Romance RPG : Partie 11

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo ( )


Part Eleven – traduit du chinois à l’anglais par Kii[PR!]
Partie Onze – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
Travail de vérification par Nocta

À ce stade, l’homme sembla enfin en mesure de se remettre de la douleur de s’être fait prendre « en embuscade ». Il baissa ensuite le regard vers la coupable. Meng cachait toujours son visage et restait à genoux sur le sol. Elle blâma intérieurement l’Épée-Fantôme de ne pas se dépêcher de trouver une solution au problème en face d’eux.

« Vous êtes blessée », lui rappela gentiment l’homme d’une voix douce.

En entendant cela, seulement à ce moment-là Meng remarqua-t-elle l’éclat de chaleur provenant de son bras gauche. Elle se retourna et vit une longue marque sanglante d’environ dix centimètres de long. La blessure n’était probablement pas profonde, vu qu’il n’y avait pas beaucoup de sang qui en sortait.

Meng essuya son bras avec désinvolture sur son pantalon, puis leva les yeux vers l’homme. Sa voix douce la rendit moins apeurée. Mais, qui aurait cru que ce seul regard ferait en sorte qu’elle fixe le vide pendant un certain temps …

Quand l’homme la vit essuyer son bras avec tant de nonchalance, il fronça les sourcils et dit d’un ton mécontent : « Une plaie doit être correctement soignée. Venez avec moi, je vais vous aider à la bander. »

Après avoir dit ça, il tendit sa main vers Meng pour l’aider à se relever, sa posture et son expression parfaites et élégantes.

Face à un si bel homme, le visage de Meng devint rouge. Quand elle regarda ses mains qui étaient couvertes avec un mélange de sang et de boue, elle n’osa pas prendre celle de l’homme qui portait une chemise blanche à manches longues et des gants blancs. Avec un sourire tendu, Meng se leva par elle-même.

L’homme ne semblait pas s’attendre à ce qu’elle ne prenne pas sa main. Seulement après l’avoir fixée pendant un instant guida-t-il tranquillement Meng à l’intérieur du magnifique palais.

Comme ils marchaient, Meng fut prise de panique. Peu importe sous quel angle on considérait la question, elle avait l’air d’un intrus. Alors, si elle se contentait de simplement suivre cette personne, il était difficile de dire si elle ne se dirigerait pas tout droit en prison. Elle ne put s’empêcher de tendre la main vers l’épée sur son dos et de la secouer violemment en chuchotant : « Hé ! Pourquoi restes-tu silencieux ? Qu’est-ce que je dois faire maintenant ? »

Après avoir été secoué comme ça, l’Épée-Fantôme revint enfin à ses sens. En voyant le regard inquiet de Meng, il mit de côté la question de l’apparence de l’homme et commença à réfléchir à une façon de résoudre le problème actuel. Cependant, selon la façon dont il la voyait, la situation actuelle semblait assez bonne. Tomber du haut d’un arbre était facile, mais tomber sur quelqu’un dans sa chute était, en comparaison, plus difficile. En plus, la personne qui avait été touchée se trouvait justement être un très bel homme (L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher de faire un tout petit peu sa propre éloge). La probabilité que quelque chose comme ça se produise était encore moins élevée que les chances de gagner à la loterie.

« Va avec lui », déclara l’Épée-Fantôme avec une certaine excitation.

Meng lui jeta un regard étrange, mais elle ne parvint pas à songer à de meilleures idées, de sorte qu’elle ne put que suivre l’homme en face d’elle, parcourant tout le chemin jusqu’à l’intérieur du palais. En face d’elle, il y avait un long couloir éclairé avec plusieurs bougies des deux côtés. Celui-ci était très bien éclairé. Le sol en pierre avait été poli jusqu’à en devenir lisse, et était si propre qu’il n’y avait même pas un seul grain de poussière. Elle pouvait presque y voir son propre reflet. Cela rendit la marche difficile pour Meng. Elle avait peur que ses chaussures sales laissent des empreintes sur le sol du couloir.

Même si elle ne laissa pas d’empreintes, Meng avait négligé le saignement de son bras. Un moment de distraction, et juste comme ça, quelques gouttes de sang étaient tombées. En contraste avec un tel plancher d’un blanc neigeux, ces gouttes de sang semblaient encore plus évidentes. Affolée, Meng tenta secrètement d’essuyer les gouttes de sang en traînant des pieds à plusieurs reprises.

Mais juste à ce moment-là, l’homme se retourna et dit avec un léger sourire : « Je vous en prie, venez par ici. »

Quand elle entendit cette voix, Meng ramena immédiatement son pied correctement. Elle leva les yeux vers son visage, mais elle n’aperçut pas d’expressions étranges, seulement le même sourire poli. Par contre, un murmure s’éleva de l’épée sur le dos de Meng. « Bravo, c’est réussi ! Son impression de toi doit avoir baissé de plusieurs points. »

En entendant l’Épée-Fantôme prononcer ces paroles, Meng devint à  nouveau nerveuse, pensant, Je suis foutue, foutue ! Combien de points ont été déduits ?

Elle entra avec malaise dans la salle que l’homme lui avait indiquée. Celle-ci ressemblait à une salle de réception. Il y avait quelques chaises ornées et une petite table de thé à l’intérieur. Quelques peintures de paysages étaient accrochées sur les murs. Meng y entra et sentit aussitôt la douceur sous ses pieds. Elle baissa les yeux et découvrit que le sol était recouvert d’un épais tapis de velours bleu. Ce fait rendit Meng encore plus nerveuse. Elle recroquevilla immédiatement son bras blessé contre sa poitrine, craignant qu’une seule goutte de sang ne tombe sur le tapis.

« S’il-vous-plaît, asseyez-vous un instant. Je vais aller chercher la trousse de soin. » L’homme sourit et partit.

L’entendant lui dire ça, Meng chercha ensuite la chaise la plus ordinaire pour s’asseoir. Cependant, même la plus ordinaire des chaises était soit douce et rembourrée ou délicatement sculptée, ce qui fit que Meng s’assit d’une façon très inconfortable.

« Pourquoi es-tu assise si près du bord ? Tu as des hémorroïdes, ou quoi ? » En voyant la façon dont elle était assise, l’Épée-Fantôme ne pouvait vraiment pas le supporter. Comment peut-elle réussir à séduire un bel homme tout en ayant l’air de ça ?

Meng fusilla l’Épée-Fantôme du regard, s’assit un peu plus loin, et répondit : « J’ai juste peur de salir ce fauteuil. Le palais est trop magnifique, je dois donc toujours faire attention. C’est si gênant. »

L’Épée-Fantôme ne put se retenir de rouler des yeux à son intention. Il  répliqua avec ironie : « Oh je t’en prie, c’est ce qu’on appelle une situation romantique. Est-ce que tu préférerais te rendre dans un marché à la criée avec ton bien-aimé, tandis que tu porterais deux sacs de légumes et qu’il tiendrait un poulet dans ses bras ? »

Il jeta alors à nouveau un regard en direction de Meng et soupira : « Mais en parlant de ça, ta tenue avec cette paire de pantoufles bleues et blanches est bien plus appropriée pour aller au marché. Dans ce palais, peu importe comment on le regarde, ça a juste l’air bizarre. »

Avant que Meng ne puisse rétorquer, deux coups résonnèrent sur la porte. Puis, l’homme de plus tôt entra encore une fois dans la salle. Dans ses mains, il portait une petite boîte dorée et bleu saphir.

Cette chose ne peut pas être une trousse de premiers soins, pas vrai ? Meng plissa les yeux vers l’objet qui ressemblait à une boîte à bijoux.

Quand l’homme arriva à côté de Meng, il ouvrit la boîte et commença à désinfecter et à bander la blessure pour Meng. Les pansements, les bouteilles de potions, et d’autres objets à l’intérieur indiquèrent clairement à Meng qu’il s’agissait véritablement d’une trousse de premiers soins. Pour Meng, la boite valait plus cher que la plus précieuse paire de boucles d’oreilles ornées de perles qu’il y avait chez elle.

« Quelle est l’utilité de se servir d’une si bonne boîte comme d’une trousse de premiers secours ? Les potions ne seront pas mieux et, indépendamment du lieu où un pansement est entreposé, il est tout de même employé pour bander les blessures », ne put se retenir de marmonner Meng.

Toutefois, l’Épée-Fantôme, qui était derrière elle, réprima son envie de gronder cette femme pour son inconscience par rapport à l’ambiance romantique. Pourquoi donc est-ce qu’elle se soucie de ce à quoi une trousse de premiers soins devrait ressembler à un moment comme celui-ci ? Est-ce qu’elle ne devrait pas être en train de penser à l’homme qui est à moitié à genoux et qui l’aide à bander sa blessure, de songer à quel point il est super beau, à quel point c’est vraiment romantique, ou quelque chose du genre ?

Attends qu’il parte avant de la réprimander. Attends qu’il parte avant de la réprimander. Se répéta l’Épée-Fantôme silencieusement. Je ne peux certainement pas briser cette atmosphère entre deux « personnes » en ce moment. S’il ne parlait pas, il ne compterait pas pour une personne, mais s’il devait parler il compterait pour une demi-personne. La romance est une affaire entre deux personnes. Il n’y avait même pas de place pour une demi-personne en plus.

L’homme qui se concentrait à l’origine pour bander la plaie leva le regard et demanda : « Que venez-vous de dire ? »

Meng agita la main précipitamment. « Ri- Rien du tout ! »

Il sourit et ne la questionna pas davantage.

D’un autre côté, ce fut Meng qui prit alors la parole, observant la porte avec de l’inquiétude dans ses yeux tandis qu’elle demandait : « Hé vous, ne serons-nous pas retrouvés si nous restons ici ? Vous savez, je suis entrée en escaladant le mur… »

En entendant les paroles de Meng,  l’homme questionna avec une légère surprise : « Vous ne savez pas que je suis Édouard ? »

Meng cligna des yeux. « Édouard ? Non, je ne vous connais pas. Vous êtes célèbre ? »

Ça avait l’air d’être la première fois qu’on posait ce genre de question à Édouard. Il la regarda fixement pendant un moment, puis répondit avec un peu d’hésitation : « Je pense que oui ? Je ne sors pas souvent, alors j’ignore si je suis vraiment célèbre ou non. »

« Quel est votre travail ? » Meng devint curieuse.

« Mon travail ? Eh bien… » L’expression d’Édouard devint de plus en plus gênée. Ce dernier ne savait pas comment répondre.

« C’est vraiment si difficile de répondre à cette question ? » murmura Meng dans sa barbe par habitude, ne sachant pas ce qui clochait dans sa question.

Édouard sembla penser que s’il ne répondait pas à la question de la dame, il se montrerait très impoli. Malgré sa réticence, il révéla avec hésitation : « M-Mon travail est celui de prince. »

« Prince ? C’est quel genre de profession ? » Recevant une telle réponse, Meng resta confuse, et son cerveau n’arrivait vraiment pas à assimiler l’information.

« Aaaaah ! Quelle femme stupide ! » Finalement, l’Épée-Fantôme ne parvint plus à se contenir et cria rageusement : « Prince n’est pas sa profession, mais bien son identité ! »

Meng fut choquée. Son cerveau sembla tourner au ralenti et finit par se connecter à la bonne place. « Un prince. » Ces deux mots frappèrent durement l’esprit de Meng.

La personne en face de moi et qui m’aide à bander ma blessure est en fait un prince ?

L’Épée-Fantôme secoua son corps – la lame – follement et déplora : « Tomber d’un arbre et atterrir sur un bel homme, c’est comme gagner à la loterie. Ça vaut des dizaines de millions. Tomber d’un arbre et atterrir sur un beau prince, c’est tout simplement… inestimable ! »

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