Romance RPG : Partie 12

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Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Twelve – traduit du chinois à l’anglais par Kii[PR!]
Partie Douze – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

« V-Votre Altesse. »

Meng sauta soudainement hors de la chaise. Voyant qu’Édouard tenait toujours son bras avec une main tandis que l’autre tirait sur le bandage à demi enroulé, elle retira son bras subitement comme si elle avait été électrocutée. Le visage profondément rouge, elle bégaya : « Je-je suis vraiment désolée, je ne savais pas que vous étiez le prince. Mais, vous ne pouvez pas me blâmer. Comment aurais-je pu savoir qu’un prince s’aventurerait dans la partie reculée du jardin tout seul ?

« Jusqu’à maintenant, je me suis montrée vraiment très impolie envers vous parce que j’ignorais qui vous étiez. Une personne ignorante n’est coupable d’aucun crime, n’est-ce pas ? »

Écoutant l’explication incohérente de Meng, Édouard sourit faiblement. « Bien sûr, tout va bien. Les femmes ont le droit d’être impolies avec les hommes. »

« Euuh, ah bon ? » En entendant cela, Meng se sentit un peu maladroite. C’était presque comme si on présentait des excuses à quelqu’un et qu’on découvrait que l’autre personne avait en fait déjà tout oublié.

« Votre épée est plutôt unique. »

Édouard observait l’Épée-Fantôme qui reposait sur le dos de Meng avec beaucoup d’intérêt. S’il ne suivait pas l’étiquette de façon stricte, il se serait déjà approché afin de l’inspecter de plus près.

« Est-ce que vous parlez de lui ? Oui, il est très unique en son genre. »

Meng attrapa nonchalamment l’Épée-Fantôme, puis le tendit en face du prince. Curieux, Édouard fixa les deux yeux et la bouche de l’Épée-Fantôme. Pendant ce temps, l’Épée-Fantôme, étant scruté des yeux par quelqu’un qui possédait le même visage que lui, estima que rien ne pourrait être plus étrange que ce qui se passait en ce moment.

Alors qu’Édouard observait l’Épée-Fantôme avec beaucoup d’intérêt, la porte de la salle fut brusquement ouverte. Celui qui avait ouvert la porte était un homme magnifiquement habillé mais qui avait une drôle d’apparence ; il semblait partager les mêmes caractéristiques physiques qu’un ballon. Derrière lui se tenaient un homme ayant l’air mince et sérieux ainsi qu’une très belle jeune demoiselle.

L’homme en forme de boule, tandis qu’il faisait s’agiter ses innombrables couches de menton, dit d’une voix aiguë : « Duc Biggs, votre Seigneurie, veuillez prendre un siège ici, et je vais demander à Son Altesse Royale le prince Édouard de venir saluer votre fille. »

Lorsque le duc Biggs à l’air sérieux aperçut la situation dans la chambre, il fut totalement choqué ; et la jeune fille qui était timide laissa échapper un petit cri. L’homme en forme de ballon se tenait dos à la salle. Quand il remarqua les expressions faciales des deux personnes, il tourna rapidement la tête pour regarder. Ce qu’il vit fut une personne étrange tenant une épée, et l’épée était pointée sur nul autre que Son Altesse Royale le Prince Édouard. L’homme en forme de boule lâcha également un cri. Ce cri était beaucoup plus désagréable que celui de la jeune fille. Il attira immédiatement l’attention.

D’après le son d’armures qui cliquetaient, il était évident que quelques soldats se précipitaient actuellement ici. Le duc, qui se tenait près de la porte, tira sa fille de côté pour faire de la place.

Meng et Édouard étaient tous les deux stupéfaits. Ils ne comprenaient pas comment la situation avait pu tourner ainsi. À présent, les soldats avaient atteint la porte, et l’homme en forme de ballon s’écria : « Un voyou tient son Altesse Royale en otage ! »

Les soldats l’entendirent. Comment avaient-ils pu laisser une telle chose se produire !? Immédiatement, ils poussèrent l’homme en forme de ballon hors du chemin. Voyant que le dit voyou semblait être quelque peu choqué, ces soldats ne pouvaient pas laisser passer une occasion aussi parfaite. Ils se précipitèrent tous en même temps dans la pièce. Apercevant les poings des soldats voler dans sa direction, Meng hurla de terreur. Édouard fut sorti de sa transe par le hurlement et tendit immédiatement ses deux bras, se tenant debout entre les soldats et Meng. Ce faisant, il cria : « Vous tous, arrêtez ! »

Voyant le prince qui les bloquait, tous les soldats s’arrêtèrent brusquement, et ils aperçurent aussi clairement que le dit voyou était seulement une fille en train de hurler. Ils se regardèrent et comprirent que cette situation était probablement un malentendu. Les soldats se redressèrent et saluèrent son Altesse Royale le Prince. Édouard les saluèrent gracieusement en retour et déclara ensuite : « Il y a un malentendu. Je ne faisais qu’observer l’épée de cette demoiselle, et ne suis pas du tout pris en otage. Vous pouvez retourner à vos postes. »

Les gardes obéirent et se retournèrent pour partir. Comme ils passaient par la porte, ils n’oublièrent pas de jeter des regards noirs à l’homme en forme de ballon pour les avoir fait ressembler à des imbéciles. L’homme en forme de boule avait lui-même ses propres reproches intérieurs. Quiconque voyant ce genre de situation aurait naturellement songé au pire. Comment peuvent-ils me blâmer ? Il fixa Meng avec haine. C’est entièrement la faute de cette fille bizarre pour avoir osé pointer une arme sur Son Altesse Royale.

À ce moment-là, le duc Biggs entra dans la pièce. Il prit l’initiative de marcher jusqu’à Édouard, tout en lâchant : « Cela fait des lustres que l’on ne s’est pas vu, prince Édouard. »

Édouard sourit légèrement et, tout en maintenant la dignité d’un prince, répondit poliment : « En effet. La dernière fois c’était lors de la fête d’anniversaire de ma mère, duc Biggs. »

« Son Altesse Royale a une excellente mémoire. » Le duc Biggs rit de bon cœur, puis fit semblant de jeter un coup d’œil en direction de sa fille, comme s’il n’avait pas d’autres choix que d’en faire l’introduction. « Je vous présente ma fille, Marisa. »

Duc Biggs introduisit sa fille fièrement, alors que Marisa faisait timidement un pas en avant. Elle possédait de longs cheveux blonds soyeux et frisés tombant en cascade, qui brillaient comme de l’or, une paire de sourcils élégants et classiques, ainsi qu’un visage ovale pour compléter l’image. Elle était l’image parfaite d’une beauté classique.

« C’est vraiment un chef-d’œuvre », applaudit l’Épée-Fantôme, et Meng tourna la tête pour le fusiller du regard. L’Épée-Fantôme arbora un air innocent sur son visage. Je ne fais que dire la vérité.

Le prince afficha son sourire coutumier, et leva doucement la petite main de Marisa dont il baisa le dos. « Mes salutations, mademoiselle Marisa. C’est la première fois que nous nous rencontrons. C’est un plaisir de faire votre connaissance. »

« Bien le bonjour, Votre Altesse Royale », répondit timidement Marisa.

Édouard sourit, puis s’adressa au duc Biggs : « Je suis vraiment navré, duc, mais je suis encore en train de divertir mon invitée. Pourrais-je vous demander d’attendre dans un autre salon pendant un moment? J’y serai d’ici peu. »

Édouard appela l’homme en forme de ballon : « Rohtun, amenez sa Seigneurie le duc au Solarium de Rose. »

Après que Rohtun l’eut entendu, il montra rapidement une expression servile. Se précipitant jusqu’à la porte, il l’ouvrit, souriant tandis qu’il faisait un geste signifiant « après vous » au duc et à Marisa.

Le visage du duc afficha son mécontentement, et il a dit avec légèreté : « Votre Altesse Royale, vous savez, je l’espère, conscience qu’il vous faut choisir avec soin les invités que vous divertissez. »

« Je vous remercie pour votre rappel, duc. » Le prince sourit à nouveau poliment. Son beau visage ne montra pas de signes de perturbation après avoir entendu les paroles que le duc venait de prononcer.

Le duc se retourna et prit Marisa avec lui, qui semblait hésiter à partir. Comme le duc sortait par la porte, il tourna la tête pour dévisager Meng, ses yeux remplis de dédain. La belle Marisa ne put s’empêcher de regarder en arrière avec son père. Au début, elle fixait Meng avec désapprobation, mais quand elle remarqua les vêtements grossiers de Meng et sa coiffure grotesque, elle ne put se retenir de rire et s’en fut, fière comme un paon.

Après avoir été examinée par deux personnes, le cœur de Meng était lourd, et son expression faciale devint terne à son tour. Elle déclara de façon morose : «Votre Altesse Royale, je devrais m’en aller. »

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