Romance RPG : Partie 31

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Romance RPG

Roman d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Part Thirty-one – traduit du chinois vers l’anglais par purplezero[PR!]
Partie Trente-et-un – traduit de l’anglais au français par AkaiiRia
+ travail de vérification par Nocta

Lin Jian Yin sauta sur ses pieds avec férocité. Il se précipita à l’extérieur si vite que Bai Xue Chen ne croyait pas qu’il pourrait rattraper son meilleur ami, alors il allait devoir prendre le taxi pour rentrer à la maison par lui-même. Bai Xue Chen leva la tête et fut choqué d’assister à une scène terrifiante : une ombre sinistre rampait à toute vitesse et emplissait le salon, comme si elle était vivante. Les ténèbres engouffrèrent immédiatement plus de la moitié de l’espace à l’origine blanc. En un battement de cil, cette ombre sinistre avait déjà presque atteint la table ronde.

Juste au moment où Bai Xue Chen pensait qu’il allait se faire avaler par cette ombre noire, celle-ci fut contenue derrière God Charity. À ce stade, à l’exception de la petite table ronde, tout ce qui se trouvait dans le reste du salon avait tourné au noir.

C’était comme si God Charity n’avait pas remarqué la situation. Il se contenta de gentiment rappeler à Bai Xue Chen : « M. Bai, il commence à se faire tard. Vous devriez rentrer à la maison plus tôt et vous reposer. »

Dès le départ, Bai Xue Chen n’avait aucune envie de rester une minute de plus. Il se retourna et s’empressa de sortir par la porte. Il pouvait entendre le rire de Devil Chaos dans son dos.

« Vous croyez que ce sera si facile ? Vous pensez être capable d’annuler mon contrat ? Vous vous mettez le doigt dans l’œil si vous vous imaginez qu’une humaine préférera choisir un être imparfait ! »

 

 

« Meng ! Attends-moi, je viens te sauver. »

Lin Jian Yin fonça jusqu’à la maison et manqua de défoncer la porte, faisant sursauter Yue Lan qui se trouvait à l’intérieur. N’ayant pas encore récupéré de son choc, Yue Lan avait la main sur sa poitrine pendant qu’elle réconfortait Lin Jian Yin.

« Tout va bien. Le prince a sauvé Meng. »

Il y a une heure, Lin Jian Yin aurait certainement été ravi d’entendre cette nouvelle, et pourtant, à présent, son cœur sombrait. Il s’était identifié à Édouard pendant un court moment. Édouard lui ressemblait trait pour trait, mais c’était un prince. Toutes les femmes rêvaient de rencontrer un prince. Qui plus est, Édouard possédait des qualités qu’il n’avait pas : il avait un bon tempérament, un air de noblesse, et il était gentil ainsi qu’attentionné… Bon sang ! C’est un homme si parfait.

Lin Jian Yin jeta un regard à l’écran de la télévision. D’un seul coup d’œil, son cœur manqua de s’arrêter. Édouard, le prince, était en ce moment même en train de demander sa main à la femme dont Lin Jian Yin était amoureux.

La scène actuelle était différente d’auparavant. Elle avançait rapidement comme un film en accéléré.

« C’est très bizarre. Ça a commencé à faire ça il y a environ vingt minutes. L’histoire progresse très vite. »

Yue Lan fronça les sourcils.

« Il y a quelques minutes, le prince dans le jeu s’est rendu compte que Meng avait disparu. Il était extrêmement inquiet, alors lui et ses hommes sont partis à sa recherche. L’un des gardes qui devaient te surveiller lui a dit que Marisa t’avait emmené. Et le prince s’est empressé d’aller la questionner. C’est uniquement à ce moment-là qu’il a découvert la vérité et a été en mesure d’aller porter secours à Meng. »

Il y a vingt minutes ? C’est à peu près à ce moment-là que je suis parti de la boutique d’antiquités… Ce type en noir ! Lin Jian Yin avait le mauvais pressentiment qu’il était derrière tout ça.

À l’instant même où Lin Jian Yin se mettait à grincer des dents, Yue Lan marmonna : « Les personnages sont trop petits pour qu’on puisse les distinguer clairement. Mais, plus tôt, Meng semblait avoir attendu un très long moment près de la fournaise qui t’a presque transformé en métal fondu… »

Les yeux de Yue Lan se portèrent sur l’écran. Elle poussa un petit cri : « Oh, non ! Meng… Meng… Elle a accepté la demande en mariage du prince. »

Lin Jian Yin regarda vers l’écran où la scène se déroulait toujours dans la cuisine. Meng venait tout juste d’accepter de prendre la bague offerte par le prince qui la tenait toujours dans sa main avec un genou posé par terre. Le visage de la jeune femme paraissait calme. Cependant, elle avait l’air triste comme elle jetait à l’occasion un regard en direction de la fournaise.

Lin Jian Yin cessa d’hésiter. Il inséra la cartouche dans la console Nintendo et attendit que les deux vortex le fassent rouler jusque dans le jeu, jusqu’aux côtés de l’amour de sa vie. Il cessa de stupidement prétendre ne pas se soucier de cette femme dont l’apparence était toujours ordinaire. Il adorait cette femme qu’il avait aidé à changer. Il aimait cette femme qui ne s’était jamais enfuie à cause de sa langue de vipère et qui était restée à ses côtés jusqu’à la toute fin.

 

 

L’Épée-Fantôme ouvrit à nouveau les yeux, mais la situation n’était pas telle que l’avait décrite God Charity en affirmant qu’il n’y avait rien à craindre. Il se trouvait toujours à l’intérieur de la fournaise à se faire dévorer par les flammes d’un brasier. La peur de disparaître en fondant assaillit son cœur. Il hurla de frayeur, en espérant que Meng l’entendrait, ou que quiconque l’entendrait et l’emmènerait loin de cet endroit.

Mais, il n’y avait plus personne ici. L’Épée-Fantôme ne savait pas combien de temps il avait passé là après être entré dans le jeu. Il était possible que Meng soit déjà partie épouser le prince. La douleur qu’il éprouvait dans son cœur était bien pire que celle des flammes du brasier dans lesquelles il baignait.

N’aie pas peur. Endure cette épreuve encore un peu et tu pourras partir à sa recherche.

Un murmure flotta jusqu’à l’esprit de l’Épée-Fantôme. L’Épée-Fantôme se figea pendant un instant, mais se calma avec reconnaissance. Même s’il craignait toujours de fondre, sa véritable peur était de ne pas pouvoir partir à la recherche de Meng s’il fondait et mourait. Néanmoins, cette voix douce lui répéta que, tant qu’il endurerait cette épreuve, il pourrait aller retrouver Meng. Par conséquent, il ne craignait plus rien.

Une fois que l’épée eût fondu jusqu’à n’être plus qu’un vulgaire morceau de métal, n’ayant désormais plus la forme d’une épée, une forme humaine à moitié transparente sortit de la fournaise. Celle-ci n’hésita pas pour choisir une direction, s’éloignant à grands pas rapides.

Un très bel homme portant la robe noire des prêtres se tenait debout devant l’autel de noces pour être témoin de la cérémonie de mariage entre le prince du royaume et celle qui deviendra bientôt sa princesse. Celui-ci avait l’air étrange. Ce très beau jeune homme ne ressemblait pas du tout à un homme du clergé ou à un prêtre. De la tête aux pieds, et jusqu’à l’os, il émanait de lui une aura maléfique, et il arborait un sourire qui semblait avoir été créé dans l’unique but de se moquer des gens.

Mais, il ne lut pas du tout les longs sermons du mariage de façon négligée. Il n’employa pas non plus beaucoup d’efforts pour les lire en accéléré. Par la suite, il posa la plus importante question.

« Édouard, acceptez-vous de prendre Meng pour épouse, dans… »

Édouard, sans la moindre hésitation, répondit : « Oui, je le veux. »

Le sourire moqueur du soi-disant prêtre devint encore plus apparent. L’homme se tourna ensuite pour poser la même question à la mariée, Meng, qui portait toujours sa robe de bal rose. Elle en avait fait la demande expresse à Édouard. La seule chose qu’elle désirait était de porter la première robe qu’elle avait achetée en travaillant avec l’Épée-Fantôme, même si l’épée ne reposait désormais plus sur son dos.

« Meng, acceptez-vous de prendre Édouard pour époux, dans la santé et la maladie, et jurez-vous de lui être fidèle et de rester à ses côtés, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépare ? »

Meng leva lentement la tête et eut l’impression que le prêtre devant elle lui semblait plutôt familier. Toutefois, c’était sans importance. Édouard attendait sa réponse. Elle détourna son regard du prêtre. Édouard ne paraissait pas blessé de sa réponse tardive, mais affichait à la place un sourire encourageant.

Ce prince était tout simplement trop parfait. Parfois, il vous donnait l’impression que… vous faisiez face à un soleil si brillant et si flamboyant qu’il vous était difficile de garder les yeux ouverts. Meng secoua la tête. Où avait-elle la tête ? L’homme devant elle allait bientôt devenir son mari.

Meng se força à ne plus trop y penser. Elle se tourna vers le prêtre et répondit : « Oui, je le… »

 

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