1/2 Prince T4Extra : Le Soleil Devrait Briller dans le Ciel Bleu

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½ Prince Tome 4 : Les Musiciens Ambulants de la Cité de l’Infini

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Extra Chapter : The Sun Should Shine in the Fair Sky – traduit du chinois vers l’anglais par [PR !]
Chapitre Extra : Le Soleil devrait Briller dans le Ciel Bleu1 – traduit de l’anglais au français par Nocta
+ Travail de vérification par Yukomin

« Arrête de m’emmerder. Je vais définitivement être le porte-parole, que tu décides de jouer pour le groupe ou non ne tient qu’à toi ! » répliqua Prince avec colère.

Même après qu’elle se fût enfuie, elle pouvait encore visualiser parfaitement le visage impatient de Prince lorsqu’il l’avait réprimandée.

« Prince a vraiment dépassé les bornes cette fois. Je l’aime tellement, mais comment peut-il se comporter comme un tel Don Juan ? Et, il accepte même autant les hommes que les femmes ! » Fairsky jura tout en pleurant. Les mots pleins d’impact que Prince avait employés l’avaient vraiment blessée.

« Je me suis enfuie il y a si longtemps… Pourquoi personne n’est-il venu à ma recherche après tout ce temps ? » se demanda Fairsky en regardant par-dessus son épaule, alors qu’elle courait. Ne me dites pas qu’ils ne veulent vraiment plus de moi ? C’est mauvais ! Fairsky se mit à courir dans le sens inverse avec anxiété.

Bam ! Elle rentra de plein fouet dans quelqu’un, comme elle passait au détour d’un coin.

« Hé ! On ne t’a jamais appris qu’il fallait garder les yeux ouverts et regarder autour de soi quand on marche ? » protesta Fairsky avec colère, en massant son front rougi et douloureusement gonflé.

« Fairsky, c’est moi, Sunshine », annonça l’homme avec lequel elle était entrée en collision. Comme Sunshine était un mage de constitution fragile, il avait reçu de bien plus grands dégâts que Fairsky, et était dans un état d’étourdissement. Sans la voix forte et familière de Fairsky, il n’aurait même pas réalisé que c’était elle qu’il venait de percuter.

Fairsky se rendit enfin compte que la personne mourante, allongée sur le sol, était l’un de ses propres coéquipiers.

« Sunshine ? Que fais-tu ici ? » s’enquit Fairsky.

« Je te cherchais », répondit Sunshine, alors qu’il se remettait lentement sur ses pieds.

« Alors, il n’y a que toi qui soit venu me trouver… Je n’ai pas envie de rentrer », déclara Fairsky, en adoptant un comportement enfantin et en refusant de se lever. Quand elle pensa à quel point les autres ne se préoccupaient pas d’elle, son cœur se remplit de ressentiment, et ses yeux devinrent humides.

« Nous sommes vraiment en retard pour le début du concert, alors tout le monde a dû monter sur scène malgré tout », expliqua gentiment Sunshine.

« Je m’en fiche. Je n’y retournerai pas. Personne ne m’aime de toute façon. » Alors que Fairsky parlait, des larmes se mirent à couler de ses yeux. C’est vrai ; Prince m’a toujours dépréciée parce que je ne suis pas raisonnable, alors que Phoenix, Wicked et Gui sont mes rivaux en amour.

« Il y a des gens qui t’aiment. Comme moi ; je t’aime beaucoup », affirma Sunshine en souriant. Il avait toujours pensé que cette fille qui aimait crier et annoncer clairement ses opinions de façon bruyante était intéressante. Elle dit toujours ce qu’elle pense et exprime ses émotions avec honnêteté, pas comme les autres qui pensent une chose et en disent une autre. Ce genre de personne me donne vraiment la migraine.

En entendant une réponse aussi directe de la part de Sunshine, même une fille aussi franche que Fairsky ne put s’empêcher de rougir, et elle s’exclama : « Tu mens ! Je ne suis pas du tout féminine. Je ne sais pas quand m’arrêter lorsque je parle, je ne suis pas aussi belle que Lolidragon ou Phoenix, et je suis toujours déraisonnable… ! » Alors qu’elle énumérait tous ses défauts, Fairsky réalisa qu’elle en avait vraiment beaucoup et éclata en sanglot. Pas étonnant que personne ne m’aime. Mais, s’ils veulent que je sois gentille comme Phoenix ou charmante et belle comme Lolidragon, je ne peux pas non plus faire ça. C’est vraiment mon destin de ne jamais avoir de place dans le cœur de Prince ?

Sunshine ne put se retenir de rire, tandis qu’il contemplait Fairsky qui l’ignorait et s’enfonçait toute seule dans la dépression. Elle est vraiment mignonne, songea-t-il.

« Mais, tu es honnête, et différente des autres qui dissimulent toujours leurs véritables sentiments », déclara-t-il.

« Vraiment… ? » le questionna Fairsky, pleine de doute, à voix basse. « Mais, tous les autres me disent toujours que, en agissant ainsi, je suis déraisonnable. »

« Tu es déraisonnable. Si tu ne l’étais pas, tu ne serais pas toi », répliqua Sunshine avec un sourire.

« Quoi ? Je ne suis pas déraisonnable ! » Le tempérament fougueux de Fairsky se raviva.

« Eh bien, quoi ? C’est vrai. Si Wicked n’était pas toujours sérieux, il ne serait pas Wicked. Si Gui arrêtait d’être étrange, il ne serait plus Gui non plus. Qui plus est, il y a Kenshin. » Sunshine rigola. « Si un jour Kenshin devenait soudainement un moulin à parole, je penserais probablement qu’il est devenu fou. » Sunshine poursuivit avec gentillesse : « C’est pourquoi ton honnêteté est la partie la plus attirante chez toi, Fairsky. Ne te force pas à devenir gentille, parce que tu perdrais ton éclat si tu faisais ça. »

« Vraiment ? » En entendant Sunshine parler d’elle ainsi, Fairsky rougit d’une façon qui ne lui ressemblait pas.

« Oui ! » Sunshine hocha la tête avec conviction.

Fairsky se leva en faisant la moue et dit à contrecœur : « Ok alors, retournons là-bas. »

« OK. » Sunshine sourit de nouveau tout en sortant son tapis volant, se préparant pour « l’opération de sauvetage » dont le groupe aurait besoin. S’ils étaient en retard, ces quatre personnes pourraient même se faire arracher tous leurs vêtements, comme la dernière fois quand Prince avait presque connu un destin aussi funeste.

« Tu es une personne tellement étrange, à toujours sourire ainsi. Qu’est-ce qui est si amusant ? »  Fairsky continua de lui faire des réflexions, même alors qu’elle montait sur le tapis volant.

Sunshine répondit avec un éclat de rire : « Puisqu’il n’y a pas de raison d’être triste, bien sûr que je vais sourire. »

« Quelle personne étrange », murmura Fairsky, et pourtant elle appréciait beaucoup le sourire de Sunshine.

 

 

Fairsky s’était préparée à se promener dans la ville afin de trouver un immeuble adéquat pour construire la librairie. Mais, Prince, étant un glouton, n’allait jamais abandonner sa nourriture pour l’accompagner dans son exploration de la ville. Fairsky se plaignit silencieusement à elle-même : Je me demande pourquoi Prince aime tant manger…

« Gui m’a demandé de chercher un bâtiment par moi-même. Hmph, comme si personne ne savait qu’il voulait juste rester un moment de plus aux côtés de Prince. » Fairsky bouda, se préparant à contrecœur à chercher toute seule un emplacement.

En entendant les murmures boudeurs de Fairsky, Sunshine rigola et dit : « Pourquoi ne t’accompagnerais-je pas ? »

Aux mots de Sunshine, les yeux plaintifs de Fairsky devinrent immédiatement suppliants : « Vraiment ? Tu veux bien venir avec moi ? » demanda-t-elle.

« Bien sûr que je veux bien. Kenshin, tu veux venir aussi ? » Après que Sunshine eut répondu à la question de Fairsky, il se tourna pour regarder Kenshin qui était froid et silencieux comme d’ordinaire.

Kenshin secoua la tête. « Non. »

« Vraiment ? Dans ce cas, allons-y, Fairsky. » Sunshine regarda Fairsky avec un sourire, tandis que le cœur de cette dernière se mettait soudain à battre plus vite sans aucune raison apparente.

« Sunshine, à ton avis, quel serait le meilleur endroit pour construire une librairie ? » s’enquit Fairsky en serrant joyeusement le bras de Sunshine. « Est-ce qu’on devrait construire la librairie quelque part dans un endroit reculé, pour viser une atmosphère tranquille, ou alors dans le centre-ville où il y a beaucoup de passage ? »

« Ne pouvons-nous pas en construire aux deux endroits ? » la questionna Sunshine, perplexe.

« En construire aux deux endroits ? » répéta Fairsky, pendant que son cerveau qui avait un don inné pour les affaires se mettait à tourner à toute allure. Il a raison. Les deux librairies ciblent des personnes différentes. Nous pouvons construire une librairie ordinaire dans la zone du centre-ville en premier, puis, quand elle sera devenue populaire, nous allons pouvoir construire une autre librairie combinée à un café dans un endroit calme.

« Sunshine, tu es trop intelligent. » Après avoir choisi les emplacements, Fairsky était si heureuse qu’elle oublia toute restreinte en enlaçant et en embrassant Sunshine.

« Ah bon ? » Sunshine était complètement confus, mais il toucha quand même sa joue qui venait d’être embrassée tout en souriant bêtement.

« Franchement, chaque jour qui passe, la Cité de l’Infini devient de plus en plus animée. Elle aura assurément du succès », commenta Fairsky, alors qu’elle regardait joyeusement les gens autour d’elle marchant dans les rues qu’elle avait créées ensemble avec Gui, louant la beauté de la Cité de l’Infini. Elle se sentait touchée que ces temps paisibles fussent enfin arrivés après toutes les difficultés qu’elle avait dû traverser.

« Allons nous promener près de la place publique ! » suggéra Fairsky. La fontaine sur la place publique est très belle. Quand j’ai vu le design préparé par Gui, je me suis jurée que je m’y rendrais définitivement pour y jeter un coup d’œil quand sa construction serait terminée. Même si Gui est un type bizarre, qu’il est homo, et qu’il essaie effrontément de se battre avec moi pour Prince… son talent est réel.  

« Bien sûr, j’ai aussi envie d’aller y jeter un coup d’œil », répondit Sunshine.

« Wow ! Il y a tellement de personnes ici ! » Fairsky hoqueta de surprise à la vue de la mer de gens

« Évidemment. Cet endroit est après tout l’une des attractions touristiques les plus connues de la Cité de l’Infini. C’est La Fontaine des Vœux d’Amour », déclara soudainement Passant A qui était à côté d’eux.

« La Fontaine des Vœux d’Amour ? » Fairsky et Sunshine étaient tous les deux stupéfaits. Depuis quand cette fontaine portait-elle ce nom ?

« Oui. La rumeur raconte que, si un couple jette des pièces dans la fontaine et que la fontaine lance un jet d’eau, il leur sera accordé un amour éternel. C’est pourquoi tout le monde fait la queue pour jeter des pièces », expliqua Passant A.

« Une telle chose existe vraiment ? » demanda Fairsky, perplexe.

« Cette rumeur a été répandue par Yu Lian », se souvint Sunshine. Il murmura gentiment à l’oreille de Fairsky : « Elle a dit que c’était une bonne façon de gagner de l’argent, parce que les gens amoureux ont toujours un QI plus bas. »

« Oh, je vois. Mais, maintenant je n’arrive pas à voir à quoi ressemble la fontaine », dit Fairsky tout en essayant vigoureusement d’apercevoir la fontaine depuis l’endroit où elle se tenait. « Puisque nous n’avons pas d’autres choses importantes à faire, pourquoi ne ferions-nous pas la queue pour regarder la fontaine nous aussi ? » suggéra Fairsky.

« Certainement. » Sunshine accepta avec plaisir. Il avait toujours aimé rester dans les endroits où les gens se rassemblaient, pour les observer.

Après avoir attendu pendant un très long moment — jusqu’à ce que le ciel fût devenu noir et que la lumière des étoiles se fût mise à illuminer la terre — Fairsky et Sunshine aperçurent enfin la fontaine. Malgré l’heure tardive, ils avaient en fait de la chance, parce que la véritable beauté de la fontaine pouvait uniquement être révélée la nuit.

« C’est si beau ! » ne put s’empêcher de s’exclamer Fairsky, alors qu’elle avait enfin réalisé son souhait de se tenir devant la fontaine. La fontaine elle-même avait la forme d’un croissant de lune et était faite d’un matériau complètement transparent contenant une poudre argentée et scintillante encastrée. La poudre argentée et scintillante ressemblait à des étoiles cachées à l’intérieur de la fontaine, clignotant pour les gens qui passaient devant. Au-delà du sommet de la colonne d’eau centrale resplendissait doucement un soleil jaune baignant la place publique de sa douce et tendre lumière, donnant à l’endroit une atmosphère romantique. Ce n’était pas étonnant que le QI des couples amoureux eût diminué quand ils venaient ici.

« Jetons des pièces nous aussi. » Voyant les autres couples faire ça, Sunshine ne put s’empêcher de vouloir lancer quelques pièces à son tour.

« Très bien. L’argent va revenir à la Cité de l’Infini de toute façon », approuva Fairsky en échouant à réprimer son rire. Même si nous ne jetons pas de pièces, elles nous seront de toute façon dérobées par Yu Lian un jour.

« On devrait en lancer une ensemble. Tout le monde le fait de cette façon », remarqua Sunshine tout en prenant les mains de Fairsky et en plaçant une pièce au milieu de leurs paumes mises en coupe. Il ne remarqua pas le visage rougissant de Fairsky, alors qu’il s’exécutait. D’un autre côté, même s’il l’avait remarqué, il n’aurait probablement pas compris ce qu’il se passait de toute manière.

« Vole ! » crièrent-ils à l’unisson.

Lorsque la pièce toucha la surface de l’eau, une colonne d’eau se dressa de manière imprévue, et la charmante danse de l’eau fut activée. Alors que les gracieux jets d’eau dansaient dans la fontaine, les personnes dans les alentours leurs jetèrent des regards de bénédiction ou d’envie. Fairsky et Sunshine se regardèrent avec impuissance, l’un et l’autre, avec le visage écarlate et une expression embarrassée.

Tout cela était une coïncidence, n’est-ce pas ?

« Sunshine, que ferais-tu si tu aimais énormément une personne, mais que cette personne ne t’aimait pas ? » demanda Fairsky tout en léchant le Tanghulu2 qu’elle venait tout juste d’acheter. Sunshine mangeait joyeusement une glace à ses côtés.

Après y avoir réfléchi, Sunshine répondit : « Je n’ai jamais aimé une personne auparavant, donc je ne sais pas ce que je ferais. »

« Tu n’es jamais tombé amoureux avant ? » s’enquit Fairsky, stupéfaite. Impossible ! Sunshine, qui a l’air d’avoir dans la vingtaine, n’a jamais aimé personne auparavant ?

« Je ne pense pas. Quel genre d’émotion est la sensation de tomber amoureux ? » questionna Sunshine, avec perplexité. Il n’y pouvait rien. Après tout, cela ne faisait que six mois qu’il avait développé sa propre conscience de soi. Qui plus est, il n’était jamais sorti hors de la Caverne du Démon jusqu’à il y a deux mois. Il n’aurait pas pu comprendre ce qu’était l’amour en une si courte période.

Cependant, Fairsky était étonnée elle aussi. Qu’est-ce que l’amour ? Elle répondit avec une légère hésitation : « Si tu aimes beaucoup quelqu’un, tu penses tout le temps à cette personne, tu veux rester à ses côtés. Et, quand c’est le cas, tu es très heureux… »

« Je vois. Donc, Fairsky, tu dois beaucoup aimer rester avec Prince ? Quand tu es avec Prince, tu es très heureuse ? » demanda Sunshine à Fairsky en retour.

Fairsky en resta totalement stupéfaite. Est-ce que je suis vraiment heureuse ? Quand elle y repensait, elle avait l’impression qu’elle était toujours en colère contre l’attitude de Prince envers elle, et en plus elle devait être la rivale de Phoenix avec laquelle elle s’entendait vraiment bien. Il semblerait… qu’elle ne fût pas du tout heureuse ?

« Fairsky ? » l’appela Sunshine, et la regardant avec incertitude après ne pas avoir entendu sa réponse pendant un long moment. Contre toute attente, il découvrit que des larmes coulaient le long des joues de Fairsky. Il ne put s’empêcher de tendre la main et d’essuyer les larmes sur son visage, en lui demandant : « Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi pleures-tu ? »

« Je… je viens soudainement de réaliser que, quand je suis avec Prince, je ne suis pas du tout heureuse », répliqua Fairsky, d’une voix choquée.

« Dans ce cas, est-ce que ce ne serait pas mieux si tu ne restais pas avec Prince ? » lui demanda Sunshine, légèrement perplexe quant à pourquoi elle continuait de faire quelque chose qui ne la rendait pas heureuse.

« Mais… mais… » Fairsky était réticente. J’ai poursuivi Prince pendant si longtemps. Si j’abandonne maintenant, ce serait un tel gâchis.

« De plus, Fairsky, tu ne ris jamais quand tu es aux côtés de Prince ! Je pense que tu es plus jolie quand tu ris ! » ajouta Sunshine avec un brillant sourire. « Exactement comme ça. »

« Vraiment ? Je suis plus belle comme ça ? » s’enquit Fairsky tout en se mettant à sourire sans s’en rendre compte.

« Oui », assura Sunshine avec conviction.

Fairsky continua à sourire et déclara, un peu touchée : « Sunshine, je suis toujours très heureuse quand je suis avec toi ! Es-tu heureux, toi aussi, quand nous sortons ensemble tous les deux ? »

« Je suis très heureux », répondit Sunshine sans même hésiter, puis il sembla abruptement se rendre compte de quelque chose. « Oh ! J’aime beaucoup rester avec toi, Fairsky, et j’attends toujours avec impatience notre prochain rendez-vous. Dans ce cas, est-ce que ça veut dire que je suis amoureux de toi ? »

« Qu’est-ce que tu racontes !? » s’exclama Fairsky avec un visage rouge comme une pivoine. Sunshine dit toujours tout ce qu’il veut sans prendre le temps de considérer les choses avant ! Il a encore plus de cran que moi !

« Ce n’est pas de l’amour ? » encaissa Sunshine, légèrement déçu, puisqu’il pensait avoir enfin compris ce qu’était l’amour.

Ils marchèrent tous les deux en silence pendant quelque temps, jusqu’à ce que Fairsky n’y tienne plus et demande : « Est-ce que tu aimes vraiment beaucoup être avec moi ? »

« J’aime beaucoup ça », dit Sunshine, en hochant la tête fermement.

Quand elle vit que Sunshine avait répondu à sa question sans même vaciller un seul instant, Fairsky rougit tellement que même ses oreilles devinrent écarlates. Elle demanda d’une voix tremblante : « D-dans ce cas, y a-t-il d’autres personnes que tu aimes plus que moi ? »

Sunshine réfléchit intensément et répondit : « J’aime beaucoup Prince aussi, comme c’est quelqu’un avec qui c’est facile de s’entendre … »

Il aime Prince ? Il est gay, lui aussi ? Le cœur de Fairsky se mit à sombrer…

« Mais, je préfère davantage être avec Fairsky, parce que c’est plus facile de deviner ce à quoi tu penses qu’avec Prince, puisque tu exprimes tout sur ton visage », expliqua Sunshine avec un sourire. Ahahah, l’expression constamment changeante de Fairsky me donne toujours envie de rire.

« Je ne fais pas ça ! » nia complètement Fairsky. Je n’exprime absolument pas toutes mes émotions sur mon visage.

« Tu ne le fais pas ? » Sunshine ne put se retenir de rigoler tout haut. Alors, qui est cette personne qui est en train de bouder en ce moment ?

« Idiot, bien sûr que non », répondit Fairsky. Elle était tellement embarrassée qu’elle se mit en colère et frappa le dos de Sunshine avec force.

« Aie, ça fait mal ! Ne me frappe pas ; je ne faisais que dire la vérité », se défendit Sunshine, en riant bruyamment alors qu’il évitait les gifles mortelles de Fairsky.

Tandis qu’elle regardait Sunshine protéger son dos avec ses deux mains tout en reculant et en la surveillant avec prudence, Fairsky ne put s’empêcher de le pourchasser en criant : « Ne cours pas, laisse-moi te frapper ! »

« Je t’ai attrapé ! » Fairsky s’élança sans merci sur Sunshine, comme si elle était un tigre affamé bondissant sur un agneau, faisant tomber Sunshine sur le sol.

En contemplant le sourire lumineux de Sunshine, Fairsky ne put se retenir de sourire elle aussi. Elle cacha son visage en l’enfonçant dans le torse de Sunshine et répéta fermement : « Je t’ai attrapé. »

« Moi aussi, je t’ai attrapée », dit Sunshine, tout en enlaçant Fairsky en retour et en caressant ses cheveux joyeusement.

Notes de bas de page

1 Le Soleil Devrait Briller dans le Ciel Bleu : Ce titre vient d’un jeu de mots chinois avec le nom de Fairsky et de Sunshine. Malheureusement, ce jeu de mots se perd dans la traduction française. On le retrouve dans la version anglaise « The Sun Should Shine in the Fair Sky ». Le titre français est une traduction littérale. « Sun shine » veut dire « soleil brillant », et « fair sky » veut dire « ciel bleu/clair ».

2 Tanghulu : Une friandise hivernale traditionnelle. Pour plus d’informations (en anglais) vous pouvez consulter le lien suivant http://en.wikipedia.org/wiki/Tanghulu

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