La Légende du Chevalier du Soleil T1C6 : Construis Ton Propre Réseau Social ! Maintiens de Bonnes Relations avec les Autres, Même s’Il s’Agit d’Un Cadavre

La Légende du Chevalier du Soleil Tome 1 – Une Introduction à l’Histoire des Chevaliers

Roman version d’origine en chinois par : 御我 (Yu Wo)


Chapter 6 : Build your Social Network! Maintain good relationships with others, even if it’s a corpse – Traduit du chinois vers l’anglais par Eilinel[PR!]
Chapitre 6 :  Construis Ton Propre Réseau Social ! Maintiens de Bonnes Relations avec les Autres, Même s’Il s’Agit d’Un Cadavre – Traduit de l’anglais vers le français par Nocta
+ Travail de vérification par LuluHime

« Sun devrait être sain et sauf, n’est-ce pas ? Sa capacité de régénération est tellement forte…

— Tu n’as pas vu son visage quand il s’est évanoui ; il ressemblait à un cadavre. »

Quelle insolence, qui ressemblait à un mort ?! À l’origine, je voulais me retourner pour faire face à l’autre côté du lit, mais mon corps était trop lourd. Tant pis, dans ce cas je me contenterai de continuer à dormir.

« Votre Sainteté le Pape, l’état de Sun n’est pas grave n’est-ce pas ? C’est impossible, pas vrai ?

— Il n’a pas bougé depuis deux jours… »

Donc je n’ai pas été bougé depuis deux jours déjà ? Pas étonnant que mon derrière me fasse un peu mal ; quelqu’un pourrait venir m’aider à changer mon corps de position ? Et si je développais des ulcères ?

Le Chevalier du Soleil attrapant de l’escarre… Et si le peuple l’apprenait ?!

Je me tortillai dans mon lit de toutes mes forces en imaginant avec horreur mon apparence hideuse, couverte de plaies et de croûtes. Cette action consuma toute l’énergie que j’avais péniblement regagnée et, en résultat, je sombrai dans un sommeil si profond que je ne pouvais même pas entendre les encouragements des personnes à côté de mon lit.

« Que devrions-nous faire ? Sun est inconscient depuis cinq jours maintenant. À ce rythme, il va continuer de s’affaiblir et mourir…

— Dehors !

— Quoi ?

— J’ai dit, tout le monde dehors ! »

Après cela, une dispute bruyante, des rugissements de colère, et des sons de personnes se querellant se déclenchèrent. Dans l’ensemble, c’était un véritable vacarme !

Vous ne réalisez pas qu’il y a un blessé grave ici ? Vous ne pouvez donc pas tous vous taire ?!

Je me retournai avec ressentiment, bloquant tout le bruit derrière moi avec mon derrière, puis je continuai à dormir en paix…

« Sun, réveille-toi ! »

Je glissai discrètement ma tête sous la couette, et retournai dormir.

« Grisia du Soleil, lève-toi de ce lit immédiatement ! »

Je me pétrifiai abruptement… Grisia ?

Ah ! Cela faisait si longtemps depuis la dernière fois où je l’avais entendu que j’en avais presque oublié que mon nom est Grisia.

Depuis le jour où j’ai pris le poste de Chevalier du Soleil, tout le monde n’a cessé de m’appeler Sun. Mais en réalité, quand je suis devenu le Chevalier du Soleil, seul mon nom de famille a été changé. Les Douze Chevaliers Sacrés gardent quand même leur prénom d’origine ; c’est juste que personne ne nous appelle normalement par nos prénoms.

Par conséquent, j’oubliais toujours les noms des autres membres des Douze Capitaines des Chevaliers Sacrés. Par exemple, je n’arrive jamais à me souvenir si le prénom du Capitaine-Chevalier de la Forêt est Elmairy ou Fraisary.

Pour m’appeler par mon nom complet, il semblerait que Lesus du Jugement soit vraiment très en colère. On dirait que si je continue de refuser de me réveiller, je risquais de ne plus jamais être capable de me lever à nouveau…

J’ouvris un œil avec beaucoup de réticence, et prononçai ma première phrase depuis cinq jours d’une voix rauque :

« Cela te tuerait de me laisser dormir encore un moment ? »

— … Ha. »

L’expression froide sur le visage de Judgment se brisa enfin. Le coin de sa bouche se souleva en un sourire, et il secoua la tête avant de rire, avec une expression qui avait l’air de dire « que-vais-je-faire-de-toi ». Il apporta un bol de porridge au poisson, son arôme sucré se répandant dans toutes les directions. Il était même saupoudré de mon épice préférée, un énorme tas de coriandre !

*Gargouillement*…

En réponse, je bondis de mon lit comme un ressort, et avec une expression vorace sans la bouche baveuse, je tendis la main pour prendre le bol rempli du savoureux porridge…

Cependant, en un éclair, Judgment déplaça le bol hors de ma portée, juste au moment où j’allais m’en saisir.

« Lesus du Jugement ! » J’appelai le Capitaine-Chevalier du Jugement par son nom complet d’un ton désespéré.

Lesus me passa le bol tout en parlant lentement et posément :

« N’oublie pas de manger lentement. Tu n’as bu que de l’eau sucrée ces cinq derniers jours, donc un maux d’estomac serait le cadet de tes soucis si tu manges trop vite. »

Je pris le bol et commençai à manger le porridge à petites bouchées avec une expression douloureuse.

« Honnêtement, tu devrais manger quelque chose d’encore moins consistant. Je n’aurais pas dû ajouter la coriandre. » Judgment regarda mon bol avec les sourcils froncés, en laissant échapper un soupir à peine audible. « Mais si je ne l’avais pas ajoutée, tu aurais définitivement refusé de manger du porridge nature. »

Judgment me connaissait par cœur : qui diable voudrait manger du porridge fade ?!

Judgment s’assit sur le côté de mon lit. Pendant que je mangeais mon porridge, il sortit quelques documents et commença à les réviser. C’est vraiment une personne qui ne gaspille jamais son temps.

Ma faim et ma soif de ces cinq derniers jours furent finalement satisfaites après que j’eus reposé mon bol avec contentement et eus bu une bouteille d’eau entière.

Quand Judgment vit que j’avais mangé et bu jusqu’à être repu, il rangea finalement les documents dans sa main, et leva la tête pour me fixer du regard.

Bien que Judgment n’ait pas dit un mot, je compris qu’il souhaitait que je lui explique toute la situation. Alors, je commençai immédiatement à lui décrire ce qu’il s’était passé, en commençant par le moment où j’étais allé voir Rose.

Que j’étais de mèche avec une nécromancienne — Ah ! Ce n’était pas « de mèche avec », cela devrait être « en contact avec » — était théoriquement top secret, mais Judgment était mon meilleur ami après tout. Je ne lui avais jamais rien caché auparavant. Par conséquent, c’était naturel qu’il connaisse l’existence de Rose, la nécromancienne spécialement mandatée par l’Église.

Après que Judgment eut tout entendu, il se plongea profondément dans ses pensées, alors que j’essayais avec effort de me caler sur le bord du lit d’une main, pendant que mon autre main fouillait sous mon lit. … Je me souviens avoir glissé en douce un gros morceau de viande séchée là-dessous, où est-il passé ? Aha ! Le voilà.

Je faisais de mon mieux pour mordre dans le morceau de viande séchée, qui était plus gros que ma tête, tout en observant l’expression de Judgment. Normalement, il avait toujours l’air froid alors que je souriais tout le temps. Cependant, sous la surface, et derrière des portes closes où nul ne pouvait nous voir, nous pouvions tous les deux afficher des expressions et des poses bizarres. Par exemple, tout à l’heure j’avais le derrière en l’air tandis que je cherchais la viande séchée sous mon lit.

Judgment me contempla avec une expression soupçonneuse. Lorsqu’il vit que je mangeais la viande séchée, son visage changea, et il me l’arracha des mains. Il gronda doucement :

« Tu te moques pas mal de ta santé ».

J’affichai une expression pitoyable. « Mais, j’ai encore faim…

— Je vais t’apporter un autre bol de porridge dans un instant », insista Judgment avec détermination. Il alla jusqu’à glisser la viande séchée sous ses robes pour m’empêcher d’en manger davantage.

« J’ai inspecté l’épée que tu as ramenée. » Judgment était bien Judgment, allant droit au but sans banalités.

Je penchai ma tête jusqu’à-ce que je me souvienne que l’épée à laquelle il faisait référence était celle utilisée par le chevalier que j’avais fait tomber d’un coup de pied dans la petite maison du terrain d’exécution.

« Oh ? Alors, as-tu trouvé le propriétaire de l’épée ?

— La garde de l’épée était ornée des armoiries de l’Orchidée appartenant à la famille Gerland. Pour infliger une telle blessure sur ton épaule et te pousser à prendre la fuite, cet homme devait être au moins un maître chevalier. La famille Gerland n’en possède que trois : le troisième fils du Baron Gerland, plus deux autres chevaliers qui ont juré fidélité à la famille Gerland.

— Lequel d’entre eux est le coupable ? » demandai-je sans la moindre hésitation. J’étais certain que, avec ses capacités, Judgment serait capable de découvrir 70 à 80% des faits juste avec l’épée que j’avais ramenée.

Judgment resta silencieux pendant un moment, puis il ouvrit enfin la bouche et répliqua : « Concernant le troisième fils du Baron Gerland, le maître auquel il a juré allégeance est le prince héritier. »

Je gardai le silence également. Puis, je demandai avec un peu d’espoir :

« Es-tu sûr qu’il s’agit bel et bien du troisième fils du baron ? »

Même si j’avais formulé ma question ainsi, la vraie question que je souhaitais poser était : cela a-t-il vraiment été orchestré par le prince héritier ?

Pour un chevalier qui honore son nom plus que toute chose, commettre un crime aussi odieux qu’abandonner un corps n’est possible que s’il s’agit d’un ordre de leur maître. Si le troisième fils du baron avait vraiment déclaré son allégeance au prince héritier, alors celui qui avait torturé le corps ne pouvait être personne d’autre.

Judgment hocha la tête. « Deux maîtres chevaliers ont juré allégeance au Baron Gerland. L’un d’eux était hors de la cité, et l’autre chevalier patrouillait en ville toute la journée. Quelques chevaliers patrouillant avec lui ont pu le certifier.

— Le prince héritier … a torturé quelqu’un à mort ? » J’avais en quelque sorte une expression atterrée sur le visage. Cela ne ressemble pas à quelque chose que le gentil et responsable prince héritier ferait.

Après avoir murmuré cette phrase, la pièce entière devint silencieuse, et l’atmosphère était étouffante. Je songeai que c’était parce que ce sujet était relié au prince héritier. Si c’était vrai, les choses deviendraient problématiques. Même si nous prouvions avec les résultats de l’enquête que le prince héritier était le responsable, pouvions-nous envoyer le seul héritier du trône à la potence ?

« Dehors… » Judgment ouvrit soudainement la bouche, et prononça ce mot avant de redevenir silencieux.

En observant Judgment, je sentis qu’il s’était comporté un peu étrangement aujourd’hui. Normalement, lorsqu’il n’y a que nous deux, il relaxe son expression, et son visage affiche un sourire. Son visage, qui était un peu crispé après ne pas avoir souri pendant aussi longtemps, combiné à son attitude froide, donnait une impression générale qui avait l’air assez ridicule.

Mais aujourd’hui, son visage semblait tendu, et quand il sourit pour la première fois, cela sembla faux. Je pouvais dire qu’il était faux parce qu’il s’agissait exactement du même sourire que celui que j’arbore tous les jours.

Je le fixai du regard, et il me fixa en retour. Une atmosphère lourde et étrange, qui n’était jamais apparue auparavant, commença à se former entre nous. Les pupilles perpétuellement noires de Judgment semblaient en quelque sorte vaciller à présent, et je pouvais même voir son indécision à la façon dont il fronçait les sourcils.

« Quel est le problème … ? » Je tirai sur mes cheveux dorés, puis poussai Judgment brutalement, et dis :

« Si tu as quelque chose à dire, dis-le. Ne me cache rien, ou je vais me disputer avec toi. »

Judgment hésita dans un premier temps, puis sous mon regard ferme, tout ce qu’il put faire fut de soupirer, et il répondit :

« Dehors, toute la ville était en effervescence à cause d’une rumeur affirmant que c’était toi qui avait torturé à mort le Chevalier de la Mort. »

Lorsque j’entendis cela, je fus si choqué que mon corps entier se tendit, tandis que Judgment continuait de parler.

« Le Pape a déjà ordonné que nous n’avions plus besoin d’enquêter sur les faits. Maintenant, nous sommes supposés condamner le Chevalier de la Mort avec tout notre pouvoir, en prétendant qu’il est un criminel impardonnable ayant commis de nombreux crimes inexcusables. Quand tu l’as enfin attrapé, il a refusé répétitivement d’écouter tes conseils, alors il a été emmené par les hommes de Judgment et condamné à mort. Il te porte rancune parce que tu es celui qui l’a capturé. » Quand Judgment prononça cette phrase, son ton était calme, comme s’il venait de raconter la vérité.

Mais ce n’était clairement pas la vérité !

Les feux de la colère brûlaient dans ma poitrine. Je ne sais si j’étais en colère parce que le Chevalier de la Mort était faussement accusé, ou si c’était parce que j’avais traîné mon corps affaibli partout pour enquêter sur cette histoire, manquant de peu de mourir à cause de cela, seulement pour que, en fin de compte, on me décrète : « Pas besoin d’enquêter davantage ! »

Quoi qu’il en soit, les flammes enragées dans ma poitrine jaillirent soudainement comme un feu de prairie ravageur, se répandant sauvagement et brûlant violemment à l’intérieur de ma poitrine. Mais, étrangement, mes membres me semblaient particulièrement glacés, et j’étais même couvert de sueur froide.

« Calme-toi. » Judgment nota que quelque chose ne tournait pas rond chez moi, et me tapota l’épaule avec inquiétude.

Je repoussai sa main, et cette action nous laissa tous les deux figés pendant un instant.

Il retira sa main, toujours silencieux. Je ne pouvais pas contrôler ma bouche, à tel point que je continuai à le presser de questions : « Tu ne me crois pas quand je dis ne pas avoir tué ce chevalier ? »

Judgment était sidéré, et il releva la tête pour m’observer. Après un moment, il répondit : « Je crois aux preuves. »

Quand j’entendis cela, mon cœur sombra.

Judgment analysa le cas minutieusement : « Selon la situation actuelle, il est possible que le prince héritier ait tué le Chevalier de la Mort, puis qu’il ait ordonné à ses chevaliers d’abandonner le corps au terrain d’exécution… »

« Mais, c’est aussi possible que ce soit moi qui l’aie fait, n’est-ce pas ? » l’interrompis-je d’une voix forte. Judgment était à l’évidence très surpris, mais il ne réfuta pas mes mots. Ma colère grandit, et je ne pus m’empêcher de poursuivre.

« Dans tous les cas, la personne contre laquelle le Chevalier de la Mort porte rancœur c’est moi, et je suis celui qui a raconté tout ce qu’il s’est passé au terrain d’exécution. J’ai aussi ramené l’épée. Qui sait, peut-être ai-je tout inventé ? Je croyais probablement que si je pouvais rejeter tout le blâme sur le dos du prince héritier, personne n’oserait enquêter pour découvrir si oui ou non le prince héritier est le criminel. N’est-ce pas exact, Capitaine-Chevalier du Jugement ? »

Je prononçai la phrase entière d’un seul souffle, et je manquai même d’air quand j’eus fini. Ma poitrine se soulevait avec fureur ; j’ignore si c’était parce que j’étais fatigué après ce long monologue, ou si c’était parce que le feu dans ma poitrine menaçait de s’échapper.

Judgment resta silencieux un long, très long, moment, et ne prononça finalement qu’une seule phrase : « C’est possible.

— Va te faire ******, sale ********** ! » J’étais tellement hors de moi que je laissai échapper un rugissement.

L’air sombre, je sautai à bas du lit et ouvris le placard à côté. Je sortis mon manteau de secours et, regardant l’Épée Divine du Soleil à côté du placard, je débattis intérieurement pour savoir si oui ou non je la prenais avec moi. Mais en fin de compte, je décidai de ne pas la prendre, puisque je n’avais pas encore décidé exactement ce que j’allais faire. J’avais juste envie d’évacuer ma fureur !

« Sun, où vas-tu ? Ton corps… » Judgment se leva soudainement, son visage débordant de désapprobation.

« Je m’en vais demander quelque chose à Rose ! » J’interrompis la phrase de Judgment, et ne pus m’empêcher d’ajouter d’un ton sarcastique : « Si tu en as envie, tu peux aussi ajouter “En contact avec une nécromancienne” à la liste des charges retenues contre moi !

— Tu… » Le visage de Judgment se referma sévèrement, il semblait être en vérité assez énervé.

Oh non ! Je me sentis soudainement un peu coupable du fond de mon cœur. Je n’aurais pas dû dire cette dernière phrase, et maintenant j’ai accidentellement rendu Judgment furieux… Ah ! Cela n’a plus d’importance à présent. Il est en colère, mais je le suis bien plus encore !

Je vais d’abord partir et aller discuter de ce problème avec Rose. Cette idée en tête, je décidai de partir immédiatement, et j’étais presque à la porte avec le manteau sous le bras lorsque je me rappelai soudainement quelque chose d’important à la dernière seconde. Je tournai ma tête vers Judgment et dis : « Oh c’est vrai, ne répands pas ces inepties du Pape. Je découvrirai la vérité. »

Quand j’eus terminé ma phrase, Judgment garda le silence. Cela me rendit un peu anxieux, car d’habitude mon ami acceptait toutes mes requêtes sans poser de questions, même s’il s’agissait de demandes stupides comme m’aider à accomplir une mission de combat, à enquêter sur un cas, ou à punir les autres au nom de la justice, mais à présent il restait silencieux… C’est mauvais ! Je n’aurais vraiment pas dû l’énerver tout à l’heure.

Par chance, la tolérance de Judgment était visiblement bien plus élevée que je ne l’avais imaginé. Il ne prit qu’un moment pour considérer la question avant de me répondre : « Je ne peux te couvrir que pendant trois jours tout au plus.

— D’accord, trois jours sont suffisants ! » J’acceptai aussitôt tout en enfilant mon manteau de secours, et me retournai pour quitter ma chambre.

 

 

« Marchand, donnez-moi la sucette la plus grosse, la plus sucrée, et la plus rose de votre magasin ! »

D’un seul souffle, je jetai un ducat d’argent en échange d’une sucette qui était encore plus grande que ma tête. Je le regrettai instantanément. Pourquoi ai-je essayé d’avoir la classe ?! Je viens encore de perdre un autre ducat d’argent pour mon fond de retraite !

Mon cœur plein de remords, je m’approchai une fois encore de la maison de Rose. Cette fois-ci, je ne pus dire si elle avait su à l’avance que j’allais venir ou si elle prenait un bain de soleil devant sa porte par pure coïncidence. Dans tous les cas, quand j’atteignis sa maison, elle était déjà appuyée contre l’encadrement de sa porte, fixant avec rigidité la sucette géante dans ma main, un filet de salive de près d’un mètre pendant de sa bouche.

Alors qu’elle se précipitait vers moi, je levai sans tarder la sucette au-dessus de ma tête, pour que la petite fille nécromancienne ne puisse pas l’atteindre malgré tous ses efforts pour s’en emparer. Finalement, elle fit la moue et, tenant ses joues dans ses deux mains, elle s’accroupit sur le sol en me regardant avec une expression pitoyable.

« Le Chevalier de la Mort est-il revenu ? » lui demandai-je en agitant la sucette.

Rose avala sa salive. « Oui. »

Quand j’entendis ça, je pensai : Aha ! Nous arrivons enfin à quelque chose.

« Obéit-il encore à tes ordres, à toi, sa nécromancienne ? » la questionnai-je.

« Dès le départ, il n’a jamais été très obéissant. Tous les Chevaliers de la Mort ne sont pas très dociles. Je lui ai ordonné de balayer le sol et de nettoyer la table, mais il m’a complètement ignorée », répondit Rose en faisant la moue.

Ordonner à un Chevalier de la Mort de balayer le sol et débarrasser la table… ? Très bien, puisque même l’estimé « Chevalier du Soleil » l’aidait à faire ses commissions et à acheter ses sucettes, ce n’était pas si bizarre qu’elle commande à un Chevalier de la Mort de faire son ménage.

« Cela me rappelle, Sun, ne va pas le provoquer. Il est très fort à présent ; tu ne peux le battre au combat », me mit-elle en garde.

Je lançai à Rose un regard particulier. Ce cadavre anarchique est-il réellement en train de me conseiller d’éviter le Chevalier de la Mort ?

Rose marmonna : « Si tu te faisais réduire en miettes par le Chevalier de la Mort, alors même moi je ne pourrais pas te recoudre en un morceau et te ranimer. Et, dans ce cas, je n’aurais plus d’apprenti ! »

Quand elle eut fini de parler, elle tira sur mon manteau, et s’enquit anxieusement : « Quand vas-tu te décider à devenir mon apprenti ?

— Attends ma mort. »

Ce n’était pas un rejet !

Il y a un certain nombre d’années, quand j’étais encore jeune et naïf, je suis venu demander à Rose de m’aider, car je ne parvenais pas à compléter une mission. Bien évidemment, elle ne m’aidait pas gratuitement, aussi je lui avais déjà promis de lui donner en retour une sucette, une jolie robe rose et une paire de corps — une femme magnifique et un homme splendide — qui n’avaient pas encore commencé à se décomposer, ce qui me força à creuser dans le cimetière pendant un total de dix jours pour trouver des corps qui remplissaient ces conditions, afin de m’acquitter de ma dette envers elle.

En fin de compte, je n’avais plus rien d’autre à lui vendre. Je serrai les dents. Très bien ! Je n’ai plus d’autre choix que de vendre ma « vie après la mort ».

Après cela, je n’osai plus aller voir Rose pour résoudre mes problèmes, craignant qu’un jour j’en vienne à lui vendre mon « moi vivant ».

« Quelle est l’obsession de ce Chevalier de la Mort ? » Je maintins la sucette haut dans les airs, espérant que la sucrerie, qui m’avait coûté un ducat d’argent de mon fond de retraite, serait suffisante pour satisfaire Rose.

Rose tint ses joues dans ses mains, et ses yeux regardaient la sucette, pas tout à fait prête à se rendre. Elle répliqua d’un ton ennuyé : « Je ne sais pas ! Il a refusé de me le dire.

— Dans ce cas, qui l’a tué ? »

Rose me regarda curieusement, et dit du ton de l’évidence : « N’es-tu pas celui qui l’as tué ? »

« Je ne l’ai pas tué ! » J’étais tellement en colère à présent que j’en devins presque fou furieux.

« Oh, donc ce n’était pas toi… » ajouta Rose d’un ton monotone, et ses yeux eurent une expression lointaine. Il était évident qu’elle ne me croyait pas du tout.

Cette petite fille… Je serrai les dents de frustration, mais je n’avais pas le courage de véritablement mordre Rose. Si je faisais cela, je mourrais probablement d’empoisonnement à cause de sa chair pourrie.

Sans mentionner le fait que j’avais toujours besoin de faire appel à elle pour laver mon nom. Par conséquent, je rassemblai toute l’étendue de mon habileté à sourire, et affichai mon sourire le plus pur, le plus innocent et le plus pitoyable. Je garantis que, sur dix femmes qui verraient ce sourire, dix d’entre elles ressentiraient subitement les braises de l’amour maternel dans leur poitrine avant de courir vers moi pour m’embrasser sur la joue…  Ahem ! Je veux dire qu’elles ressentiraient une sympathie sans limite envers moi.

Comme prévu, les yeux de Rose se mirent à briller d’une lumière éblouissante, et elle se précipita vers moi avec l’enthousiasme brûlant d’une petite boule de feu. Ses bras étaient ouverts en grand comme si elle voulait me faire un câlin, et elle … m’arracha la sucette des mains.

Je fixai ma main vide. Ainsi, cette petite fille s’est précipitée vers moi parce que j’ai oublié de tenir la sucette en hauteur, alors elle a saisi la chance de me l’arracher des mains !

Maintenant que je n’ai même plus de sucette, comment vais-je obtenir l’aide de Rose ? Je ne peux vraiment pas vendre mon « moi vivant » ! Je ne pus m’empêcher de m’asseoir sur le sol, dégoûté.

Rose s’accroupit à côté de moi, léchant la sucette. Par chance, il lui restait encore un peu de conscience, comme elle tapotait mon épaule pour me consoler, elle me lança : « Ne te laisse pas abattre Sun. Si tu n’as vraiment pas tué le Chevalier de la Mort, tu n’as qu’à trouver le vrai coupable, et tout ira bien, non ?

— Facile à dire pour toi », répliquai-je en roulant des yeux. « Le prince héritier est impliqué dans cette histoire. Je ne peux simplement me présenter avec désinvolture devant le troisième fils du baron et demander : “Hé ! Le prince héritier est-il à l’origine de tout ce fiasco ?”. »

Rose pencha sa tête, pensive, puis me proposa : « Dans ce cas, tu peux le capturer, me l’amener ici, et je t’aiderai à l’interroger gratuitement.

— … Crois-tu que le crime de torturer quelqu’un à mort est pire que le crime d’être de connivence avec un nécromancien ? »

Contre toute attente, Rose afficha une expression de « tu es un cas désespéré » sur son visage. Elle secoua la tête et soupira : « Idiot ! Ne peux-tu pas le capturer en masquant ton visage ? »

En entendant sa réponse, je commençai à me sentir un peu tenté. Quiconque tombe entre les mains de Rose n’a pour seule option que de dévoiler la vérité. Je peux m’épargner beaucoup de problèmes de cette façon…

Attendez une seconde ! Le troisième fils du Baron Gerland est un maître chevalier dont les compétences ne sont pas quelque chose dont on puisse se moquer ! Même s’il se peut que je sois capable de gagner un combat contre lui avec l’aide de ma magie sacrée et de l’Épée Divine du Soleil, gagner et le capturer vivant sont deux questions entièrement différentes !

Qui plus est, à moins que tout le monde dans la résidence du baron ne soit mort, ils aideraient à coup sûr son troisième fils. Si cela arrive, je ne saurais même pas comment je suis mort !

« Il est trop fort, et trop de gardes l’entourent. Je ne peux pas le capturer. » Je me sentais encore plus abattu maintenant.

« Balivernes ! Tu es l’apprenti que j’ai choisi ! » s’exclama Rose en boudant, puis elle me tira la main, et me traîna dans sa maison. Ce cadavre avait peut-être l’apparence d’une petite fille, mais sa force était comparable à celle d’un taureau. Je ne parvenais pas à me libérer de son emprise, et ne pus que me laisser être traîné.

Sniff ! L’impression d’être traîné par une petite fille est terrible ! Deux tiers de mon corps raclaient le sol.

Blam !

Après qu’elle m’eut traîné dans sa maison, elle claqua la porte d’une seule main. Puis elle relâcha ma main, et commença à fouiller dans un petit coffre sur le côté, balançant une pile d’objets dans le procédé. Le « corps de ménage » silencieux sur le côté commença à empiler scrupuleusement les objets que son maître avait lancés dans tous les sens.

J’observai Rose tandis qu’elle fouinait, abasourdi, jusqu’à ce qu’une paire de culottes de petite fille en dentelle atterrisse sur ma tête. Finalement je ne pus plus me retenir, et j’ouvris la bouche pour demander : « Que cherches-tu exactement ?

— Je l’ai ! » s’écria bruyamment Rose à ce moment précis, en sortant du fond du coffre un insigne d’environ la taille de sa main.

Une fois encore, je restai stupéfait tandis que je regardais Rose s’avancer vers moi, l’insigne à la main. Elle attacha celui-ci sur ma poitrine avec un petit clic. Je baissai la tête pour l’examiner. Sa base était noire, et des lignes argentées formaient un simple motif de dragon par-dessus. L’ensemble du design était sobre et élégant ; il était assez beau pour autant qu’un accessoire puisse l’être.

Cependant, tout ce qui se trouve dans la maison de Rose, à l’exception des sucettes à la fraise, est dangereux à un certain degré, allant de dangereux à très dangereux, extrêmement dangereux jusqu’à un niveau de dangerosité apocalyptique. Il n’y avait définitivement aucun accessoire ici qui ne soit dangereux.

« Qu’est-ce donc ? » demandai-je, légèrement paniqué. Après tout, cet insigne d’un niveau de dangerosité inconnu était attaché à ma poitrine !

« Aïe ! »

Rose utilisa son ongle pour entailler mon doigt, puis elle leva ma main au-dessus de l’insigne. Le sang goutta dessus jusqu’à-ce que l’objet en question commence à briller d’une faible lueur argentée. Je compris que cette lumière signifiait que l’insigne me confirmait comme son propriétaire.

Dans ce monde, de nombreux artefacts requièrent qu’on leur offre du sang, et certains autres demandent des rituels encore plus pénibles, comme ajouter un sort magique pour confirmer le propriétaire avant que sa véritable capacité ne soit révélée.

Par exemple, mon Épée Divine du Soleil a nécessité un sort extrêmement compliqué et une énorme quantité de mon sang pour transférer le droit de possession de mon maître à moi. Après cela, moi seul pouvait utiliser la pleine puissance de l’Épée Divine du Soleil, tandis que les autres ne pouvaient l’utiliser que comme une épée normale en acier.

De plus, tous ces objets qui requièrent la confirmation de leur propriétaire partagent la même caractéristique : ils sont tous incroyablement précieux, d’une grande valeur, et coûteux !

Même avec une trésorerie pleine de ducats en or, une personne pourrait ne pas être en mesure d’acheter un tel artefact, et pourtant Rose venait tout juste de me l’offrir comme si ce n’était rien. Dire que je n’étais pas touché serait définitivement un mensonge.

Par ailleurs, je vis que l’expression de Rose n’était pas exactement relaxée. Après tout, mon sang qui est connu pour être la chose la plus bénie au monde est l’ennemi naturel de toutes les créatures des ténèbres.

« C’est fait ! » Rose poussa un soupir de soulagement, et rétracta sa main. L’insigne dans sa main tomba naturellement sur mes genoux. Je le ramassai, et demandai avec curiosité : « De quoi s’agit-il ? »

Les yeux de Rose se mirent à briller d’une lueur amusée, et elle me pressa avec insistance : « Tu dois crier “Brigandine Sainte du Dragon, au nom des descendants des Dragons1, je te l’ordonne, activation !” »

J’avais quelques doutes. Quelle est la déité qui a créé ce sort démodé ?

J’y réfléchis et décidai que Rose ne voudrait pas me blesser, ou plus précisément que si elle l’avait voulu, elle n’aurait pas eu besoin de préparer quelque chose d’aussi compliqué. Aussi répétai-je ses mots et prononçai : « Brigandine Sainte du Dragon, au nom des descendants des Dragons, je te l’ordonne, activation ! »

Aussitôt que j’eus fini de réciter ces mots, l’insigne dans ma main se mit à vibrer violemment, et se libéra tout seul de ma paume avant de flotter dans les airs, tandis que le doux éclat argenté s’intensifiait en une lumière aveuglante. Je ne pus que fermer les yeux en la présence d’une telle radiance, et je sentis l’insigne s’attacher fermement de lui-même à ma poitrine. Initialement, il n’était que de la taille de ma paume, mais il s’étendit graduellement de plus en plus, jusqu’à finalement couvrir toute ma poitrine puis se répandre sur mon dos et mes membres…

Pour être honnête, j’étais vraiment inquiet ; qui sait si ce badge était à un niveau de dangerosité apocalyptique ou pas, mais la situation actuelle était comme une flèche qui avait déjà été encochée à un arc. Presque tout mon corps avait déjà été recouvert… que pouvais-je faire d’autre à ce stade ?

Puisqu’il n’y a rien que je puisse faire, je ferais tout aussi bien de fermer mes yeux et de l’endurer un moment jusqu’à-ce que ça passe !

« Ouaaaaaaah ! Comme je m’y attendais, le corps de Sun est magnifique ! » L’exclamation surprise de Rose atteignit mes oreilles.

Quoi ? Je possède un physique magnifique ? Ne me dîtes pas que je suis nu !

J’ouvris aussitôt les yeux et regardai en bas. Heureusement, je ne vis aucune couleur chair. À la place, mes vêtements s’étaient transformés en un justaucorps noir moulant… Pas étonnant que Rose ait dit que mon corps était magnifique.

Ce justaucorps noir moulant brillait d’une lumière argentée. Une armure argentée recouvrait mes points vitaux comme ma poitrine et la partie basse de mon corps, et même les chausses sur mes pieds étaient devenues une paire de jambières d’un argent clair. Quand j’examinai l’armure légère de plus près, je vis qu’elle était en fait composée d’écailles de la taille de mes ongles, pour que ma mobilité et mes actions ne soient pas du tout entravées.

« C’est de haute qualité, effectivement… » Je ne pouvais m’arrêter de soupirer d’admiration, mais tout en soupirant, je réalisai que ma voix avait également été altérée. Pas exactement altérée en soi, c’était plus comme si je parlais d’une voix étouffée.

Je trouvais que c’était étrange, aussi je touchai mon visage, et c’est là que je réalisai que la partie basse de mon visage était également couverte par l’armure d’écailles.

Curieux, je me plaçai en face du seul miroir de la maison. Je regardai et vis que l’homme qui me fixait en retour portait un justaucorps moulant avec des écailles argentées couvrant juste le bas de son visage, ses points vitaux et ses pieds, qui brillaient toutes d’une lueur discrète. L’apparence globale avait extrêmement la classe et était splendide, surtout combinée avec les cheveux noirs striés d’argent. On pouvait dire que ce physique magnifique pouvait faire s’évanouir toutes les femmes de huit à quatre-vingt huit ans… Attendez, attendez une minute ! Des cheveux noirs striés d’argent ?!

Je me figeai de stupeur.

« AHHHHHHH ! Ma couleur de cheveux a changé ! Mes cheveux dorés ! AHHHHHHHHHH ! Je vais perdre mon travail ! Je ne peux plus être le Chevalier du Soleil ! Je ne veux pas rejoindre le Dieu de la Lumière parce que je suis en dépression à cause du chômage ! »

L’homme dans le miroir, qui pouvait faire s’évanouir toutes les femmes de huit à quatre-vingt ans, tenait ses joues avec ses mains, en criant de toute la puissance de ses poumons, sa bouche formant un immense « o ».

« Ce vacarme est en train de me tuer », commenta Rose en léchant sa sucette à côté de moi.

 

 

« Si tu fournis 300mL de sang à l’insigne, tu peux te transformer une fois. La durée de la transformation est de 3 heures, et chaque heure après cela requiert 200mL de plus. Je te suggère de maintenir la durée de la transformation en dessous de 5 heures à chaque fois, ou sinon tu risquerais de facilement mourir par manque de sang », expliqua Rose.

Pourquoi cela sonne-t-il comme si, pour qu’il travaille, je dois lui payer un salaire en sang ?

« Toutefois, après la transformation, tu devras attendre 24 heures avant de pouvoir te transformer à nouveau », continua Rose.

Donc, cette chose a même besoin d’un temps de repos. Travailler seulement 5 heures par jour n’est-il pas un peu outrageux ?

« Quand tu es transformé, ta défense est doublée ; ta force est multipliée par un facteur de 1,6 ; ta capacité de saut est multipliée par un facteur de 1,5 ; et ta vitesse est multipliée par un facteur de 1,2. »

C’était vraiment une pile de nombres pénibles : pourquoi ne pas faire simple et tout doubler ?

« Après avoir été amplifiée, Sun, ta force se trouve probablement à… 85% de celle du Capitaine-Chevalier du Jugement ! »

Bon sang ! Tu n’avais pas besoin de me rappeler à quel point ma puissance au combat est faible, d’accord ?

« Mais en prenant en compte ta capacité de régénération anormale, qui est encore plus forte que celle d’une créature mort-vivante, si tu peux t’engager dans une bataille à l’usure contre le Capitaine-Chevalier du Jugement pendant 3 jours et 3 nuits, tu gagnerais assurément !

— … As-tu oublié que cette armure suce mon sang ? Oublie tes 3 jours et 3 nuits ; je deviendrais un corps desséché après seulement 1 jour et 2 nuits !

— Oh, c’est vrai. J’avais oublié que l’armure requiert du sang… cela ne fait rien dans ce cas ! Je vais faire la démonstration de quelques sorts de nécromancie pour toi… regarde attentivement !

— Ne fais pas ça ! Je suis un saint Chevalier du Soleil, si des personnes venaient à découvrir que je peux lancer des sorts de nécromancie, je serais attaché à un poteau en bois et brûlé vif ! »

… Je l’ai appris ? Oh mon dieu ! Je ne l’ai vu qu’une fois, et je l’ai déjà appris. Ahhh ! Ne me dîtes pas que je ne suis pas seulement un guérisseur-né et un mage de génie, mais que je suis aussi un nécromancien incroyablement talentueux ?

« Sun… quand tu es devenu un chevalier sacré, l’as-tu décidé en jetant un dé ? Le Dieu des Dés doit avoir une dent contre toi… »

Ne m’en demande pas davantage… Pleurs !

Je passai plus d’une heure dans le cottage de Rose, à écouter ses explications sur les fonctions de la Brigandine Sainte du Dragon, en plus d’accidentellement apprendre quelques sortilèges de nécromancie… Oh mon dieu ! Je dois vraiment faire très attention de ne jamais les utiliser dans ma vie quotidienne, autrement je me mettrais dans un sacré pétrin.

Rose devenait vraiment de plus en plus enthousiaste à l’idée de m’apprendre des enchantements de nécromancie. Quand elle a même voulu commencer à m’enseigner des sortilèges avancés, je dus m’échapper rapidement du cottage pour éviter de devenir un maître nécromancien avant même de l’avoir réalisé.

Laissez-moi faire quelques calculs : si je peux trouver le troisième fils du baron d’ici une demi-heure, passer une autre heure à lui parler dans un lieu désert, puis ensuite employer une demi-heure pour lui extorquer des confessions en utilisant les sorts de nécromancie que Rose venait de m’apprendre, il me serait possible de garder mon temps de transformation sous le délai des 3 heures. Ce qui signifie que je n’aurais pas à payer un extra de sang à cette armure vampirique !

Pour une personne qui perd constamment son sang de façon routinière, c’est vraiment une nouvelle qui vaut la peine d’être célébrée !

Et donc, sans plus attendre, je me mis en quête du troisième fils du baron, pour que je puisse le forcer à me dévoiler la vérité par le biais de la force physique et de la magie noire.

Note de bas de page

1 descendants des dragons : Les Chinois s’identifient parfois comme tel ; (龍的傳人) lóng de chuán rén.

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