Romance RPG : Partie 9

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : Yu Wo (  )


Part Nine – traduit du chinois vers l’anglais par Doza[PR!]
Partie Neuf – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

« Silence devant le palais royal ! »

Un rugissement tonitruant retentit, et ils sursautèrent tous les deux grandement. Leurs cœurs battant nerveusement la chamade, ils regardèrentvoix. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils se rendirent compte que, pendant qu’ils se querellaient, ils étaient arrivés au palais royal. Devant les imposantes et majestueuses portes se tenaient deux soldats en cotte de mailles, chacun exposant une épée ceinte à la taille. Leurs visages arboraient des expressions déplaisantes. On pouvait même dire qu’ils leurs lançaient des regards peu aimables.

Meng recula immédiatement de quelques pas et répondit peureusement en un murmure, sans même prendre en considération le fait que les gardes pourraient ne pas l’entendre : « D-Désolée. »

L’Épée-Fantôme, d’un autre côté, était sans peur. Il urgea même Meng : « Dépêche-toi, dépêche-toi. Dis-leurs que tu veux entrer dans le palais pour rencontrer le prince. »

« Ils ne me le permettront pas… » Meng était un peu hésitante.

« Poule mouillée ! » L’Épée-Fantôme roula des yeux à son intention. Voyant que Meng n’osait toujours pas aller de l’avant, il dit simplement : « Laisse tomber, laisse-moi le dire. Lève-moi devant eux. »

Meng articula « D’accord » et amena l’épée tandis qu’elle avançait. Au début, quand les soldats virent Meng s’approcher avec une épée dans ses mains, ils lancèrent des regards de désapprobation. Mais, quand elle arriva à moins de trois mètres des soldats, avec un air terrifié et rempli de prudence, la désapprobation disparut de leurs visages et fut remplacée par des regards d’appréhension, comme si une tempête approchait. Leurs mains se déplacèrent jusqu’à leur épée. À ce moment-là, Meng avança d’un autre pas, et les deux soldats dégainèrent leur épée à l’unisson.

Lorsqu’elle aperçut les deux épées miroitantes, le corps de Meng se figea instantanément.

« Hé ! Tu pourrais leur expliquer un peu ? » L’Épée-Fantôme était lui aussi terrifié. On aurait dit que les deux soldats avaient mal compris et pensaient que Meng voulait les attaquer.

En  voyant que Meng ne réagissait pas, l’Épée-Fantôme eut envie de crier pour lui rappeler que les deux soldats pointaient déjà leurs lames sur eux. Toutefois, il sentit soudainement son corps tomber et, avec un « clang », il se retrouva en contact intime avec le sol. Par chance, il avait atterri sur le dos. S’il était tombé la tête la première sur son visage, l’Épée-Fantôme n’aurait eu aucune main en sa possession pour s’empêcher de se blesser à la bouche et aux yeux.

« Épée-Fantôme, tu ferais mieux de te dépêcher de leur expliquer. »

Depuis une très longue distance – non pas qu’il sût à quelle distance elle s’était cachée – provint la voix effrayée de Meng.  L’Épée-Fantôme grinça des dents et poussa quelques jurons. Mais, juste au moment où il levait le regard, il vit les deux soldats froncer les sourcils tandis qu’ils l’examinaient minutieusement, comme s’ils essayaient de déterminer si cette étrange épée pouvait représenter une menace.

Lorsqu’il aperçut l’expression sur le visage des soldats, qui pouvait définitivement être considérée comme hostile, l’Épée-Fantôme ne put que se forcer à sourire. « Bi-Bien le bonjour à vous deux, messieurs. En vérité, la situation actuelle est la suivante… »

Durant ce temps, Meng qui se cachait derrière un arbre sortit furtivement la tête pour voir comment les affaires progressaient. Si ces deux-là décidaient de causer du tort à l’Épée-Fantôme, comme de… le faire fondre ou de lui poignarder les yeux pour l’aveugler, peut-être qu’elle invoquerait un petit peu de son courage et sortirait pour jouer la scène d’une héroïne sauvant son épée.

Mais, il apparut que la situation actuelle n’était pas si désastreuse. Les deux soldats se tenaient autour de l’Épée-Fantôme, et avaient la tête baissée pour l’écouter. Meng essaya de son mieux de tendre l’oreille, désirant entendre ce que l’Épée-Fantôme disait. Malheureusement, l’Épée-Fantôme ne parlait pas très fort, et Meng ne pouvait pas clairement entendre les bouts de son discours qui flottaient jusqu’à elle. Mais, l’essentiel concernait une jeune demoiselle au cœur pur souhaitant entrer dans le palais impérial pendant le bal et rencontrer le prince de ses rêves et, par conséquent, il demanda à ce qu’ils soient accommodants.

« Non. »  répondit le soldat de façon résolue et forte.

« Ne le prenez pas ainsi. Une jeune fille timide ne causerait aucun problème pour la sécurité du palais. » L’Épée-Fantôme essaya d’afficher un sourire flatteur.

Le soldat ignora les paroles de l’Épée-Fantôme et le ramassa. Puis, à grands pas, il s’approcha de l’arbre derrière lequel Meng se cachait et annonça poliment : « Mademoiselle, pardonnez-nous de ne pas être en mesure d’accepter de complaire à votre requête. Voici votre épée. Je vous en prie, prenez-la. »

De derrière le tronc d’arbre, Meng pencha une partie de sa tête sur le côté pour jeter un coup d’œil. Lorsqu’elle vit que le soldat avait déjà replacé son épée dans son fourreau, et qu’il lui tendait la sienne avec ses deux mains, attendant qu’elle la reprenne, elle tendit sa main et lui arracha vite l’épée. En même temps, elle prononça : « Merci. »

Le soldat sourit et retourna à son poste.

« Toi, tu es vraiment une poule mouillée jusqu’à la fin. » lui reprocha l’Épée-Fantôme avec irritation.

Meng se sentit aussi un peu embarrassée. À l’instant, lorsqu’elle avait lancé l’Épée-Fantôme comme ça devant les deux hommes qui brandissaient leurs épées, elle était allée un peu trop loin, alors elle n’osa pas réfuter ses propos. Elle ne put que changer de sujet : « Nous ne pouvons pas entrer, alors qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

« Qui a dit que nous ne pouvions pas entrer ? » L’Épée-Fantôme sourit d’un air narquois. « Je possède mon propre plan ingénieux ! »

« Quel plan ingénieux ? » Une sonnerie d’alarme se déclencha tout à coup dans sa tête.

L’Épée-Fantôme articula lentement : « Escalader les murs. »

Meng fut si choquée que sa mâchoire se décrocha. Ensuite, elle bégaya : « Es-Escalader le mur ? »

« Exactement. Dépêche-toi. J’ai vérifié l’endroit à l’instant et j’ai découvert que, à part près de la porte, il n’y a pas beaucoup de gens qui patrouillent. Tu arrives à voir cet arbre à l’autre bout là-bas ? Celui à côté des murs de l’enceinte du palais ? Sers-toi de cet arbre pour grimper. Tu seras définitivement capable de grimper dedans. » Tandis que l’Épée-Fantôme pointait l’arbre au loin avec ses yeux, il urgea implacablement Meng de se dépêcher.

Meng était morose alors qu’elle obéissait à ses indications et s’y dirigeait. Comme cet arbre pouvait être vu de loin, il était naturellement très grand. Meng se tint sous l’arbre et estima silencieusement qu’il devait mesurer trois à quatre fois sa taille. Si elle ne faisait pas attention et tombait… Juste en songeant à une situation aussi horrible, ses jambes se mirent à flancher.

« Est-ce que je peux ne pas grimper ? » supplia pitoyablement Meng.

L’Épée-Fantôme le lui refusa tout de suite : « Non, dépêche-toi et grimpe. Qui t’as dit de me lancer par terre de façon aussi cruelle il n’y a pas si longtemps ? »

Assez certainement, il vengeait sa propre rancune au nom de leurs intérêts communs. Dans son cœur, Meng se sentait silencieusement coupable d’avoir laissé l’Épée-Fantôme derrière elle. Elle flanqua son épée dans le sac et commença avec précaution à  grimper dans l’arbre. Par chance, cet arbre possédait beaucoup de difformités. Il y avait de nombreux nœuds et de nombreuses branches qui poussaient à l’horizontale et que Meng pouvait utiliser pour avancer maladroitement à la verticale. Cependant, sa vitesse d’ascension était vraiment lente ; en particulier, plus elle approchait de la cime, plus elle grimpait lentement. En même temps, elle éprouvait une furieuse envie de regarder vers le bas, pourtant elle était trop effrayée pour oser le faire.

« Ne regarde pas en bas. Regarde vers le haut. » Quand l’Épée-Fantôme remarqua que quelque chose n’allait pas, il prévint sur-le-champ Meng de contrôler son envie incessante de regarder en bas.

Meng déglutit et retint son regard qui était sur le point de se tourner vers le bas. Elle continua à grimper vers le haut et, durant tout ce temps, l’Épée-Fantôme continua également de crier « presque arrivée, « juste un autre pas » pour l’encourager.

Tout à coup, Meng brisa accidentellement la branche sur laquelle elle marchait, et son corps tout entier glissa vers le bas instantanément. Dans cette situation précaire, Meng était désarçonnée et s’agrippa sauvagement autour d’elle, cherchant à l’aveuglette. Elle attrapa une large branche, et elle cessa de glisser. Malgré le fait que ses deux jambes soient toujours dans les airs, dans son ensemble, elle était parvenue à échapper à la tragédie de tomber par terre. À ce moment-là, le visage de Meng était couvert de sueur, et elle sentit que son cœur s’apprêtait à bondir hors de sa poitrine.

« Sois prudente. Ne marche pas sur des branches qui sont trop minces. » l’avertit l’Épée-Fantôme nerveusement.

Meng regarda à droite et à gauche, et trouva une branche près de ses pieds qui était suffisamment large. Elle prit appui dessus et recommença à grimper, un pas après l’autre. Cette fois, sa vitesse était même encore plus lente qu’auparavant, mais sa prise était sûre, et rien qui ne ressemblait à une chute ne se reproduisit. Finalement, Meng atteignit la plus haute branche. Se sentant terriblement épuisée, elle s’assit sur la branche et passa un moment à reprendre son souffle.

Quand elle leva les yeux, à sa grande surprise, la nuit était presque tombée. Comme la météo avait été considérablement ensoleillée, le ciel était quasiment vide de nuages roses. Il n’y avait que le soleil couchant, qui avait l’air d’une gigantesque moitié de tangerine. Le coucher de soleil rouge-orangé donnait l’impression qu’une bouteille de peinture s’était retournée et avait aspergé toute la cité.

La brise du soir souffla, et Meng qui avait tant grimpé que son corps tout entier était recouvert de transpiration et était brûlant, se sentit rafraîchie. Cela ajouté au paysage devant ses yeux, elle ne put s’empêcher de se sentir intoxiquée par la vue. « C’est magnifique. »

L’Épée-Fantôme décréta sans répondre à son commentaire : « Grimper dans un arbre c’est comme passer à travers la vie. »

« Passer à travers la vie ? » questionna Meng avec doute, sentant que cette comparaison était plutôt extrême.

L’Épée-Fantôme hocha la tête et, tandis qu’il observait le soleil couchant, il poursuivit : « Tu dois toujours continuer à regarder en haut. Si tu regardes continuellement en bas, et que tu as peur de tomber, tu n’oseras jamais grimper d’avantage. Aussi, plus tu grimpes, plus chacun des pas que tu fais doit être exécuté avec prudence. Parce que si tu tombes, tu tomberas de très haut. »

Meng hocha la tête en comprenant à moitié, et l’Épée-Fantôme ajouta : « Mais alors, même si le fait de grimper à l’arbre est très difficile, après avoir grimpé au sommet, tu seras en mesure d’apercevoir le plus magnifique des paysages. »

Quand l’Épée-Fantôme eut terminé de parler, Meng ne répondit pas. L’épée-Fantôme lui lança un regard bizarre et vit que, bien que ses yeux contemplassent le panorama, son regard était brumeux et elle donnait l’impression d’être dans la lune. L’Épée-Fantôme secoua son corps, tentant de réveiller cette femme perdue dans ses pensées, avant que la femme en question fût si dans la lune qu’elle ne finisse par tomber de l’arbre.

Leave a Reply