La Légende du Chevalier du Soleil T3C1: Une Princesse Disparue

La Légende du Chevalier du Soleil Tome 3 – À La Rescousse d’Une Princesse

Roman d’origine en chinois par : 御 我 Yu Wo


Chapter 1: A Missing Princess – traduit du chinois vers l’anglais par Akakuroi[PR!]
Chapitre 1 : Une Princesse Disparue – traduit de l’anglais au français par Irina
+ Travail de vérification par LuluHime

Le Soleil brillait ardemment dans le ciel, transperçant même l’épaisse couche de feuillage, reflétant ses rayons tels de minuscules fleurs dorées poussant sur le sol. Marchant sur ce petit chemin à travers la campagne, l’arôme frais de la nature emplissait l’air. À côté de moi avançaient mes compagnons, chantant et paraissant aussi joyeux que possible… Claque !

Satanés moustiques stupides !

« Ah ! »

Perdant mon sang-froid, j’émis un petit cri tandis qu’une empreinte ensanglantée de moustique était laissée sur mon gant blanc immaculé. La marque était tellement nette que je pouvais même compter le nombre de pattes qu’il avait ; c’était juste comme un spécimen de moustique rouge.

J-J’ai seulement amené trois paires de gants blancs ! Je n’arrive pas à croire que j’ai gâché une paire juste en écrasant un moustique !

« Chevalier du Soleil ? »

Levant les yeux, je vis que toute l’équipe m’observait. À part le Chevalier de la Forêt, qui ne montrait aucun signe de surprise, le reste de l’équipe me fixait, avec des expressions très confuses et surprises. Presque immédiatement, un sourire parfait et impeccable apparut sur mon visage, tandis que je répondais : « Oui, Fils du Dieu de la Guerre ? Puis-je demander si, sous l’action d’un rappel du Dieu de la Lumière, votre Excellence s’est souvenue de quelque chose pour laquelle vous deviez consulter Sun ? »

« N’as-tu pas crié à l’instant ? Pourquoi appelais-tu ? » Un peu impatient, le Fils du Dieu de la Guerre ajouta : « Et, ne t’ai-je pas dit de simplement m’appeler Mike ? Qu’est-ce que tu as à répéter “Votre Excellence ceci, Votre Excellence cela” ? C’est irritant rien qu’à l’entendre ! »

« Votre Excellence, Mike, comme le soleil d’aujourd’hui brille ardemment dans le ciel, répandant ses rayons radieux jusqu’à la terre, Sun n’a pu s’empêcher de s’exclamer de surprise, comme pour saluer la bienveillance du Dieu de la Lumière envers ses gens, pour créer une scène pareille, si belle et si époustouflante, avec son éclat– »

Mike fronça des sourcils comme il écoutait, et avec une expression qui semblait résulter d’un mal de tête terrible, il cria : « Tais-toi ! »

« Comme vous voulez. »

Souriant, je fermai la bouche, pensant calmement, Plus tard, même si je crie, hurle ou sursaute, Mike va tout de même m’ignorer. Pas mal, pas mal ; maintenant je peux rester un Chevalier du Soleil silencieux durant tout le voyage.

J’enfilai une nouvelle paire de gants, pendant que je me réjouissais. Au moins, plus tard, je n’aurai pas à parler à qui ce soit, même s’il y a un moustique, ce sera toujours dans ma gamme de tolérance…

Bzz bzz bzz, bzz bzz…

Fronçant les sourcils, j’agitai la main vers le minuscule point noir voltigeant devant moi, tentant de le chasser, mais le satané moustique ne partait tout simplement pas. Il tourna lentement près de mes yeux, et se mit alors à danser devant mon visage… Claque !

Ah ! Ma seconde paire de gants…

Ahhhh !

Je ne peux plus le supporter ! Je veux revoir mon Temple Sacré propre et soigné ! Ma chambre où personne ne vient ! Mon cellier entier plein de vin ! Et plus important encore, un endroit où il n’y a absolument pas de moustiques ! Pourquoi, oh pourquoi suis-je maintenant à cet endroit plein d’insectes buveurs de sang, d’un soleil ardent, et d’une bande d’humains qui ne se lavent pas et sont dégoûtants ?

Je retournai deux semaines plus tôt, quand je vivais encore joyeusement dans le Temple Sacré, travaillant dur, attendant le jour où j’atteindrais quarante ans et serais alors capable de prendre glorieusement ma retraite…

 

 

« Le Fils du Dieu de la Guerre de notre pays voisin va bientôt se marier, et le Monastère du Dieu de la Guerre a invité spécialement un membre de notre Église du Dieu de la Lumière à  venir comme témoin. Par conséquent, en tant que porte-parole de l’Église du Dieu de la Lumière, la publicité ambulante de l’Église, je dois te déranger, Sun, pour que tu ailles à ce voyage d’affaires comme témoin. »

Me tenant dans l’étude du Pape, je fixai le Pape qui souriait largement et demandai, sans expression : « Combien de Fils du Dieu de la Guerre y a-t-il dans ce monde ? »

« Juste un », répondit le Pape en souriant.

« Celui qui est précédemment venu dans notre royaume pour demander en mariage notre princesse ? »

Frappant ses mains l’une contre l’autre avec un « aha », le Pape dit : « C’est celui-là même, quelle intelligence de ta part ! »

« Vous me flattez, mais n’est-il pas parti il y a seulement trois jours ? » Je continuai à ne manifester aucune émotion.

« C’est exact ! »

« Est-ce que trois jours sont suffisants pour retourner dans le royaume voisin afin d’effectuer une nouvelle demande en mariage ? »

Le Pape ouvrit les bras, paumes des mains vers le haut, puis répondit : « Pas même assez pour atteindre les frontières. »

Je devins silencieux pendant un moment. Est-ce que le Pape a eu tellement de temps libre ces derniers temps qu’il en vient à me jouer des tours pour s’amuser ?

Faiblement, je demandai : « Alors, pourquoi y a-t-il un mariage ? »

« Ah la la ! »

S’asseyant, détendu, le Pape prit une tasse de thé et me regarda avec une expression qui disait « tu restes vraiment trop enfermé » comme il expliquait : « Il y a le Monastère du Dieu de la Guerre tout entier pour faire une demande en mariage à sa place ; même s’il ne se trouve pas dans le pays, ce n’est pas du tout important ! De toute façon, la reine du Royaume de l’Orchidée Lunaire a déjà approuvé le mariage et planifie de lui donner sa fille aînée. Les préparations de la cérémonie ont déjà commencé, et les invitations ont déjà été envoyées il y a une semaine. Tout est prêt, mais le marié, le témoin du marié et les cadeaux de mariage de chaque pays doivent encore arriver. »

Il y a une semaine ? N’était-ce pas exactement le jour suivant notre confrontation à trois ?

J’étais totalement stupéfait par ces nouvelles soudaines. Vous êtes sérieux !? Ainsi, le Fils du Dieu de la Guerre avait déjà une mariée de secours prête ? S’il ne peut pas obtenir la main de la princesse de ce royaume, alors il a juste à rentrer chez lui pour en épouser une autre ? Bien, elles ont toutes le titre de Princesse de « XX », donc ce n’est pas important ce qu’est « XX », c’est ça ?

Cela rend vraiment quelqu’un jaloux… révolté par sa personnalité et ses actes honteux.

Cependant, il y a une grande chance pour que cette princesse soit une indésirable, et c’est pourquoi la reine du Royaume de l’Orchidée Lunaire a vendu sa fille… Je tentai de confirmer cette possibilité subtilement en demandant : « Est-ce que cette princesse est belle ? »

Le Pape leva le pouce comme il louait : « Une des plus belles femmes du Royaume de l’Orchidée Lunaire. »

Mon visage tressaillit avant de demander à nouveau avec espoir : « Souffre-t-elle d’une maladie en phase terminale ? »

« Autant en bonne santé que possible ! »

« Possède-t-elle une personnalité lamentable ? »

« Elle est populaire partout ! »

Comme c’est émouvant ! Je n’arrive pas croire qu’il y avait une beauté de qualité, 100% garantie, dans le pays voisin. Je n’en savais rien et, d’un coup, elle va maintenant devenir la femme d’un autre homme ! Même les invitations ont déjà été envoyées, et je suis le témoin du marié !

Regarder avec impuissance une beauté pareille épouser un autre… Mon cœur souffrait comme si quelqu’un le tordait. Ma voix était remplie de douleur comme je disais : « Belle, en bonne santé, une personnalité ouverte et, encore mieux, c’est une princesse (riche). Je n’arrive pas à croire qu’il y avait une femme de cette qualité dans ce monde… Pourquoi ne me l’avez-vous pas dit plus tôt !? »

Posant sa tasse lentement, le Pape répliqua calmement : « Calme-toi, Capitaine-Chevalier du Soleil. N’oublie pas que tu ne peux aimer que le Dieu de la Lumière, pas les femmes. Même si tu te mariais, tu pourrais seulement être “occupé par le travail”, et négligerais en permanence ta femme. Ce serait juste trop cruel à supporter pour l’autre moitié. »

« Quelles foutaises ! » Immédiatement après avoir coupé son bavardage désinvolte, je le corrigeai fermement : « Je peux passer une heure par jour à être occupé par le travail, une autre heure à négliger ma femme, et finalement passer le reste de mon temps à l’aimer. »

« Ton “reste du temps” est un peu exagéré… »

« Hmph ! Même Storm qui est en charge de tout mon travail ne se plaint pas, alors de quoi vous plaignez-vous ? »

Le Pape soupira : « Il ne se plaint pas ? Tu mens vraiment comme un arracheur de dents, non ? La rancœur qu’il a accumulée a déjà grimpé plus haut que celle du Capitaine-Chevalier des Enfers. Tu es sûr que tu ne vas pas aller te cacher et te faire discret au cas où tu te ferais assassiner par lui une nuit ? »

Je commençai à froncer des sourcils. Eh bien, il semblerait que, récemment, à chaque fois que je voyais Storm dans les couloirs, la pile de documents dans ses mains touchait vraiment le ciel… Un frisson courut dans mon dos, tandis que je poursuivais : « J’irai ! Mais, je dois emmener Judgment. »

« Emmener Judgment ? »

Le Pape, qui était assis jusqu’à maintenant, totalement détendu, sauta soudainement de sa chaise et cria d’une voix haut perchée d’enfant : « Tu pourrais aussi dire que tu vas emmener tout le Temple Sacré au loin ! »

C’est vrai ; si à la fois le Chevalier du Soleil et le Chevalier du Jugement partaient, alors le Temple Sacré n’aurait plus de chef. Après reconsidération, je changeai d’avis. « Alors, je vais emmener Storm, lui faire prendre l’air, et voir si je peux effacer un peu de sa rancœur. »

Le Pape rejeta immédiatement cette idée. « C’est bon pour le Temple Sacré de ne pas avoir de Chevalier du Soleil, mais pas sans Chevalier de la Tempête dans le même temps. »

Toi… Je ne vais pas me disputer avec toi, mais tu ferais mieux de croire que je vais m’en rappeler ! Après tout, j’ai un long voyage devant moi pour songer à ma vengeance ! Un peu agacé, je répondis : « Dans ce cas, je vais emmener Adair ; c’est bon de cette manière ? »

Le Pape rejeta l’idée à nouveau et déclara : « Je vais me répéter : la Section du Chevalier du Soleil peut supporter de ne pas avoir son capitaine – après tout, c’est comme s’ils n’en avaient pas la plupart du temps – mais ils ne peuvent pas survivre sans vice-capitaine. »

« Pardon ? » Haussant un sourcil, j’étais sur le point de rétorquer qu’Adair était mon vice-capitaine et que j’avais le droit de l’emmener où je voulais, ou quelque chose de ce style-là, quand le Pape m’interrompit.

« De plus, bien que plus de la moitié de ton boulot soit effectué par Storm, en réalité, trois cinquième retournent à Adair. Si tu emmènes Adair, tu dois te préparer à énerver Storm pour la onzième fois, et alors recevoir sa vengeance sans préavis », annonça-t-il.

J’étais totalement vaincu.

« …Alors je vais emmener Ice. »

Secouant la tête, le Pape commenta. « Ice n’appartient pas à la Bonne Faction au Grand Cœur. Si tu l’emmènes pour cette mission, un, ce n’est tout simplement pas approprié, et deux, si tu le prends, alors qui va préparer les desserts pour toute l’Église du Dieu de la Lumière ? Tu veux priver toute l’Église de dessert ? Tu tiens réellement à énerver l’Église toute entière ? »

« Non… Alors, je vais simplement prendre Cloud, d’accord ? » Je suis un peu fâché maintenant ; pas lui, pas lui : ils sont tous mes subordonnés, mais je ne peux même pas emmener l’un d’entre eux avec moi ! Suis-je toujours la tête du Temple Sacré ?

« Tu ne peux pas ! » Paraissant un peu frustré, le Pape expliqua : « Le rendement des cultures n’a pas été très prometteur récemment, ce qui a gravement affecté les donations que nous recevons. Et donc, afin de diminuer les dépenses de l’Église, je viens de renvoyer le bibliothécaire et j’ai chargé Cloud du maintien de la bibliothèque. Après tout, c’est là qu’il se cache la plupart du temps. Il sait même mieux que le bibliothécaire actuel où sont rangés chacun des livres, alors en faire le bibliothécaire était la chose à faire ! Si tu l’emmènes maintenant, la bibliothèque va devenir une ruine ; nous ne serons plus en mesure de trouver un seul livre ! »

Après mures réflexions, je levai les yeux et dis : « Dans ce cas, j’emmènerai Moon ! »

« Je n’ai pas d’objection, tant que tu peux le convaincre de quitter sa petite amie pendant environ un mois. »

« Très bien… » Après avoir pris une profonde inspiration, je beuglai : « D’accord, c’est juste trop difficile ! Moon chérit sa petite amie plus que sa propre vie ! Si j’essaye de la lui faire quitter, ne va-t-il pas me tuer ? »

Le Pape hocha la tête, totalement d’accord.

Je marchai en rond sans m’arrêter et demandai : « Alors, qui est-ce que je peux emmener ? Laisse-moi te dire, je préférerais mourir plutôt que d’y aller seul ; qui sait si le Fils du Dieu de la Guerre m’en veut encore à cause de l’incident précédent ? C’est quelqu’un dont même Judgment a dit qu’il ne pouvait pas le vaincre ! »

Le Pape me rappela gentiment : « Tu peux emmener Leaf ! »

« Leaf ? » J’arrêtai de tourner en rond, et après quelques délibérations internes, je rétorquai finalement : « Mais, mais Leaf, il… C’est une personne sympa ! »

Me regardant avec un air confus, le Pape répondit : « Non seulement c’est une personne sympa, c’est un enfant très sage et ne rejette aucune de tes requêtes bizarres. De faire des commissions en passant par acheter des myrtilles jusqu’à t’aider à battre un chien, il va toutes les prendre. De quoi n’es-tu pas satisfait ? »

« Mais c’est un archer », me plaignis-je.

Totalement déconcerté, le Pape s’enquit : « Et alors ? Ce n’est pas comme si tu n’avais pas vu ses capacités à l’arc. Même Judgment affirme qu’il n’est pas sûr de pouvoir vaincre Leaf. »

« Mais, je veux emmener quelqu’un qui sait se servir d’une épée… » Je luttai pour l’avouer.

Toujours confus et incapable de comprendre, le Pape répliqua : « Ce n’est pas que je veuille me plaindre, mais en ce moment, les carrières qui nécessitent de savoir utiliser une épée sont assez nombreuses. Chevaliers, guerriers : qui ne sait pas manier une épée de nos jours ? En fait, par comparaison, les archers sont beaucoup plus précieux. Maintenant, tu as un archer à emmener et tu vas non seulement ne pas le chérir, mais aller aussi loin que de ne pas l’aimer et l’éviter ? »

Sans expression, je répondis promptement : « Un archer ne peut pas me servir de bouclier humain et ne peut pas me défendre contre des attaques dans des combats rapprochés. De plus, sa vitesse de fuite est de loin supérieure à la mienne ! Quel est l’intérêt de l’emmener ? »

« … » Roulant des yeux dans ma direction, le Pape ne put s’empêcher de dire : « Je te demande d’être un témoin. Je ne te demande pas d’y aller et de risquer ta vie. Emmène juste Leaf ! »

« Avec la chance que j’ai récemment, même en tant que témoin je vais finir par risquer ma vie ! » Fermement, je poursuivis : « Laisse-moi emmener Hell. Sinon, tu peux trouver quelqu’un d’autre pour y aller et remplir le rôle de témoin ! »

« Hell ? »

Fronçant les sourcils, le Pape s’y opposa lentement : « Il n’est pas très adapté pour ça, non ? Après tout, son “identité” est un peu sensible et pas très appropriée pour apparaître à des célébrations comme un mariage. Si c’était un enterrement alors l’emmener serait une décision plutôt appropriée. »

Je reniflai. « Même s’il était découvert par quelqu’un, je peux simplement prétendre qu’il espionnait précédemment en tant que chevalier noir à la Cathédrale du Dieu de l’Ombre, et c’est pourquoi il est entouré d’une aura de ténèbres ! Ou je peux aussi affirmer qu’il a été transformé dans cet état par la Cathédrale du Dieu de l’Ombre pendant qu’il espionnait. Néanmoins, nous, l’Église du Dieu de la Lumière, n’abandonnerions jamais notre frère, et par conséquent, nous l’acceptons toujours ! »

Entendant ce raisonnement, qui est quasiment comparable à la théorie de « Le Chevalier du Soleil est parfait », le Pape haussa les épaule et dit : « Dans tous les cas, il est ta responsabilité, si tu penses que ça ira, alors ça va aller ! »

Puisque même le Pape n’émet plus d’objections, évidemment que je vais aller le dire au Capitaine-Chevalier des Enfers immédiatement et alors réserver une partie de son emploi du temps pour lui parler.

Il était très populaire maintenant. Les chevaliers qui voulaient pratiquer l’escrime avec lui s’alignaient du Temple Sacré au Palais Impérial. Parmi ces gens, il y en avait beaucoup avec qui je ne voudrais pas me fâcher, comme le Capitaine-Chevalier du Jugement, le fiancé de la Princesse, et même deux des chevaliers de confiance du Roi.

Sans mentionner le Capitaine-Chevalier de la Tempête. Toute cette semaine, comme il y avait maintenant une « personne » avec qui partager sa charge de travail, il avait paru si heureux et béni. Sa rancœur vertigineuse envers moi était un peu redescendue, et même les cernes noirs sous ses yeux étaient devenus beaucoup plus clairs.

Néanmoins, je me demande quelle expression il va faire s’il entend que je vais emmener Hell ? Après y avoir beaucoup réfléchi, j’arrivai à la conclusion que comme il y avait encore Adair pour l’aider avec sa charge de travail, cela ne devrait pas être assez mauvais pour qu’il ait besoin de se venger de moi sans prévenir !

Ceci résout le problème, je vais donc emmener le Capitaine-Chevalier des Enfers.

 

 

Comme prévu, j’allai chercher Hell pour planifier le voyage, mais je fis seulement quelques pas en dehors de l’étude du Pape que je rencontrai le Capitaine-Chevalier du Nuage, celui qui était toujours en lévitation. C’est rare. D’habitude quand je le cherche, ce serait considéré comme normal de passer quelques heures à le chercher ; si je ne le cherche pas, alors les chances de le croiser sont encore plus basses. Maintenant que je l’ai vu sans le chercher, je me demande si c’est une bonne ou une mauvaise chose…

« Hein ? »

Sans dire un mot, Cloud m’attrapa soudainement, et à une vitesse stupéfiante, me traina, glissant dans les couloirs tout le long du trajet. Si je ne savais pas que c’est exactement comment Cloud bouge d’habitude, j’aurais définitivement pensé qu’il avait des roues attachées à ses pieds. Toujours surpris qu’il m’ait attrapé, je réalisai que nous avions déjà traversé tout le couloir.

Mais, où m’emmène-t-il ?

« Cloud … »

Juste quand j’étais sur le point de le lui demander, Cloud leva difficilement une main pâle et pointa devant lui, plaçant l’autre main devant sa bouche, en faisant « shh ».

J’hochai la tête avec discrétion… Mais, tout ce que je vis fut le Capitaine-Chevalier des Enfers et sa section de chevaliers.

Bien que le fait que le Chevalier des Enfers et sa section s’arrêtant dans le couloir ne fût pas quelque chose d’étrange, quand le Chevalier des Enfers se tient d’un côté et que sa section se tienne à son opposé, les deux s’observant sans dire un mot, la situation devient plutôt bizarre.

Celui dirigeant la section maintenant était le Capitaine-Chevalier des Enfers… Non ! C’était le Vice-capitaine de la Section du Chevalier des Enfers. Pendant toutes ces années, il avait toujours été celui qui dirigeait, me faisant presque oublier qu’il n’était pas réellement le Chevalier des Enfers, mais plutôt le vice-capitaine assurant temporairement la régence, et il s’appelait… S’appelait comment ? Ty… Tailleur ?

Juste à l’instant où je voulais me retourner pour poser la question à Cloud, je réalisai soudainement qu’il n’y avait personne autour de moi. J’en eus immédiatement des sueurs froides, pensant déjà que je devais avoir rencontré le fantôme de Cloud, ou quelque chose comme cela. Mais, en reconsidérant les choses,  je rationnalisai que puisqu’on était dans l’Église du Dieu de la Lumière, et que les présences obscures comme les fantômes énervés ne pourraient définitivement pas apparaitre ici. Cloud doit s’être remis à dériver.

« Vous êtes Tyler ? » demanda Roland, me rappelant dans le même temps que je m’étais mal rappelé du nom.

L’autre personne hocha la tête et, d’une voix froide, répondit : « Oui, je suis Tyler, Chevalier Suprême Dragon. »

En entendant qu’on s’adressait à Roland de cette manière, je fus choqué, et dans le même temps je vis que d’autres membres de la Section du Chevalier des Enfers froncèrent des sourcils également. Quoique, malgré leurs froncements de sourcils, ils ne paraissaient pas surpris du tout. Dans les faits, aucun d’entre eux ne corrigèrent Tyler dans sa manière de s’adresser à Roland.

En tant que Chevalier des Enfers, l’adresse d’un citoyen à Roland serait « Chevalier des Enfers », ou au plus il faudrait ajouter un titre honorifique comme « Votre Excellence » pour s’adresser à lui. Quant aux chevaliers sacrés ou aux guérisseurs de l’Église du Dieu de la Lumière, ils s’adresseraient à lui comme « Capitaine-Chevalier des Enfers », exactement comme Adair s’adressait habituellement à moi en tant que « Capitaine-Chevalier du Soleil », et seulement quand l’occasion était moins formelle, il allait s’adresser à moi comme « Capitaine ».

En résumé, Tyler devrait s’adresser à Roland uniquement comme « Capitaine-Chevalier des Enfers » ou « Capitaine ». Même si, comme les citoyens ordinaires, il l’appelait simplement « Chevalier des Enfers », ce serait quand même acceptable. Mais, il s’était en fait directement adressé à Roland par son nom « Chevalier Suprême Dragon ».

C’est une allocution entre chevaliers du même rang, ou même pour un chevalier de rang inférieur… La situation est devenue délicate maintenant !

Avec cela, je fronçai des sourcils. Ne me dites pas que le vice-capitaine de la Section du Chevaliers des Enfers essaye de prendre la position du Capitaine-Chevalier des Enfers ? Est-ce que je devrais sortir et le réprimander ?

Toutefois, juste le décourager en surface par une réprimande n’amènera pas de changements constructifs. Cela pourrait même amener toute la Section du Chevalier des Enfers à penser que Roland ne fait qu’exploiter le pouvoir du Chevalier du Soleil. Peut-être que je devrais tout simplement laisser Roland résoudre cette situation lui-même ?

Mais, Roland peut-il vraiment gérer cette situation ? Cela me paraissait un peu improbable. Après tout, d’après ce que j’avais entendu d’Elijah, même quand Roland travaillait comme chevalier du roi, il n’était déjà pas très sociable. Roland ne pouvait pas sentir la tension dans l’air et dit calmement : « Alors, tu es mon vice-capitaine ? »

En entendant cela, une expression furieuse apparut sur le visage de Tyler, et il hurla : « Prenez-vous pour acquis que c’est ainsi que les choses devraient être ?  »

Calme-toi ! Tyler, tu dois te calmer ! Roland n’insinuait rien, il voulait juste confirmer que tu étais bien son vice-capitaine Tyler, et pas juste quelqu’un qui avait le même nom. Il n’y a pas de signification cachée derrière ! Me cachant sur le côté, je voulus expliquer à la place de Roland, mais je ne pouvais pas simplement sauter dans l’arène spontanément, donc j’attendais anxieusement hors de vue.

Roland le regarda. Comme il portait actuellement le costume de Suprême Dragon, le bas du visage de Roland était couvert et personne ne pouvait voir son expression.

Ce type ne sait absolument pas du tout ce qu’il est en train de se passer et paraît très confus… Je le connais juste trop bien !

Un peu hésitant, Roland ouvrit la bouche et déclara : « En effet, ce n’est pas ainsi que ça devrait être… »

Avec un reniflement froid, Tyler renchérit froidement : « Donc, vous le comprenez également ? »

Je roulai des yeux. Allons, vous ne parlez même pas de la même chose tous les deux. Roland veut dire que ça ne devrait être comme ça, vu qu’il n’est pas le vrai Chevalier des Enfers. Mais, Tyler tente de dire que le Capitaine-Chevalier des Enfers a été absent pendant treize ans et qu’il est réapparu maintenant uniquement pour reprendre la position de capitaine, et ce n’était pas comment les choses devraient être.

Non ! Je ne peux plus le supporter. À l’instant où j’allais m’avancer pour résoudre la situation pour Roland, je vis un visage familier apparaître du coin de l’œil et retournai immédiatement dans ma cachette.

« Capitaine-Chevalier des Enfers. »

Après avoir salué respectueusement Roland, Adair se tourna pour faire face à Tyler, son camarade vice-capitaine, et le salua comme un vieil ami : « Hey, Tyler, on s’est pas vu depuis longtemps, comment vas-t… »

S’arrêtant au milieu de sa tirade, Adair remarqua la tension dans l’air. Regardant Roland, puis Tyler et le reste de la Section du Chevalier des Enfers qui s’opposaient à lui, il devint soudainement extrêmement sérieux. Se retournant, il s’enquit d’un ton critique : « Tyler, qu’est-ce que tu es en train de faire ? Tenterais-tu de franchir les limites ici ? Essayerais-tu d’outrepasser ton autorité et de faire ce que tu n’es pas supposé faire ? »

C’est bien mon vice-capitaine ! En quelques secondes, il comprend toute la situation. J’ai totalement eu une bonne intuition lorsque je l’ai choisi !

« Adair. » Paraissant misérable, Tyler cria : « Pendant treize ans, j’ai été le Capitaine-Chevalier des Enfers, mais maintenant… ! »

« Tu veux dire, le Capitaine-Chevalier de substitution ! » Adair le coupa et le corrigea, pas du tout affecté par Tyler. Il ajouta alors froidement : « Depuis le début, tu savais que tu serais seulement le vice-capitaine, et que le capitaine rentrerait un jour. Maintenant qu’il est de retour, c’était ce qui était prévu, non ? De quoi est-ce que tu te plains ? »

« Mais, je ne savais pas que le Capitaine-Chevalier des Enfers était une personne aussi bizarre », répondit Tyler avec entêtement.

« Ne cherche pas d’excuses, Tyler ; tu ne t’es jamais préoccupé de l’apparence extérieure des gens. Par ailleurs… » Après avoir observé autour de lui, Adair continua d’un ton plus doux : « Parmi les Douze Chevaliers Sacrés, y a-t-il même ne serait-ce qu’une personne de normale ? »

« Ouais ! » Ed, qui se tenait derrière lui, entra soudainement dans la conversation. «  Peu importe à quel point il est étrange, il ne peut pas l’être autant que notre capitaine ! »

…Cela fait-il vraiment si longtemps que je n’ai pas jeté quelqu’un du haut d’une falaise ?

Toute la Section du Chevalier des Enfers ne put s’empêcher d’admettre : « C’est plutôt vrai… »

Même Tyler resta silencieux un moment avant de pouvoir continuer. « Mais, au moins le Capitaine-Chevalier du Soleil sait comment maintenir son apparence et se comporter correctement. Regarde ce qu’il porte… Ce style vestimentaire n’est-il pas excessivement suspicieux ? »

Bien qu’il entendît des gens critiquer son style vestimentaire, Roland continua à rester silencieux.

Heureusement, personne ne sait que moi, le Chevalier du Soleil, je l’ai porté aussi. Je me sens très chanceux maintenant.

Sous l’insistance de Tyler, Adair jeta un coup d’œil aux vêtements de Roland. Néanmoins, il ne dit rien et continua simplement à harceler Tyler. « Tyler, fais-moi une faveur, accepte-le s’il-te-plaît et traite-le comme le vrai capitaine à partir de maintenant. »

L’expression de Tyler changea, juste comme il était sur le point de rétorquer. « Mais… »

Adair le força à s’arrêter, leva un doigt, et annonça alors : « Juste pendant un mois. Si après un mois tu crois toujours qu’il ne convient pas au rôle du Capitaine-Chevalier des Enfers, alors je prendrai ton parti, quel que soit ce que tu décideras de faire ! »

Tyler fixa Adair avec suspicion.

Adair toussa légèrement et s’exclama alors, d’une voie forte et déterminée : « À ce moment-là, même si notre Capitaine nous ordonne de ne pas t’aider, je prendrai quand même ton parti ! »

« Oh ! » s’étonna tout le monde, manifestant bruyamment leur surprise.

Face à cela, Tyler ne put rien répondre. Il put seulement continuer sa tirade sur le même thème. « Mais, il ne nous montre même pas son visage. »

Ed murmura : « Et alors ? Il est juste sans visage, notre capitaine est sans vergogne… »

Adair se tourna immédiatement et grogna doucement : « Ed, ne raconte pas d’âneries ! »

« Ce n’est pas important, non ? Le Capitaine n’est pas là, dans tous les cas ! » répondit Ed, pas du tout troublé.

« Il est là », dit soudainement Roland, qui était resté silencieux tout le temps. Et, une fois qu’il eut ouvert la bouche, tout le monde dans la place se figea dans un silence glacé.

Tout le corps d’Ed commença à trembler, mais il continua à tenter de paraître aussi calme que possible, comme il répliquait : « Arr-Arrêtez de plaisanter, Capitaine-Chevalier des Enfers. Je viens d’entendre que le Pape avait demandé au Capitaine de venir le voir, alors comment le Capitaine pourrait-il être ici maintenant ? Hahaha, c’est tellement drôle, tellement, tellement drôle, totalement hilarant ! Vous avez vraiment le sens de l’humour. »

En entendant cela, Roland pointa du doigt un recoin du couloir et dévoila : « Il est là depuis le début. Je ne sais pas pourquoi il n’est pas venu. »

« Haha… ha… » Le rire terrible d’Ed se transforma en un cri encore plus terrible, comme il hurlait : « Capittttaaaaaiiiiiinnnnneee, écoutez mon explication, je vous en prie ! »

Mais, je n’avais pas le temps de m’occuper de lui en ce moment. À la place, je commençai à réfléchir. Adair venait de convaincre Tyler de donner à Roland une « période d’essai » d’un mois. Je ne suis absolument pas inquiet sur ce qu’il va se passer durant ce mois, avec les compétences, le sérieux et les capacités naturelles à diriger de Roland, Tyler ne pourra définitivement pas pleurnicher. Ce qui m’inquiète maintenant… Si Roland va être à l’essai le mois prochain, alors qui va m’accompagner au Royaume de l’Orchidée Lunaire pour être témoin ?

Je fronçai des sourcils pendant que je continuais à réfléchir. Il semblerait que je n’aie pas d’autre choix que d’emmener Leaf à présent. Bien qu’il soit un archer, ses compétences à l’épée ne peuvent pas être pires que les miennes, n’est-ce pas ? Mais même si elles ne sont pas aussi mauvaises que les miennes, elles ne sont probablement pas non plus extraordinaires… Il vaudrait mieux que je pose la question tout de suite !

Tandis que je sortais du coin où je m’étais caché, je fis face à tout le monde avec un sourire étincelant et déclarai : « En voyant comment les frères de Sun s’étaient réunis ici et échangeaient dans la bienveillance du Dieu de la Lumière, le cœur de Sun s’est immédiatement rempli de chaleur et de bonheur. Par conséquent, avoir à couper tout le monde au milieu de cet échange fait se sentir Sun extrêmement horrifié et amer. Ah ! Sun devrait réellement recevoir la punition du Dieu de la Lumière pour cela, mais je devais vous interrompre, espérant que tout le monde ici présent comprendra et pardonnera mon intrusion et autorisera Adair à quitter ce merveilleux échange pour suivre Sun à la place. Plus tard, Sun viendra assurément, au nom du Dieu de la Lumière, échanger pleinement et partager la bienveillance du Dieu de la Lumière avec tout le monde ici présent en guise d’excuses. »

« Adair, de quoi parle le capitaine ? Ne me dis pas que c’est à propos de me tuer ! » questionna Ed avec un visage lugubre.

« Non, ne raconte pas plus d’âneries. Le capitaine souhaite seulement que je le suive. » Après avoir répondu doucement, Adair me répondit immédiatement haut et fort avec un : « Oui, Capitaine. »

J’hochai la tête, souris à tous ceux qui étaient présents et remarquai à quel point ils étaient terrifiés. Ce fut seulement quand ils réalisèrent que je n’allais rien ajouter qu’ils parurent soulagés.

Souriant, je saluai la foule et partis le premier, pendant que Adair me suivait étroitement derrière. Quand nous atteignîmes un endroit désert, je me retournai et m’enquis directement : « Comment sont les compétences à l’épée de Leaf ? Sois franc. »

En entendant cette question étrange, Adair fronça un peu les sourcils et répondit avec euphémisme : « Juste un peu meilleures que les vôtres… »

« Ne le compare pas à moi ! » J’étais un peu agité à présent.

Si les capacités à l’épée de Leaf sont réellement juste un peu meilleures que les miennes, alors elles sont vraiment, vraiment pourries. À un moment comme celui-ci, je ne veux pas envisager des choses telles que si je vais perdre la face ou non. Emmener quelqu’un qui a vraiment des capacités lamentables à l’épée serait vraiment mauvais, puisque c’est relié au sujet important de rencontrer très tôt le Dieu de la Lumière ou non !

Adair répondit alors fermement : « Oui, les capacités avec une épée du Capitaine-Chevalier de la Forêt ne sont pas mauvaises. »

Cette réponse était un peu trop vague. Fronçant les sourcils, je continuai de demander : « Comment est-ce comparé à toi ? »

« Un peu moins bon que moi, mais la différence n’est pas très grande. »

Oh ! J’arrêtai immédiatement de froncer les sourcils ; Si c’est le cas alors elles doivent être vraiment bonnes. Les capacités d’Adair à l’épée devraient être classées dans le top dix du Temple Sacré au moins ! Il semblerait que je puisse me rassurer et emmener Leaf avec moi maintenant…

« Capitaine. »

« Hmm ? » répondis-je simplement.

Précautionneusement, Adair plaida : « À propos de ce qu’Ed a dit tout à l’heure, je vous en prie, ne le prenez pas à cœur. Il parle toujours sans réfléchir, sa bouche allant plus vite que son cerveau. Il ne le pensait pas réellement. Comme vous le savez, il vous a toujours respecté et admiré. »

« Oh ! »

Lui adressant soudain un sourire lumineux et brillant, je regardai Adair qui semblait être perdu sur ce qu’il devrait dire ou faire. « Je l’aurais oublié si tu ne l’avais pas mentionné. Puisque toi, en tant que vice-capitaine, me l’as rappelé, dans ce cas, avant que Sun ne parte, puissent mes chers frères de le Section du Chevalier du Soleil recevoir une session spéciale d’entraînement qui soit aussi dure que l’éclat lumineux du Dieu de la Lumière durant l’été ! »

« … »

L’expression d’Adair laissait présager qu’il considérait se repentir de ses péchés devant toute la Section du Chevalier du Soleil.

 

 

« Sun ? Sun ? »

Sortant de mes pensées, j’aperçus un petit point noir voleter devant mes yeux, accompagné d’un bzzz agaçant. Sans un mot, je balançai ma main droite…

Claque !

Leaf me fixa avec des yeux exorbités.

Avec un visage extrêmement calme, j’éloignai ma main du visage de Leaf. La main ouverte, j’expliquai alors à Leaf, qui venait juste de recevoir une claque délicate de ma part : « Il y avait un moustique. »

Leaf baissa le regard vers le spécimen rouge de moustique sur mon gant blanc, tandis que je jetais un coup d’œil à sa joue gauche. Non seulement sa joue a évidemment tourné au rouge vif, elle est aussi gonflée, et il y a même des traces de sang près de sa bouche… Peut-être suis-je sur le point d’être la première personne à réussir à énerver le Chevalier de la Forêt ?

« Je vois. »

Après un long moment, Leaf leva les yeux et articula avec un sourire : « Heureusement, Sun a tué le moustique pour moi ; dans le cas contraire, je crains qu’il y aurait eu une piqûre de moustique sur mon visage maintenant. »

« … »

Il n’y a pas de trace de piqûre de moustique, mais toute la moitié de son visage est enflée Avec un sourire gentil, je répondis : « Mon frère Leaf, tu es vraiment trop courtois, c’est une partie des responsabilités de Sun. »

« Hehe ! » Plaçant sa main au-dessus de sa tête pour atténuer la lumière du soleil, Leaf loua ensuite : « La lumière du soleil est tellement intense aujourd’hui, la manière dont les rayons se reflètent sur les cheveux de Sun les font briller magnifiquement, comme s’ils étaient fait d’or. Peux-tu m’en donner quelques mèches ? »

« Si je me rappelle bien, mon frère Leaf n’a-t-il pas souvent déjà pris des cheveux de Sun auparavant ? »

« Je les ai tous utilisés… Non ! Je veux dire, je les ai accidentellement tous perdus », répondit Leaf, l’air penaud.

« Je vois. Dans ce cas, cette fois, Sun va en donner un peu plus à son frère Leaf ! »

Afin que Leaf oubliât totalement la claque que je venais de lui donner, je décidai d’être super généreux ! Après tout, mes cheveux allaient repousser, ce n’était pas quelque chose de précieux… Bien que le fait que Leaf aimât toujours autant me demander une mèche de mes cheveux fût vraiment étrange, j’avais déjà entendu parler de pédophilie, de fétichisme et autres, mais les cas de fétichisme envers les cheveux étaient plutôt rares. Oh, c’est vrai ! Pas seulement les cheveux, il me demandait aussi des ongles parfois.

Comme la plupart du temps, il me demandait mes cheveux ou mes ongles peu de temps après que j’eusse fait quelque chose qui aurait pu l’énerver, je ne pouvais qu’y complaire docilement.

Je saisis mon Épée Divine du Soleil, la sortis de son fourreau et plaçai la lame étincelante près de ma tête, prêt à couper…

« Sun ! Tu vas te décapiter ! » Criant soudainement, Leaf était horrifié et m’arracha l’épée des mains. « Je vais le faire, donc ne prends pas l’épée. Tu m’as presque fait mourir de peur… » dit-il en maniant rapidement l’épée.

Je n’avais rien senti, mais une mèche de cheveux était soudainement dans sa main. Tenant soigneusement la mèche, il demanda : « J’en ai pris un peu plus. Est-ce que c’est bon ? Je pense que sur le chemin je vais avoir besoin de les utiliser souvent… Je veux dire, sur la route sur laquelle la lumière du soleil étincelle vivement, je vais fréquemment ressentir le besoin de les sortir et de les tenir sous le soleil. Ça va être vraiment joli en brillant au soleil. »

Je secouai la tête pour montrer que cela ne m’importait pas. À en juger par ce qu’il vient de se passer, il semblerait que les capacités à l’épée de Leaf soient bien aussi bonnes qu’Adair les avait décrites. Même si quelque chose devait survenir, je serais en sécurité si je pousse Leaf devant moi pour bloquer les attaques ! Alors, couper quelques mèches de mes cheveux n’est pas très important ; ce serait acceptable même si tu voulais me couper tous les cheveux !

Gardant les quelques mèches, Leaf lança un sort de soin sur son visage contusionné. Après tout, c’était uniquement une blessure externe. Bien qu’elle parût être plutôt sérieuse, juste avec un sort de soin mineur, le visage enflé de Leaf était retourné instantanément à son état normal.

C’est alors que je réalisai soudainement qu’il n’y avait plus personne autour de moi. Précipitamment, je m’enquis : « Où est Son Excellence, le Fils du Dieu de la Guerre ? »

Leaf expliqua prudemment : « Le prêtre-guerrier vient juste de trouver quelques personnes attendant en embuscade devant, donc  Mike a emmené tout le monde vers cette zone. Avant de partir, il a mentionné que l’archer et le guérisseur devaient simplement rester ici. »

Oh, je vois…

Attendez, par « archer », il se référait forcément à Leaf. Avec un arc aussi grand dans son dos, et les quelques carquois de flèches, seul un aveugle ne serait pas capable de le reconnaître comme un archer. Mais, à qui se référait-il par « guérisseur » ?

Sans expression manifeste, je regardai autour de moi. Le prêtre-guerrier n’était pas là, il ne restait que Leaf et moi.

Je fixai Leaf du regard, et Leaf me fixa en retour. « Je pense qu’il doit s’agir d’un lapsus quand Mike se référait à toi comme guérisseur », essaya-t-il d’expliquer évasivement. La voix de Leaf devenait de plus en plus faible comme il parlait : « Ou peut-être a-t-il fait une erreur sur ta carrière ? Hé, peut-être qu’il croit que quiconque pouvant soigner est un guérisseur ? Ou alors peut-être… »

Je roulai mentalement des yeux. Tu as aussi utilisé le sort de soin tout à l’heure, alors pourquoi ne t’a-t-il pas confondu avec un guérisseur ? Le Fils du Dieu de la Guerre l’a évidemment fait exprès !

 

 

Quand Leaf et moi fûmes enfin arrivés au palais du Royaume de l’Orchidée Lunaire, nous perçûmes une morosité ambiante, imprégnée dans tout le palais, à partir du moment où nous fûmes entrés. Cela me conduisit presque à penser que les nouvelles que nous avions reçues étaient fausses et que nous étions là en réalité pour assister à l’enterrement d’une princesse, pas à un mariage. Si je l’avais su plus tôt, j’aurais emmené le Chevalier des Enfers malgré tout !

Le Fils du Dieu de la Guerre se tenait d’un côté de la salle, sans guerrier à ses côtés.

La reine du Royaume de l’Orchidée Lunaire était assise sur le trône, sans bouger d’un pouce… Si je portais cette robe qui semble être plus lourde qu’une armure, moi non plus je ne bougerais pas d’un pouce. En plus, elle a sur la tête une couronne qui semble être faite seulement pour être exposée dans une vitrine, pas pour être mise sur la tête de quelqu’un.

Un fin voile recouvrait le visage de la reine. Le voile était très fin, on pouvait donc entrapercevoir les traits de la reine. Bien qu’elle possédât une fille suffisamment âgée pour se marier, elle paraissait n’être que dans le début de la trentaine. Elle s’occupe bien de sa peau.

La reine est comme notre roi ; elle n’a quasiment pas besoin de prononcer un mot. Mais, évidemment, la capacité de cette femme à gouverner est définitivement meilleure que celle d’un homme. Mon roi doit au moins faire un signal à ses chevaliers de confiance avec ses yeux avant que l’un d’eux ne s’avance pour transmettre le message pour lui. Cette reine n’a même pas bougé un cil avant que deux femmes chevaliers surgissent de son dos et commencent à expliquer la situation à ceux d’entre nous qui viennent de l’Église du Dieu de la Lumière.

La femme chevalier était très bavarde, ainsi répéter ses paroles serait ennuyant. Sans mentionner le fait que j’oubliais immédiatement ce qu’elle disait, alors je n’étais pas en mesure de les répéter dans tous les cas. En résumé, la princesse qui était sur le point d’épouser le Fils du Dieu de la Guerre avait été enlevée.

« La princesse a été enlevée ? »

Bien que je parusse choqué en surface, je me sentais plutôt méfiant envers l’ensemble de la situation. Si un prince était enlevé, ce serait plus compréhensible. Après tout, les princes partent toujours à l’aventure, courtisent des femmes sublimes, défient d’autres personnes, etc. quand ils n’ont rien d’autre à faire, les rendant très vulnérables ! Mais comment une princesse, qui ne met jamais un pied au-delà de la porte d’entrée, peut-elle être enlevée aussi facilement ?

Aussi, que pouvait-on obtenir de l’enlèvement d’une princesse ?

Si c’était pour le trône… À condition qu’il y eût un prince, la princesse n’avait pas du tout de droit de succession, alors l’enlever était pratiquement inutile.

Si c’était pour mettre la main sur une belle femme, dans ce cas on pouvait définitivement trouver quelqu’un de plus joli que la princesse juste en faisant deux tours de la cité. Après tout, il y avait plein de femmes sublimes dans ce monde. Peu importe à quel point les rumeurs décrivaient une princesse comme une beauté, c’était seulement « parmi toutes les princesses » qu’elle était considérée comme étant belle. Si on comparait réellement les princesses avec toutes les beautés dans ce monde, probablement pas une princesse de tout le continent ne serait capable de se classer dans le top 100.

Si l’argent était la cible, pourquoi le coupable n’avait-t-il pas simplement volé l’or du palais, puisqu’il avait visiblement la capacité d’enlever une princesse ? Kidnapper un humain est beaucoup plus ennuyeux !

Par conséquent, normalement, le seul qui s’ennuierait suffisamment pour enlever une princesse serait le soi-disant roi démon des légendes.

Selon moi, la seule raison pour laquelle un roi démon voudrait effectuer ce genre de tâches difficiles et lamentables serait parce qu’il aurait oublié qu’il possédait un cerveau, ou qu’il voulait simplement devenir plus célèbre !

Ne me dites pas que c’est vraiment l’œuvre d’un roi démon ? Mais, je n’ai rien entendu au sujet de l’apparition d’un roi démon récemment.

Comme j’émettais toutes sortes d’hypothèses folles dans ma tête, la reine, qui n’avait pas bougé du tout, parla. « Chevalier du Soleil, j’ai une requête à vous formuler. »

Je fus choqué. La reine avait ouvert la bouche pour me demander quelque chose personnellement, et cela ne signifiait qu’une chose : quelque chose de mauvais était sur le point de m’arriver !

Néanmoins, même si je savais que quelque chose de mauvais était sur le point de m’arriver, je devais tout de même maintenir une expression imperturbable et répondre sérieusement. « Votre Majesté, si moi, Sun, je peux vous offrir le moindre rayon du Dieu de la Lumière, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, en y consacrant toute mon énergie. »

Toujours sans expression, la reine déclara : « Je veux que vous alliez secourir ma fille. »

En entendant cela, je me tournai immédiatement, confus, vers le Fils du Dieu de la Guerre qui fulminait. J’étais à deux doigts de lâcher quelque chose comme : « Qu’est-ce que l’enlèvement de ta femme a à voir avec moi ? »

Alors, avec un « Humph » glacial, ce foutu Fils du Dieu de la Guerre me regarda et admit : « Je n’ai pas le choix, il manque un guérisseur à l’équipe de secours de la princesse. »

Pour l’amour du Dieu de la Lumière, je suis un Chevalier Sacré !

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