile. L’Église du Dieu de la Lumière ne pourrait pas s’étendre en empruntant le pouvoir d’un tel sort.

« Le prix de la résurrection est toujours plus élevé que celui de la mort », finis-je avec insistance.

À ce moment-là, le Pape qui n’était pas pressé finit de chanter son incantation. Il récita doucement : « Soin Ultime. »

La douce lumière jaune de soin descendit sur Elijah. En un court instant, avant même que la lumière ne se fut dissipée, Elijah gémit. Il ouvrit les yeux, fit un grand sourire et dit : « Votre Altesse… »

« Elijah ! Oh, Elijah ! » La princesse serra fort dans ses bras son bien-aimé.

À cette vision, le Fils du Dieu de la Guerre eut un air mauvais, comme un mari trompé. Il se dressa de toute sa hauteur et s’avança vers les deux tourtereaux. Les guerriers derrière lui lui emboitèrent le pas. Les chevaliers sacrés me regardèrent tous pour obtenir des instructions. Sans incitation, ils ne bougeraient pas d’un muscle. Les chevaliers royaux s’avancèrent rapidement et précisément pour protéger Elijah et la princesse. En un éclair, ils formèrent un mur invincible de boucliers.

Le Fils du Dieu de la Guerre ricana. Les guerriers du Monastère du Dieu de la Guerre levèrent simultanément leurs armes. Les chevaliers royaux sortirent également leurs lances de derrière les boucliers. La tension dans l’air était déstabilisante.

Au début, les chevaliers sacrés furent soulagés de se contenter d’observer à distance. Soudain, un chevalier sacré quelconque s’exclama : « Ah ! Notre Chevalier du Soleil n’espérait-il pas lui aussi épouser la princesse ? »

Les chevaliers sacrés se réveillèrent en sursaut. Ils regardèrent leur capitaine respectif, attendant les ordres. Les Douze Chevaliers Sacrés me fixèrent tous du regard… J’avais presque oublié que j’étais l’une des personnes se battant pour obtenir la main de la princesse.

Très ému, je louai : « Ah ! Un chevalier qui se sacrifie pour sauver une princesse, et la princesse versant ses adorables larmes de gratitude. Quelle histoire touchante ! Pas même la bienveillance du Dieu de la Lumière ne pardonnerait à Sun s’il brisait ce couple tendre ! »

Les Douze Chevaliers Sacrés se détournèrent de moi et continuèrent à observer le spectacle.

Remarquant cela, les chevaliers sacrés restèrent également à l’écart pour contempler le combat. Puisque les chevaliers sacrés et les chevaliers royaux étaient des voisins qui vivaient dans la même ville, et parce qu’Elijah était plutôt populaire, la plupart des chevaliers sacrés choisirent d’encourager Elijah et les chevaliers royaux.

Voyant combien les chevaliers sacrés étaient enthousiastes dans leurs acclamations, additionné au fait que les jeunes personnes tendent à avoir le sang chaud, je croyais que si un combat avait réellement lieu entre les chevaliers royaux et le Monastère du Dieu de la Guerre, les chevaliers sacrés seraient incapables d’éviter de rejoindre la bataille.

Les chevaliers royaux et les guerriers du Monastère du Dieu de la Guerre maintinrent leurs positions. Ils se fusillèrent mutuellement du regard, prêts pour la confrontation finale. Un silence de mort régnait dans le stade, annonçant le début d’une guerre… Si ce n’était pas pour une bande de chevaliers sacrés encourageant et agitant des drapeaux, amenant dans l’arène l’ambiance d’une compétition, l’atmosphère serait assez tendue.

À en juger par leur enthousiasme apparent, on a l’impression que se battre démange plus mes propres chevaliers sacrés que de juste encourager leurs amis.

« Ces types du Monastère du Dieu de la Guerre ont battu nos camarades de l’Église du Dieu de la Lumière ! »

« Ils ont même osé attaquer la Section du Chevalier du Soleil. Ils doivent en avoir marre de vivre ! »

« Chevaliers royaux, chargez ! Tuez ces enflures du Monastère du Dieu de la Guerre, ils ont presque assassiné Adair ! »

Je jetai un regard interrogatif au Chevalier de la Tempête. Storm haussa les épaules et expliqua : « Ton Vice-Capitaine Adair est aussi populaire parmi les chevaliers sacrés qu’Elijah l’est parmi les chevaliers royaux. La réputation de ta Section du Chevalier du Soleil correspond à celle de la bande des jeunes chevaliers d’élite dirigée par Elijah. En conclusion, ta Section du Chevalier du Soleil est très appréciée par tout le monde, que ce soit les citoyens, les membres de l’Église du Dieu de la Lumière, les chevaliers du Temple Sacré, ou même les chevaliers royaux. Même moi je vais parfois les voir pour qu’ils m’aident. »

« Oh ! » gloussai-je. C’était donc cela. Il semblerait que j’aie sérieusement sous-estimé Adair et ma Section du Chevalier du Soleil. La prochaine fois, je pourrais leur confier plus de missions.

« Sun, ne ris pas comme ça ! Ça me donne l’impression de leurs avoir causé du tort… » On aurait dit que Storm me parlait en même temps qu’il marmonnait pour lui-même.

« Comment peux-tu dire cela, mon frère Storm ? Je jure au Dieu de la Lumière que l’aide que mon frère Storm m’a donnéayonne autant que l’Église du Dieu de la Lumière ! »

« Alors, je leurs ai vraiment causé du tort. » Storm soupira et murmura : « On dirait bien que je doive leur payer un verre plus tard. »

« Concrètement parlant, est-ce que tu prévois de laisser les chevaliers sacrés se battre ou non ? » demanda Storm, perplexe. Il ajouta : « Tu ne pourrais pas nous le dire d’abord, pour qu’on puisse s’y préparer psychologiquement ? »

« Je crois que le bienveillant Dieu de la Lumière souhaite seulement à un amour naissant de fleurir, et ne désire nullement voir de la violence inutile et des effusions de sang. »

« Oh. »

Les Douze Chevaliers Sacrés écartèrent leurs mains de leurs armes. Blaze sembla même déçu. Il grogna : « Et moi qui pensais que je pourrais y aller à fond pour une fois… »

Quand la situation fut à deux doigts de glisser hors de contrôle, le roi se leva lentement. Il hurla : « Arrêtez cela maintenant ! »

« Votre Majesté », cria furieusement le Fils du Dieu de la Guerre. « Avez-vous oublié notre accord !? »

Le roi devint silencieux. Bien que le Fils du Dieu de la Guerre sût qu’il avait fait un lapsus, il se renfrogna. Il ne semblait pas avoir l’intention de retirer ses paroles.

Je dis sincèrement : « Fils du Dieu de la Guerre, il est dit que l’amour trouve toujours une voie. Y a-t-il un quelconque préjudice à laisser deux amoureux être ensemble ? Même Sun a accepté de se retirer. Le Fils du Dieu de la Guerre souhaiterait-il continuer à rendre les choses difficiles pour ce couple ? »

« Hmph ! » ricana le Fils du Dieu de la Guerre.

Je répondis à son ricanement par un sourire rayonnant. Je savais que son intérêt n’était pas pour la princesse. « Pourquoi ne laisserions-nous pas le roi compenser l’échec de la princesse à retourner votre amour en bâtissant une branche du Monastère du Dieu de la Guerre dans le Royaume du Son Oublié ? Comment cela vous semble-t-il ? »

Le roi et le Fils du Dieu de la Guerre me fixèrent tous les deux avec une stupéfaction totale. Même mes propres Douze Chevaliers Sacrés froncèrent des sourcils. Je continuai à sourire radieusement.

« Je pourrais accepter une excuse sincère comme celle-ci… » Le Fils du Dieu de la Guerre parla lentement en jetant des coups d’œil au roi. Voyant que le roi n’avait pas l’attention de contester, le Fils du Dieu de la Guerre lui donna un brusque hochement de tête et s’exclama : « C’est décidé ! » Il soupira et dit : « En vérité, je ne veux pas non plus séparer une paire de tourtereaux. »

J’hochai la tête à profusion tandis que je le félicitais : « Je le savais ! J’ai entendu dire que le Dieu de la Guerre est un romantique. Il ne ferait jamais quelque chose comme briser des cœurs. »

« Tu as raison ! Notre Dieu de la Guerre est vraiment un romantique. Je suis surpris que toi, le Chevalier du Soleil, tu comprennes si bien notre Dieu de la Guerre. » Le Fils du Dieu de la Guerre hocha la tête pour montrer son accord. L’hostilité dans ses yeux avait disparu.

Je dis civilement : « Je suis flatté. C’est tout à fait naturel puisque, après tout, nous sommes voisins ! »

« Est-ce que vous devez tous les deux être sur la même longueur d’onde ? » marmonna Storm pour lui-même.

Avec les choses comme elles l’étaient, il n’y avait plus besoin d’un combat à mort.

Après avoir salué Suprême Dragon des Enfers et arrangé la date de leur prochain combat d’entrainement, le Fils du Dieu de la Guerre et ses guerriers partirent sans ne jeter guère plus qu’un regard à la princesse.

Les chevaliers royaux, qui ne pouvaient rien comprendre à la situation, nous regardèrent Elijah et moi avec des yeux soupçonneux.

Je les ignorai, rassemblai tous les chevaliers sacrés, et m’avançai vers la sortie du stade.

Comme j’étais sur le point de quitter le stade, je me tournai abruptement pour faire face à Elijah. Souriant, je déclarai : « Oh ! J’avais presque oublié, Chevalier Elijah, merci d’avoir sauvé mon Vice-Capitaine, Adair. »

Surpris, Elijah fit une pause un moment. Il rayonna alors qu’il disait : « De rien. Dans ce cas, nous pouvons dire que nous sommes quittes maintenant, Chevalier du Soleil. »

 

 

Quelques jours plus tard, Elijah vint me voir en secret avec un message.

« Le roi souhaite que je vous demande de remplacer les huit roses que la princesse a utilisé sur moi le plus tôt possible. »

Je lâchai un soupir de soulagement. Cette déclaration signifiait que le roi souhaitait accepter mon cadeau d’excuses. Je ne pouvais pas être certain s’il allait ou non m’en tenir rigueur, mais au moins j’étais confiant sur le fait qu’il ne me causerait pas de problème en vue et au sus de tout le monde.

« Aussi, Son Altesse la princesse dit que vous avez été promu de l’incarnation du type méprisable à celle d’un type méprisable et sympa… »

Ma seule réponse fut de sourire amèrement. Bien qu’Elijah eût fini de livrer les messages, il donnait l’impression qu’il avait encore quelque chose à dire. Voyant cela, je décidai de ne pas partir immédiatement.

Après un long moment, Elijah articula finalement, un peu embarrassé : « Marcher dans les ténèbres tout en tournant le dos à la lumière… V-Vous ne comprendrez jamais combien ces mots comptent pour moi. »

Je lui adressai un sourire rayonnant. Évidemment je comprends à quel point ces mots sont importants. Depuis que je les ai dits au Chevalier du Jugement quand il était déprimé, il n’a jamais été capable de refuser une seule de mes requêtes insensées.

Elijah annonça avec une sincérité totale : « S’il-vous-plaît ne vous inquiétez pas. Même si le Monastère du Dieu de la Guerre a été autorisé à bâtir un temple secondaire dans le Royaume du Son Oublié, moi, les chevaliers royaux et la princesse restons loyaux à l’Eglise du Dieu de la Lumière. »

J’eus un sourire incandescent en le remerciant : « En tant que représentant du Dieu de la Lumière, j’exprime une gratitude absolue envers vous, Chevalier Elijah. »

« Tout comme étant le chevalier royal Elijah, je vous remercie sincèrement également, Chevalier du Soleil. Mais… » Elijah hésita visiblement, puis demanda : « Que va-t-il se passer avec le faux Capitaine-Chevalier des Enfers ? »

« Hmm ? Pourquoi dites-vous que le Capitaine-Chevalier des Enfers est faux ? » J’affichai une expression confuse pour coller à la situation parfaitement et répliquai : « Sun ne comprend pas ce que vous voulez dire. »

Elijah fut sidéré. Il y réfléchit un moment, avant de sourire ironiquement et de dire : « Non, vous devez avoir mal entendu. Je voulais dire que le Chevalier des Enfers a d’excellentes compétences à l’épée. Si possible, j’aimerais pouvoir m’entraîner avec lui. »

« Merci pour le compliment. Je transmettrai le message au Capitaine-Chevalier des Enfers. »

Elijah était ravi. Il ajouta : « J’espère réellement pouvoir mieux le connaitre. »

« Évidemment, vous le pouvez », lui assurai-je avec un sourire.

Elijah acquiesça et annonça : « Dans ce cas, je devrais partir. Chevalier du Soleil, s’il y a quoi que ce soit pour lequel vous ayez besoin d’aide, sentez-vous libre de me demander. J’espère que vous comprenez que je ne refuserais aucune de vos requêtes, tant qu’elles n’impliquent pas de trahir la famille royale. »

Je lui adressai un long et dur regard. Finalement, j’acceptai : « D’accord. Si Sun éprouve des difficultés, il vous demandera de l’aide en tant qu’“ami”. »

Elijah hocha la tête avec précaution et dit : « Je comprends. À partir de maintenant, le Chevalier des Enfers reste au Temple Sacré et Elijah reste au palais. Je n’ai plus aucune connexion avec le Chevalier des Enfers à part être un de ses amis. »

J’hochai la tête avec satisfaction. Après avoir salué, Elijah sortit.

À ce moment-là, une autre personne, le Chevalier du Jugement, sortit de l’ombre. Il regarda dans la direction dans laquelle Elijah était sorti, puis se tourna pour me regarder.

Comme d’habitude, je commençai automatiquement à expliquer : « Même sans le mariage du Fils du Dieu de la Guerre avec la princesse de notre pays, beaucoup de jeunes ont déjà rejoint le culte du Monastère du Dieu de la Guerre. Une religion n’est pas comme un pays, étant donné que c’est impossible de définir des frontières géographiques. On ne peut pas dire que les habitants d’un pays doivent croire au Dieu de la Lumière, et que les habitants d’un autre doivent croire au Dieu de la Guerre. »

Judgment hocha la tête. « Tu n’avais pas l’intention d’exclure totalement le Dieu de la Guerre du Royaume du Son Oublié. »

« Parce que c’est impossible à faire », répondis-je brusquement. « De la même manière qu’il y a des croyants du Dieu de la Lumière dans le Royaume de l’Orchidée Lunaire, il y a des croyants du Dieu de la Guerre, et même des croyants du Dieu de l’Ombre dans le Royaume du Son Oublié.

« Quelle que soit la raison, je ne pouvais pas autoriser le Fils du Dieu de la Guerre à épouser la princesse. C’était en effet dangereux, comme de nombreux jeunes soupiraient après la princesse. Encore pire, le roi n’a pas de fils héritier. L’enfant du Fils du Dieu de la Guerre et de la princesse pourrait très probablement devenir le successeur au trône. Si le fils du Fils du Dieu de la Guerre devenait le roi du Royaume du Son Oublié, cela aboutirait à une crise sans précédent pour l’Église du Dieu de la Lumière. »

Judgment hocha la tête à nouveau pour montrer sa compréhension.

Je poursuivis, disant : « Même si on ne parle pas d’une affaire aussi lointaine que le prochain roi, nous ne pouvons quand même pas autoriser le Fils du Dieu de la Guerre à devenir un membre de la famille royale. Cela aurait influé sur les croyances des chevaliers royaux. Et, parce que beaucoup de jeunes de ce pays visent à devenir des chevaliers royaux, leurs croyances vont suivre celles des chevaliers royaux. D’un autre côté, si les chevaliers royaux et le Monastère du Dieu de la Guerre sont à couteaux tirés, cela affectera aussi grandement les croyances des jeunes. »

Judgment hocha la tête encore une fois et reprit mon explication : « Elijah est le chef des jeunes parmi les chevaliers royaux. Les jeunes sont les plus importants pour les religions, vu que les gens plus âgés sont peu susceptibles de changer leur foi. Gagner Elijah équivaut à gagner tous les chevaliers royaux. Maintenant qu’Elijah est fiancé à la princesse et que le roi n’a pas encore d’héritier, leur enfant pourrait peut-être devenir le prochain roi. Donc, même si le Monastère du Dieu de la Guerre possède une branche dans le Royaume du Son Oublié, cela ne fera pas trembler les fondations de l’Église du Dieu de la Lumière. »

Judgment fit une pause pendant un instant, et ajouta gravement : « Bien que tu aies su que tant que le roi et le Fils du Dieu de la Guerre aboutissaient à un accord privé pour remplacer la main de la princesse en bâtissant un temple secondaire dans le Royaume du Son Oublié, tout aurait pu se résoudre, tu as quand même démarré un combat à mort. Tu as tiré avantage du combat à mort pour provoquer les chevaliers royaux et les guerriers du Monastère du Dieu de la Guerre, semant la discorde entre ces deux factions précédemment amicales. Mais, ce n’était pas assez pour toi.

« À la fin du combat à mort, tu as délibérément remercié Elijah d’avoir sauvé Adair. Cela leur a laissé penser que la seule raison pour laquelle tu ais accepté la construction d’une branche du Monastère du Dieu de la Guerre en échange de la princesse était parce qu’Elijah avait sauvé Adair. En résultat, l’opinion des chevaliers royaux pour toi s’est encore améliorée. » Judgment lâcha un soupir. « Tu es vraiment– »

Je l’interrompis avec un grognement. « Judgment, tu me connais en effet très bien. Mais ne va pas trop loin. Je suis vraiment reconnaissant envers Elijah pour avoir sauvé Adair. Doutes-tu vraiment de ma détermination à protéger mes frères chevaliers sacrés ? Mais, tu avais raison sur un point ; j’ai en effet remercié Elijah devant tout le monde pour une raison : mais cette raison n’était pas de faire en sortes que les chevaliers royaux m’apprécient. C’était pour disperser toute notion de collaboration entre Elijah et le Temple Sacré ! »

« Je suis désolé. » Ayant entendu mon explication, Judgment s’excusa immédiatement. Il donna les raison de sa théorie : « Je suis vraiment désolé de t’avoir mal compris. Je t’ai mal jugé uniquement parce que les méthodes que tu as employées récemment m’ont fait me sentir un peu déçu. »

« J’ai employé ces méthodes seulement pour accomplir ce que le Chevalier du Soleil doit légitimement faire. Non seulement cela, je n’ai jamais laissé un seul innocent être blessé ! Durant les deux dernières fois, à part ce gros proc de roi qui méritait ce qu’il lui est arrivé, est-ce que quelqu’un a été blessé par mes stratagèmes ? »

J’étais tellement furieux que ma voix trembla tandis que je disais : « J’ai fait de mon mieux pour m’assurer que personne ne serait blessé alors que je remplissais mes devoirs. Encore mieux, je me suis arrangé pour qu’il y ait toujours une fin heureuse. Et toi, Lesus du Jugement, la personne qui me connaît le mieux, tu dis que je te déçois ? »

Judgment inclina la tête, perdu dans ses pensées pendant un instant. Il me regarda ensuite droit dans les yeux et affirma : « Capitaine-Chevalier du Soleil, tu as en effet rempli ton devoir. Non seulement cela, tu n’as blessé personne que tu n’aurais pas dû blesser. Crois-moi, je suis réellement désolé ! »

« Lesus, ce n’est pas que je ne veuille pas te pardonner. Mais, je pense que tu es allé un peu loin. » Je refusai d’accepter ses excuses et dis obstinément : « Rassembler des fidèles est mon devoir majeur, et je n’ai jamais oublié ce qu’un Chevalier du Soleil doit ou ne doit pas faire. J’admets que mes méthodes soient sinistres, mais si je veux coller à mon approche de refuser que quiconque soit blessé, je n’ai pas d’autre choix ! »

« Je suis désolé. Au nom de Lesus du Jugement, je jure au Dieu de la Lumière que je ne répèterai pas ce genre d’erreur une nouvelle fois. »

J’y réfléchis soigneusement avant d’hocher la tête et d’accepter ses excuses. Je saisis l’opportunité pour faire la demande : « Que penses-tu de cela, je te pardonnerai si tu promets d’accepter dix de mes demandes, sans conditions. »

« …Tu as besoin que je te fasse une promesse ? Depuis quand est-ce que je refuse tes demandes ? »

« Tu ne peux pas me les refuser, parce que ces demandes sont des affaires officielles. Mais, parfois, je veux ton aide pour des affaires privées ! »

Judgment demanda, plein de doutes : « Est-ce qu’escalader le mur pour acheter des tartes aux myrtilles est aussi considéré comme une affaire officielle ? »

« C’était juste une requête, pas une demande », niai-je immédiatement.

« Maintenant, j’ai compris. Tu as des affaires privées encore plus absurdes. Juste “solliciter” n’est pas suffisant, tu dois donc “demander”. C’est bien ça ? »

«  Heh heh », ris-je. « Je n’ai rien pour toi maintenant, mais je ne suis pas sûr que je n’aurais pas quelque chose dans le futur. Comme assurance, je dois saisir la chance que tu commettes une erreur pour te faire accepter mes demandes. »

« …Trois demandes. »

« Marché conclu ! » J’acceptai immédiatement. Puisque je pêchais en eaux troubles,  je devais prendre ce que je pouvais.

Judgment soupira à mon action d’exploitation. Il demanda : « Que vas-tu faire à propos de Suprême Dragon des Enfers ? »

« Oh ! » J’eus un sourire rayonnant. « N’es-tu pas heureux que le Capitaine-Chevalier des Enfers soit revenu ? »

Judgment me lança un regard et demanda étrangement : « Que veux-tu dire ? »

Je souris comme j’expliquais : « Depuis que tu as treize ans, personne au Temple Sacré n’a osé s’entraîner avec toi. Dix ans plus tard, il y a enfin quelqu’un dans le Temple Sacré avec qui tu peux pratiquer ta technique à l’épée. Ne devrais-tu pas être heureux ? Crois-tu avoir gardé assez de temps de repos pour aller au Monastère de la Guerre dans le pays voisin afin de défier le Fils du Dieu de la Guerre ? »

Le Chevalier du Jugement réfléchit à la question et lutta intérieurement tandis qu’il murmurait : « Mais, c’est un Seigneur de la Mort. Il est extrêmement dangereux ! »

« Un Seigneur de la Mort dans l’Église du Diu de la Lumière, dans cette forteresse contre les créatures des ténèbres ? Sommes-nous ceux en danger, ou est-ce lui ? »

Judgment songea à la question pendant un moment. Il acquiesça finalement et déclara, impuissant : « Fais ce que tu veux. De toute façon, je l’ai enfin réalisé… Il est loin d’être aussi dangereux que toi. »

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