1/2 Prince T4C7 : Portfolio

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½ Prince Tome 4 : Les Musiciens Ambulants de la Cité de l’Infini
Roman d’origine en chinois par :
御我 (Yu Wo)


Chapter 7: Portfolio – traduit du chinois vers l’anglais par Evangeline[PR!]
Chapitre 7 : Portfolio – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

« Tout d’abord, permettez-moi de vous présenter les indispensables en matière d’outils pour la fabrication d’un portfolio ! Le numéro un est cette créature que j’ai ici. Petite, légère et portable, celle-ci peut être utilisée autant à l’intérieur qu’à l’extérieur ! Vous pouvez même la mettre dans un sac, de sorte qu’elle est pratique à transporter. » Lolidragon hocha la tête vers la chose flottant dans les airs, qui semblait être un globe oculaire géant avec des ailes de chauve-souris peu importe sous quel angle vous le regardiez.

Voyant que tout le monde regardait fixement l’hybride globe oculaire / chauve-souris, Lolidragon toussa deux fois, afin de récupérer notre attention. « Je lui ai donné un nom : on appelle ça un Photogistreur. Les plus grandes caractéristiques du Photogistreur sont sa capacité à prendre des photos, sa capacité de mémoire de cinq cents photos et sa capacité à enregistrer jusqu’à cinq heures de vidéo. En plus, si vous achetez de la mémoire supplémentaire, vous gagnez encore plus de capacité de stockage. Un autre point qu’on doit mentionner est la clarté numérique de cette créature, qui va jusqu’à dix mégapixels. Ses utilisations vont de prendre des photos pendant les vacances pour garder des souvenirs, à photographier une scène de crime de meurtre pour rassembler des preuves ! Il n’existe rien pour lequel il ne pourrait pas servir ! » Enfin, Lolidragon renchérit : « En ce moment, le Photogistreur est en vente dans tous les grands magasins pour animaux de compagnie ! Mais, dépêchez-vous ! Il n’y a que cinq mille créatures dans le premier lot ! »

« Ensuite, le deuxième outil, créé par Jing, a été découvert complètement par hasard. Il s’agit d’un charme d’illusion avec une garantie de qualité à 100% ! Il peut présenter toutes sortes d’illusions, en partant de milieux historiques aux décorations ornementales ! Ça aide beaucoup quand vient le temps de fabriquer un portfolio ! » déclara Lolidragon, en postillonnant, tandis qu’elle faisait sa tirade. Elle serrait une pile de papiers-charme dans ses bras.

« Lolidragon, tu n’aurais pas regardé la chaîne commerciale ETTV trop souvent, ces derniers temps ? » lui demandai-je, avec sérieux.

« Je n’achèterais jamais quoi que ce soit sur cette chaîne ! » cria-t-elle, mais ensuite elle rougit et ajouta : « Mais, comme vous le savez, Chanel a récemment changé ses saisons, alors je suis allée trouver un emploi en tant que présentatrice d’ETTV pour gagner un petit quelque chose et aller faire du shopping. »

« … » Tout le monde resta sans voix pendant un certain temps.

Je me souvins tout à coup de quelque chose. « Après qu’on aura terminé le portfolio, comment on va le distribuer ? »

« Je vais l’apporter au bureau officiel de la publication de Second Life, et obtenir une estimation sur le prix. Après avoir décidé quel sera le volume d’impression, ils l’enverront probablement d’ici quelques jours. » répondit Lolidragon. « Nous avons prévu de le vendre dans un magasin d’accessoires. »

Quoi ? Alors maintenant, mon portfolio est un accessoire ? Quel usage est-ce qu’il peut bien avoir ? Nous en servir pour distraire nos ennemis ? pensais-je, impuissant. Soudain, une idée me traversa l’esprit. « Pourquoi pas un magasin de livres ? »

« Ouvrir une librairie ? Est-ce que c’est une bonne idée ? » hésita Lolidragon.

« Ce n’est pas une mauvaise idée ! » parla soudainement Gui avec enthousiasme. « Après que la publication de livres sera devenue une possibilité, il y aura beaucoup de joueurs qui tenteront de publier leurs propres œuvres, mais peu d’entre eux peuvent faire comme nous et mettre leurs livres en vente dans une boutique d’accessoires. Mais, si nous ouvrons une librairie et permettons aux joueurs de consigner leurs livres, la commission que nous recevrions serait également un bon moyen de gagner de l’argent. »

« Mais, est-ce qu’on aura des clients potentiels ? » commenta Wicked prudemment.

« Ça dépendra de si les livres sont bons ou pas. Nous devrons choisir soigneusement les livres à consigner. Après un certain temps, je pense que certains bons auteurs feront leur apparition. Les bons auteurs signifient beaucoup de clients. En fait, la plupart des gens n’ont pas le temps de lire pendant qu’ils sont éveillés, mais ils peuvent lire des livres en utilisant le casque du jeu en mode sommeil ! Ce serait utile pour beaucoup de gens ! » déclara Gui joyeusement.

« Et puisque ça va ajouter un autre atout unique à la Cité de l’Infini, il y aura plus de gens qui voudront nous rejoindre ! » Fairsky serra les poings d’excitation.

Lolidragon haussa les épaules. « Dans ce cas, créons une librairie. Comme ça fait partie du travail du département de la construction, je vais laisser à ces deux leaders le soin d’en discuter entre eux. »

Gui hocha la tête, les yeux brillants. Il se tourna vers Fairsky, dont les yeux étaient aussi brillants, et ils commencèrent à bavarder au sujet du magasin de livres.

« Ce que je voulais dire c’est que vous pouvez en discuter plus tard, mais pour l’instant nous allons commencer à créer notre portfolio ! » déclara Lolidragon avec un sourire qui fit se redresser les cheveux de tout le monde sur leur tête. Mais, elle ajouta quelque chose qui fit se redresser mes cheveux encore plus hauts. « D’accord, alors. Enlève-moi ça. »

« Enlever ça ? Enlever quoi ? » demandai-je, idiotement.

Les yeux de Lolidragon dérivèrent de mon visage jusqu’à ma poitrine. Ce regard… je ne pus m’empêcher d’agripper fermement mon collet. Ensuite, ses yeux descendirent encore plus bas… Je saisis ma ceinture fermement, en pensant, Oh mon Dieu, Lolidragon, ne fais pas de bêtises ou bien mon portfolio risquerait de se transformer en un truc pour adulte seulement…

 

 

« Dis, je peux me reposer un peu à présent ? » la questionnai-je, encore patraque. Je n’aurais jamais imaginé que fabriquer un portfolio serait aussi difficile. C’était une épreuve de force, d’endurance, et la capacité de survivre à une douleur intense.

L’Épreuve de Force : je devais poser dans différentes positions d’une difficulté inimaginable pour que Lolidragon en prenne des photos. Parfois, je devais rester dans une position jusqu’à une demi-heure. Je soupçonnais que Lolidragon dessinait mon portrait au lieu de prendre une photo.

Le Test d’Endurance: sous l’insistance de Lolidragon afin que j’expose les deux moitiés, je pensai, Très bien, et acceptai à contrecœur. Oh eh bien, les deux moitiés d’un gars ne sont pas si attirantes de toute façon. Mais, sous la contrainte du regard de Wicked disant « Ne t’en avise pas ou tu es mort ! » et des grandes larmes dans les yeux de Gui signifiant « Votre majesté, vous ne pouvez quand même pas supporter une telle humiliation », mon geste de retirer mes vêtements se suspendit à mi mouvement. Puis, j’observai tandis que Lolidragon amenait Phoenix et Fairsky à s’opposer à Wicked et à Gui. Les deux gangs commencèrent à se disputer très bruyamment pour savoir si je devais exposer les deux moitiés ou non, me forçant à être coincé entre enlever et enfiler mes vêtements. Vraiment, à qui exactement appartiennent les deux moitiés de toute manière ?

En fin de compte, je perdis mon sang-froid. Avec une mine sombre, j’hurlai : « Fermez-la ! »

Les cinq d’entre eux se tournèrent pour me fusiller du regard à l’unisson. Ensemble, ils s’écrièrent : « Tu décides, alors ! »

Avec cinq paires d’yeux fixés sur moi, ma colère disparut complètement. Je marmonnai craintivement : « Dans ce cas, qu’est-ce que vous diriez de… d’exposer seulement la moitié de mon corps ? »

« Enlever ton chandail mais ne pas exposer l’autre moitié ? » chuchota Lolidragon, puis dit à contrecœur : « Très bien, ça règle le problème. »

« Jamais ! Celui-là va quand même le voir ! » Wicked désigna Gui.

« C’est ma réplique ! Le corps de Prince ne devrait jamais être vu par toi ! » répliqua Gui furieusement, en serrant les dents.

« Alors, qu’est-ce qu’on fait maintenant ?» demandai-je, en me grattant le visage. Ceci n’ira pas et cela n’ira pas. Ces gars-là sont encore plus chiants que les filles… pensais-je. Shhiikkkk… Tout à coup, un bruit bizarre atteint mes oreilles. Ça ressemblait à… du ruban adhésif ? Nous nous retournâmes. Il y avait Phoenix, avec deux morceaux de ruban adhésif. Elle regardait ma poitrine…

Par la suite : Si quelqu’un prétend un jour que la douleur provoquée par l’enlèvement de ruban adhésif à un endroit sensible est comparable à celle de donner naissance, je suis totalement d’accord !

Je tournai le dos au site de cette horrible séance photo, en regardant Lolidragon avec les larmes aux yeux.

« Je peux me reposer maintenant ? » la suppliai-je.

« Tu peux te reposer… » répondit Lolidragon. Mes yeux se mirent à briller. Je peux enfin visiter la Cité de l’Infini ! Je n’en peux plus d’attendre de savoir quels mets sont la spécialité de ma cité ! songeai-je, excité.

« …Pendant un bref moment. Demain, on va commencer les répétitions pour le concert. »

« Les répétitions pour le concert ? » répétai-je, stupidement.

« Oui ! Yu Lian nous supervise parce que beaucoup d’argent a été investi pour le concert », chuchota Lolidragon à mon oreille.

Ouuuuiiiiin ! C’est l’enfer ! pensais-je, au bord des larmes.

 

 

« Grand Frère, même si on commence à répéter demain et qu’il ne restera pas assez de temps pour que tu puisses sortir manger à ce moment-là, tu n’as quand même pas besoin de manger de cette manière, non ? » demanda Yun. Il me contempla avec impuissance. Je ne leur avais même pas adressé une phrase avant de commencer ma bataille avec la nourriture.

Voyant que je ne montrais aucune réaction, Jing promit également avec impuissance : « Grand Frère, si tu veux manger quelque chose pendant les répétitions, tu n’as qu’à nous envoyer un MP et nous t’apporterons de quoi manger. »

En entendant ça, je déposai enfin la cuisse de poulet que j’avais à la main, avalai une boisson pour faire descendre la nourriture et dis avec un peu d’embarras : « Merci. »

« Ralentis. Personne ne va tenter de te prendre ta nourriture. » grommela Wicked, pas très content.

« Votre Majesté, souhaiteriez-vous une autre portion de frites ? » Gui me  passa joyeusement une serviette pour m’essuyer les mains, et Phoenix m’essuya la bouche avec un mouchoir, tandis que Jing et Yun nous observaient avec envie.

« Hé, où est Fairsky ? » s’enquit tout à coup Yun, confus.

« Et Sunshine ? » ajouta Jing.

« Oh, ils sont partis faire une promenade. » leur répondis-je, en mettant le sujet de côté. Mais, je me demande pourquoi Kenshin n’y est pas allé… Ne nourris pas de soupçons : ce type ne me quitte jamais, c’est juste qu’il est trop calme. (Même cette auteure ne savait pas comment expliquer à tout le monde qu’il était en réalité toujours là. Vous ne pouvez pas simplement toujours dire qu’il est en fait assis là froidement avec un visage inexpressif, pas vrai ?)

« Wow ! C’est rare. Fairsky supporte le fait de pouvoir te quitter. » fit remarquer Jing, étonnée.

« Elle a dit qu’elle allait vérifier l’emplacement de notre librairie. » répliquai-je vaguement alors que je ne pouvais pas m’empêcher de me remplir la panse avec les frites que Gui venait de commander pour moi.

« Librairie ? Quelle librairie ? » demanda bêtement Yun.

« La Librairie de l’Infini, celle que nous allons ouvrir bientôt : le tout premier magasin de livres dans Second Life », leur annonça Gui avec des yeux pétillants. Décidément, pas étonnant qu’il soit un professeur. Commence à parler de livres et il devient fou, songeai-je tandis que je mangeais les frites.

« Dans ce cas, où allons-nous obtenir les livres que nous allons vendre ? » me questionna Jing, avec doutes.

« D’abord, nous allons mettre notre portfolio du Groupe de l’Infini en vente. En plus, je vais écrire quelques livres pour qu’on puisse les vendre. Ensuite, quand nous serons devenus célèbres, nous allons laisser d’autres personnes consigner leurs livres dans notre librairie, ou même nous allons solliciter des manuscrits, et nous les aiderons à publier le livre. Ces choses ne sont pas vraiment difficiles à faire pour moi. » Les yeux de Gui s’éclairèrent avec l’intelligence d’un QI de 200 points.

« Vraiment ? Dans ce cas… Hum… » marmonna Yun comme s’il avait quelque chose de gênant à demander.

Je me rappelai subitement de quelque chose. Jing et Yun aiment écrire des histoires. Ils me choisissent souvent comme premier lecteur pour leurs tragédies de La-Plus-Triste-Histoire-de-Tout-l’-Univers-et-de-Toute-l’-Histoire-de-l’-Humanité. Eh bien, en vérité, leurs histoires ne sont pas mauvaises ; c’est juste que les titres sont si mauvais qu’on ne peut même pas les commenter. Quel genre de titres, vous vous demandez ? Du genre comme « La-Plus-Triste-Histoire-de-Tout-l’-Univers-et-de-Toute-l’-Histoire-de-l’-Humanité » que vous venez de lire, bien sûr.

« On peut consigner nos livres dans votre librairie ? » s’exclama Jing, impatiente.

« Évidemment ! Puisque vous êtes libres, les gars, pendant les prochains jours, saisissez cette occasion pour écrire. Je vais vérifier ce que vous aurez fait, le publierai, et nous devrions être en mesure de mettre ça en place lors de la cérémonie d’ouverture. » Gui était heureux qu’il y ait quelqu’un de présent pour aider à écrire quelques livres.

« Oui ! » Jing et Yun se serrèrent dans leurs bras avec excitation.

« Oh c’est vrai, Jing, Yun, avez-vous déjà acheté une maison ? » Je me rappelai tout à coup qu’ils étaient en train de choisir une maison la dernière fois. Je me demande comment ça avance ?

« Nous en avons acheté une. C’est un cottage blanc vraiment mignon qui vient même avec un jardin ! » m’apprit Yun, joyeusement.

« Oh, je veux le voir ! » Je me levai brusquement. « Garçon, j’emporte le reste de la nourriture. »

« Désolé, je ne peux pas rester plus longtemps, Prince. » Gui se leva lui aussi, en soupirant profondément. « Yu Lian m’a dit de revenir à la conception de la scène pour le concert. Il y a également les plans de la librairie, et sans oublier les livres que je dois écrire. »

« Wow, tu es certainement très occupé. » Je n’ai vraiment aucune idée de combien de temps il passe sur notre matériel de classe. Dix minutes ? Peut-être même moins…

« Votre Majesté, même si je ne suis pas ici en personne, mon cœur restera toujours avec vous. » Gui, avec de grands yeux larmoyants, continua de me fixer du regard, jusqu’à ce que je le jette dehors, profondément agacé.

« Puisque Gui n’est plus là, je dois retourner au service militaire. Beaucoup de travail inachevé s’est accumulé. » lâcha Wicked.

Donc, si Gui est ici, tu préférerais ne pas te soucier du département militaire !?

« Dans ce cas, je ferais mieux de retourner au Ministère des Finances ; Yu Lian est sur le point d’exploser de stress… » Phoenix pâlit horriblement.

« Hé hé, c’est pas grave, vous pouvez tous y retourner. Qu’il y ait quelque chose qui se passe ou rien, ne venez pas me retrouver. » Je fis joyeusement un signe d’au revoir. C’est tellement rare ! Il y a en fait un jour où je peux rester loin de ces quatre idiots et me détendre. Je dois profiter de cet instant de paix.

« Grand Frère, n’aie pas l’air si content. Ça les rend vraiment tristes. Ils avaient tous des feux-follets de négativité flottant à côté d’eux quand ils sont partis. » Yun réprimait à peine son fou rire.

Je me détendis. « S’ils n’étaient pas partis bientôt, j’aurais probablement explosé. Maintenant, allons visiter votre cottage. »

Sur le chemin vers le cottage, Yun dit subitement : « Grand frère, il y a une question qu’on voudrait te poser… » Je le fixai du regard. Yun se contente habituellement de dire ce qu’il veut. Depuis quand a-t-il commencé à demander la permission ?

« De quoi s’agit-il ? » m’enquis-je.

« Grand Frère, est-ce que tu connais Feng Lan ? » m’interrogea Jing, et mon cœur manqua quelques battements.

J’arrêtai de marcher. Pourquoi est-ce qu’elle me demande ça ? Elle a découvert le pot aux roses ? Impossible ! C’est vraiment si facile à remarquer ? pensai-je. J’employai le ton de voix le plus calme que je pouvais rassembler à ce moment-là et répondis : « Feng Lan ? Je ne la connais pas. Pourquoi tu me demandes ça ? »

« C’est bien ce que je pensais… » marmonna Jing.

Je soupirai de soulagement.

« Après tout, affirmer que tu te connais semble assez bizarre. N’est-ce pas, Xiao Lan ? » ajouta Jing à la légère.

Après que mon pouls se fut arrêté pendant trois secondes complètes, je me couvris le visage, les larmes aux yeux. Je le savais, ils ont découvert la vérité. Je suis foutu ! C’est le pire scénario que mon secret ait été découvert par Yun, la super station de diffusion ambulante ! Une fois que les nouvelles se seront ébruitées, le simple fait de songer aux fans qui se rassembleront en nombre suffisant pour remplir les océans Atlantique et Pacifique afin de protester… Ouuuuuiiiiin ! Où est passé mon avenir ?

Jing me tapa sur l’épaule. « Ce n’est pas grave. Je comprends tes dilemmes, Xiao Lan. J’ai déjà utilisé le karaté sur Yun, et je l’ai averti que s’il révèle ton secret à qui que ce soit, mes prochains coups de karaté seront employés sur les endroits les plus vulnérables d’un gars. Donc, il ne laissera définitivement pas les nouvelles s’ébruiter. »

Ouf ! Ce n’est pas passé loin. Mais comment est-ce qu’on m’a découvert ? « Comment vous en êtes-vous rendus compte, les gars ? » les questionnai-je. « Ne m’appelez-vous pas tout le temps Grand Frère ? »

« C’était parce que tu n’as pas voulu nous dire ton nom dans le jeu ; on a dû le demander à ton frère, et il a affirmé que tu étais une travestie dans le jeu », répondit Yun.

FRÉROT, ESPÈCE D’IMBÉCILE ! Ne me force pas à te tuer pour défendre mon honneur ! Je serrai le poing et commençai à me demander si l’ajout de pesticides ou de  mort-aux-rats dans le dîner serait la méthode plus rapide.

« Nous avons donc pensé : tu es un joueur travesti et tu aimes les beaux gosses autant que moi, mais tu ne t’intéresses pas du tout à une célébrité canon comme Prince. La seule raison à ça à laquelle nous pouvions songer était que tu étais Prince lui-même. Aussi, bien que ton apparence dans le jeu et dans la vie réelle soient extrêmement différentes, tes caractéristiques de base sont tout de même très similaires, de sorte que nous t’avons reconnue immédiatement. » Jing haussa les épaules, désintéressée.

« Mais tu sais, vous deux, le frère et la sœur Feng, vous portez tellement peu attention à votre entourage que c’en est au point de pouvoir entrer dans l’Histoire. Dire que ton frère Yang Ming ne s’est jamais rendu compte que tu étais Prince, alors qu’il savait même que tu étais une travestie », s’étonna Yun avec un visage plein d’admiration.

« Personne ne pourrait être aussi bon que vous pour deviner, les gars. » grommelai-je.

« Eh bien, si ce n’était pas du fait que nous sommes doués pour deviner, de quelle autre manière est-ce que nous aurions pu connaître ta véritable identité ? Et puis qu’est-ce qui t’as pris de nous faire t’appeler Grand Frère par-ci et Grand Frère par-là !? » Jing me donna un coup sur la tête. Ouch… Pourquoi est-ce que toutes les femmes que je connais sont si violentes ? Et elles semblaient toutes me frapper à la tête.

« Je me disais qu’il n’y avait personne d’assez stupide pour continuer à nous faire confiance après autant de trahisons de notre part. C’était donc toi, après tout, Xiao Lan. Pas étonnant que tu n’aies pas arrêté de nous aider. » Yun ne put s’empêcher de se plaindre. Lui et Jing avait effectivement été tellement émus qu’ils avaient juré de suivre Prince pour toujours.

À ça, qu’est-ce que je pouvais faire sinon me frotter l’arrière de la tête et rigoler bêtement ?

« Là n’est pas la question ; la question la plus importante c’est : dans ce triangle amoureux romantique et passionnant, qui vas-tu choisir ? Le professeur ou le beau gosse plus âgé que toi ? » Jing me regarda.

« Ne pose pas les mêmes questions que ma mère, Jing. Je ne sais pas ! » Romantique et passionnant !? Jing, tes descriptions sont un peu trop exagérées. Je soupirai, impuissante.

« Pourquoi tu t’inquiètes ? T’as juste à sortir avec les deux. » marmonna Yun.

« Hé ! T’es vraiment un gars ou pas ? Pourquoi est-ce que tu dis à une fille d’avoir deux petits amis !? » hurla Jing à Yun en lui tirant l’oreille.

Je dis, perplexe : « On ne s’était pas mises d’accord sur le fait qu’il n’était pas un gars ? »

« Xiao Lan ! » Jing m’agrippa soudainement. « Tentons une expérience. »

« Une expérience ? » demandai-je, stupidement.

« Va à un rencard avec les deux dans la vraie vie ! » Les yeux de Jing étincelaient d’une manière extrêmement effrayante.

« Hein ? »

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