1/2 Prince T3Extra : Compagnons Pour l’Éternité

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1/2 Prince Tome 3 – Les Chroniques d’Un Prince Vagabond

Roman d’origine en chinois par:  Yu Wo


Extra Chapter: Companions for Eternity – traduit du chinois vers l’anglais par Samuki[PR!]
Chapitre Extra : Compagnons Pour l’Éternité – traduit de l’anglais vers le français par Zinthia
+ Travail de vérification par Nocta

 

« Cette fois, grand frère va sûrement le regretter, non ? » dit Lü Jing d’un sourire amère.

« Nous l’avions insinué avant », rétorqua mollement Yun Fei.

« Oui, nous y avions fait allusion, mais il a choisi de croire encore en nous… » Lü Jing se tourna brusquement pour crier dans le vide au-delà de la falaise : « Grand frère, pourquoi es-tu si idiot !? »

Yun Fei, lui aussi, ne put retenir ses émotions plus longtemps, et cria rageusement dans les ténèbres de la nuit. « Tu es un parfait idiot ! Tu n’as même pas réalisé que nous avions tout mis en place dès le début. Nous avions remarqué que tu te battais contre des monstres en solitaire depuis quelques jours. Comprenant que tu étais un joueur puissant, nous avons voulu que tu nous aides à monter notre niveau, et avons délibérément attiré les Squelettes de Flammes pour qu’ils nous pourchassent. Comment as-tu pu ne pas y penser ? Comment se fait-il que tu n’aies pas réalisé qu’il était impossible que Jing, qui ne connait que Véritables Flammes Par Trois Fois Dissimulées, attaque des monstres du même élément tels que les Squelettes de Flamme ? »
« C’était évident que j’éprouvais de la rancœur contre le propriétaire de la Maison Orientale, alors pourquoi est-ce que nous avons délibérément choisi de manger là-bas ? Tu n’as pas besoin d’un cerveau pour comprendre que je voulais que tu aies affaire à cet enfoiré de Huang Wei à ma place. » L’expression de Jing était féroce.

« Nous savions très bien que personne n’avait jamais réussi à terminer cette quête et à obtenir le ruban. Surtout le fait que personne n’ait survécu, mais en voyant que l’argent de la récompense s’élevait à dix mille pièces de cristal, nous t’avons mené ici pour cette mission suicide, juste pour tenter notre chance. Et, tu nous as suivis juste comme ça, sans même prendre la peine de nous demander les détails de la quête ? » Le mépris était évident sur le visage de Yun.

« Tu as vu par toi-même à quel point le Roi des Démons était fort, mais tu as continué de ne pas nous suspecter, allant même jusqu’à confier aussi facilement le ruban à Yun ? Et, tu as marché jusqu’au bord de la falaise ? Même lorsque Yun t’as attrapé par les chevilles, tu es resté perplexe. » Jing commença à rigoler sauvagement. « Comment est-ce que quelqu’un peut être naïf et insensé à ce point ? »

Les deux finirent de crier, leurs poitrines se soulevant avec effort, comme s’ils avaient crié toutes les frustrations qui entravaient leurs esprits. Leurs visages étaient identiques : perdus et engourdis.

Après un long moment, Jing déclara tranquillement « Allons-y. Le Continent Central nous attend. N’oublie pas, Xiao Lan est aussi là-bas. »

« Oui », répondit Yun en jetant un dernier regard en arrière, vers la falaise, ses émotions tellement embrouillées que même lui ne pouvait pas dire où elles en étaient.

 

 

« Maintenant que nous avons les billets, allons chercher quelque chose à manger pendant que nous attendons le navire. » Le visage de Lü Jing était toujours aussi dur que la pierre.

« Oui », répondit Yun Fei, puis il fronça les sourcils. « Nous devons vraiment partir aussi tôt ? J’avais espéré rester sur le Continent de l’Est un peu plus longtemps. »

« Ne sois pas ridicule », lança farouchement Lu Jing. « N’oublie pas, Grand frère va sûrement revenir à la Ville du Tigre Blanc. Ce sera déjà un miracle si nous ne tombons pas sur lui pendant que nous attendons le navire, et voilà que tu envisages de rester un peu plus longtemps ? »

Yun Fei ne répondit pas et se contenta de suivre Jing en silence dans une auberge quelconque.

« Patron, deux assiettes de nouilles frites, une assiette de légumes verts, et un bol de soupe de poisson », commanda Yun en regardant le menu, passant également la commande pour Jing – qui n’était pas pointilleuse sur la nourriture – en plus de sa part à lui comme d’habitude.

« Oui, monsieur, je reviens tout de suite », répondit avec un sourire un NPC habillé comme un serveur. Il s’éclipsa pour donner des ordres au cuisinier.

Yun Fei se rappela soudain quelque chose et s’empressa de crier : « Ah, c’est vrai, j’ai oublié les wontons à la sauce chili. Garçon ! Nous voulons aussi une assiette de… » Le visage de Yun Fei devint blême.

« Et une assiette de ? » demanda consciencieusement le serveur en revenant.

 Jing regarda Yun, qui était devenu muet, mais ajouta simplement avec indifférence : « Et, une assiette de viande sautée. »

« Bien sûr, je reviens tout de suite. »

Yun Fei resta silencieux jusqu’à ce que la nourriture arrive mais, lorsqu’il souleva ses baguettes, il découvrit qu’il n’avait pas du tout d’appétit. Son estomac était lourd, comme si une pierre avait été mise dedans, et son cœur était rempli d’une myriade d’émotions inconnues. Enfin, il soupira, posa ses baguettes, et fixa Lü Jing, qui mangeait ses nouilles frites comme si de rien n’était. « Jing, je n’aime pas la tournure qu’ont pris les choses. »

« Tu penses que j’apprécie davantage ? » Lü Jing, aussi, posa ses baguettes, un regard dur sur le visage. « D’ailleurs, ce n’était pas toi qui avait prévu ce plan, du début jusqu’à la fin ? »

« Mais, je ne pensais pas que tous ces stratagèmes seraient utilisés sur la même personne ; Je pensais que personne ne nous aiderait à deux reprises », lâcha Yun Fei, frustré. « Comment diable un Grand frère peut-il être à ce point stupide ? »

« C’est précisément parce qu’il était tellement stupide qu’il s’est fait duper. C’est une bonne chose, d’une certaine façon ; que ça lui serve de leçon, afin qu’il ne se fasse pas avoir de nouveau », conclut tranquillement Lu Jing, puis elle recommença rapidement à manger, faisant clairement comprendre qu’elle n’était pas d’humeur à débattre plus longtemps sur la question.

Yun Fei ne put que soupirer en observant à l’extérieur du restaurant, comme s’il espérait ardemment que quelqu’un ferait soudainement irruption.

Une silhouette apparut réellement dans l’embrasure de la porte. Yun Fei fut surpris, mais également un peu inquiet, et il se demanda si grand frère pourrait leur pardonner cette fois. Dans son cœur, il souhaitait secrètement que grand frère soit aussi stupide et persisterait à leur pardonner.

« J’ai fini par vous retrouver, vous deux, les infidèles ! Cette fois, ce type masqué ne sera pas dans les parages pour se dresser sur mon chemin ! » déclara l’individu en traversant l’entrée, et Yun Fei ainsi que Lü Jing reconnurent le ton venimeux de Huang Wei.

« Huang Wei. » Lü Jing pâlit.

« Oui, c’est moi, ton époux bien-aimé, JingJing, ma chérie », répondit Huang Wei en lorgnant Lü Jing.

Il n’y avait pas moyen que Yun Fei reste les bras croisés alors que sa meilleure amie se faisait harceler. « Huang Wei, ne t’imagine pas que nous soyons toujours des débutants. Ce ne sera pas aussi simple pour toi de nous intimider, maintenant. »

« Et qu’est-ce qu’un Maître des Barrières peut faire contre mes sbires ? » Huang Wei regarda froidement Yun Fei. « Quand je pense que tu as été assez stupide pour choisir de devenir un Maître des Barrières, une classe de déchets. »

« Qu’est-ce que tu viens de dire !? » Yun Fei était furieux. Ce qu’il détestait plus que tout le reste c’était que d’autres personnes dénigrent la classe du Maître des Barrières ; ces gens n’avaient même pas la moindre idée quant à l’utilité d’un Maître des Barrières dans la défense d’une ville. Il n’avait tout simplement pas encore réussi à trouver quelqu’un d’assez sage pour apprécier son choix.

« J’ai dit : espèce de sale déchet, reste loin de ma femme. » Huang Wei tira son dao doré, et l’asséna  impitoyablement sur Yun Fei.

« Yun ! » Lü Jing poussa Yun Fei et le dao doré frappa brutalement le corps de Jing. Lâchant un cri de douleur, elle fixa Huang Wei, avant de se transformer en un pilier de lumière blanche s’élevant dans le ciel.

« Jing… ! » hurla Yun Fei en regardant la lumière blanche disparaître.

« Mince, je n’ai pas eu la bonne personne », lâcha Huang Wei, regardant Yun avec dépit. « Toi, le déchet, je sais que vous aviez l’intention de vous enfuir. Je sais aussi que vous avez acheté des billets pour un navire mais, je te préviens, si tu cherches à t’enfuir, fais-le seul. Lü Jing ne sera jamais en mesure d’échapper au Continent de l’Est et à mon contrôle. »

« Hum, les billets sont valables pour toujours. Même si nous ne pouvons pas prendre ce navire, nous pouvons toujours prendre le prochain », répliqua Yun Fei, en fusillant Huang Wei du regard froidement. « Je ne crois pas que vous ayez la possibilité de modifier les règles de Second Life. »

Huang Wei se mit pourtant à rire bruyamment. « Je ne suis pas en mesure de changer les règles, mais je peux m’arranger pour que mes hommes montent la garde sur les quais 24 heures sur 24 et vous tuent tous les deux chaque fois qu’ils vous aperçoivent. Voyons voir combien de niveaux vous tiendrez jusqu’à ce que mes sbires se débarrassent de toi. »

Le visage de Yun était blanc comme un linge. « Toi…»

« Écoute, gamin, je te préviens, ne songe même pas à t’enfuir avec Lü Jing. Ne pense même pas à t’approcher encore d’elle. Si tu le fais, je vais te le faire payer. » Huang Wei se retourna vers ses hommes et ordonna : « Donnez une bonne correction à ce gamin. Guérissez-le à chaque fois qu’il est sur le point de mourir, puis continuez à le frapper, et ne le laissez pas mourir pour s’échapper. Battez-le jusqu’à ce qu’il n’ose plus jamais s’approcher de Lü Jing. »

« Huang Wei, je te le dis, je vais définitivement amener Jing sur le Continent Central, je le jure ! » hurla Yun Fei. Malheureusement, face à plusieurs guerriers, il n’y avait vraiment rien qu’un Maître des Barrières puisse faire…

 

 

« Bordel de merde ! » Gu Yun Fei se déconnecta de manière pathétique, uniquement pour constater que le téléphone sonnait.

Dès qu’il appuya sur le bouton « Répondre », le visage frénétique de Lü Jing apparut instantanément sur l’écran. « Yun, est-ce que tu vas bien ? Pourquoi n’es-tu pas retourné au point de renaissance après tant de temps ? »

« Ce n’est pas évident ? Ce satané Huang Wei m’a mis une raclée et a même trouvé un prêtre afin de me guérir, pour faire en sorte que je ne puisse pas mourir. Finalement, quand j’en ai eu assez, je me suis déconnecté », répondit Yun Fei. Il ne put s’empêcher de toucher son visage ; peu de temps avant, son visage s’était mis à gonfler à cause des coups qu’il avait reçus dans le jeu.

Lü Jing était pâle. « Pourquoi est-ce que tu ne t’es pas te déconnecté plus tôt, au lieu de le laisser continuer à te frapper, tu- tu es stupide ou quoi ?! »

« J’ai ma fierté ! » murmura Yun Fei d’un air maussade.

« Oublie Huang Wei, nous allons simplement nous précipiter vers les quais demain, immédiatement après notre connexion. Sinon, si nous tombons vraiment sur grand frère… Les conséquences pourraient être pires », déclara Lü Jing, affligée.

« Huang Wei a affirmé qu’il allait laisser ses hommes monter la garde sur les quais 24 heures sur 24. » Yun Fei soupira.

« Quoi ? » Le visage de Lü Jing devint encore plus pâle.

« Que devrions-nous faire maintenant ? » Yun Fei était profondément inquiet.

Lü Jing prit une profonde inspiration, puis se calma. « Attendons quelques jours avant de nous connecter. Huang Wei ne peut pas laisser quelqu’un posté là en permanence ! »

« Je l’espère », répondit Yun, mais il sentait toujours que Huang Wei semblait profondément obsédé par Lü Jing.

 

 

« Huang Wei, qu’est-ce que tu veux, à la fin ? » Lü Jing était furieuse ; elle voulait savoir combien de temps cette personne avait l’intention de continuer à lui causer des ennuis. Il avait, fidèle à sa parole, vraiment laissé un garde pour les attendre pendant plusieurs jours.

« Je veux que tu sois ma femme », répondit Huang Wei, un sourire narquois.

« Arrête de rêver ! » s’écria Yun Fei. « Jing ne tomberait jamais amoureuse d’un blaireau comme toi, alors épargne ta salive ! »

Le mépris se répandit sur le visage de Huang Wei, et il fixa Yun comme s’il venait de voir un tas d’ordure. « Tu es vraiment en train de me chercher, et tu oses même être en compagnie de ma Jing. Les gars, emparez-vous de lui. »

« Huang Wei, arrête ça ! » Lü Jing pâlit d’épouvante.

« Bien sûr, si tu acceptes de devenir ma femme, Lü Jing. » Il y avait un regard glacial sur le visage de Huang Wei. « Ne choisis pas la manière forte, Jing. Je suis resté gentil avec toi depuis trop longtemps déjà. »

« Jing, ne l’écoute pas ! » Yun Fei se fit maîtriser par plusieurs joueurs. Même confronté à la perspective d’être battu encore une fois, il essayait toujours d’arrêter Jing.

Voyant Yun Fei neutralisé, le doute apparut sur le visage de Lü Jing. Au bord des larmes, elle avait l’air totalement misérable et pitoyable, elle dit : « Pourquoi en arriver au point de me contraindre ainsi ? Comment quelque chose comme l’amour peut-il être forcé ? »

Huang Wei se raidit. « Si je dis que c’est possible, c’est possible. Qu’y a-t-il de mal à se marier avec moi ? Je t’offrirai de la nourriture, des vêtements, et beaucoup d’argent à dépenser. Qu’est-ce que tu pourrais vouloir de plus ? »

La souffrance de Lü Jing était visible sur son visage, et ses larmes se mirent finalement à couler. « Me donner beaucoup d’argent à dépenser c’est de l’amour ? Ce n’est pas ce que je veux ! »

À ce moment-là, une foule s’était rassemblée sur les quais. Il y avait, bien sûr, beaucoup de curieux, et lorsqu’ils virent une si jolie fille en larmes être forcée de se marier, beaucoup d’entre eux  commencèrent à exprimer leur désapprobation, et d’autres spectateurs – qui ne pouvaient pas rester les bras croisés – se mirent à serrer les poings et à craquer leurs jointures. L’atmosphère était de plus en plus tendue.

Huang Wei se tourna vers la foule avec un regard sinistre dans les yeux. « Bon sang, taisez-vous ! Faites un seul bruit de plus et je vous réduis tous en charpie ! »

En entendant cela, la clameur ne fit que croître et les gens commencèrent à crier, en colère.

« Va au diable ! T’es aussi arrogant alors que t’es train de voler l’épouse de quelqu’un d’autre ? »

« Me réduire en charpie ? Je vais vous hacher menue en premier, les gars ! »

« Il abuse, comment est-ce qu’il peut forcer une fille comme ça !? »

« Pauvre chose ; la jeune fille est déjà en larmes. »

Huang Wei ne recula pas face à la colère de la foule ; en fait, il devint encore plus arrogant. « Bordel, vous tous, vous vous imaginez vraiment que vous allez vous en sortir juste parce que vous êtes plus nombreux ? Ne pensez pas que moi, Huang Wei, j’ai seulement si peu d’hommes. Attendez un peu que j’appelle dix autres de mes sbires pour venir prendre soin de vous, les gars ; nous verrons si vous osez vous permettre ne serait-ce qu’un coup d’œil, après ça. »

« Le chef de la pègre locale, Huang Wei ? » s’exclama quelqu’un dans la foule. Toute personne qui avait séjourné à la Ville du Tigre Blanc pendant un certain temps avait assurément entendu parler du tyran de la Ville du Tigre Blanc, Huang Wei, qui – avec le soutien de ses huit hommes – intimidait les autres, utilisait l’argent pour supprimer ses opposants, tuait les joueurs qu’il n’aimait pas, et flirtait sans vergogne avec n’importe quelle jolie fille attirant son attention. Huang Wei avait d’innombrables crimes énumérés à son actif mais, par appât du gain, il y avait toujours un grand nombre d’individus prêts à travailler pour lui. Personne n’oserait tenter quoi que ce soit contre Huang Wei tant que tous ces guerriers continueraient à travailler pour lui.

Ceux qui, parmi la foule, étaient sur le point d’intervenir commencèrent à hésiter après s’être rendu compte que la personne cruelle en face d’eux était en fait Huang Wei. Après tout, la puissance de Huang Wei au sein de la Ville du Tigre Blanc était quelque chose avec laquelle ils étaient tous profondément familiers. Personne ne voulait entreprendre quoi que ce soit qui puisse se retourner contre eux, pas s’ils souhaitaient rester à la Ville du Tigre Blanc…

Yun Fei et Lü Jing avaient initialement placé tous leurs espoirs sur le fait que le public indigné leur viendrait en aide ; ils ne croyaient pas que le nom de Huang Wei à lui seul pouvait effrayer la foule ainsi. Leur courage flancha.

« Comme prévu, seul un idiot comme grand frère ferait quelque chose de stupide comme défendre la justice », déclara Yun Fei avec un rire amer avant de redevenir silencieux. Il lui semblait qu’il se passerait un très très long moment avant que lui et Jing ne soient capables d’aller sur le Continent Central pour retrouver Xiao Lan.

« … » Les larmes de Lü Jing avaient cessé depuis longtemps. Elle ne pouvait que soupirer de résignation, alors qu’elle regardait la foule, où personne n’osait faire un pas pour prendre leur défense. Il semblerait qu’elle et Yun devraient disparaître de Second Life pendant un certain temps.

Huang Wei regarda avec satisfaction l’audience maintenant silencieuse, avant de se tourner vers Yun Fei et Lü Jing. « Lü Jing, vas-tu devenir ma femme, oui ou non ? Je te l’ai dit, j’ai déjà positionné mes hommes à tous les points de renaissance. Si tu dis non, je vais définitivement devoir tuer ce gamin, encore et encore, jusqu’à ce qu’il retombe au niveau 1. »

Les visages de Lü Jing et Yun Fei étaient aussi pâles que de la craie. Lü Jing ouvrit la bouche, mais les mots refusèrent de quitter sa bouche…

« Si elle se marie avec toi, j’avalerai mon dao tout entier », lança une voix familière. Les cœurs de Yun et Jing manquèrent un battement alors qu’ils pensaient, Grand frère ?

Yun regarda vers la source de la voix avec béatitude. À cet instant-là, la personne était également sortie de la foule : c’était un elfe masqué aux cheveux blancs. D’une voix émue, Yun s’exclama : « Un elfe ? Grand frère est un elfe, n’est-ce pas ? Est-ce que c’est toi, Grand frère ? »

L’elfe sourit légèrement. « À part moi, quel autre elfe viendrait se balader ici sur le Continent de l’Est ? » Certes, seul un elfe comme lui, avec sa « compétence » de niveau 100 pour se perdre, se retrouverait à vagabonder dans les parages…

« Grand frère… » L’expression de Jing était bien plus contradictoire.

L’elfe observa Huang Wei et déclara doucement, d’une voix laissant entendre la menace d’une tempête imminente : « Huang Wei, hein ? On dirait que la leçon que je t’ai donnée la dernière fois n’était pas suffisante. »

« Toi… ! » Bien qu’il fût livide, Huang Wei n’avait pas oublié la peur que l’elfe lui avait fait éprouver au cours de leur dernière rencontre. C’était précisément parce qu’il savait que Yun Fei et Lü Jing ne voyageaient plus avec cette personne qu’il avait osé s’approcher du duo, mais maintenant qu’il avait  retrouvé cet elfe formidable, il n’avait pas l’intention de se laisser faire à nouveau.

« Bon sang, ne va pas t’imaginer que j’ai peur de toi. La dernière fois, tu m’as eu avec une attaque surprise, mais ça ne sera pas aussi simple cette fois. Les gars, attaquez-le ! Quiconque le tuera sera grassement récompensé ! » Face à une foule, il n’y avait aucune chance que Huang Wei s’incline et perde la face. En outre, l’elfe avait seulement réussi à gagner en utilisant une attaque sournoise la dernière fois ; cette fois, lui – Huang Wei – il serait bien préparé. Il aurait sa revanche !

« Le combat a commencé, Kenshin »,  fit remarquer l’elfe en souriant au guerrier aux cheveux roux à côté de lui, qui ressemblait à un débutant. Le guerrier aux cheveux roux acquiesça, son visage tel un masque glacial.

Deux silhouettes s’élancèrent vers Huang Wei et ses hommes à la vitesse de l’éclair…

« Grand frère… » Yun Fei était abasourdi ; il n’aurait jamais songé que grand frère viendrait une fois de plus les aider sans un mot. Pourquoi grand frère les traitait-il aussi bien ? Même après que lui et Jing l’eussent poussé du haut d’une falaise, lui eurent volé le ruban, et eurent prévu de fuir, Grand frère venait encore les aider inconditionnellement. Ce Grand frère est vraiment un imbécile, pensa Yun, mais en dépit de ses paroles, il était profondément touché, et la chaleur enveloppa son cœur.

« Jing, nous allons accompagner grand frère sur le Continent Central, d’accord ? » décréta calmement Yun à Jing, mais alors que la phrase était formulée comme une question, il la déclara comme si c’était une évidence. « Après avoir rencontré Xiao Lan sur le Continent Central, je veux suivre Grand frère. Je ne veux plus aller chercher le professeur et Prince. »

« D’accord », répondit Jing sans hésiter, alors qu’elle regardait les deux silhouettes défiant Huang Wei au combat. Elle aussi savait qu’ils seraient tous les deux de véritables idiots s’ils ne suivaient pas quelqu’un comme Grand frère.

Après que l’elfe et le guerrier aux cheveux roux se furent occupés des huit sbires et de Huang Wei, l’elfe rejeta la tête en arrière et rit pendant un long moment, stupéfiant clairement la foule environnante avec son attitude arrogante.

« Grand frère, nous allons définitivement te suivre. » Les yeux de Yun Fei et de Lü Jing brillaient avec détermination, et il y avait de larges sourires sur leurs visages.

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