Romance RPG – Partie 14

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Fourteen – traduit du chinois à l’anglais par Ryne[PR!]
Partie Quatorze – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

Ye Meng Ling répondit un peu maladroitement : « Je suis votre agente. »

Choqué, Lin Jian Yin lâcha : « Hein !? La femme fantôme de la dernière fois ? » Au moment où il eut fini de parler, Lin Jian Yin sut qu’il s’était mis dans une position délicate. Allait-il devoir changer d’agent pour la septième fois ?

« Euh, vous avez raison. Je suis précisément la femme fantôme de la dernière fois. » Ye Ling Meng sourit avec un air gêné, mais elle ne semblait pas s’en soucier beaucoup.

Lin Jian Yin observa Ye Meng Ling pendant un moment. Ne voyant aucun signe de colère, il s’enquit prudemment : « Vous n’êtes pas furieuse ? »

Ye Meng Ling se gratta la tête et se mit à rire tandis qu’elle le rassurait : « Je ne suis pas fâchée. Tout récemment, j’ai rencontré quelqu’un possédant une langue de vipère pire que la vôtre. Hum… Je ne dis pas que vous avez une langue venimeuse. Ce que je voulais dire c’est… »

Lin Jian Yin haussa les épaules. « C’est bon. Je sais que j’ai une langue acérée. »

Ye Meng Ling força un sourire à apparaître sur son visage et changea de sujet. « M. Lin, je n’aurais jamais pensé que vous étiez du genre à acheter de la nourriture vous-même. »

« Appelez-moi simplement Jian Yin. Xue Chen m’a dit d’acheter ceux-ci. Il cuisine très bien, et il a même dit qu’il allait faire de la soupe au poulet pour moi », se vanta Lin Jian Yin. Si seulement Bai Xue Chen était une fille. Il pouvait supporter sa langue de vipère et pouvait même bien cuisiner. Il était vraiment son genre idéal. C’était dommage qu’il soit de sexe masculin.

« De la soupe au poulet ? » questionna Ye Ling Meng avec doutes, en pointant l’article dans le panier. «  En utilisant ça ? »

« Ouais, il m’a fallu beaucoup de temps avant de trouver le plus gras », répliqua Lin Jian Yin fièrement.

Ye Meng Ling afficha un sourire désabusé, en disant : « Mais, ce n’est pas un poulet. C’est un canard. »

Lin Jian Yin fixa la chose qu’elle avait appelé un canard avec de grands yeux, puis sortit du panier la chose dont il avait été le moins certain. Il essaya de demander : « Est-ce que c’est un cornichon ? »

Ye Meng Ling avoua honnêtement : « Non, c’est un concombre. »

Je m’étais bien demandé si les cornichons pouvaient être aussi grands ! murmura pour lui-même Lin Jian Yin, puis il leva un autre article en demandant : « C’est un brochet de maquereau, pas vrai ? »

« C’est une anguille. » La bouche de Ye Meng Ling se mit à  tiquer, et elle pensa, N’y a-t-il pas une trop grande différence ?

Lin Jian Yin fixa la liste d’achats dans ses mains pendant un bon moment. Il interrogea avec quelques doutes : « Dans ce cas, lesquels de ces articles ai-je réellement bien identifié ? »

Ye Meng Ling passa sa tête au-dessus du panier, ses yeux allant en va-et-vient entre la liste des courses et le panier pour vérifier. Elle s’exclama enfin : « Celui-ci, vous avez bien identifié la viande de porc tranchée. »

Lin Jian Yin prit la parole après un court instant de silence, en disant : « C’est parce que les mots “porc tranché” étaient imprimés sur l’emballage. »

Après un long silence entre eux, Lin Jian Yin posa une main sur l’épaule de Ye Meng Ling et utilisa son autre main pour flanquer la liste de courses longue-comme-le-bras devant ses yeux. Il fit une requête sérieuse. « Aidez-moi à les trouver, et je vais au moins vous offrir une tasse thé. »

En observant la liste des courses, qui était aussi longue et puante que les bandages de pieds pour grand-mère, Ye Ling Meng marchanda calmement : « C’est trop long. Incluez au moins une tranche de gâteau. »

« Marché conclu. »

Ye Meng Ling arracha la liste d’achats de ses mains, y jeta un coup d’œil, et commença de façon experte à trier les mauvais articles dans le panier de Lin Jian Yin tout en ajoutant les bons. Elle passa du rayon des produits frais au rayon des articles généraux, en passant par le rayon des fruits de mer, et atteignit enfin la caisse après avoir fait le tour du supermarché une seule fois. Ye Meng Ling contempla les articles dans le panier avec satisfaction avant de remettre la liste des courses à Lin Jian Yin. Il l’avait suivie bêtement du début à la fin, tout en regardant avec étonnement comment elle avait fait le tour de l’endroit avec tant de familiarité, comme s’il s’était agi de sa propre maison. Elle savait clairement où tout se trouvait.

« Déjà fini ? » s’exclama Lin Jian Yin, surpris. Plus tôt, il avait fait le tour des rayons pendant plus d’une heure, et pourtant ça avait pris moins de dix minutes à Ye Meng Lin pour terminer de tout acheter.

Ye Meng Lin haussa les épaules en disant : « Ouais, j’en ai profité pour terminer mon shopping en même temps que le vôtre. »

« Vous êtes  vraiment efficace », louangea Lin Jian Yin. En même temps, il se sentait chanceux que cette femme fût son agente.

« Merci pour le compliment. C’est la première fois que j’entends une telle chose de votre part. » Ye Ling Meng sourit faiblement.

Lin Jian Yin répondit simplement : « On ne peut pas y faire grand-chose. Vous êtes trop difficile à complimenter. » Dès que les mots sortirent de sa bouche, Lin Jian Yin voulut se mordre la langue une bonne fois pour toutes.

« On dirait que je devrais vraiment apprécier le compliment cette fois, alors. » Ye Ling Meng sourit, mais son expression était devenue plus froide, et elle continua poliment : « Je vais aller à l’autre caisse pour payer. La file ici est trop longue. »

« Ok. » Lin Jian Yin n’osa rien dire de plus, au cas où il dirait à nouveau quelque chose de mal.

Ye Meng Ling s’éloignait déjà, quand elle se retourna soudainement, disant : « Ah oui, oubliez le thé et les gâteaux dont on a parlés plus tôt. Je plaisantais. » Sans attendre la réponse de Lin Jian Yin, elle partit sans un autre regard à la file d’attente dans l’autre ligne, après avoir dit ce qu’elle avait à dire.

Lin Jian Yin fixa du regard le dos légèrement raide de Ye Meng Ling. On dirait bien qu’elle est fâchée, après tout. Au moins, elle ne s’était pas enfuie en sanglotant. Il ne voulait pas perdre une aussi excellente agente si rapidement.

Ayant échoué dans sa deuxième tentative de bien s’entendre avec Ye Meng Ling, Lin Jian Yin était encore un peu plus découragé. Pourquoi ne pouvait-il pas tout simplement contrôler sa propre bouche quand il parlait ? Même si la façon dont cette femme s’habillait laissait à désirer, il aurait quand même pu faire semblant de ne pas le remarquer.

Il finit de payer en étant démoralisé. Traînant avec lui deux grands sacs de nourriture, il venait à peine de s’éloigner des caisses quand il aperçut son agente, portant également deux grands sacs, en conversation avec un homme et une femme. Lorsque Lin Jian Yin regarda le visage de Ye Meng Ling, il remarqua qu’elle avait l’air mal à l’aise. Son sourire semblait également très forcé.

Est-ce qu’elle a rencontré quelqu’un qu’elle déteste ? devina Lin Jian Yin. Il observa l’homme et la femme. L’homme avait l’air passable, mais comme c’était juste un gars, Lin Jian Yin se contenta de le jauger rapidement. La femme, toutefois, était assez jolie. La façon dont elle était habillée était aussi de très bon goût.

Lin Jian Yin marcha de plus en plus lentement, dérivant inconsciemment vers les trois personnes. Il garda son ouïe aiguisée et saisit quelques fragments de leur conversation.

« Ton ex-petite amie ? Oh mon Dieu, n’est-ce pas un peu trop… »

« Non, son apparence n’était pas aussi peu soignée à l’époque. »

« Jian Yin ! »

Lin Jian Yin entendit soudainement son propre nom et, en tournant la tête, vit que Ye Meng Ling le fixait du regard. Ayant été surpris à écouter, il se sentit gêné et s’empressa de clarifier, en affirmant : « Je m’en allais. »

Cependant, Ye Ling Meng l’interrompit, en déclarant : « N’étais-tu pas censé m’emmener prendre le thé ? »

Lin Jian Yin cligna des yeux. Elle n’avait pas dit d’oublier pour le thé ?

La belle femme à côté d’elle éclata d’un rire incontrôlable et railla : « Tu veux l’inviter à aller prendre le thé ? Elle ? Haha. »

La mine de Ye Meng Ling s’assombrit, et notant le silence de Lin Jian Yin, son cœur se serra. Revêtant une expression glaciale, elle lança : « Je suis désolée, je dois avoir mal compris. Il me reste des choses à faire, alors je vais m’en aller en premier. » Dès qu’elle eut fini de parler, elle s’en fut sans un autre regard.

À ce moment-là, en entendant la voix froide de Ye Meng Ling, Lin Jian Yin dévisagea la femme qui continuait à rigoler. Elle ne paraissait soudainement plus aussi jolie. Un violent incendie s’embrasa dans son cœur, et il la réprimanda sévèrement : « Qu’est-ce qui vous fait rire ? En quoi est-ce que le fait que je l’invite à aller prendre le thé vous concerne ? »

Ye Meng Ling s’arrêta brusquement et se retourna, un peu surprise. La femme, cependant, après un bref moment de choc, riposta : « Je ne faisais que rire. Je n’en ai pas le droit ? »

Lin Jian Yin s’écria : « Si vous aimez rire à ce point, dans ce cas mettez-vous dans un coin et riez jusqu’à en mourir ! Ne vous moquez simplement pas d’elle. »

La femme fut prise au dépourvu, mais elle n’était pas satisfaite à l’idée de laisser les choses comme elles étaient. Elle attira son petit ami à côté d’elle pour avoir du soutien et répliqua sèchement : « Un type qui ose porter un bonnet tricoté d’aussi mauvais goût et qui se croit si beau avec ses lunettes de soleil argentées pour aller avec, finissant par être à cheval entre deux genres ? Il n’y a que les gars inutiles comme toi pour être en mesure d’inviter ce genre de femme. »

« Ce genre de femme ? À mes yeux, elle vaut cent fois mieux que vous. »

Lin Jian Yin se moqua d’elle, et comme s’il estimait que ça ne suffisait pas, il ôta courageusement son bonnet tricoté et ses lunettes de soleil argentées, ajusta légèrement ses cheveux et revêtit un sourire parfait. Employant une voix grave et séduisante, il demanda : « Est-ce que vous me reconnaissez ? »

« Ne fais pas… » Ye Ling Meng n’aurait jamais pensé qu’il enlèverait son déguisement dans un endroit public, alors elle réagit trop tard pour l’en empêcher. Elle regarda la foule autour d’eux. L’attention de beaucoup de gens était déjà sur eux à cause du haussement de voix de Lin Jian Yin, mais maintenant ces gens s’étaient tous arrêtés dans leur élan et fixaient Lin Jian Yin qui avait retiré son déguisement.

La femme, stupéfaite, hocha la tête et répondit sur un ton plat : « Lin Jian Yin. »

Ravi de lui-même, Lin Jian Yin hocha la tête et lâcha : « Je vais donc maintenant l’emmener prendre le thé. Vous avez encore un problème avec ça ? »

La femme le fixa, ne sachant pas quoi faire. À cet instant-là, Ye Ling Meng se précipita à côté d’eux et traîna Lin Jian Yin à distance. Son petit corps exerçait une puissance infinie et tirait Lin Jian Yin, qui mesurait un bon 20 cm de plus qu’elle, en courant. Lin Jian Yin ne put réagir à temps et fut presque incapable de suivre le rythme de Ye Meng Ling. Mais quand il manqua de trébucher et espionna la foule qui les poursuivaient derrière eux du coin de l’œil, la longue file de gens fit réaliser à Lin Jian Yin ce qu’il venait de faire.

Ayant pris conscience de la gravité de la situation, Lin Jian Yin commença immédiatement à courir sérieusement, en utilisant ses longues jambes pour s’enfuir et sauver sa vie. Lorsque cela se produisit, ce fut Ye Meng Ling qui ne put presque pas suivre sa vitesse. Lin Jian Yin agrippa la main de Ye Meng Ling et la tira/traîna à moitié avec lui.

Romance RPG : Partie 12

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo (御 我)


Part Twelve – traduit du chinois à l’anglais par Kii[PR!]
Partie Douze – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

« V-Votre Altesse. »

Meng sauta soudainement hors de la chaise. Voyant qu’Édouard tenait toujours son bras avec une main tandis que l’autre tirait sur le bandage à demi enroulé, elle retira son bras subitement comme si elle avait été électrocutée. Le visage profondément rouge, elle bégaya : « Je-je suis vraiment désolée, je ne savais pas que vous étiez le prince. Mais, vous ne pouvez pas me blâmer. Comment aurais-je pu savoir qu’un prince s’aventurerait dans la partie reculée du jardin tout seul ?

« Jusqu’à maintenant, je me suis montrée vraiment très impolie envers vous parce que j’ignorais qui vous étiez. Une personne ignorante n’est coupable d’aucun crime, n’est-ce pas ? »

Écoutant l’explication incohérente de Meng, Édouard sourit faiblement. « Bien sûr, tout va bien. Les femmes ont le droit d’être impolies avec les hommes. »

« Euuh, ah bon ? » En entendant cela, Meng se sentit un peu maladroite. C’était presque comme si on présentait des excuses à quelqu’un et qu’on découvrait que l’autre personne avait en fait déjà tout oublié.

« Votre épée est plutôt unique. »

Édouard observait l’Épée-Fantôme qui reposait sur le dos de Meng avec beaucoup d’intérêt. S’il ne suivait pas l’étiquette de façon stricte, il se serait déjà approché afin de l’inspecter de plus près.

« Est-ce que vous parlez de lui ? Oui, il est très unique en son genre. »

Meng attrapa nonchalamment l’Épée-Fantôme, puis le tendit en face du prince. Curieux, Édouard fixa les deux yeux et la bouche de l’Épée-Fantôme. Pendant ce temps, l’Épée-Fantôme, étant scruté des yeux par quelqu’un qui possédait le même visage que lui, estima que rien ne pourrait être plus étrange que ce qui se passait en ce moment.

Alors qu’Édouard observait l’Épée-Fantôme avec beaucoup d’intérêt, la porte de la salle fut brusquement ouverte. Celui qui avait ouvert la porte était un homme magnifiquement habillé mais qui avait une drôle d’apparence ; il semblait partager les mêmes caractéristiques physiques qu’un ballon. Derrière lui se tenaient un homme ayant l’air mince et sérieux ainsi qu’une très belle jeune demoiselle.

L’homme en forme de boule, tandis qu’il faisait s’agiter ses innombrables couches de menton, dit d’une voix aiguë : « Duc Biggs, votre Seigneurie, veuillez prendre un siège ici, et je vais demander à Son Altesse Royale le prince Édouard de venir saluer votre fille. »

Lorsque le duc Biggs à l’air sérieux aperçut la situation dans la chambre, il fut totalement choqué ; et la jeune fille qui était timide laissa échapper un petit cri. L’homme en forme de ballon se tenait dos à la salle. Quand il remarqua les expressions faciales des deux personnes, il tourna rapidement la tête pour regarder. Ce qu’il vit fut une personne étrange tenant une épée, et l’épée était pointée sur nul autre que Son Altesse Royale le Prince Édouard. L’homme en forme de boule lâcha également un cri. Ce cri était beaucoup plus désagréable que celui de la jeune fille. Il attira immédiatement l’attention.

D’après le son d’armures qui cliquetaient, il était évident que quelques soldats se précipitaient actuellement ici. Le duc, qui se tenait près de la porte, tira sa fille de côté pour faire de la place.

Meng et Édouard étaient tous les deux stupéfaits. Ils ne comprenaient pas comment la situation avait pu tourner ainsi. À présent, les soldats avaient atteint la porte, et l’homme en forme de ballon s’écria : « Un voyou tient son Altesse Royale en otage ! »

Les soldats l’entendirent. Comment avaient-ils pu laisser une telle chose se produire !? Immédiatement, ils poussèrent l’homme en forme de ballon hors du chemin. Voyant que le dit voyou semblait être quelque peu choqué, ces soldats ne pouvaient pas laisser passer une occasion aussi parfaite. Ils se précipitèrent tous en même temps dans la pièce. Apercevant les poings des soldats voler dans sa direction, Meng hurla de terreur. Édouard fut sorti de sa transe par le hurlement et tendit immédiatement ses deux bras, se tenant debout entre les soldats et Meng. Ce faisant, il cria : « Vous tous, arrêtez ! »

Voyant le prince qui les bloquait, tous les soldats s’arrêtèrent brusquement, et ils aperçurent aussi clairement que le dit voyou était seulement une fille en train de hurler. Ils se regardèrent et comprirent que cette situation était probablement un malentendu. Les soldats se redressèrent et saluèrent son Altesse Royale le Prince. Édouard les saluèrent gracieusement en retour et déclara ensuite : « Il y a un malentendu. Je ne faisais qu’observer l’épée de cette demoiselle, et ne suis pas du tout pris en otage. Vous pouvez retourner à vos postes. »

Les gardes obéirent et se retournèrent pour partir. Comme ils passaient par la porte, ils n’oublièrent pas de jeter des regards noirs à l’homme en forme de ballon pour les avoir fait ressembler à des imbéciles. L’homme en forme de boule avait lui-même ses propres reproches intérieurs. Quiconque voyant ce genre de situation aurait naturellement songé au pire. Comment peuvent-ils me blâmer ? Il fixa Meng avec haine. C’est entièrement la faute de cette fille bizarre pour avoir osé pointer une arme sur Son Altesse Royale.

À ce moment-là, le duc Biggs entra dans la pièce. Il prit l’initiative de marcher jusqu’à Édouard, tout en lâchant : « Cela fait des lustres que l’on ne s’est pas vu, prince Édouard. »

Édouard sourit légèrement et, tout en maintenant la dignité d’un prince, répondit poliment : « En effet. La dernière fois c’était lors de la fête d’anniversaire de ma mère, duc Biggs. »

« Son Altesse Royale a une excellente mémoire. » Le duc Biggs rit de bon cœur, puis fit semblant de jeter un coup d’œil en direction de sa fille, comme s’il n’avait pas d’autres choix que d’en faire l’introduction. « Je vous présente ma fille, Marisa. »

Duc Biggs introduisit sa fille fièrement, alors que Marisa faisait timidement un pas en avant. Elle possédait de longs cheveux blonds soyeux et frisés tombant en cascade, qui brillaient comme de l’or, une paire de sourcils élégants et classiques, ainsi qu’un visage ovale pour compléter l’image. Elle était l’image parfaite d’une beauté classique.

« C’est vraiment un chef-d’œuvre », applaudit l’Épée-Fantôme, et Meng tourna la tête pour le fusiller du regard. L’Épée-Fantôme arbora un air innocent sur son visage. Je ne fais que dire la vérité.

Le prince afficha son sourire coutumier, et leva doucement la petite main de Marisa dont il baisa le dos. « Mes salutations, mademoiselle Marisa. C’est la première fois que nous nous rencontrons. C’est un plaisir de faire votre connaissance. »

« Bien le bonjour, Votre Altesse Royale », répondit timidement Marisa.

Édouard sourit, puis s’adressa au duc Biggs : « Je suis vraiment navré, duc, mais je suis encore en train de divertir mon invitée. Pourrais-je vous demander d’attendre dans un autre salon pendant un moment? J’y serai d’ici peu. »

Édouard appela l’homme en forme de ballon : « Rohtun, amenez sa Seigneurie le duc au Solarium de Rose. »

Après que Rohtun l’eut entendu, il montra rapidement une expression servile. Se précipitant jusqu’à la porte, il l’ouvrit, souriant tandis qu’il faisait un geste signifiant « après vous » au duc et à Marisa.

Le visage du duc afficha son mécontentement, et il a dit avec légèreté : « Votre Altesse Royale, vous savez, je l’espère, conscience qu’il vous faut choisir avec soin les invités que vous divertissez. »

« Je vous remercie pour votre rappel, duc. » Le prince sourit à nouveau poliment. Son beau visage ne montra pas de signes de perturbation après avoir entendu les paroles que le duc venait de prononcer.

Le duc se retourna et prit Marisa avec lui, qui semblait hésiter à partir. Comme le duc sortait par la porte, il tourna la tête pour dévisager Meng, ses yeux remplis de dédain. La belle Marisa ne put s’empêcher de regarder en arrière avec son père. Au début, elle fixait Meng avec désapprobation, mais quand elle remarqua les vêtements grossiers de Meng et sa coiffure grotesque, elle ne put se retenir de rire et s’en fut, fière comme un paon.

Après avoir été examinée par deux personnes, le cœur de Meng était lourd, et son expression faciale devint terne à son tour. Elle déclara de façon morose : «Votre Altesse Royale, je devrais m’en aller. »

Romance RPG : Partie 11

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo ( )


Part Eleven – traduit du chinois à l’anglais par Kii[PR!]
Partie Onze – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
Travail de vérification par Nocta

À ce stade, l’homme sembla enfin en mesure de se remettre de la douleur de s’être fait prendre « en embuscade ». Il baissa ensuite le regard vers la coupable. Meng cachait toujours son visage et restait à genoux sur le sol. Elle blâma intérieurement l’Épée-Fantôme de ne pas se dépêcher de trouver une solution au problème en face d’eux.

« Vous êtes blessée », lui rappela gentiment l’homme d’une voix douce.

En entendant cela, seulement à ce moment-là Meng remarqua-t-elle l’éclat de chaleur provenant de son bras gauche. Elle se retourna et vit une longue marque sanglante d’environ dix centimètres de long. La blessure n’était probablement pas profonde, vu qu’il n’y avait pas beaucoup de sang qui en sortait.

Meng essuya son bras avec désinvolture sur son pantalon, puis leva les yeux vers l’homme. Sa voix douce la rendit moins apeurée. Mais, qui aurait cru que ce seul regard ferait en sorte qu’elle fixe le vide pendant un certain temps …

Quand l’homme la vit essuyer son bras avec tant de nonchalance, il fronça les sourcils et dit d’un ton mécontent : « Une plaie doit être correctement soignée. Venez avec moi, je vais vous aider à la bander. »

Après avoir dit ça, il tendit sa main vers Meng pour l’aider à se relever, sa posture et son expression parfaites et élégantes.

Face à un si bel homme, le visage de Meng devint rouge. Quand elle regarda ses mains qui étaient couvertes avec un mélange de sang et de boue, elle n’osa pas prendre celle de l’homme qui portait une chemise blanche à manches longues et des gants blancs. Avec un sourire tendu, Meng se leva par elle-même.

L’homme ne semblait pas s’attendre à ce qu’elle ne prenne pas sa main. Seulement après l’avoir fixée pendant un instant guida-t-il tranquillement Meng à l’intérieur du magnifique palais.

Comme ils marchaient, Meng fut prise de panique. Peu importe sous quel angle on considérait la question, elle avait l’air d’un intrus. Alors, si elle se contentait de simplement suivre cette personne, il était difficile de dire si elle ne se dirigerait pas tout droit en prison. Elle ne put s’empêcher de tendre la main vers l’épée sur son dos et de la secouer violemment en chuchotant : « Hé ! Pourquoi restes-tu silencieux ? Qu’est-ce que je dois faire maintenant ? »

Après avoir été secoué comme ça, l’Épée-Fantôme revint enfin à ses sens. En voyant le regard inquiet de Meng, il mit de côté la question de l’apparence de l’homme et commença à réfléchir à une façon de résoudre le problème actuel. Cependant, selon la façon dont il la voyait, la situation actuelle semblait assez bonne. Tomber du haut d’un arbre était facile, mais tomber sur quelqu’un dans sa chute était, en comparaison, plus difficile. En plus, la personne qui avait été touchée se trouvait justement être un très bel homme (L’Épée-Fantôme ne put s’empêcher de faire un tout petit peu sa propre éloge). La probabilité que quelque chose comme ça se produise était encore moins élevée que les chances de gagner à la loterie.

« Va avec lui », déclara l’Épée-Fantôme avec une certaine excitation.

Meng lui jeta un regard étrange, mais elle ne parvint pas à songer à de meilleures idées, de sorte qu’elle ne put que suivre l’homme en face d’elle, parcourant tout le chemin jusqu’à l’intérieur du palais. En face d’elle, il y avait un long couloir éclairé avec plusieurs bougies des deux côtés. Celui-ci était très bien éclairé. Le sol en pierre avait été poli jusqu’à en devenir lisse, et était si propre qu’il n’y avait même pas un seul grain de poussière. Elle pouvait presque y voir son propre reflet. Cela rendit la marche difficile pour Meng. Elle avait peur que ses chaussures sales laissent des empreintes sur le sol du couloir.

Même si elle ne laissa pas d’empreintes, Meng avait négligé le saignement de son bras. Un moment de distraction, et juste comme ça, quelques gouttes de sang étaient tombées. En contraste avec un tel plancher d’un blanc neigeux, ces gouttes de sang semblaient encore plus évidentes. Affolée, Meng tenta secrètement d’essuyer les gouttes de sang en traînant des pieds à plusieurs reprises.

Mais juste à ce moment-là, l’homme se retourna et dit avec un léger sourire : « Je vous en prie, venez par ici. »

Quand elle entendit cette voix, Meng ramena immédiatement son pied correctement. Elle leva les yeux vers son visage, mais elle n’aperçut pas d’expressions étranges, seulement le même sourire poli. Par contre, un murmure s’éleva de l’épée sur le dos de Meng. « Bravo, c’est réussi ! Son impression de toi doit avoir baissé de plusieurs points. »

En entendant l’Épée-Fantôme prononcer ces paroles, Meng devint à  nouveau nerveuse, pensant, Je suis foutue, foutue ! Combien de points ont été déduits ?

Elle entra avec malaise dans la salle que l’homme lui avait indiquée. Celle-ci ressemblait à une salle de réception. Il y avait quelques chaises ornées et une petite table de thé à l’intérieur. Quelques peintures de paysages étaient accrochées sur les murs. Meng y entra et sentit aussitôt la douceur sous ses pieds. Elle baissa les yeux et découvrit que le sol était recouvert d’un épais tapis de velours bleu. Ce fait rendit Meng encore plus nerveuse. Elle recroquevilla immédiatement son bras blessé contre sa poitrine, craignant qu’une seule goutte de sang ne tombe sur le tapis.

« S’il-vous-plaît, asseyez-vous un instant. Je vais aller chercher la trousse de soin. » L’homme sourit et partit.

L’entendant lui dire ça, Meng chercha ensuite la chaise la plus ordinaire pour s’asseoir. Cependant, même la plus ordinaire des chaises était soit douce et rembourrée ou délicatement sculptée, ce qui fit que Meng s’assit d’une façon très inconfortable.

« Pourquoi es-tu assise si près du bord ? Tu as des hémorroïdes, ou quoi ? » En voyant la façon dont elle était assise, l’Épée-Fantôme ne pouvait vraiment pas le supporter. Comment peut-elle réussir à séduire un bel homme tout en ayant l’air de ça ?

Meng fusilla l’Épée-Fantôme du regard, s’assit un peu plus loin, et répondit : « J’ai juste peur de salir ce fauteuil. Le palais est trop magnifique, je dois donc toujours faire attention. C’est si gênant. »

L’Épée-Fantôme ne put se retenir de rouler des yeux à son intention. Il  répliqua avec ironie : « Oh je t’en prie, c’est ce qu’on appelle une situation romantique. Est-ce que tu préférerais te rendre dans un marché à la criée avec ton bien-aimé, tandis que tu porterais deux sacs de légumes et qu’il tiendrait un poulet dans ses bras ? »

Il jeta alors à nouveau un regard en direction de Meng et soupira : « Mais en parlant de ça, ta tenue avec cette paire de pantoufles bleues et blanches est bien plus appropriée pour aller au marché. Dans ce palais, peu importe comment on le regarde, ça a juste l’air bizarre. »

Avant que Meng ne puisse rétorquer, deux coups résonnèrent sur la porte. Puis, l’homme de plus tôt entra encore une fois dans la salle. Dans ses mains, il portait une petite boîte dorée et bleu saphir.

Cette chose ne peut pas être une trousse de premiers soins, pas vrai ? Meng plissa les yeux vers l’objet qui ressemblait à une boîte à bijoux.

Quand l’homme arriva à côté de Meng, il ouvrit la boîte et commença à désinfecter et à bander la blessure pour Meng. Les pansements, les bouteilles de potions, et d’autres objets à l’intérieur indiquèrent clairement à Meng qu’il s’agissait véritablement d’une trousse de premiers soins. Pour Meng, la boite valait plus cher que la plus précieuse paire de boucles d’oreilles ornées de perles qu’il y avait chez elle.

« Quelle est l’utilité de se servir d’une si bonne boîte comme d’une trousse de premiers secours ? Les potions ne seront pas mieux et, indépendamment du lieu où un pansement est entreposé, il est tout de même employé pour bander les blessures », ne put se retenir de marmonner Meng.

Toutefois, l’Épée-Fantôme, qui était derrière elle, réprima son envie de gronder cette femme pour son inconscience par rapport à l’ambiance romantique. Pourquoi donc est-ce qu’elle se soucie de ce à quoi une trousse de premiers soins devrait ressembler à un moment comme celui-ci ? Est-ce qu’elle ne devrait pas être en train de penser à l’homme qui est à moitié à genoux et qui l’aide à bander sa blessure, de songer à quel point il est super beau, à quel point c’est vraiment romantique, ou quelque chose du genre ?

Attends qu’il parte avant de la réprimander. Attends qu’il parte avant de la réprimander. Se répéta l’Épée-Fantôme silencieusement. Je ne peux certainement pas briser cette atmosphère entre deux « personnes » en ce moment. S’il ne parlait pas, il ne compterait pas pour une personne, mais s’il devait parler il compterait pour une demi-personne. La romance est une affaire entre deux personnes. Il n’y avait même pas de place pour une demi-personne en plus.

L’homme qui se concentrait à l’origine pour bander la plaie leva le regard et demanda : « Que venez-vous de dire ? »

Meng agita la main précipitamment. « Ri- Rien du tout ! »

Il sourit et ne la questionna pas davantage.

D’un autre côté, ce fut Meng qui prit alors la parole, observant la porte avec de l’inquiétude dans ses yeux tandis qu’elle demandait : « Hé vous, ne serons-nous pas retrouvés si nous restons ici ? Vous savez, je suis entrée en escaladant le mur… »

En entendant les paroles de Meng,  l’homme questionna avec une légère surprise : « Vous ne savez pas que je suis Édouard ? »

Meng cligna des yeux. « Édouard ? Non, je ne vous connais pas. Vous êtes célèbre ? »

Ça avait l’air d’être la première fois qu’on posait ce genre de question à Édouard. Il la regarda fixement pendant un moment, puis répondit avec un peu d’hésitation : « Je pense que oui ? Je ne sors pas souvent, alors j’ignore si je suis vraiment célèbre ou non. »

« Quel est votre travail ? » Meng devint curieuse.

« Mon travail ? Eh bien… » L’expression d’Édouard devint de plus en plus gênée. Ce dernier ne savait pas comment répondre.

« C’est vraiment si difficile de répondre à cette question ? » murmura Meng dans sa barbe par habitude, ne sachant pas ce qui clochait dans sa question.

Édouard sembla penser que s’il ne répondait pas à la question de la dame, il se montrerait très impoli. Malgré sa réticence, il révéla avec hésitation : « M-Mon travail est celui de prince. »

« Prince ? C’est quel genre de profession ? » Recevant une telle réponse, Meng resta confuse, et son cerveau n’arrivait vraiment pas à assimiler l’information.

« Aaaaah ! Quelle femme stupide ! » Finalement, l’Épée-Fantôme ne parvint plus à se contenir et cria rageusement : « Prince n’est pas sa profession, mais bien son identité ! »

Meng fut choquée. Son cerveau sembla tourner au ralenti et finit par se connecter à la bonne place. « Un prince. » Ces deux mots frappèrent durement l’esprit de Meng.

La personne en face de moi et qui m’aide à bander ma blessure est en fait un prince ?

L’Épée-Fantôme secoua son corps – la lame – follement et déplora : « Tomber d’un arbre et atterrir sur un bel homme, c’est comme gagner à la loterie. Ça vaut des dizaines de millions. Tomber d’un arbre et atterrir sur un beau prince, c’est tout simplement… inestimable ! »

Romance RPG : Partie 10

posted in: Romance RPG | 0

Romance RPG

Roman d’Origine en chinois par Yu Wo ( )


Part Ten – traduit du chinois à l’anglais par Doza[PR!]
Partie Dix – traduit de l’anglais vers le français par AkaiiRia
+ Travail de vérification par Nocta

La voix de Meng avait un ton très rêveur. « Dis-moi, Épée-Fantôme. Si je suis d’accord pour travailler aussi dur que je l’ai fait en escaladant cet arbre, est-ce que je vais devenir une fille qui est aimée de tous ? »

« Aimée de tous ? » La lèvre de l’Épée-Fantôme se retroussa tandis qu’il continuait : « Ce niveau de difficulté est trop élevé. Où est-ce que tu pourrais trouver une fille aussi parfaite ? Que huit personnes sur dix aient le coup de foudre est déjà assez bien. Je suis une Épée-Fantôme, pas la lampe magique d’Aladin. »

Meng éclata de rire et répondit : « Tu as raison. Dans ce cas, tu dois me transformer en une fille qui va faire tomber amoureuses au premier regard huit personnes sur dix. »

L’Épée-Fantôme jeta un coup d’œil à l’apparence actuelle de Meng : coupe de cheveux de vieille dame, une chemise pikachu, et des pantoufles bleues et blanches. S’il possédait un visage, celui-ci afficherait définitivement une expression extrêmement préoccupée. Toutefois, on pouvait dire d’après sa voix tendue qu’un tel exploit était très difficile à atteindre. « Dans ce cas… Que dis-tu de ça : quatre personnes sur dix qui poseront leurs yeux sur toi vont tomber amoureux, d’accord ? »

Meng s’y opposa bruyamment : « Pas question. Au moins six. Ça ne peut pas être considéré comme passable autrement ! »

« Un compromis alors : cinq feront l’affaire. » L’Épée-Fantôme tenta de réduire le nombre par un.

« Cinq et demie ! »

« … et demie ? »

L’Épée-Fantôme ne savait pas s’il devait rigoler ou pleurer, et Meng se sentait aussi embarrassée quand elle vit son expression. Elle expliqua : « Désolée, j’ai tellement marchandé au marché que c’est devenu une habitude. Très bien, va pour cinq. »

Même cinq semble être plutôt difficile. L’Épée-Fantôme soupira. Élever des personnages de jeux de simulation est très dur de nos jours.

« Oublie ça. Allons voir le prince d’abord », l’urgea l’Épée-Fantôme.

Meng lui lança un regard étrange. Elle marmonna : « J’ai toujours l’impression que tu as plus envie de voir le prince que moi… »

« Quoi ? » L’ouï aiguisée de l’Épée-Fantôme saisit ce qu’elle dit.

« Rien… »

Malgré le fait que tu n’aies pas d’oreilles, tu parviens quand même à entendre les choses aussi clairement. Meng se plaignit intérieurement tandis qu’elle déplaçait lentement son corps, s’avançant vers le mur. Par chance, cet arbre avait poussé près de la muraille ; il se trouvait à seulement la moitié de la longueur du bras de Meng. En plus, ces branches horizontales passaient au-dessus du mur, et s’étendaient jusqu’à l’intérieur du palais impérial. Ainsi, ce n’était pas du tout difficile de grimper à cet arbre jusqu’au sommet du mur. Si tel n’avait pas été le cas, elle n’aurait jamais accepté de grimper.

Meng choisit une large branche qui traversait au-dessus du mur et utilisa ses mains et ses pieds pour traverser en rampant. Avec quelques difficultés, elle réussit à bouger jusqu’au sommet du mur. Meng s’assit automatiquement et attendit un moment pour surveiller la situation en bas. Excellent, ça se trouve à l’extrémité d’un grand jardin. La végétation est plutôt dense, alors ça ne devrait pas être si facile d’attirer l’attention des autres.

Après que Meng eut observé l’endroit pendant un bout de temps, une forte bourrasque de vent vint souffler à côté d’elle. Son corps tangua, et elle manqua de glisser le long du mur. Meng s’empressa de s’accrocher à la branche d’arbre à côté d’elle fermement. Lorsqu’elle s’aperçut que ses pieds se situaient toujours à plusieurs mètres au-dessus du sol, Meng réalisa enfin qu’il y avait un gros problème. Elle lâcha : « Comment est-ce que je fais pour descendre ? »

« Euh…. » L’Épée-Fantôme venait également tout juste de songer à ce problème. Avec quelques difficultés,  il répondit avec une question : « C’est seulement haut d’un étage. Tu ne peux pas juste sauter ? »

« Sauter ? » Les yeux de Meng s’agrandirent. Même si c’était seulement une hauteur d’un étage, qui irait sauter du haut d’un 1er étage sans aucune raison ?

L’Épée-Fantôme savait également que c’était trop demander de forcer Meng à sauter. Même si elle était d’accord pour le faire, elle risquait de se fouler la jambe à l’atterrissage. Qui plus est, c’était facile de sauter de ce côté, mais c’était pratiquement impossible de regrimper plus tard. Ils ne pouvaient non plus pas simplement escalader le mur pour entrer puis sortir nonchalamment par les portes principales en disant au revoir aux deux gardes, pas vrai ?

« Si nous avions une corde, nous pourrions l’attacher à la branche et descendre. » dit l’Épée-Fantôme se sentant vexé.

« Qu’est-ce que je devrais faire alors ? » Meng n’arrivait pas non plus à trouver la moindre idée.

L’Épée-Fantôme répondit cyniquement : « Rentrons d’abord. Demain, nous apporterons une corde pour quand nous irons grimper. »

« Tu es si cruel. Celle qui est épuisée d’avoir escaladé un mur c’est moi, pas toi. »

Meng bouda tandis qu’elle se déplaçait lentement en direction de l’extérieur du mur. Qui aurait pu savoir que, à ce moment-là, un cri sévère disant « Que faites-vous ici ? » s’élèverait soudainement d’en bas ? Meng ne s’attendait pas à ce qu’il y ait quelqu’un dans les alentours et sursauta en faisant un bond énorme. Elle perdit pied et, en poussant un cri perçant, elle tomba de l’arbre.

À l’instant où Meng perdit pied, l’Épée-Fantôme lui ordonna immédiatement : « Recroqueville tes bras devant ta poitrine, et roule sur toi-même après avoir touché le sol. »

« Attention ! » La voix qui avait fait sursauter Meng résonna une autre fois, accompagnée de pas rapides.

Au milieu de sa chute, Meng se mit à paniquer comme jamais. Ce fut pratiquement par réflexe qu’elle suivit les indications de l’Épée-Fantôme. Comme elle recroquevillait ses bras, elle entra directement en collision avec un corps chaud qui laissa échapper un grognement étouffé.

Les jambes de Meng faiblirent, et cette dernière tomba à genoux au sol. Un instant s’écoula, pourtant la douleur qu’elle s’était imaginée ne vint pas, et, les yeux fermement fermés, Meng se rendit finalement compte que quelque chose clochait. Elle ouvrit discrètement les yeux pour voir à travers ses paupières entrouvertes. Une paire de mollets portant de longues bottes apparut dans son champ de vision. À ce moment-là, Meng su qu’elle était en fait tombée sur quelqu’un. Logiquement parlant, elle avait été surprise par la voix d’une personne, alors c’était tout à fait naturel qu’une personne fasse son apparition. Après tout, ce n’était pas tous les objets qui pouvaient parler comme l’Épée-Fantôme.

Néanmoins, après s’être glissée en douce dans le palais et s’être fait surprendre par quelqu’un sur lequel elle était même tombée, Meng avait trop honte pour lever la tête et faire face à la personne.

D’un autre côté, l’Épée-Fantôme ne possédait pas de tels scrupules. Sa mission principale était de marier Meng à la personne qu’elle aimait, alors cette rencontre inattendue n’était-elle pas l’occasion parfaite ? Même si cet homme devait avoir très mal de s’être fait écrasé par au moins cinquante kilogrammes accélérés par la chute du haut d’un premier étage… Il serait probablement incapable de parler pendant un bout de temps.

L’Épée-Fantôme examina l’homme. Comme il s’y attendait, son expression affichait la douleur, mais il essayait très fort de la supporter. Cependant ce visage… lui semblait plutôt familier. L’Épée-Fantôme se figea. J’ai l’impression d’avoir déjà vu ce visage plusieurs fois avant ? Des sourcils particulièrement denses, des yeux légèrement hautains en dessous, un nez droit et saillant, des lèvres minces en dessous de celui-ci, et un visage en quelque sorte étroit…

M-Mais, c’est moi !? L’Épée-Fantôme était alarmée. C’est exact : le visage se trouvant présentement devant ses yeux était celui de Lin Jian Yin. Non, pas seulement le visage. Il jaugea la silhouette de la personne. Sa taille était d’environ 178cm, et la personne avait l’air élancée et mince. Même son corps était identique !

Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? L’Épée-Fantôme était décontenancée.